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  <title>institutdesactuaires.fr</title> 
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr</link> 
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<title>institutdesactuaires.fr</title> <link>http://www.institutdesactuaires.fr</link> <width>100</width><height>50</height><description></description></image> <description>Info</description> 
<item><title><![CDATA[ Cultiver la recherche et louverture sur le monde]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ Garant de lapplication des normes et règles professionnelles, lInstitut des actuaires contribue au développement des sciences actuarielles. Au quotidien, il anime et accueille de multiples commissions et groupes de travail qui enrichissent la profession de leurs analyses et conclusions. Il organise régulièrement des congrès, des formations, des conférences et des débats. Dans un contexte de mutations profondes et de mondialisation de nos sociétés, son activité de recherche et louverture internationale savèrent déterminantes. La recherche actuarielle est vivement encouragée et soutenue par lInstitut. Ainsi, il anime une bibliothèque scientifique et professionnelle, il publie le Bulletin français dactuariat (BFA) et coédite lEuropean Actuarial Journal, et favorise lédition de travaux et ouvrages concernant les mathématiques financières, économiques et sociales. La participation aux instances internationales contribue à développer et structurer la profession : définition des standards internationaux, reconnaissance mutuelle des compétences et de lactivité hors du pays dorigine et également échanges et coopérations scientifiques.]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_492</link>
  <pubDate>Sun, 12 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_492</guid></item><item><title><![CDATA[ Chiffres clés]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <ul><li><strong></strong>Pr&egrave;s de <strong>25 %</strong> des <strong>r&eacute;serves mondiales</strong> se trouvent en Arabie saoudite, soit <strong>279,6 </strong>milliards de barils de p&eacute;trole (Source IFP)</li><li> <strong></strong><strong>Production mondiale</strong> de p&eacute;trole 2010 : <strong>87,3 </strong>millions de barils/jour dont <strong>34,5</strong> millions de barils/jour produits par les pays membres de l&rsquo;Opep (Organisation des pays exportateurs de p&eacute;trole) (Source IEA)</li><li>Les <strong>&eacute;changes mondiaux</strong> de p&eacute;trole en 2010 : <strong>42 </strong>millions de barils/jour (Source IEA)</li><li>En moyenne, <strong>4 barils</strong> de p&eacute;trole sont consomm&eacute;s par habitant et par an dans le monde :</li><li><strong>11 barils</strong> par Fran&ccedil;ais</li><li><strong>20 barils</strong> par Am&eacute;ricain</li><li><strong>1,5 baril</strong> par Chinois</li></ul>]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_505</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_505</guid></item><item><title><![CDATA[ Christine Lagarde en 5 dates]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <ul><li>1981 Avocate au barreau de Paris, elle int&egrave;gre le bureau parisien du cabinet am&eacute;ricain Backer &amp; McKenzie.</li><li>1995 Devient membre du comit&eacute; ex&eacute;cutif mondial de Backer &amp; McKenzie, puis pr&eacute;sidente.</li><li>2005 Nomm&eacute;e ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute;e au Commerce ext&eacute;rieur du gouvernement Villepin.</li><li>Mai 2007 Devient ministre de l&rsquo;Agriculture et de la P&ecirc;che du gouvernement Fillon</li><li>Juin 2007 Prend la t&ecirc;te du minist&egrave;re de l&rsquo;&Eacute;conomie, des Finances et de l&rsquo;Emploi du gouvernement Fillon.</li></ul>]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_518</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_518</guid></item><item><title><![CDATA[ Bio Guillaume Autier]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <ul><li>1977 : Naissance &agrave; Dunkerque (Nord).</li><li>1997-2000 : &Eacute;cole Polytechnique.</li><li>2000-2002 : &Eacute;cole nationale de statistiques et de l&rsquo;analyse &eacute;conomique (ENSAE).</li><li>2002 : Admission &agrave; l&rsquo;Institut des actuaires.</li><li>2003-2005 : &Eacute;cole nationale d&rsquo;administration.</li><li>2005-2008 : Direction g&eacute;n&eacute;rale du Tr&eacute;sor. Il est en charge de Solvabilit&eacute; II.</li><li>Depuis 2008 : Conseiller de Xavier Bertrand, au minist&egrave;re du Travail, de l&rsquo;Emploi et de la Sant&eacute;. <br /> Apr&egrave;s la r&eacute;forme des retraites, il travaille aujourd&rsquo;hui sur la r&eacute;duction des d&eacute;penses de l&rsquo;Assurance maladie.</li></ul>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_531</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_531</guid></item><item><title><![CDATA[ Le mouvement actuariel]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <table border="0" cellspacing="3" cellpadding="3" width="100%"><tbody><tr><td class="textebleu"><div class="textebleu"><br />a) d'un organisme professionnel :</div><div class="textebleu"><li>L'<strong>Institut des Actuaires</strong>&nbsp;<br /><br />b) des 10 fili&egrave;res de formation d'<strong>Actuaires</strong>&nbsp;reconnues par l'Institut des Actuaires :</li><li>L'<strong>Institut de Science Financi&egrave;re et d'Assurances de l'Universit&eacute; de Lyon</strong>&nbsp;(ISFA)</li><li>L'<strong>Institut de Statistiques de l'Universit&eacute; de Paris</strong>&nbsp;(ISUP)</li><li>L'<strong>Universit&eacute; de Strasbourg</strong></li><li>L'<strong>Euro-Institut d'Actuariat de l'Universit&eacute; de Brest</strong>&nbsp;(EURIA)</li><li>L'<strong>Universit&eacute; Paris Dauphine</strong></li><li>L'<strong>&Eacute;cole Nationale de la Statistique et de l'Administration &Eacute;conomique</strong>&nbsp;(ENSAE)</li><li>L'<strong>&Eacute;cole Sup&eacute;rieure des Sciences &Eacute;conomiques et Commerciales</strong>&nbsp;(ESSEC)</li><li>Le&nbsp;<strong>Conservatoire National des Arts et M&eacute;tiers</strong>&nbsp;(CNAM)</li><li>Le&nbsp;<strong>Centre d'&Eacute;tudes Actuarielles</strong>&nbsp;(CEA)</li><li>Le&nbsp;<strong>Coll&egrave;ge des Ing&eacute;nieurs</strong>&nbsp;<br /><br />c) de 4 associations amicales :</li><li>L'<strong><a href="http://www.asso-isfa.com/">Association ISFA</a></strong>&nbsp;: Association des anciens &eacute;l&egrave;ves del'ISFA (Lyon)</li><li>L'<strong>Union Strasbourgeoise des Actuaires</strong>&nbsp;: Amicale des Actuaires de Strasbourg</li><li>L'<strong>Association des Actuaires de Bretagne</strong>&nbsp;: Amicale des Actuaires de Brest</li><li>L'<strong>Amicale des Actuaires de Paris</strong>&nbsp;<br /><br />d) d'un syndicat professionnel :</li><li>Le&nbsp;<strong>SACEI</strong>&nbsp;: Syndicat des Actuaires-Conseils et Actuaires-Experts Ind&eacute;pendants&nbsp;<br /><br />e) de deux organismes internationaux :</li><li>L'&nbsp;<strong>AAI</strong>&nbsp;: Association Actuarielle Internationale</li><li>Le&nbsp;<strong>Groupe Consultatif Actuariel Europ&eacute;en</strong></li></div></td></tr></tbody></table>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_494</link>
  <pubDate>Mon, 13 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_494</guid></item><item><title><![CDATA[ Statut : Quel exemple suivre pour un statut international? ]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p>Sans aller jusqu&rsquo;&agrave; imaginer un statut unique pour les actuaires du monde entier, on peut se demander s&rsquo;il existe un pays exemplaire en la mati&egrave;re, dont les autres pourraient s&rsquo;inspirer. La r&eacute;ponse est non. Le mod&egrave;le &agrave; suivre serait plut&ocirc;t un m&eacute;lange de plusieurs pays, chacun apportant ce qu&rsquo;il a de mieux que les autres en mati&egrave;re d&rsquo;actuariat. Le Royaume-Uni est riche d&rsquo;une longue exp&eacute;rience, les premi&egrave;res tables de mortalit&eacute; sont par exemple anglaises, abstraction faite de celles &eacute;labor&eacute;es &agrave; l&rsquo;&eacute;poque romaine. La Suisse se distingue par sa rigueur, l&rsquo;Italie par l&rsquo;existence d'un ordre. La Belgique et la France, parce qu&rsquo;elles oscillent entre les mondes anglo-saxon et latin, ont pu ainsi chacune se constituer des atouts int&eacute;ressants pour la profession&hellip;</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_578</link>
  <pubDate>Mon, 26 Sep 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_578</guid></item><item><title><![CDATA[ Le Bulletin français d'actuariat ]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p>Publi&eacute; deux fois par an depuis 2007, le Bulletin fran&ccedil;ais d'actuariat (BFA) vise &agrave; contribuer aux progr&egrave;s de la science actuarielle en offrant aux chercheurs et aux professionnels un outil de diffusion de leurs travaux de recherche, tant acad&eacute;miques que dans un cadre plus directement en lien avec les pratiques et leurs &eacute;volutions.</p><p>A ce jour, le BFA est la seule revue de recherche francophone en actuariat r&eacute;f&eacute;renc&eacute;e par l'AERES (revue de sciences de gestion) et le CNRS (section 37), ce qui assure sa visibilit&eacute; acad&eacute;mique et l'opportunit&eacute;, pour les chercheurs, d'y publier leurs travaux. Permettant la confrontation de probl&eacute;matiques professionnelles et acad&eacute;miques, le BFA constitue ainsi un outil de reconnaissance de la profession d'actuaire aupr&egrave;s des diff&eacute;rents acteurs des march&eacute;s de l'assurance et de la finance.</p><p>En compl&eacute;ment de la revue papier, qui para&icirc;t en juin et d&eacute;cembre, les articles publi&eacute;s peuvent &ecirc;tre consult&eacute;s en ligne <a href="http://www.institutdesactuaires.com/bfa">ICI</a>.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_553</link>
  <pubDate>Mon, 04 Jul 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_553</guid></item><item><title><![CDATA[ Les Commissions statutaires]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p>Les travaux des Commissions statutaires sont expos&eacute;s dans le rapport moral. Les diff&eacute;rentes Commissions sont les suivantes :</p><p>&nbsp;</p><h3>1.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Commission Scientifique</h3><p><strong>Pr&eacute;sident&nbsp;: R&eacute;gis de LAROULLIERE</strong></p><p>Jean BERTHON</p><p>Arnaud CLEMENT-GRANDCOURT</p><p>Michel DELECROIX</p><p>Anne EYRAUD-LOISEL</p><p>Michel FROMENTEAU</p><p>Sylviane GASTALDO</p><p>Olivier SORBA</p><p>J&eacute;r&ocirc;me VIGNANCOUR</p><p>&nbsp;</p><h3>2.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Commission de qualification</h3><p><strong>Pr&eacute;sident&nbsp;: Jean-Marie NESSI</strong></p><p>Jean-Philippe CASANOVA</p><p>David DUBOIS</p><p>Brigitte ECARY</p><p>Jean-Michel EYRAUD</p><p>Norbert GAUTRON</p><p>Nathalie LE BRAZIDEC</p><p>Bernard MATHIEU</p><p>Pierre MATHOULIN</p><p>David MISERAY</p><p>Florence PICARD</p><p>Elsa RENOUF</p><p>&nbsp;</p><h3>3.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Commission d&rsquo;agr&eacute;ment</h3><p><strong>Pr&eacute;sident&nbsp;: Thierry POINCELIN</strong></p><ul><li><strong>Section Mortalit&eacute; Incapacit&eacute; Invalidit&eacute;&nbsp;</strong><strong>(tables de mortalit&eacute;)</strong></li></ul><p>Thierry BERTHOUZE</p><p>Philippe BLEIN</p><p>Christophe BOEHLER</p><p>Patricia CHAMPEY PENGOV</p><p>Gilles DEPOMMIER</p><p>V&eacute;ronique LAMBLE</p><p>Alain MOEGLIN</p><p>Fr&eacute;d&eacute;ric PLANCHET</p><p>Emmanuel TASSIN</p><p>Pierre THEROND</p><p>&nbsp;</p><ul><li><strong>Section Mortalit&eacute; Incapacit&eacute; Invalidit&eacute;&nbsp;</strong><strong>(lois de maintien en Incapacit&eacute;/Invalidit&eacute;)</strong></li></ul><p>Philippe BLEIN</p><p>C&eacute;cile BLATTNER</p><p>Patricia CHAMPEY PENGOV</p><p>Gilles DEPOMMIER</p><p>Herv&eacute; DOUARD</p><p>Norbert GAUTRON</p><p>V&eacute;ronique LAMBLE</p><p>Alain MOEGLIN</p><p>Fr&eacute;d&eacute;ric PLANCHET</p><p>Emmanuel TASSIN</p><p>&nbsp;</p><ul><li><strong>Section PERP</strong></li></ul><p>Fran&ccedil;ois BONNIN</p><p>Jean-Marc BOYER</p><p>Herv&eacute; DOUARD</p><p>Micha&euml;l DONIO</p><p>Christophe EBERLE</p><p>Marie-Pierre GONON</p><p>Alexandre GUCHET</p><p>V&eacute;ronique MATEEI</p><p>Michel PIERMAY</p><p>Emmanuel TASSIN</p><p>&nbsp;</p><h3>4.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Commission de d&eacute;ontologie</h3><p><strong>Pr&eacute;sident&nbsp;: Michel PIERMAY</strong></p><p>Jean BERTHON</p><p>Emmanuel DUBREUIL</p><p>Jean-Michel EYRAUD</p><p>Dominique LAURE</p><p>Anne-Laure LOUVEL</p><p>Pierre SIMONET</p><p>&nbsp;</p><h3>5.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Conseil de discipline</h3><p>Daniel BLANCHARD</p><p>Michel LUZI</p><p>Marc RAYMOND</p><p>Michel SIMMONET</p><p>&nbsp;</p><h3>6.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Commission d&rsquo;appel</h3><p>Herv&eacute; DOUARD</p><p>Jean-Marie NESSI</p><p>Sylvain MERLU</p><p>Thierry POINCELIN</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_559</link>
  <pubDate>Thu, 28 Jul 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_559</guid></item><item><title><![CDATA[ L'Institut des actuaires renouvelle son Bureau et élit son nouveau Président]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p>Le Conseil d&rsquo;Administration de l&rsquo;Institut des Actuaires, qui s&rsquo;est r&eacute;uni le 23 juin, a &eacute;lu <strong>Fran&ccedil;ois Bonnin </strong>comme nouveau pr&eacute;sident.</p><p>Le Bureau est d&eacute;sormais compos&eacute; de :</p><ul><li><strong>Fran&ccedil;ois Bonnin</strong>, Pr&eacute;sident ; &nbsp;</li><li><strong>Emmanuel Tassin,</strong> Vice-pr&eacute;sident statutaire ;</li><li><strong>Lionel P&eacute;rinel,</strong> Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral, Vice-pr&eacute;sident&nbsp;;</li><li><strong>Pierre Mieh&eacute;,</strong> Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint ;</li><li><strong>Fabrice Sauvignon,</strong> Tr&eacute;sorier&nbsp;;</li><li><strong>Olivier Berruyer,</strong> Responsable de la communication, tr&eacute;sorier adjoint ;</li><li><strong>Eric Lecoeur,</strong> Responsable de la communication adjoint&nbsp;;</li><li><strong>Viviane Leflaive,</strong> Responsable des standards actuariels.</li></ul><p><strong>Fran&ccedil;ois Bonnin</strong>, 44 ans, est depuis 2008 directeur associ&eacute; d&rsquo;ALTIA. Il est dipl&ocirc;m&eacute; du CEA, de l&rsquo;IAE de Paris et du CNAM. Il a men&eacute; l&rsquo;essentiel de sa carri&egrave;re en finance, dans le secteur du contr&ocirc;le des risques, de la gestion d&rsquo;actifs (comme g&eacute;rant de portefeuilles) et du conseil&nbsp;; au service de grands groupes industriels, de banques et d&rsquo;entreprises d&rsquo;assurance.</p><p>Il a &eacute;t&eacute; &eacute;lu administrateur de l&rsquo;Institut des actuaires en 2008. Il en est le repr&eacute;sentant au Groupe consultatif actuariel europ&eacute;en (section investissements et risques financiers).</p><p><strong>Emmanuel Tassin</strong>, 46 ans, est associ&eacute; chez FIXAGE, soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;actuariat conseil. Dipl&ocirc;m&eacute; du CEA, de l&rsquo;Ecole Centrale de Paris et agr&eacute;g&eacute; de math&eacute;matiques, il est le repr&eacute;sentant fran&ccedil;ais au sein du comit&eacute; de la section Actuaire-Conseil de l&rsquo;Association Actuarielle Internationale (AAI). Apr&egrave;s un d&eacute;but de carri&egrave;re chez AXA puis au GAN, il a &eacute;t&eacute; directeur technique et juridique de SOCAPI pendant huit ans. Il &eacute;tait depuis 2009 Vice-pr&eacute;sident de l'Institut des actuaires.</p><p><strong>Lionel P&eacute;rinel</strong>, 38 ans, occupe depuis 2007 la fonction de Directeur G&eacute;n&eacute;ral de RGA France, succursale fran&ccedil;aise du r&eacute;assureur. Il est actuaire dipl&ocirc;m&eacute; de l'ISFA. Ayant effectu&eacute; l&rsquo;ensemble de son parcours professionnel dans le domaine de l&rsquo;assurance et la r&eacute;assurance vie, il a travaill&eacute; chez AXA en Suisse et &eacute;tait pr&eacute;c&eacute;demment le Directeur Vie de GE Frankona Re France, o&ugrave; il a exerc&eacute; durant 9 ans.</p><p><strong>Pierre Mieh&eacute;</strong>, 34 ans, est Associ&eacute; et Directeur G&eacute;n&eacute;ral D&eacute;l&eacute;gu&eacute; du cabinet d&rsquo;actuariat conseil ACTUARIS International. Apr&egrave;s une premi&egrave;re exp&eacute;rience chez Ernst &amp; Young Actuariat, il a rejoint ACTUARIS en 2001 pour d&eacute;velopper la gamme de progiciels et le d&eacute;partement IARD. Depuis 2010, il s&rsquo;attache plus particuli&egrave;rement au d&eacute;veloppement d&rsquo;ACTUARIS &agrave; l&rsquo;international, par l&rsquo;interm&eacute;diaire de la cr&eacute;ation de filiales et de partenariats &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger.</p><p><strong>Fabrice Sauvignon</strong>, 39 ans, actuaire dipl&ocirc;m&eacute; de l&rsquo;ISFA, est depuis mars 2011 Directeur g&eacute;n&eacute;ral de LA MONDIALE EUROPARTNER SA, filiale d&rsquo;AG2R-La MONDIALE, dont il &eacute;tait depuis 2006 directeur technique et financier de l&rsquo;&eacute;pargne et de la client&egrave;le patrimoniale. Apr&egrave;s avoir conduit le d&eacute;veloppement des activit&eacute;s de r&eacute;assurance de personnes d'AXA R&eacute; en Asie Pacifique de 2001 &agrave; 2003, il fut <em>Vice-President, Actuarial and Investment </em>d'AXA Financial Services Singapour jusqu'en 2006. Il &eacute;tait depuis 2010 Pr&eacute;sident de l'Institut des Actuaires.</p><p><strong>Olivier Berruyer</strong>, 35 ans, sp&eacute;cialis&eacute; en pr&eacute;voyance collective,&nbsp;a travaill&eacute; au sein de plusieurs institutions de pr&eacute;voyance, dont R&eacute;unica, avant de rejoindre le secteur de l'assurance. Il est actuaire dipl&ocirc;m&eacute; de l'ISFA et de l'EM-Lyon.</p><p><strong>Viviane Leflaive</strong>, 35 ans, est associ&eacute;e chez KPMG et a notamment en charge la responsabilit&eacute; de la veille comptable et r&eacute;glementaire du d&eacute;partement assurance. Actuaire dipl&ocirc;m&eacute;e de l&rsquo;ENSAE et de l&rsquo;&Eacute;cole polytechnique (X95), elle est &eacute;galement Commissaire aux comptes. Elle a commenc&eacute; sa carri&egrave;re &agrave; l&rsquo;Autorit&eacute; de Contr&ocirc;le des assurances en tant que Commissaire contr&ocirc;leur et de charg&eacute;e du projet comptabilit&eacute;. Au sein de l&rsquo;Institut, elle a particip&eacute; pendant pr&egrave;s de 8 ans aux travaux de la Commission comptable et co-pr&eacute;side la Commission Solvabilit&eacute; II. Elle a &eacute;galement pr&eacute;sid&eacute; le Comit&eacute; d&rsquo;audit de l&rsquo;Institut de 2007 &agrave; 2010.</p><p class="TEXTECOURANT"><strong>Eric Lecoeur</strong>, 42 ans, est Directeur de l&rsquo;Actuariat Groupe de SCOR. Statisticien et actuaire dipl&ocirc;m&eacute; de l&rsquo;ISUP il est &eacute;galement <em>Fellow </em>de <em>the Institute of Actuaries</em>. Sp&eacute;cialis&eacute; en provisionnement, il a occup&eacute; divers postes au sein du Groupe SCOR notamment, pendant 5 ans, celui d&rsquo;Actuaire en chef de la filiale Londonienne. &nbsp;Il est r&eacute;dacteur en chef adjoint de la revue <em>L&rsquo;actuariel</em>. Il est co-auteur du livre&nbsp; &laquo;&nbsp;Provisionnement Technique en Assurance Non Vie&nbsp;&raquo; (Economica, 2007) et a particip&eacute; entre autres &agrave; l&rsquo;ouvrage&nbsp; &laquo;&nbsp;La R&eacute;assurance, Approche Technique&nbsp;&raquo; (Economica, 2003).</p><p class="TEXTECOURANT">A la suite de son &eacute;lection, Fran&ccedil;ois Bonnin a d&eacute;clar&eacute; : "<em>Je rends hommage &agrave; l&rsquo;action de Fabrice Sauvignon, mon pr&eacute;d&eacute;cesseur &agrave; la Pr&eacute;sidence de l&rsquo;Institut des actuaires, et aux avanc&eacute;es r&eacute;alis&eacute;es sous son impulsion en mati&egrave;re de&nbsp;service&nbsp;aux membres et pour la promotion de notre profession en Europe. Pour ma part, en m&rsquo;inscrivant dans la continuit&eacute; de son action, je m&rsquo;attacherai, pour l&rsquo;exercice &agrave; venir et en tout premier lieu, &agrave; permettre aux actuaires d&rsquo;assumer pleinement leur r&ocirc;le, et les&nbsp;responsabilit&eacute;s nouvelles qui vont leur &ecirc;tre d&eacute;volues dans le cadre de la transposition de Solvabilit&eacute; II en France, et cela au service de la protection des assur&eacute;s et de la stabilit&eacute; financi&egrave;re"</em>.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_554</link>
  <pubDate>Fri, 24 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_554</guid></item><item><title><![CDATA[ Actuaires, historique]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p>La profession actuarielle a vu le jour au milieu du XVIII&deg; si&egrave;cle au Royaume Uni, p&eacute;riode d'essor simultan&eacute; de l'assurance et des statistiques.&nbsp;Mais l'actuariat, tel que nous le connaissons aujourd'hui, est n&eacute; un peu plus tard avec la r&eacute;volution industrielle, notamment les multiples formes d'assurances con&ccedil;ues pour r&eacute;duire les risques.</p><p>Au milieu du XIX&deg; si&egrave;cle, un&nbsp;<strong>"Institut des actuaires"</strong>&nbsp;voyait le jour &agrave; Londres et une&nbsp;<strong>"Facult&eacute; des actuaires"</strong>&nbsp;&agrave; Edimbourg.<br />Aux Etats Unis, l'<strong>Actuarial Society of America</strong>&nbsp;devenait la structure de la profession de ce pays en 1889. Elle pr&eacute;c&eacute;dait de peu l'<strong>Institut des Actuaires Fran&ccedil;ais</strong>&nbsp;cr&eacute;&eacute; en 1890.</p><p>Tr&egrave;s t&ocirc;t, cette profession s'est organis&eacute;e internationalement puisque l'<strong>Association actuarielle internationale</strong>&nbsp;(AAI) a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e &agrave; Bruxelles d&egrave;s 1885. Il s'agissait alors plut&ocirc;t d'une "soci&eacute;t&eacute; savante" r&eacute;unissant des statisticiens d&eacute;sireux de faire progresser les outils dans leur domaine.</p><p>Aux Etats Unis&nbsp;, les actuaires &eacute;taient moins de 100 en 1889. Mais, d&egrave;s 1900, l'<strong>Actuarial Society of America</strong>&nbsp;propose des examens et une certification. A la base, les actuaires travaillaient pour les compagnies d'assurances vie.<br />En 1909, appara&icirc;t une seconde association d'actuaires vie (<strong>AIA</strong>), puis une d'actuaires dommages (<strong>CAS</strong>) en 1914 et peu apr&egrave;s, une quatri&egrave;me sp&eacute;cifique aux mutuelles (<strong>FAA</strong>). Aujourd'hui subsistent deux organisations, une vie (<strong>SOA</strong>) et une dommages (<strong>CAS</strong>).</p><p>L'essor des assurances collectives et des fonds de pension constitue la cause principale du d&eacute;veloppement de cette profession dans la premi&egrave;re moiti&eacute; du XX&deg; si&egrave;cle. La multiplication des fonds de pension, des ann&eacute;es&nbsp;<strong>30</strong>&nbsp;aux ann&eacute;es&nbsp;<strong>60</strong>, explique aussi en grande partie le nombre important de conseils.</p><p>A partir des ann&eacute;es&nbsp;<strong>50</strong>, le d&eacute;veloppement des assurances maladie devient le principal facteur de d&eacute;veloppement, et r&eacute;v&egrave;le un int&eacute;r&ecirc;t croissant des pouvoirs publics pour l'actuariat.</p><p>Les ann&eacute;es&nbsp;<strong>70</strong>&nbsp;constituent un tournant, du fait de la crise non pr&eacute;vue, et de ses cons&eacute;quences.<br />La l&eacute;gislation nord am&eacute;ricaine accro&icirc;t la responsabilit&eacute; des actuaires pour la certification des r&eacute;serves, r&ocirc;le qui existait d&eacute;j&agrave; dans le domaine des pensions depuis les ann&eacute;es&nbsp;<strong>60</strong>.</p><p>Les ann&eacute;es&nbsp;<strong>80</strong>&nbsp;marquent la fin des certitudes. Les mod&egrave;les consid&eacute;r&eacute;s comme improbables sont largement d&eacute;pass&eacute;s. Il faut cependant proposer des produits de plus en plus attractifs du fait de la concurrence. L'actuariat continue de se d&eacute;velopper, c'est la p&eacute;riode des golden boys.<br />Le d&eacute;but des ann&eacute;es&nbsp;<strong>90</strong>&nbsp;est marqu&eacute; par la chute de grandes soci&eacute;t&eacute;s d'assurance vie aux Etats Unis. Le d&eacute;fi de l'actuariat dans ce pays est aujourd'hui de r&eacute;tablir la confiance et l'int&eacute;grit&eacute; financi&egrave;re.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_493</link>
  <pubDate>Mon, 13 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_493</guid></item><item><title><![CDATA[ Pratiques : cap sur l'homogénéisation]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p>La mondialisation joue ind&eacute;niablement un r&ocirc;le important dans l&rsquo;homog&eacute;n&eacute;isation des pratiques actuarielles &agrave; travers le monde. En effet, les compagnies s&rsquo;affranchissent de plus en plus des fronti&egrave;res et d&eacute;veloppent leurs activit&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle internationale soit en cr&eacute;ant des filiales, soit en rachetant des structures existantes. La Pologne illustre bien cette tendance. Pour appliquer les directives de Solvabilit&eacute; II, faute de moyens pour l&rsquo;Institut polonais, les compagnies d&rsquo;assurance pr&eacute;sentes en Pologne et majoritairement filiales de groupes internationaux s&rsquo;en remettent &agrave; la transposition faite par leurs maisons m&egrave;res&hellip;<br />Outre que les professionnels parlent de plus en plus voire de mieux en mieux l&rsquo;anglais, la convergence des pratiques vient aussi du fait que les actuaires &eacute;changent de fa&ccedil;on plus intense &agrave; l&rsquo;occasion des congr&egrave;s internationaux. De m&ecirc;me, ils ne se soucient plus de savoir de quel pays est l&rsquo;actuaire qui a r&eacute;dig&eacute; telle ou telle note technique du moment qu&rsquo;elle leur apprend quelque chose.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_577</link>
  <pubDate>Mon, 26 Sep 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_577</guid></item><item><title><![CDATA[ Priorité à la gestion du risque]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p>La gestion du risque est devenue une priorit&eacute; de plus en plus grande pour les entreprises, du fait de la r&eacute;cession mondiale. C&rsquo;est ce qui ressort d&rsquo;un sondage Korn/Ferry Executive Quiz men&eacute; en juillet dernier aupr&egrave;s de cadres sup&eacute;rieurs et membres de conseil, d&rsquo;administration partout dans le monde. Pour 58&nbsp;% des interrog&eacute;s, des am&eacute;liorations ont d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; apport&eacute;es &agrave; la qualit&eacute; de la surveillance interne.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_519</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_519</guid></item><item><title><![CDATA[ Préciser le rôle de l'actuaire pour une reconnaissance accrue]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p>La d&eacute;finition du r&ocirc;le de l'actuaire en France est un pr&eacute;alable pour la reconnaissance de la profession et son d&eacute;veloppement futur. L'article 48 de la Directive Solvabilit&eacute; II (voir page XX) expose en effet ce que sera la fonction actuarielle de demain, et les actuaires en charge des fonctions vis&eacute;es par Solvabilit&eacute; II, en France comme ailleurs, devront s'y conformer. Or, dans l'Hexagone, le titre d'actuaire n'est pas prot&eacute;g&eacute;, et la profession n'est pas r&eacute;glement&eacute;e dans son ensemble. L'Institut des actuaires a mis en place, en 2010, un groupe de travail charg&eacute; de r&eacute;fl&eacute;chir sur le r&ocirc;le de l'actuaire en France, et proposer un positionnement des actuaires adapt&eacute; au march&eacute; fran&ccedil;ais.</p><p>&nbsp;</p><h3>Quelles pratiques dans les autres pays&nbsp;?</h3><p>En r&eacute;alisant r&eacute;cemment une s&eacute;rie d'interviews aupr&egrave;s de responsables des organismes professionnels d'actuaires ou d'actuaires expatri&eacute;s dans le monde, et plus particuli&egrave;rement en Europe, le groupe de travail s'est int&eacute;ress&eacute; &agrave; &eacute;tablir une cartographie d&eacute;taill&eacute;e des fonctions que les actuaires occupent dans leurs pays respectifs, mais &eacute;galement des r&eacute;glementations en vigueur les concernant. Ainsi, le groupe de travail a-t-il recens&eacute; les diff&eacute;rentes fonctions exerc&eacute;es par les actuaires, leurs obligations, les protections et les attentes de la profession relatives &agrave; Solvabilit&eacute; II dans chaque pays concern&eacute;.</p><p>&nbsp;</p><p>La synth&egrave;se de ces &eacute;changes r&eacute;v&egrave;le que le titre d'actuaire n'est que rarement prot&eacute;g&eacute;, et que si la profession n'est g&eacute;n&eacute;ralement pas r&eacute;glement&eacute;e dans son ensemble, des statuts d'actuaires &laquo;&nbsp;particuliers&nbsp;&raquo; existent dans presque tous les pays sond&eacute;s. Cet actuaire, dont les attributions sont r&eacute;glement&eacute;es, est obligatoire <strong>pour les compagnies d'assurance ou les fonds de pensions dans bien des pays et sa nomination peut d&eacute;pendre de l'autorit&eacute; de contr&ocirc;le.</strong></p><p>&nbsp;</p><p><span style="font-size: 12px; font-weight: bold;">Des standards partout en cours d'&eacute;laboration</span></p><p>Les standards professionnels destin&eacute;s &agrave; rallier les exigences de la directive Solvabilit&eacute; II sont pour la plupart en phase d'&eacute;laboration. Les mouvements actuariels interrog&eacute;s dans chaque pays se sont <strong>montr&eacute;</strong>&nbsp;favorables &agrave; la mise en commun des efforts des diff&eacute;rents &eacute;tats europ&eacute;ens pour la r&eacute;daction de ces standards. Il appara&icirc;t qu'aucun pays <em><strong>sond&eacute;s</strong></em> n'a cr&eacute;&eacute; de r&ocirc;le statutaire pour l'actuaire dans le domaine de la gestion des risques, et que l'actuaire y est g&eacute;n&eacute;ralement peu pr&eacute;sent.</p><p>&nbsp;</p><p>Cette enqu&ecirc;te permet d'avoir une vision synth&eacute;tique sur le statut de l'actuaire dans le monde, et de s'en inspirer pour le cas fran&ccedil;ais. Il s'agit de d&eacute;finir qui pourra remplir la fonction actuarielle, pour garantir aux dirigeants la comp&eacute;tence et l'honorabilit&eacute; des actuaires qu'ils destinent &agrave; cette responsabilit&eacute;. L'&eacute;tablissement au sein de l'Institut d'une norme professionnelle sur la fonction actuarielle permettra de pr&eacute;ciser ces &eacute;l&eacute;ments. Ce sera le r&ocirc;le de l'Institut des actuaires de mettre en place et de v&eacute;rifier la bonne application de ces standards.</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Emmanuel Tassin, vice-pr&eacute;sident de l'Institut des actuaires</p><p>Laurence Flandrin</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_497</link>
  <pubDate>Mon, 13 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_497</guid></item><item><title><![CDATA[ Les normes professionnelles, un outil stratégique pour demain]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p>L'article 48 de la Directive Solvabilit&eacute; II exige des responsables de la fonction actuarielle de pouvoir d&eacute;montrer une exp&eacute;rience pertinente &agrave; la lumi&egrave;re des normes professionnelles et autres normes applicables. Les travaux des commissions techniques et des groupes de travail cr&eacute;&eacute;s au sein de l'Institut ont progressivement donn&eacute; lieu &agrave; la r&eacute;daction de documents de synth&egrave;se, de recommandations et de chartes... Sur cette base, l'Institut a publi&eacute; en 2004 un recueil de ces documents sous la forme d'un &laquo;&nbsp;Cahier des r&egrave;gles professionnelles de l'Institut des actuaires&nbsp;&raquo;. Ces documents sont aujourd'hui autant d'&eacute;l&eacute;ments utiles &agrave; disposition des actuaires, m&ecirc;me s'ils ne constituent pas des normes professionnelles au sens de l'article 28 des statuts de l'Institut.</p><h2>Anticiper et accompagner le changement</h2><p>La proche entr&eacute;e en vigueur de Solvabilit&eacute; II, et de mani&egrave;re plus g&eacute;n&eacute;rale les r&eacute;flexions en cours sur les normes professionnelles au niveau europ&eacute;en (dans le cadre du Groupe consultatif actuariel europ&eacute;en) et international (dans le cadre de l'Association actuarielle internationale), ont amen&eacute; l'Institut des actuaires &agrave; cr&eacute;er ou &agrave; relancer des chantiers relatifs aux normes professionnelles, et &agrave; nommer au sein du Bureau de l'Institut un responsable des standards actuariels. Le premier objectif poursuivi est d'&ecirc;tre en mesure d'influencer les r&eacute;flexions en cours au niveau international et europ&eacute;en et d'&ecirc;tre force de proposition en veillant particuli&egrave;rement au traitement appropri&eacute; des sp&eacute;cificit&eacute;s fran&ccedil;aises.</p><p>Dans ce cadre, la r&eacute;daction d'une norme professionnelle sur l'avis devant &ecirc;tre &eacute;mis par la fonction actuarielle sur les provisions techniques, la politique de souscription et l'ad&eacute;quation de la r&eacute;assurance dans le cadre de Solvabilit&eacute; II a &eacute;t&eacute; consid&eacute;r&eacute;e comme prioritaire. Le groupe de travail d&eacute;di&eacute; &agrave; ce sujet a ainsi pr&eacute;par&eacute; un projet de norme et l'a pr&eacute;sent&eacute; pour discussion au sein du Groupe consultatif actuariel europ&eacute;en.</p><p>Le deuxi&egrave;me objectif de l'Institut en mati&egrave;re de normes professionnelles consiste &agrave; participer activement &agrave; l'&eacute;laboration de la r&eacute;glementation fran&ccedil;aise, notamment dans le contexte de la transposition de Solvabilit&eacute; II. Dans ce domaine, le groupe de travail a particip&eacute; aux r&eacute;flexions sur le dispositif de gouvernance en France et au niveau europ&eacute;en et a engag&eacute; la r&eacute;daction d'une norme professionnelle sur la fonction actuarielle (r&ocirc;le, positionnement dans le dispositif de gouvernance, articulation avec les autres fonctions, d&eacute;ontologie...). Ce document, en cours d'&eacute;laboration, devrait servir de base aux discussions pr&eacute;vues sur ce sujet entre l'Institut et les diff&eacute;rentes parties prenantes.</p><p>&nbsp;</p><h2>Des objectifs clairs et structur&eacute;s</h2><p>Le dernier objectif de l'Institut en termes de standards professionnels est la formalisation des bonnes pratiques et la description des m&eacute;thodes correspondant &agrave; &laquo;&nbsp;l'&eacute;tat de l'art&nbsp;&raquo; auxquelles les actuaires pourront se r&eacute;f&eacute;rer. Cet objectif est double car il permet d*abord aux actuaires de se former, mais a &eacute;galement pour cons&eacute;quence de limiter leur risque professionnel en fournissant une description de l'&eacute;tat de l'art &agrave; une date donn&eacute;e. Sa r&eacute;alisation s'appuiera notamment sur les travaux des commissions techniques de l'Institut et des groupes de travail internationaux et europ&eacute;ens auxquels il est repr&eacute;sent&eacute; ainsi que sur des &eacute;changes avec l'ensemble des parties prenantes.</p><p>Beaucoup de points restent &agrave; d&eacute;battre concernant tant le contenu technique des futures normes professionnelles, que leur format, leur champ d'application ou encore leur mode d'adoption. L'&eacute;tude r&eacute;alis&eacute;e sur le r&ocirc;le de l'actuaire dans le monde (voir page XX) a montr&eacute; que la plupart des pays europ&eacute;ens ont &eacute;galement des r&eacute;flexions en cours sur ces sujets et souhaitent la mise en commun des efforts des diff&eacute;rents pays concern&eacute;s. Dans ce contexte, l'Institut des actuaires est plus que jamais mobilis&eacute; que faire des normes professionnelles un outil strat&eacute;gique &agrave; la disposition des actuaires en France pour demain.</p><p>&nbsp;</p><h2>Viviane Leflaive, administrateur de l'Institut des actuaires, responsable des standards actuariels</h2><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h2>&Agrave; savoir</h2><p>&nbsp;</p><div><p>Article 48 de la Directive Solvabilit&eacute; II : Fonction actuarielle</p><ul><li>1. Les entreprises d'assurance et de r&eacute;assurance mettent en place une fonction actuarielle efficace afin de&nbsp;:</li><li>a) coordonner le calcul des provisions techniques&nbsp;;</li><li>b) garantir le caract&egrave;re appropri&eacute; des m&eacute;thodologies, des mod&egrave;les sous-jacents et des hypoth&egrave;ses utilis&eacute;s pour le calcul des provisions techniques&nbsp;;</li><li>c) appr&eacute;cier la suffisance et la qualit&eacute; des donn&eacute;es utilis&eacute;es dans le calcul des provisions techniques&nbsp;;</li><li>d) comparer les meilleures estimations aux observations empiriques&nbsp;;</li><li>e) informer l'organe d'administration, de gestion ou de contr&ocirc;le de la fiabilit&eacute; et du caract&egrave;re ad&eacute;quat du calcul des provisions techniques ;</li><li>f) superviser le calcul des provisions techniques dans les cas vis&eacute;s &agrave; l'article 82 ;</li><li>g) &eacute;mettre un avis sur la politique globale de souscription ;</li><li>h) &eacute;mettre un avis sur l'ad&eacute;quation des dispositions prises en mati&egrave;re de r&eacute;assurance&nbsp;</li><li>i) contribuer &agrave; la mise en oeuvre effective du syst&egrave;me de gestion des risques vis&eacute; &agrave; l'article 44, en particulier pour ce qui concerne la mod&eacute;lisation des risques sous-tendant le calcul des exigences de capital pr&eacute;vu au chapitre VI, sections 4 et 5, et pour ce qui concerne l'&eacute;valuation vis&eacute;e &agrave; l'article 45.</li></ul><p>&nbsp;</p><p>2. La fonction actuarielle est exerc&eacute;e par des personnes qui ont une connaissance des math&eacute;matiques actuarielles et financi&egrave;res &agrave; la mesure de la nature, de l'ampleur et de la complexit&eacute; des risques inh&eacute;rents &agrave; l'activit&eacute; de l'entreprise d'assurance ou de r&eacute;assurance et qui peuvent d&eacute;montrer une exp&eacute;rience pertinente &agrave; la lumi&egrave;re des normes professionnelles et autres normes applicables.</p></div>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_496</link>
  <pubDate>Mon, 13 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_496</guid></item><item><title><![CDATA[ L'institut des actuaires]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p>L&rsquo;Institut des actuaires organise et repr&eacute;sente la profession en France. Il est le garant de l&rsquo;exercice d&rsquo;un actuariat de qualit&eacute;, respectueux des normes et de la d&eacute;ontologie au service des &eacute;quilibres de long terme. Membre de l&rsquo;Association actuarielle internationale et du Groupe consultatif actuariel europ&eacute;en, il s&rsquo;emploie &agrave; am&eacute;liorer la reconnaissance et la r&eacute;putation de la profession d&rsquo;actuaire en France et dans le monde. Charg&eacute; d&rsquo;organiser et de repr&eacute;senter la profession actuarielle en France, l&rsquo;Institut des actuaires est le garant du respect des normes et de la d&eacute;ontologie professionnelle de ses membres. L&rsquo;exigence et la responsabilit&eacute; de l&rsquo;Institut s&rsquo;accroissent avec la multiplication des risques et l&rsquo;&eacute;volution des textes prudentiels, qui placent l&rsquo;actuaire au c&oelig;ur des enjeux &eacute;conomiques de nos soci&eacute;t&eacute;s.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_467</link>
  <pubDate>Wed, 01 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_467</guid></item><item><title><![CDATA[ Au service de lintérêt général]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p>L&rsquo;Institut des actuaires garantit la probit&eacute; et le professionnalisme de ses membres. Ceux-ci contribuent &agrave; pr&eacute;server la stabilit&eacute; des syst&egrave;mes sociaux et des entreprises financi&egrave;res (banques et assurances) ainsi que les int&eacute;r&ecirc;ts des &eacute;pargnants et des assur&eacute;s. Garant de l&rsquo;&eacute;thique professionnelle de ses membres, l&rsquo;Institut des actuaires intervient aupr&egrave;s des principaux acteurs du monde &eacute;conomique : assurance, pr&eacute;voyance, retraite, r&eacute;assurance, contr&ocirc;le, banque et gestion d&rsquo;actifs, industrie, conseil et enseignement. Aupr&egrave;s des pouvoirs publics et des instances internationales, l&rsquo;Institut repr&eacute;sente la profession. Force de proposition, il apporte avis et expertises lorsque les sciences actuarielles peuvent servir l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral. Parall&egrave;lement, il met en place et contr&ocirc;le les r&egrave;gles d&rsquo;agr&eacute;ment des actuaires auxquels des r&ocirc;les particuliers sont confi&eacute;s par les pouvoirs publics.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_490</link>
  <pubDate>Sun, 12 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_490</guid></item><item><title><![CDATA[ Veiller à l'excellence de l'actuariat]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p>L&rsquo;Institut des actuaires a pour mission de veiller &agrave; la qualification et au professionnalisme de ses membres, tout au long de leur exercice. Dans ce sens, il r&eacute;git et agr&eacute;e les formations initiales et continues, il &eacute;tablit les normes professionnelles, les r&egrave;gles de d&eacute;ontologie et assure le contr&ocirc;le de leur respect. Le cas &eacute;ch&eacute;ant, il g&egrave;re les proc&eacute;dures disciplinaires. Dot&eacute;s de comp&eacute;tences math&eacute;matiques, statistiques, juridiques et &eacute;conomiques, les actuaires sont issus de formations de haut niveau, toutes valid&eacute;es par l&rsquo;Institut, tant pour leur qualit&eacute; que pour leur conformit&eacute; aux standards internationaux. Les dipl&ocirc;m&eacute;s pr&eacute;sentent un m&eacute;moire d&rsquo;actuariat avant d&rsquo;&ecirc;tre admis &agrave; l&rsquo;Institut. Apr&egrave;s trois ann&eacute;es d&rsquo;exp&eacute;rience professionnelle au moins, ils peuvent solliciter leur qualification, puis leur certification. Afin de pr&eacute;server leur statut d&rsquo;actuaire certifi&eacute; de l&rsquo;Institut, les membres doivent enrichir et mettre &agrave; jour leurs connaissances, dans le cadre du &laquo; Perfectionnement Professionnel Continu &raquo;. Face &agrave; l&rsquo;&eacute;volution des risques, des normes et des r&eacute;glementations, cette exigence est essentielle pour conforter l&rsquo;excellence de la profession.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_491</link>
  <pubDate>Sun, 12 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_491</guid></item><item><title><![CDATA[ Les conclusions du groupe de travail]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p>L&rsquo;Institut des actuaires a constitu&eacute; un groupe de travail qui a r&eacute;uni 70&nbsp;professionnels autour de cinq questions : la d&eacute;finition de la d&eacute;pendance, l&rsquo;&eacute;valuation et le traitement des donn&eacute;es, la transf&eacute;rabilit&eacute; des contrats, l&rsquo;&eacute;quilibre actuariel &agrave; long terme, et la mise en perspective sous Solvabilit&eacute; II. <br />Sur les deux premiers points, l&rsquo;Institut insiste sur une d&eacute;finition garantissant une grande stabilit&eacute; des publics dans le temps et sa reproductibilit&eacute;. Au niveau de la transf&eacute;rabilit&eacute;, en revanche, il pointe le besoin d&rsquo;une plus grande connaissance des informations de l&rsquo;assur&eacute; lorsqu&rsquo;il souscrit son contrat. Il pr&ocirc;ne &eacute;galement une souplesse accrue en cas de sortie d&rsquo;un contrat collectif &agrave; adh&eacute;sion obligatoire vers un autre contrat. Concernant le risque &agrave; long terme, l&rsquo;Institut rappelle le besoin d&rsquo;une s&eacute;lection m&eacute;dicale pour ne pas recouper avec les gens d&eacute;j&agrave; d&eacute;pendants et donc pris en charge par les pouvoirs publics. En outre, la mutualisation du risque continuera &agrave; s&rsquo;imposer, avec des cotisations et prestations revues r&eacute;guli&egrave;rement d&rsquo;o&ugrave; la prescription de prestations sous forme de rentes viag&egrave;res, souscrites le plus t&ocirc;t possible pour diminuer les co&ucirc;ts pour l&rsquo;assur&eacute;. Enfin, l&rsquo;Institut rappelle que l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ancier annuel de Solvabilit&eacute;&nbsp;II est peu compatible avec une branche &agrave; d&eacute;roulement long comme la d&eacute;pendance&nbsp;: d&egrave;s lors l&rsquo;actualisation des cash flows et la r&eacute;assurance sont les questions les plus sensibles.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_573</link>
  <pubDate>Mon, 26 Sep 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_573</guid></item><item><title><![CDATA[ Banque : des critères différents]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p>En mati&egrave;re de notation bancaire, le risque de cr&eacute;dit bancaire rel&egrave;ve de deux grands facteurs&nbsp;: d&rsquo;une part, de la solidit&eacute; financi&egrave;re intrins&egrave;que de la banque et, d&rsquo;autre part, du soutien institutionnel (actionnaire de r&eacute;f&eacute;rence, &Eacute;tat&hellip;) que la banque est susceptible d&rsquo;obtenir en cas de difficult&eacute;s. Si Standard &amp; Poor&rsquo;s consid&egrave;re qu&rsquo;on ne peut pas mesurer la probabilit&eacute; qu&rsquo;un &Eacute;tat aide une banque, Fitch a, au contraire, d&eacute;fini une &eacute;chelle sp&eacute;cifique pour mesurer cette hypoth&egrave;se. <br />Le risque de cr&eacute;dit intrins&egrave;que d&rsquo;une banque d&eacute;pend, lui, de plusieurs facteurs&nbsp;: qualit&eacute; de la franchise de la banque (part de march&eacute;, diversification g&eacute;ographique, revenus&hellip;); positionnement en mati&egrave;re de risques (gouvernance, transparence de la communication financi&egrave;re, gestion et contr&ocirc;le du risque, gestion de la liquidit&eacute;, concentration des risques de cr&eacute;dit&hellip;); cadre r&egrave;glementaire&nbsp;; environnement op&eacute;rationnel (impact des cycles &eacute;conomiques, qualit&eacute; des syst&egrave;mes juridiques&hellip;). Enfin, les agences s&rsquo;appuient sur divers ratios financiers afin de mesurer les niveaux de rentabilit&eacute;, de liquidit&eacute;, d&rsquo;ad&eacute;quation des fonds propres, d&rsquo;efficacit&eacute; op&eacute;rationnelle et de qualit&eacute; des actifs des banques.</p><h5>&Agrave; partir de l&rsquo;ouvrage Les agences de notation, Norbert Gaillard, &eacute;d. La D&eacute;couverte, collection &laquo;&nbsp;Rep&egrave;res&nbsp;&raquo;, 126&nbsp;pages, 2010.</h5>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_565</link>
  <pubDate>Mon, 26 Sep 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_565</guid></item><item><title><![CDATA[ Crédits]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p>Ce site est la propri&eacute;t&eacute; de la Soci&eacute;t&eacute; des actuaires dont le si&egrave;ge social est &agrave; la Maison des actuaires :</p><p>4 rue Chauveau-Lagarde&nbsp;</p><p>75008 Paris (FRANCE)</p><p>T&eacute;l. : + 33 (0)1 44&nbsp; 51 72 72</p><p>&nbsp;</p><h2><strong>Conception :</strong></h2><p><a href="http://www.accroche-com.fr/">ACCROCHE-COM&rsquo;</a>&nbsp;</p><p>8 rue du Delta</p><p>75009 Paris&nbsp;</p><p>&bull; Conception &eacute;ditoriale : Chlo&eacute; Coursaget / ACCROCHE-COM&rsquo;</p><p>&bull; Design &amp; d&eacute;veloppement graphique : Fran&ccedil;ois-Jean Dazin / ACCROCHE-COM&rsquo;</p><p>&nbsp;</p><h2><strong>Programmation, h&eacute;bergement :</strong></h2><p><a href="http://www.netanswer.fr/">NETANSWER</a></p><p>33 Rue des Jeuneurs</p><p>75002 Paris</p><p>T&eacute;l : 09 53 58 67 20</p><p>&nbsp;</p><h2><strong><strong>Cr&eacute;dits photographiques :</strong></strong></h2><p>Menu "actuaires" : masterfile ; menu "entreprise" : gettyimages/Andersen Ross ; menu "&eacute;tudiants" : gettyimages/opus/a.collectionRF ; menu "presse" : gettyimages/Martial Colomb ; page "l'Institut" : stock.xchng/Michael Faes ; page "la profession" : gettyimages/Dave &amp; Les Jacobs ; page "les textes" : gettyimages/UpperCut Images ; page "la recherche" : gettyimages/Thomas Barwick ; page "les publications" : masterfile ;&nbsp; page "l'actualit&eacute;" : gettyimages/priscilla Gragg.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_550</link>
  <pubDate>Tue, 28 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_550</guid></item><item><title><![CDATA[ Pourquoi la 5e branche na-t-elle pas été créée? ]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p>Avril 2007, quelque temps avant le premier tour de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, les trois principaux candidats en lice &ndash;&nbsp;Nicolas Sarkozy, S&eacute;gol&egrave;ne Royal et Fran&ccedil;ois Bayrou&nbsp;&ndash; s&rsquo;engagent sur la cr&eacute;ation d&rsquo;une 5e&nbsp;branche de la S&eacute;curit&eacute; sociale en plus des quatre d&eacute;j&agrave; existantes&nbsp;: la maladie, les accidents du travail et les maladies professionnelles, la vieillesse et le veuvage, la famille. Cette 5e branche devait couvrir l&rsquo;ensemble des risques de d&eacute;pendance relatifs aussi bien au vieillissement qu&rsquo;au handicap. Avec d&eacute;j&agrave; un probl&egrave;me de taille&nbsp;: le champ du handicap est bien plus aid&eacute; que celui des personnes &acirc;g&eacute;es, notamment en termes d&rsquo;encadrement par des professionnels. Aligner les ratios de personnel sur les personnes &acirc;g&eacute;es &eacute;tait inacceptable pour le champ du handicap et les aligner sur le handicap &eacute;tait intenable financi&egrave;rement. Entre-temps, la crise de 2008 a donn&eacute; un excellent alibi pour soutenir la th&egrave;se de l&rsquo;insolvabilit&eacute; de cette branche.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_574</link>
  <pubDate>Mon, 26 Sep 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_574</guid></item><item><title><![CDATA[ Livre vert sur les retraites : la réponse de l'Institut des actuaires]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p><strong><span style="text-decoration: underline;">Le contenu du Livre vert et le questionnaire </span></strong></p><p>Le Livre vert aborde le sujet de la viabilit&eacute; des syst&egrave;mes de retraite dans de grands chapitres et objectifs :</p><ul><li><strong>Les grands d&eacute;fis que sont le vieillissement d&eacute;mographique, les modifications des syst&egrave;mes de retraite et les cons&eacute;quences de la crise financi&egrave;re et &eacute;conomique.</strong></li><li><strong>Les priorit&eacute;s pour la modernisation de la politique des retraites dans l'UE, dont les objectifs primordiaux sont l'ad&eacute;quation et la viabilit&eacute;, &nbsp;d'assurer l'ad&eacute;quation des retraites et de garantir la viabilit&eacute;.</strong></li></ul><p><em>Question 1&nbsp;: Comment l'Union europ&eacute;enne peut-elle aider les &Eacute;tats membres &agrave; rendre leurs syst&egrave;mes de retraite plus ad&eacute;quats? L'UE devrait-elle mieux d&eacute;finir ce qu'implique un revenu de retraite ad&eacute;quat ?</em></p><p><em>&nbsp;</em></p><p>Le groupe de travail a relev&eacute; quelques incoh&eacute;rences dans les hypoth&egrave;ses d&eacute;mographiques du Livre vert et pr&eacute;conise d'affiner les &eacute;tudes d&eacute;mographiques.</p><p>Un socle universel de droit &agrave; la retraite devrait &ecirc;tre &eacute;labor&eacute; entre les Etats membres, b&acirc;ti sur un syst&egrave;me par r&eacute;partition, index&eacute; sur l'&eacute;volution du PIB de chaque pays. Compl&eacute;t&eacute; par un syst&egrave;me adapt&eacute; par capitalisation.</p><p>&nbsp;</p><p><em>Question 2&nbsp;: Le cadre pour les retraites qui existe actuellement au niveau de l'UE est-il suffisant pour garantir la viabilit&eacute; des finances publiques</em></p><p>&nbsp;</p><p>Nous sommes favorables &agrave; une claire s&eacute;paration entre les budgets de retraite incluant id&eacute;alement ceux du secteur public, les autres programmes de S&eacute;curit&eacute; sociale et les budgets des finances publiques. Nous sommes favorables &agrave; une harmonisation des m&eacute;thodes de calcul entre le secteur priv&eacute; et le secteur public</p><p>&nbsp;</p><p>***</p><ul><li><strong>Parvenir &agrave; un &eacute;quilibre durable entre la dur&eacute;e de la vie professionnelle et la dur&eacute;e de la retraite</strong></li></ul><p>&nbsp;</p><p><em>Question 3&nbsp;: Comment parvenir &agrave; relever l'&acirc;ge effectif de d&eacute;part &agrave; la retraite et comment l'augmentation de l'&acirc;ge ouvrant droit aux prestations de retraite pourrait-elle y contribuer? Faut-il introduire dans les syst&egrave;mes de retraite des m&eacute;canismes d'ajustement automatique &agrave; l'&eacute;volution d&eacute;mographique en vue d'&eacute;quilibrer le temps pass&eacute; au travail et le temps pass&eacute; &agrave; la retraite? Quel r&ocirc;le l'UE pourrait-elle jouer &agrave; cet &eacute;gard?</em></p><p>&nbsp;</p><p>Le crit&egrave;re principal est une bonne r&eacute;partition du temps de travail et de celui de la retraite (par l'esp&eacute;rance de vie). Un des obstacles &agrave; cette bonne r&eacute;partition est l'emploi des s&eacute;niors et du moment de l'entr&eacute;e des juniors dans le monde du travail. Chaque &eacute;tat membre devrait pouvoir avoir des indicateurs destin&eacute;s &agrave; mesurer, et ainsi adapter, le ratio entre le travail et le temps de la retraite.</p><p>&nbsp;</p><p><em>Question 4&nbsp;: Comment la strat&eacute;gie &laquo;Europe 2020&raquo; pourrait-elle &ecirc;tre utilis&eacute;e pour promouvoir l'allongement de la vie active ainsi que ses avantages pour les entreprises et lutter contre la discrimination li&eacute;e &agrave; l'&acirc;ge sur le march&eacute; du travail?</em></p><p>&nbsp;</p><p>L'allongement de la dur&eacute;e de travail doit &ecirc;tre accompagn&eacute; pour prendre en compte les autres dispositifs de S&eacute;curit&eacute; sociale (incapacit&eacute; invalidit&eacute;) et les transferts de charge impliqu&eacute;s.</p><p>Faut-il introduire dans les syst&egrave;mes de retraite des m&eacute;canismes d'ajustement automatique &agrave; l'&eacute;volution d&eacute;mographique&nbsp;? Il est logique que les contributions soient inversement proportionnelles &agrave; l'accroissement du rapport productivit&eacute; sur l'&eacute;volution d&eacute;mographique.</p><p>&nbsp;</p><p>***</p><p>&nbsp;</p><ul><li><strong>Lever les obstacles &agrave; la mobilit&eacute; dans l'UE Consolider le march&eacute; int&eacute;rieur des retraites</strong></li></ul><p>&nbsp;</p><p>Un programme de suivi des comp&eacute;tences professionnelles d'un salari&eacute; s&eacute;nior pourrait &ecirc;tre institu&eacute;.</p><p>&nbsp;</p><p><em>Question 5&nbsp;: Comment conviendrait-il de modifier la directive sur les institutions de retraite professionnelle pour am&eacute;liorer les conditions d'exercice de l'activit&eacute; transfrontali&egrave;re?</em></p><p>&nbsp;</p><p>Dans le but de rendre la circulation des personnes plus facile, chaque ressortissant d'un pays de l'UE travaillant en dehors de son pays national pourrait choisir, sans quelconque limitation, soit le r&eacute;gime vieillesse de son pays national, soit celui du pays o&ugrave; il travaille.</p><p>&nbsp;</p><p>***</p><p>&nbsp;</p><ul><li><strong>La mobilit&eacute; des retraites</strong></li></ul><p>&nbsp;</p><p><em>Question 6&nbsp;: Quels devraient &ecirc;tre les r&eacute;gimes concern&eacute;s par des mesures prises par l'Union europ&eacute;enne pour lever les obstacles &agrave; la mobilit&eacute;?</em></p><p>&nbsp;</p><p>Pour les piliers 1 et 2 il devrait y avoir un accord de totalisation des droits &agrave; la retraite, sans oublier le besoin de convergence des r&egrave;gles fiscales aussi bien sur les contributions que sur les allocations.</p><p>&nbsp;</p><p><em>Question 7&nbsp;: L'Union devrait-elle se pencher &agrave; nouveau sur la question des transferts ou des normes minimales en mati&egrave;re d'acquisition et de maintien de tous les types de droits &agrave; pension ainsi qu'un service de suivi de l'&eacute;volution de ces droits constitueraient-ils une meilleure solution?</em></p><p>&nbsp;</p><p>Nous recommandons une politique commune des traitements des bonus ou malus lors de transferts de droits d'un premier employeur &agrave; un second. Il existe un risque de liquidit&eacute; &agrave; ce moment, et la question est de savoir si l'on transf&egrave;re les fonds ou les actifs.</p><p>&nbsp;</p><ul><li><strong>Des retraites plus s&ucirc;res et plus transparentes, assorties d'une sensibilisation accrue et d'une meilleure information et combler les lacunes de la r&eacute;glementation de l'UE</strong></li></ul><p>&nbsp;</p><p><em>Question 8&nbsp;: La l&eacute;gislation europ&eacute;enne actuelle doit-elle faire l'objet d'une r&eacute;vision qui garantisse une r&eacute;glementation et une supervision coh&eacute;rentes des r&eacute;gimes de retraite par capitalisation (c'est-&agrave;-dire financ&eacute;s par un fonds d'actifs) et de leurs produits? Si oui, quels sont les &eacute;l&eacute;ments &agrave; revoir?</em></p><p>&nbsp;</p><p>Dans le but de renforcer la coh&eacute;sion des soci&eacute;t&eacute;s qui composent l'UE des r&eacute;f&eacute;rences pourraient &ecirc;tre donn&eacute;es sur les revenus des retrait&eacute;s: revenu minimum et moyen des retrait&eacute;s, revenu de remplacement.</p><p>&nbsp;Obligation de cr&eacute;er une vraie caisse de retraites des fonctionnaires.&nbsp;</p><p>Une r&eacute;glementation europ&eacute;enne du droit de la retraite permettrait de facilit&eacute; la supervision des r&eacute;gimes par capitalisation.</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><em>Question 9&nbsp;: Comment la r&eacute;glementation europ&eacute;enne ou un code de bonnes pratiques pourraient-ils aider les &Eacute;tats membres &agrave; aboutir &agrave; un meilleur &eacute;quilibre entre les risques, la s&eacute;curit&eacute; et l'accessibilit&eacute; financi&egrave;re pour les &eacute;pargnants et pour les institutions de retraite?</em></p><p>&nbsp;</p><p>La cr&eacute;ation d'une instance europ&eacute;enne charg&eacute;e particuli&egrave;rement de rapporter les bonnes pratiques et de les diffuser aux superviseurs de chaque Etat serait souhaitable. Nous observons un important mouvement des prestations d&eacute;finies vers les contributions d&eacute;finies. Il serait utile de faire la distinction entre cotisations de retraite et &eacute;pargne.</p><p>Un sujet important dans les r&eacute;gimes &agrave; contributions d&eacute;finies est la d&eacute;faillance du sponsor&nbsp;:</p><p>&nbsp;</p><p>Ceci am&egrave;ne deux questions:</p><p>a)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Qui est responsable ou comptable d'une d&eacute;faillance?</p><p>b)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Qui est responsable pour &eacute;tablir les r&egrave;gles, la loi sur les d&eacute;faillances&nbsp;?</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>De la m&ecirc;me fa&ccedil;on pour, il y a un fort besoin de renforcer la gouvernance et l'information des r&eacute;gimes &agrave; prestations d&eacute;finies.</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>***</p><p>&nbsp;</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <strong><span style="text-decoration: underline;">Am&eacute;liorer le r&eacute;gime de solvabilit&eacute; des fonds de pension</span></strong></p><p>&nbsp;</p><p><em>Question 10&nbsp;: Quelles devraient &ecirc;tre les caract&eacute;ristiques d'un r&eacute;gime de solvabilit&eacute; &eacute;quivalent pour les fonds de pension?</em></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Solvabilit&eacute; II doit &ecirc;tre modifi&eacute;e pour les r&eacute;gimes de retraite professionnels op&eacute;rant dans le cadre assuranciel. D'une autre part, la r&egrave;glementation de solvabilit&eacute; de ces r&eacute;gimes doit &ecirc;tre renforc&eacute;e.</p><p>En raison de la nature et des engagements financiers de la promesse de pension de l'employeur des employ&eacute;s, futurs et retrait&eacute;s qui varient d'un pays &agrave; l'autre nous favoriserions un mouvement de &laquo;&nbsp;m&ecirc;me risque - m&ecirc;me capital&nbsp;&raquo; vers &laquo;&nbsp;m&ecirc;me risque -&nbsp;m&ecirc;me ad&eacute;quation de capital&nbsp;&raquo;</p><p>La r&egrave;gle de 99,5 % sur une ann&eacute;e n'est pas ad&eacute;quate pour les fonds de pension.</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>***</p><p>&nbsp;</p><ul><li><strong>Prendre des mesures concernant le risque d'insolvabilit&eacute; de l'employeur</strong></li></ul><p>&nbsp;</p><p><em>Question 11&nbsp;: La protection pr&eacute;vue par la l&eacute;gislation europ&eacute;enne en cas d'insolvabilit&eacute; de l'entreprise d'affiliation devrait-elle &ecirc;tre renforc&eacute;e? Si oui, comment?</em></p><p>&nbsp;</p><p>Ce n'est pas la compagnie industrielle qui doit garantir la solvabilit&eacute; d'un fonds de pension. Il devrait &ecirc;tre au moins n&eacute;cessaire d'harmoniser vers le haut et au mieux de renforcer la protection des employ&eacute;s. Nous souhaitons une communication transparente sur leurs vrais engagements envers les employ&eacute;s et les retrait&eacute;s.</p><p>&nbsp;</p><p>***</p><p>&nbsp;</p><ul><li><strong>Faciliter la prise de d&eacute;cisions en connaissance de cause</strong></li></ul><p>&nbsp;</p><p><em>Question 12&nbsp;: Y a-t-il lieu de moderniser les exigences minimales actuelles concernant les informations &agrave; fournir sur les produits de retraite (comparabilit&eacute;, normalisation, clart&eacute;, etc.)?</em></p><p>&nbsp;</p><p>Il est tr&egrave;s souhaitable qu'une norme soit &eacute;labor&eacute;e pour permettre de comparer les produits de retraite compl&eacute;mentaire du secteur priv&eacute;. En cons&eacute;quence un cadre de r&eacute;f&eacute;rence sur l'information destin&eacute;e aux employ&eacute;s serait utile. L'information devrait distinguer ce qui ressort de chacun des piliers 1, 2 et 3</p><p>&nbsp;</p><p><em>Question 13&nbsp;: L'UE devrait-elle &eacute;laborer une strat&eacute;gie commune relative aux options par d&eacute;faut en mati&egrave;re de participation et de choix de placement?</em></p><p>&nbsp;</p><p>Ce n'est pas le r&ocirc;le de l'UE. Une telle mesure engendrerait des risques de comportement procycliques.</p><p>&nbsp;</p><p>***</p><ul><li><strong>Am&eacute;liorer les statistiques de l'UE sur les retraites &nbsp;</strong></li></ul><p><strong><br /></strong></p><ul><li><strong>Am&eacute;liorer la gouvernance de la politique des retraites au niveau de l'UE.</strong></li></ul><p>&nbsp;</p><p><em>Question 14&nbsp;: Le cadre de coordination strat&eacute;gique au niveau de l'UE devrait-il &ecirc;tre renforc&eacute;? Si oui, quels &eacute;l&eacute;ments devraient &ecirc;tre renforc&eacute;s pour am&eacute;liorer la conception et l'application de la politique des retraites selon une approche int&eacute;gr&eacute;e? La cr&eacute;ation d'une plateforme de suivi int&eacute;gr&eacute; de l'ensemble des aspects de la politique des retraites constituerait-elle un &eacute;l&eacute;ment de la solution?</em></p><p>&nbsp;</p><p>Oui, par le truchement de l'IORPA (CEIOPS).</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><em>&nbsp;</em></p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_498</link>
  <pubDate>Mon, 13 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_498</guid></item><item><title><![CDATA[ Livre vert sur les retraites : la réponse de l'Institut des actuaires]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p><strong><span style="text-decoration: underline;">Le contenu du Livre vert et le questionnaire </span></strong></p><p>Le Livre vert aborde le sujet de la viabilit&eacute; des syst&egrave;mes de retraite dans de grands chapitres et objectifs :</p><p>&nbsp;</p><ul><li><strong>Les grands d&eacute;fis que sont le vieillissement d&eacute;mographique, les modifications des syst&egrave;mes de retraite et les cons&eacute;quences de la crise financi&egrave;re et &eacute;conomique,</strong></li></ul><p><strong>&nbsp;</strong></p><ul><li><strong>Les priorit&eacute;s pour la modernisation de la politique des retraites dans l'UE, dont les objectifs primordiaux sont l'ad&eacute;quation et la viabilit&eacute;, &nbsp;d'assurer l'ad&eacute;quation des retraites et de garantir la viabilit&eacute;.</strong></li></ul><p><em>&nbsp;</em></p><p><em>Question 1&nbsp;: Comment l'Union europ&eacute;enne peut-elle aider les &Eacute;tats membres &agrave; rendre leurs syst&egrave;mes de retraite plus ad&eacute;quats? L'UE devrait-elle mieux d&eacute;finir ce qu'implique un revenu de retraite ad&eacute;quat?</em></p><p><em>&nbsp;</em></p><p>Le groupe de travail a relev&eacute; quelques incoh&eacute;rences dans les hypoth&egrave;ses d&eacute;mographiques du Livre vert et pr&eacute;conise d'affiner les &eacute;tudes d&eacute;mographiques.</p><p>Un socle universel de droit &agrave; la retraite devrait &ecirc;tre &eacute;labor&eacute; entre les Etats membres, b&acirc;ti sur un syst&egrave;me par r&eacute;partition, index&eacute; sur l'&eacute;volution du PIB de chaque pays. Compl&eacute;t&eacute; par un syst&egrave;me adapt&eacute; par capitalisation.</p><p>&nbsp;</p><p><em>Question 2&nbsp;: Le cadre pour les retraites qui existe actuellement au niveau de l'UE est-il suffisant pour garantir la viabilit&eacute; des finances publiques</em></p><p>&nbsp;</p><p>Nous sommes favorables &agrave; une claire s&eacute;paration entre les budgets de retraite incluant id&eacute;alement ceux du secteur public, les autres programmes de S&eacute;curit&eacute; sociale et les budgets des finances publiques. Nous sommes favorables &agrave; une harmonisation des m&eacute;thodes de calcul entre le secteur priv&eacute; et le secteur public</p><p>&nbsp;</p><p>***</p><p>&nbsp;</p><ul><li><strong>Parvenir &agrave; un &eacute;quilibre durable entre la dur&eacute;e de la vie professionnelle et la dur&eacute;e de la retraite</strong></li></ul><p>&nbsp;</p><p><em>Question 3&nbsp;: Comment parvenir &agrave; relever l'&acirc;ge effectif de d&eacute;part &agrave; la retraite et comment l'augmentation de l'&acirc;ge ouvrant droit aux prestations de retraite pourrait-elle y contribuer? Faut-il introduire dans les syst&egrave;mes de retraite des m&eacute;canismes d'ajustement automatique &agrave; l'&eacute;volution d&eacute;mographique en vue d'&eacute;quilibrer le temps pass&eacute; au travail et le temps pass&eacute; &agrave; la retraite? Quel r&ocirc;le l'UE pourrait-elle jouer &agrave; cet &eacute;gard?</em></p><p>&nbsp;</p><p>Le crit&egrave;re principal est une bonne r&eacute;partition du temps de travail et de celui de la retraite (par l'esp&eacute;rance de vie). Un des obstacles &agrave; cette bonne r&eacute;partition est l'emploi des s&eacute;niors et du moment de l'entr&eacute;e des juniors dans le monde du travail. Chaque &eacute;tat membre devrait pouvoir avoir des indicateurs destin&eacute;s &agrave; mesurer, et ainsi adapter, le ratio entre le travail et le temps de la retraite.</p><p>&nbsp;</p><p><em>Question 4&nbsp;: Comment la strat&eacute;gie &laquo;Europe 2020&raquo; pourrait-elle &ecirc;tre utilis&eacute;e pour promouvoir l'allongement de la vie active ainsi que ses avantages pour les entreprises et lutter contre la discrimination li&eacute;e &agrave; l'&acirc;ge sur le march&eacute; du travail?</em></p><p>&nbsp;</p><p>L'allongement de la dur&eacute;e de travail doit &ecirc;tre accompagn&eacute; pour prendre en compte les autres dispositifs de S&eacute;curit&eacute; sociale (incapacit&eacute; invalidit&eacute;) et les transferts de charge impliqu&eacute;s.</p><p>Faut-il introduire dans les syst&egrave;mes de retraite des m&eacute;canismes d'ajustement automatique &agrave; l'&eacute;volution d&eacute;mographique&nbsp;? Il est logique que les contributions soient inversement proportionnelles &agrave; l'accroissement du rapport productivit&eacute; sur l'&eacute;volution d&eacute;mographique.</p><p>&nbsp;</p><p>***</p><p>&nbsp;</p><ul><li><strong>Lever les obstacles &agrave; la mobilit&eacute; dans l'UE Consolider le march&eacute; int&eacute;rieur des retraites</strong></li></ul><p>&nbsp;</p><p>Un programme de suivi des comp&eacute;tences professionnelles d'un salari&eacute; s&eacute;nior pourrait &ecirc;tre institu&eacute;.</p><p>&nbsp;</p><p><em>Question 5&nbsp;: Comment conviendrait-il de modifier la directive sur les institutions de retraite professionnelle pour am&eacute;liorer les conditions d'exercice de l'activit&eacute; transfrontali&egrave;re?</em></p><p>&nbsp;</p><p>Dans le but de rendre la circulation des personnes plus facile, chaque ressortissant d'un pays de l'UE travaillant en dehors de son pays national pourrait choisir, sans quelconque limitation, soit le r&eacute;gime vieillesse de son pays national, soit celui du pays o&ugrave; il travaille.</p><p>&nbsp;</p><p>***</p><p>&nbsp;</p><ul><li><strong>La mobilit&eacute; des retraites</strong></li></ul><p>&nbsp;</p><p><em>Question 6&nbsp;: Quels devraient &ecirc;tre les r&eacute;gimes concern&eacute;s par des mesures prises par l'Union europ&eacute;enne pour lever les obstacles &agrave; la mobilit&eacute;?</em></p><p>&nbsp;</p><p>Pour les piliers 1 et 2 il devrait y avoir un accord de totalisation des droits &agrave; la retraite, sans oublier le besoin de convergence des r&egrave;gles fiscales aussi bien sur les contributions que sur les allocations.</p><p>&nbsp;</p><p><em>Question 7&nbsp;: L'Union devrait-elle se pencher &agrave; nouveau sur la question des transferts ou des normes minimales en mati&egrave;re d'acquisition et de maintien de tous les types de droits &agrave; pension ainsi qu'un service de suivi de l'&eacute;volution de ces droits constitueraient-ils une meilleure solution?</em></p><p>&nbsp;</p><p>Nous recommandons une politique commune des traitements des bonus ou malus lors de transferts de droits d'un premier employeur &agrave; un second. Il existe un risque de liquidit&eacute; &agrave;&nbsp; ce moment, et la question est de savoir si l'on transf&egrave;re les fonds ou les actifs.</p><p>&nbsp;</p><ul><li><strong>Des retraites plus s&ucirc;res et plus transparentes, assorties d'une sensibilisation accrue et d'une meilleure information et combler les lacunes de la r&eacute;glementation de l'UE</strong></li></ul><p>&nbsp;</p><p><em>Question 8&nbsp;: La l&eacute;gislation europ&eacute;enne actuelle doit-elle faire l'objet d'une r&eacute;vision qui garantisse une r&eacute;glementation et une supervision coh&eacute;rentes des r&eacute;gimes de retraite par capitalisation (c'est-&agrave;-dire financ&eacute;s par un fonds d'actifs) et de leurs produits? Si oui, quels sont les &eacute;l&eacute;ments &agrave; revoir?</em></p><p>&nbsp;</p><p>Dans le but de renforcer la coh&eacute;sion des soci&eacute;t&eacute;s qui composent l'UE des r&eacute;f&eacute;rences pourraient &ecirc;tre donn&eacute;es sur les revenus des retrait&eacute;s: revenu minimum et moyen des retrait&eacute;s, revenu de remplacement.</p><p>&nbsp;Obligation de cr&eacute;er une vraie caisse de retraites des fonctionnaires.&nbsp;</p><p>Une r&eacute;glementation europ&eacute;enne du droit de la retraite permettrait de facilit&eacute; la supervision des r&eacute;gimes par capitalisation.</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><em>Question 9&nbsp;: Comment la r&eacute;glementation europ&eacute;enne ou un code de bonnes pratiques pourraient-ils aider les &Eacute;tats membres &agrave; aboutir &agrave; un meilleur &eacute;quilibre entre les risques, la s&eacute;curit&eacute; et l'accessibilit&eacute; financi&egrave;re pour les &eacute;pargnants et pour les institutions de retraite?</em></p><p>&nbsp;</p><p>La cr&eacute;ation d'une instance europ&eacute;enne charg&eacute;e particuli&egrave;rement de rapporter les bonnes pratiques et de les diffuser aux superviseurs de chaque Etat serait souhaitable. Nous observons un important mouvement des prestations d&eacute;finies vers les contributions d&eacute;finies. Il serait utile de faire la distinction entre cotisations de retraite et &eacute;pargne.</p><p>Un sujet important dans les r&eacute;gimes &agrave; contributions d&eacute;finies est la d&eacute;faillance du sponsor&nbsp;:</p><p>&nbsp;</p><p>Ceci am&egrave;ne deux questions:</p><p>&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;a) &nbsp;Qui est responsable ou comptable d'une d&eacute;faillance?</p><p>&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;b) Qui est responsable pour &eacute;tablir les r&egrave;gles, la loi sur les d&eacute;faillances&nbsp;?</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>De la m&ecirc;me fa&ccedil;on pour, il y a un fort besoin de renforcer la gouvernance et l'information des r&eacute;gimes &agrave; prestations d&eacute;finies.</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>***</p><p>&nbsp;</p><ul><li><strong><span style="text-decoration: underline;">Am&eacute;liorer le r&eacute;gime de solvabilit&eacute; des fonds de pension</span></strong></li></ul><p>&nbsp;</p><p><em>Question 10&nbsp;: Quelles devraient &ecirc;tre les caract&eacute;ristiques d'un r&eacute;gime de solvabilit&eacute; &eacute;quivalent pour les fonds de pension?</em></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Solvabilit&eacute; II doit &ecirc;tre modifi&eacute;e pour les r&eacute;gimes de retraite professionnels op&eacute;rant dans le cadre assuranciel. D'une autre part, la r&egrave;glementation de solvabilit&eacute; de ces r&eacute;gimes doit &ecirc;tre renforc&eacute;e.</p><p>En raison de la nature et des engagements financiers de la promesse de pension de l'employeur des employ&eacute;s, futurs et retrait&eacute;s qui varient d'un pays &agrave; l'autre nous favoriserions un mouvement de &laquo;&nbsp;m&ecirc;me risque - m&ecirc;me capital&nbsp;&raquo; vers &laquo;&nbsp;m&ecirc;me risque - m&ecirc;me ad&eacute;quation de capital&nbsp;&raquo;</p><p>La r&egrave;gle de 99,5 % sur une ann&eacute;e n'est pas ad&eacute;quate pour les fonds de pension.</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>***</p><p>&nbsp;</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <strong>Prendre des mesures concernant le risque d'insolvabilit&eacute; de l*employeur</strong></p><p>&nbsp;</p><p><em>Question 11&nbsp;: La protection pr&eacute;vue par la l&eacute;gislation europ&eacute;enne en cas d'insolvabilit&eacute; de l'entreprise d'affiliation devrait-elle &ecirc;tre renforc&eacute;e? Si oui, comment?</em></p><p>&nbsp;</p><p>Ce n'est pas la compagnie industrielle qui doit garantir la solvabilit&eacute; d'un fonds de pension. Il devrait &ecirc;tre au moins n&eacute;cessaire d'harmoniser vers le haut et au mieux de renforcer la protection des employ&eacute;s. Nous souhaitons une communication transparente sur leurs vrais engagements envers les&nbsp; employ&eacute;s et les retrait&eacute;s.</p><p>&nbsp;</p><p>***</p><p>&nbsp;</p><ul><li><strong>Faciliter la prise de d&eacute;cisions en connaissance de cause</strong></li></ul><p>&nbsp;</p><p><em>Question 12&nbsp;: Y a-t-il lieu de moderniser les exigences minimales actuelles concernant les informations &agrave; fournir sur les produits de retraite (comparabilit&eacute;, normalisation, clart&eacute;, etc.)?</em></p><p>&nbsp;</p><p>Il est tr&egrave;s souhaitable qu'une norme soit &eacute;labor&eacute;e pour permettre de comparer les produits de retraite compl&eacute;mentaire du secteur priv&eacute;. En cons&eacute;quence un cadre de r&eacute;f&eacute;rence sur l'information destin&eacute;e aux employ&eacute;s serait utile. L'information devrait distinguer ce qui ressort de chacun des piliers 1, 2 et 3</p><p>&nbsp;</p><p><em>Question 13&nbsp;: L'UE devrait-elle &eacute;laborer une strat&eacute;gie commune relative aux options par d&eacute;faut en mati&egrave;re de participation et de choix de placement?</em></p><p>&nbsp;</p><p>Ce n'est pas le r&ocirc;le de l'UE. Une telle mesure engendrerait des risques de comportement procycliques.</p><p>&nbsp;</p><p>***</p><ul><li><strong>Am&eacute;liorer les statistiques de l'UE sur les retraites &nbsp;</strong></li></ul><p><strong><br /></strong></p><ul><li><strong>Am&eacute;liorer la gouvernance de la politique des retraites au niveau de l'UE.</strong></li></ul><p>&nbsp;</p><p><em>Question 14&nbsp;: Le cadre de coordination strat&eacute;gique au niveau de l'UE devrait-il &ecirc;tre renforc&eacute;? Si oui, quels &eacute;l&eacute;ments devraient &ecirc;tre renforc&eacute;s pour am&eacute;liorer la conception et l'application de la politique des retraites selon une approche int&eacute;gr&eacute;e? La cr&eacute;ation d'une plateforme de suivi int&eacute;gr&eacute; de l'ensemble des aspects de la politique des retraites constituerait-elle un &eacute;l&eacute;ment de la solution?</em></p><p>&nbsp;</p><p>Oui, par le truchement de l'IORPA (CEIOPS).</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><em>&nbsp;</em></p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_499</link>
  <pubDate>Mon, 13 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_499</guid></item><item><title><![CDATA[ Communiqué de presse de l'Institut des actuaires]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p><strong><br /></strong></p><p><em>7 mars 2011</em></p><p><strong>GESTION DES RISQUES, DEUX ACTUAIRES FRAN&Ccedil;AIS A L'EIOPA</strong></p><p>L'EIOPA (European Insurance and Occupational Pensions Authority) est la nouvelle Autorit&eacute; europ&eacute;enne de supervision dans le domaine de l'assurance et de la retraite professionnelle en remplacement du CEIOPS. Sa cr&eacute;ation, en janvier 2011, faisait suite au rapport command&eacute; par la Commission europ&eacute;enne sur la stabilit&eacute; financi&egrave;re et dirig&eacute; par Jacques de la Rosi&egrave;re. Elle proposera notamment &agrave; la commission europ&eacute;enne les nouvelles r&eacute;glementations en mati&egrave;re de fonds de pension et d'assurances. La nouvelle Autorit&eacute; europ&eacute;enne aura aussi la t&acirc;che d'assumer la bonne mise en oeuvre de Solvabilit&eacute; 2.</p><p>Cet organisme vient de rendre publique la composition de ses Comit&eacute;s Consultatifs, appel&eacute;s aussi Stakeholder Groups.</p><p>Figurent notamment parmi les personnalit&eacute;s retenues :</p><ul><li><strong>Thomas B&eacute;har</strong>, ancien Pr&eacute;sident de l'Institut des Actuaires et membre du Comit&eacute; Ex&eacute;cutif de l'Association Actuarielle Internationale comme membre de son Insurance and Reinsurance Stakeholder Group, au titre de l'actuariat ;</li><li><strong>R&eacute;gis de Laroulli&egrave;re</strong>, Directeur de l'Institut des Actuaires, comme membre de son Occupational Pensions Stakeholder Group, au titre de personnalit&eacute; qualifi&eacute;e.En apprenant ces nominations, M. Fabrice Sauvignon, Pr&eacute;sident de l'Institut des Actuaires, a d&eacute;clar&eacute; : <em>&laquo; Je me f&eacute;licite que l'EIOPA ait retenu, sur proposition de l'Institut des Actuaires, de grands professionnels du risque et d'&eacute;minents membres de la profession actuarielle. Je me r&eacute;jouis que l'actuariat fran&ccedil;ais soit &agrave; cette occasion &agrave; nouveau reconnu, tant dans sa comp&eacute;tence que dans sa contribution &agrave; l'int&eacute;r&ecirc;t public au niveau international. La repr&eacute;sentation des actuaires dans ce groupe est une illustration suppl&eacute;mentaire du r&ocirc;le central que sont appel&eacute;s &agrave; jouer les actuaires dans la gestion des risques en Europe et dans le monde&raquo;.</em></li></ul><p><strong>Thomas B&eacute;har </strong>est directeur comptable France de CNP Assurances. Ancien Pr&eacute;sident de l'Institut des actuaires (2006-2010), il est membre du Comit&eacute; ex&eacute;cutif de l'Association Actuarielle Internationale.</p><p>Ancien &eacute;l&egrave;ve de l'Ecole Polytechnique, dipl&ocirc;m&eacute; de l'ENSAE et actuaire qualifi&eacute; de l'Institut des Actuaires, il a d&eacute;but&eacute; sa carri&egrave;re en tant que commissaire contr&ocirc;leur des assurances en 1995. Il rejoint la Caisse des D&eacute;p&ocirc;ts en 1999 puis CNP Assurances en 2002. Il codirige la Commission solvabilit&eacute; 2 de l'Institut des actuaires et est membre du Comit&eacute; Freedom and Professionalism et de la Standards Project team du Groupe Consultatif Actuariel Europ&eacute;en. Thomas BEHAR enseigne &eacute;galement en actuariat d'assurances au Centre d'Etudes Actuarielles, &agrave; l'ENSAE, &agrave; l'ISUP (Paris VI) et &agrave; Paris Dauphine.</p><p><strong>R&eacute;gis de Laroulli&egrave;re </strong>est actuellement directeur de l'Institut des Actuaires et l'Institut du Risk Management. Il est ancien du Tr&eacute;sor et de l'UAP. En 1997, il est appel&eacute; &agrave; la Direction G&eacute;n&eacute;rale du Cr&eacute;dit Foncier de France. Il rejoint M&eacute;d&eacute;ric en 2000 pour en &ecirc;tre nomm&eacute; Directeur G&eacute;n&eacute;ral, puis D&eacute;l&eacute;gu&eacute; G&eacute;n&eacute;ral, et D&eacute;l&eacute;gu&eacute; G&eacute;n&eacute;ral du GPP Malakoff-M&eacute;d&eacute;ric. Il a &eacute;t&eacute; membre de la Commission Sup&eacute;rieure de la CNP et administrateur de nombreuses soci&eacute;t&eacute;s dont les MMA et le Journal Le Monde. Il est membre de l'Institut Fran&ccedil;ais des Administrateurs, administrateur du Centre des Professions Financi&egrave;res et Pr&eacute;sident du Club des Dirigeants d'Assurances et de Mutuelles. Il enseigne l'Assurance &agrave; l'Universit&eacute; de Dauphine.</p><p><em>Relations M&eacute;dia : Cclarisse Intelligence M&eacute;dia Clarisse Coufourier - Marc S&eacute;mof 10 rue M&eacute;d&eacute;ric - 75017 Paris&nbsp;&nbsp;&nbsp; T&eacute;l : 0144016060 - 0609182658 </em><em>clarisse@cclarisse.com</em></p><p>&nbsp;</p><p><em><br /></em></p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_500</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_500</guid></item><item><title><![CDATA[ Le Perfectionnement professionnel continu (PPC)]]> 
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<description><![CDATA[ <p><span>E</span>n France, comme partout ailleurs&nbsp;dans le monde, la profession&nbsp;actuarielle est confront&eacute;e &agrave; d&rsquo;importantes&nbsp;&eacute;volutions. D&rsquo;une part, dans un&nbsp;contexte de crise et de questionnement&nbsp;sur la p&eacute;rennit&eacute; de nos syst&egrave;mes, les&nbsp;d&eacute;cideurs et le grand public manifestent&nbsp;une pr&eacute;occupation accrue pour l&rsquo;anticipation&nbsp;et l&rsquo;&eacute;valuation du risque. D&rsquo;autre&nbsp;part, avec l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur des directives&nbsp;Solvabilit&eacute; II ou B&acirc;le III, le risque est plac&eacute;&nbsp;au centre des exigences r&eacute;glementaires et&nbsp;de la gouvernance des entreprises. Ces&nbsp;mutations rapides se traduisent, pour les professionnels du risque que sont les actuaires, par l&rsquo;imp&eacute;ratif&nbsp;de maintenir leurs expertises et leurs&nbsp;comp&eacute;tences techniques au niveau&nbsp;attendu par le march&eacute;.</p><p>Prenant acte de cette incontournable&nbsp;r&eacute;alit&eacute;, l&rsquo;Institut des actuaires a mis en&nbsp;place au 1<span>er </span>janvier 2010, pour ses membres, un dispositif de&nbsp;Perfectionnement professionnel continu&nbsp;(PPC), inspir&eacute; de certains exemples internationaux. Ainsi, &agrave; partir du 1<span>er </span>janvier 2013, une&nbsp;certification de l&rsquo;Institut des actuaires, v&eacute;ritable &laquo; label &raquo; individuel, renouvelable annuellement, attestera de leur d&eacute;marche effective de d&eacute;veloppement professionnel.&nbsp;</p><p>A partir de cette date, l&rsquo;annuaire et le Tableau des actuaires membres de&nbsp;l&rsquo;Institut comprendront donc trois cat&eacute;gories principales :</p><ul><li>les actuaires&nbsp;associ&eacute;s ;</li><li>les actuaires simplement qualifi&eacute;s ;</li><li>les actuaires qualifi&eacute;s&nbsp;et certifi&eacute;s (Actuaires certifi&eacute;s de l&rsquo;Institut des actuaires, ou ACIA).</li></ul><p>Adapt&eacute;e au montant du Droit individuel &agrave; la formation (DIF), la norme PPC&nbsp;requiert la validation de l&rsquo;&eacute;quivalent de trois jours de formation par an&nbsp;(soit 20 heures). R&eacute;alisable dans des domaines vari&eacute;s &ndash; la norme d&eacute;finit de&nbsp;nombreuses activit&eacute;s professionnalisantes &ndash;, en interne, aupr&egrave;s d&rsquo;organismes&nbsp;de formation, ou m&ecirc;me de l&rsquo;Institut. La&nbsp;norme&nbsp;PPC de l&rsquo;Institut des actuaires se veut ainsi conforme aux besoins de la&nbsp;profession, flexible, et accessible &agrave; tous.</p><p>Pour t&eacute;l&eacute;charger la norme PPC, cliquez <a href="http://www.institutdesactuaires.com/docs/2010353165310_NormedecertificationV2.pdf">ICI</a>.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_558</link>
  <pubDate>Thu, 21 Jul 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_558</guid></item><item><title><![CDATA[ LOrsa au sein de Solvabilité II : quand la réglementation est source dopportunités]]> 
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<description><![CDATA[ <p><img title="p33_gildasrobert_150" src="../images/upload/p33_gildasrobert_150.jpg" alt="p33_gildasrobert_150" width="150" height="150" /></p><h2>Gildas Robert</h2><h3>Senior manager, Practice leader Solvabilit&eacute; II chez Optimind.</h3><p>&nbsp;</p><p>Solvabilit&eacute; II donne lieu &agrave; une refonte g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;appr&eacute;ciation de la solvabilit&eacute; des assureurs. Son entr&eacute;e en vigueur, pr&eacute;vue pour le 1<sup>er</sup> janvier&nbsp;2013, constitue une r&eacute;volution par le passage &agrave; une vision &eacute;conomique du bilan. Son caract&egrave;re novateur s&rsquo;exprime aussi par sa structure en trois piliers disposant d&rsquo;exigences quantitatives, qualitatives et d&rsquo;une communication financi&egrave;re renforc&eacute;e. La solvabilit&eacute; n&rsquo;est plus seulement une affaire de fonds propres, mais un v&eacute;ritable processus de responsabilisation o&ugrave; l&rsquo;assureur doit ma&icirc;triser ses activit&eacute;s par l&rsquo;interm&eacute;diaire d&rsquo;un syst&egrave;me de gestion et de pilotage des risques adapt&eacute;.</p><p>&nbsp;</p><p>L&rsquo;assureur doit proc&eacute;der, p&eacute;riodiquement et &agrave; chaque modification substantielle de son profil de risque, &agrave; une &eacute;valuation interne des risques et de la solvabilit&eacute;. L&rsquo;Orsa se d&eacute;finit comme l&rsquo;ensemble des processus contribuant &agrave; l&rsquo;&eacute;valuation r&eacute;guli&egrave;re du besoin global de solvabilit&eacute; interne &agrave; l&rsquo;entreprise, faisant partie int&eacute;grante de la strat&eacute;gie commerciale et tenant compte du profil de risque sp&eacute;cifique de l&rsquo;assureur.</p><p>&nbsp;</p><p>L&rsquo;Orsa est donc un outil int&eacute;gr&eacute; de gestion des risques traduisant les impacts des orientations strat&eacute;giques sur la solvabilit&eacute; actuelle et future. Les exigences relatives &agrave; l&rsquo;Orsa fixent les grands principes et laissent volontairement une grande libert&eacute; d&rsquo;interpr&eacute;tation pour la mise en &oelig;uvre effective des processus.</p><p>L&rsquo;Orsa doit refl&eacute;ter le profil de risque de chaque assureur en permettant de s&rsquo;affranchir des r&egrave;gles propres au pilier&nbsp;I allant des m&eacute;thodologies d&rsquo;&eacute;valuation des capitaux r&eacute;glementaires &agrave; la d&eacute;finition de la solvabilit&eacute;.</p><p>Cette identification du profil de risque propre de la compagnie est la cl&eacute; de vo&ucirc;te d&rsquo;une gouvernance efficace. En s&rsquo;appuyant sur l&rsquo;Orsa, l&rsquo;entreprise pourra mettre en &eacute;vidence des risques additionnels, envisager des mesures de risque alternatives en vue d&rsquo;une bascule vers un mod&egrave;le plus complet ou encore prendre en compte de mani&egrave;re plus approfondie les programmes de r&eacute;assurance, notamment pour ce qui est des trait&eacute;s de r&eacute;assurance non proportionnels.</p><p>&nbsp;</p><p>L&rsquo;objectif pour l&rsquo;assureur est d&rsquo;&ecirc;tre en mesure de construire des indicateurs propres &agrave; ses besoins internes en vue d&rsquo;am&eacute;liorer le reporting et le suivi des risques suivant une approche agr&eacute;g&eacute;e et prospective de la solvabilit&eacute;.</p><p>Pour ce faire, le conseil d&rsquo;administration sera amen&eacute; &agrave; d&eacute;finir son app&eacute;tence au risque : le niveau cible agr&eacute;g&eacute; de risque permettant &agrave; la fois d&rsquo;atteindre les objectifs de croissance et de rentabilit&eacute;, tout en conservant un niveau jug&eacute; acceptable de solvabilit&eacute;. Cette app&eacute;tence devra ensuite &ecirc;tre allou&eacute;e sur chaque risque dans l&rsquo;optique de d&eacute;finir des limites op&eacute;rationnelles permettant &agrave; chaque direction d&rsquo;inscrire son activit&eacute; quotidienne dans le respect de la strat&eacute;gie de gestion des risques. En identifiant les &eacute;l&eacute;ments susceptibles d&rsquo;affecter la solvabilit&eacute; actuelle et future, l&rsquo;Orsa offre ainsi l&rsquo;opportunit&eacute; &agrave; l&rsquo;assureur de r&eacute;agir promptement et efficacement au contexte &eacute;conomique.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Mai 2011</strong></p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_541</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_541</guid></item><item><title><![CDATA[ Risque acceptable : lurgence dun débat public ? ]]> 
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<description><![CDATA[ <p><img title="p32_groupe_450" src="../images/upload/p32_groupe_450.jpg" alt="p32_groupe_450" width="450" height="304" /></p><h2>Pierre Picard</h2><h3>Professeur &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole polytechnique.</h3><h2>Jean-Marie Nessi</h2><h3>Membre agr&eacute;g&eacute; de l&rsquo;Institut des actuaires.</h3><h2>Pierre Michel</h2><h3>Directeur g&eacute;n&eacute;ral adjoint de la Caisse centrale de r&eacute;assurance, actuaire qualifi&eacute; membre de l&rsquo;Institut des actuaires.</h3><p>&nbsp;</p><p>Qu&rsquo;ont en commun la temp&ecirc;te Xynthia, le d&eacute;bat sur la d&eacute;pendance, la crise financi&egrave;re, les OGM ou encore le changement climatique&nbsp;? La r&eacute;ponse est : la culture du risque. &Agrave; y regarder de plus pr&egrave;s, le n&oelig;ud du probl&egrave;me r&eacute;side dans l&rsquo;appr&eacute;hension des risques extr&ecirc;mes.</p><p>Pourtant, &eacute;voluant sans cesse, difficiles &agrave; objectiver, ils sont largement pass&eacute;s sous silence. Sous l&rsquo;angle &eacute;conomique, le d&eacute;ficit de culture du risque se traduit par l&rsquo;absence de mesures de pr&eacute;vention efficaces, aboutissant &agrave; un co&ucirc;t sup&eacute;rieur pour les acteurs concern&eacute;s, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des personnes expos&eacute;es (particuliers, entreprises, collectivit&eacute;s), des op&eacute;rateurs &agrave; l&rsquo;origine des produits, ouvrages ou techniques qui conditionnent le niveau de risque, des assureurs ou, enfin, des pouvoirs publics. Ces derniers interviennent en tant que r&eacute;gulateurs et garants de la solidarit&eacute;.</p><p>&nbsp;</p><p>La culture du risque comporte notamment un aspect individuel &ndash;&nbsp;avoir conscience de son exposition&nbsp;&ndash; et un aspect collectif &ndash;&nbsp;articuler de mani&egrave;re performante les interventions de tous. Ce constat conduit &agrave; op&eacute;rer une distinction entre les risques av&eacute;r&eacute;s et les risques &eacute;mergents, car ces deux aspects se diff&eacute;rencient nettement.</p><p>Du c&ocirc;t&eacute; des risques av&eacute;r&eacute;s, par exemple les catastrophes naturelles ou encore les bulles financi&egrave;res, chacun peut en principe s&rsquo;informer sur sa propre exposition au risque et la percevoir de mani&egrave;re &laquo;&nbsp;objective&nbsp;&raquo;. Observables et mesurables, ces risques peuvent &ecirc;tre analys&eacute;s par des mod&egrave;les qui, en d&eacute;pit de leurs imperfections, permettent d&rsquo;envisager de mani&egrave;re concr&egrave;te des &eacute;v&eacute;nements extr&ecirc;mes possibles mais pas encore survenus (ou bien oubli&eacute;s).</p><p>C&rsquo;est le domaine de l&rsquo;actuariat et de l&rsquo;assurance, dont le r&ocirc;le est central&nbsp;: quantifier le co&ucirc;t du risque, proposer des couvertures et faire ainsi entrer le risque dans le calcul &eacute;conomique. Des signaux-prix se forment, permettant &agrave; chaque agent d&rsquo;agir sur son exposition dans la limite des moyens &agrave; sa disposition. Les pouvoirs publics restent importants, puisqu&rsquo;ils imposent ou encouragent des mesures de pr&eacute;vention. Ils r&eacute;gulent l&rsquo;intervention des parties prenantes et mettent en &oelig;uvre des m&eacute;canismes de solidarit&eacute; envers ceux qui peuvent difficilement &eacute;chapper au risque.</p><p>&nbsp;</p><p>Les risques &eacute;mergents sont diff&eacute;rents. Que l&rsquo;on pense, par exemple, aux OGM ou au changement climatique, l&rsquo;information est ici r&eacute;serv&eacute;e&nbsp;: seuls les experts savent caract&eacute;riser le risque de mani&egrave;re correcte. On peut avoir l&rsquo;id&eacute;e de mesures de pr&eacute;caution susceptibles de fonctionner, mais sans &ecirc;tre s&ucirc;r qu&rsquo;elles soient ni n&eacute;cessaires, ni suffisantes. D&rsquo;o&ugrave; une interaction &eacute;troite, et pas toujours transparente, entre experts, lobbys et prise de d&eacute;cision collective.</p><p>C&rsquo;est le domaine du principe de pr&eacute;caution et de la l&eacute;gislation. Le r&ocirc;le de l&rsquo;&Eacute;tat est central&nbsp;: d&eacute;gager, &agrave; partir des arguments des experts et des lobbys, une position d&rsquo;&eacute;quilibre assum&eacute;e collectivement dans un environnement incertain. En attendant que le risque soit mieux cern&eacute;, l&rsquo;&Eacute;tat trace la limite entre les produits, techniques et activit&eacute;s autoris&eacute;s et ceux qui sont interdits. Il organise la formation, la diffusion et la bonne compr&eacute;hension des avis des experts.</p><p>Mais tout cela ne donne pas de garantie absolue et le risque continue &agrave; exister tout en &eacute;tant incompl&egrave;tement compris. Les agents &eacute;conomiques conser-vent une marge de man&oelig;uvre en de&ccedil;&agrave; des limites fix&eacute;es par la l&eacute;gislation, et c&rsquo;est pourquoi les assureurs restent des acteurs importants. Lors-qu&rsquo;ils couvrent un risque &eacute;mergent en dommages ou en responsabilit&eacute;, ils donnent un prix &agrave; ce que les &eacute;conomistes appellent l&rsquo;ambigu&iuml;t&eacute;, ce qui permet de faire entrer l&rsquo;incertitude li&eacute;e aux risques &eacute;mergents dans le calcul &eacute;conomique classique. Au fil du temps, les connaissances s&rsquo;affinent, la prime d&rsquo;ambigu&iuml;t&eacute; se r&eacute;duit et la tarification se rapproche de celle du risque av&eacute;r&eacute;. Si, a contrario, les assureurs excluent un risque &eacute;mergent des contrats, cela sugg&egrave;re que ce risque doit &ecirc;tre r&eacute;gul&eacute; car les m&eacute;canismes de march&eacute; sont d&eacute;faillants &agrave; lui donner un prix.</p><p>&nbsp;</p><p>Dans ce contexte o&ugrave; se m&ecirc;lent risques av&eacute;r&eacute;s et risques &eacute;mergents, il est strat&eacute;gique pour les assureurs qu&rsquo;ils jouent pleinement leur r&ocirc;le en proposant des couvertures pour tous les risques assurables. Cela d&eacute;pend d&rsquo;abord d&rsquo;eux-m&ecirc;mes, de leur volont&eacute; d&rsquo;innover, mais aussi des r&eacute;gulateurs, car la r&eacute;glementation prudentielle exerce une influence structurante.</p><p>Enfin, un th&egrave;me traverse en filigrane l&rsquo;ensemble du sujet de la culture du risque&nbsp;: celui du risque acceptable. Tant qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas d&eacute;fini le risque acceptable, la soci&eacute;t&eacute; ne peut ni calibrer les mesures de pr&eacute;vention qu&rsquo;elle a besoin de prendre, ni assigner &agrave; chacun son r&ocirc;le, ni responsabiliser les agents &eacute;conomiques, ni m&ecirc;me r&eacute;agir de mani&egrave;re efficace &agrave; la survenance d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement. Un d&eacute;bat public sur cet enjeu est urgent et les assureurs auront une contribution &agrave; y apporter.</p><h5>Mai 2011</h5>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_540</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_540</guid></item><item><title><![CDATA[ Risques émergents : La modélisation actuarielle de ce type de risques reste très peu abordée" ]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p><img title="p29_eric_lecoeur_150" src="../images/upload/p29_eric_lecoeur_150.jpg" alt="p29_eric_lecoeur_150" width="150" height="150" /></p><h2>&Eacute;ric Lec&oelig;ur</h2><h3>Directeur de l&rsquo;Actuariat Groupe de Scor, membre  qualifi&eacute; de l&rsquo;Institut des actuaires, Fellow of the Institute of  Actuaries, membre du conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;Institut des  actuaires. Il est coauteur du livre Provisionnement technique en  assurance non-vie (Economica, 2007) et a particip&eacute; entre autres &agrave;  l&rsquo;ouvrage La R&eacute;assurance, Approche technique (Economica, 2003).</h3><p>La litt&eacute;rature actuelle aborde tr&egrave;s souvent la probl&eacute;matique des risques &eacute;mergents, sous l&rsquo;angle des sciences physiques ou &eacute;conomiques, voire m&ecirc;me parfois sous un angle philosophique. Tr&egrave;s peu d&rsquo;articles traitent de la mod&eacute;lisation actuarielle de ce type de risques, potentiellement g&eacute;n&eacute;rateurs d&rsquo;une sinistralit&eacute; significativement sous-estim&eacute;e et/ou non anticip&eacute;e &agrave; la date de leur souscription et d&eacute;clar&eacute;e tardivement. &Agrave; l&rsquo;origine de ce manque, on trouverait sans doute les &eacute;volutions des mod&eacute;lisations math&eacute;matiques, qui sont souvent en retard par rapport aux innovations technologiques. De plus, l&rsquo;actuaire est quelque peu d&eacute;pourvu face au manque d&rsquo;exp&eacute;rience statistique exploitable, au format parfois tr&egrave;s qualitatif de l&rsquo;information et &agrave; son asym&eacute;trie.</p><p>&nbsp;</p><p>Cependant, toute approche de mod&eacute;lisation de ces risques ne peut &ecirc;tre mise en place sans faire au pr&eacute;alable une analyse, dans le cadre d&rsquo;une politique de risk management globale, de la source des risques &eacute;mergents, qui pourra &ecirc;tre identifi&eacute;e &agrave; l&rsquo;aide de cartographies construites par exemple gr&acirc;ce &agrave; la m&eacute;thode &laquo;&nbsp;Pestel&nbsp;&raquo; (politique, &eacute;conomique, social, technologique, environnemental et l&eacute;gislatif, m&eacute;thode appliqu&eacute;e par le Forum &eacute;conomique mondial).</p><p>&nbsp;</p><p>En ce qui concerne la mod&eacute;lisation et &agrave; titre d&rsquo;exemple, l&rsquo;observation du pass&eacute; et l&rsquo;analyse des sinistres amiante de la fin des ann&eacute;es 1980 ainsi que la large base de donn&eacute;es collect&eacute;es lors des diff&eacute;rents proc&egrave;s retentissants aux &Eacute;tats-Unis, notamment contre la soci&eacute;t&eacute; Johns Manville Corporation, nous apprennent deux choses :</p><ol><li>les pr&eacute;visions effectu&eacute;es &agrave; l&rsquo;&eacute;poque se sont toutes r&eacute;v&eacute;l&eacute;es fausses&nbsp;;</li><li>une mod&eacute;lisation a posteriori par une courbe en S de la fr&eacute;quence et/ou de la s&eacute;v&eacute;rit&eacute; cumul&eacute;e se r&eacute;v&egrave;le ad&eacute;quate, comme le confirment des tests d&rsquo;ajustement. Cette m&eacute;thode de plus se r&eacute;v&egrave;le ais&eacute;e &agrave; mettre en &oelig;uvre.</li></ol><p>La forme analytique g&eacute;n&eacute;rale de la fonction ayant un graphique en forme de S est :</p><p><em><strong>y = signe(x-b).s.(|x-b|)<sup>p</sup>+c</strong></em></p><p>avec l&rsquo;axe des abscisses x repr&eacute;sentant les p&eacute;riodes calendaires et l&rsquo;axe des ordonn&eacute;es y repr&eacute;sentant indiff&eacute;remment soit les montants cumul&eacute;s des sinistres soit leur nombre. Les quatre param&egrave;tres de cette courbe repr&eacute;sentent successivement&nbsp;:</p><p>b = date &agrave; laquelle appara&icirc;t son point d&rsquo;inflexion&nbsp;;</p><p>s = constante positive qui d&eacute;termine son amplitude&nbsp;;</p><p>p = nombre compris entre 0 et 1 (g&eacute;n&eacute;ralement s&eacute;lectionn&eacute; dans la famille des fractions 1/3, 1/5, 3/5, 1/7, 3/7, 5/7&hellip;.) qui d&eacute;termine sa forme&nbsp;;</p><p>c = montant ou nombre cumul&eacute; au point d&rsquo;inflexion b qui translate la courbe par rapport &agrave; l&rsquo;axe des abscisses (il est choisi de mani&egrave;re &agrave; ce que l&rsquo;ordonn&eacute;e soit z&eacute;ro &agrave; la premi&egrave;re p&eacute;riode calendaire).</p><p>Cette fonction, divergente lorsque x tend vers l&rsquo;infini, impose le choix d&rsquo;une troncature pour les grandes valeurs de x. Classiquement, cette troncature pourra &ecirc;tre le point &agrave; partir duquel les incr&eacute;ments de la courbe sont suffisamment petits. Cette mod&eacute;lisation &eacute;tant pos&eacute;e, c&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; ce moment que l&rsquo;actuaire est confront&eacute; &agrave; l&rsquo;incertitude de la connaissance des param&egrave;tres (b, s, p, c) pr&eacute;cit&eacute;s et s&rsquo;oriente naturellement, et par d&eacute;faut, vers la production de sc&eacute;narios des possibles.</p><p>&nbsp;</p><p>D&rsquo;autres mod&eacute;lisations furent test&eacute;es, comme les fonctions Gamma ou Arc tangente, ainsi que des approches par &eacute;quations diff&eacute;rentielles (K. Fleming)<sup>1</sup> dont la solution n&rsquo;est autre que la courbe logistique. Cependant ces mod&eacute;lisations s&rsquo;ajustaient moins efficacement aux donn&eacute;es.</p><p>La th&eacute;orie des valeurs extr&ecirc;mes permettant de simuler des &eacute;v&eacute;nements non observ&eacute;s, ainsi que la th&eacute;orie bay&eacute;sienne peuvent trouver &eacute;galement dans ce cadre une application. La m&eacute;thode bay&eacute;sienne pourra &ecirc;tre aliment&eacute;e par des jugements d&rsquo;experts d&eacute;termin&eacute;s en utilisant la m&eacute;thode Delphi, approche it&eacute;rative permettant de mettre en &eacute;vidence une convergence d&rsquo;opinion sur des zones d&rsquo;incertitudes en vue d&rsquo;une aide &agrave; la d&eacute;cision.</p><p>Tout cela ouvre un vaste champ de sujets de travaux actuariels, surtout lorsque l&rsquo;on sait que certains de ces risques peuvent &ecirc;tre corr&eacute;l&eacute;s les uns aux autres de fa&ccedil;on non lin&eacute;aire.</p><p>&nbsp;</p><p>En conclusion, si tous les cahiers des r&egrave;gles professionnelles ainsi que les nouvelles normes r&eacute;glementaires mentionnent clairement que l&rsquo;actuaire se doit de bien d&eacute;finir le cadre et les limites de sa mod&eacute;lisation, il n&rsquo;en demeure pas moins que les directions g&eacute;n&eacute;rales ont besoin de conna&icirc;tre l&rsquo;impact potentiel sur les comptes de l&rsquo;entreprise de ces risques et ne peuvent se satisfaire d&rsquo;une incertitude du second ordre. Ces risques sont certes difficilement mod&eacute;lisables au sens classique du terme. Ainsi, lors de la tarification, ils ne sont que trop rarement pris en compte. Ils sont donc couverts&hellip; gratuitement, le droit &eacute;tant bien souvent favorable aux assur&eacute;s. Une possibilit&eacute; pourrait &ecirc;tre d&rsquo;exclure contractuellement ces risques, pla&ccedil;ant potentiellement la compagnie hors march&eacute;, ou alternativement de se couvrir sur les march&eacute;s financiaers.</p><p>De plus, la provision pour &eacute;galisation n&rsquo;&eacute;tant plus d&rsquo;actualit&eacute; en normes IFRS, l&rsquo;assureur ou le r&eacute;assureur n&rsquo;ont plus que leur capital pour absorber ces risques s&rsquo;ils se mat&eacute;rialisaient&nbsp;; or le capital est une ressource rare dont la r&eacute;tribution est sup&eacute;rieure &agrave; celle des r&eacute;serves. Ne faudrait-il donc pas r&eacute;introduire la provision pour &eacute;galisation, sous une autre forme, et &eacute;largir son champ aux risques &eacute;mergents ?</p><p>&nbsp;</p><p>Les opinions exprim&eacute;es dans cet article n&rsquo;engagent que son auteur.<br /> Mai 2011</p><p>&nbsp;</p><address>1. &ldquo;A Discussion of Loss Estimates Using S-Curves: Environmental and Mass Tort Liabilities&rdquo;, by Kirk G. Fleming, FCAS, MAAA, CAS Forum, Summer 2003</address><address><br /></address><p>Site web&nbsp;: <a href="http://www.casact.org/pubs/forum/03sforum/" target="_blank">http://www.casact.org/pubs/forum/03sforum/</a></p>]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_539</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_539</guid></item><item><title><![CDATA[ Des dégradations en cascade, trop brutales?]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p><img title="actuariel2graph_ratings-dettes_450" src="../images/upload/actuariel2graph_ratings-dettes_450.gif" alt="actuariel2graph_ratings-dettes_450" width="450" height="300" /></p><p>La surr&eacute;activit&eacute; qui a caract&eacute;ris&eacute; les agences Moody&rsquo;s et S&amp;P lors de la crise de la dette europ&eacute;enne cet &eacute;t&eacute; a ranim&eacute; le d&eacute;bat sur leur cr&eacute;dibilit&eacute;. Le cas de la Gr&egrave;ce, pass&eacute;e de A+ &agrave; C en moins de deux ans, avait d&eacute;j&agrave; fait la Une de l&rsquo;actualit&eacute;; le Portugal, l&rsquo;Irlande et, dans une moindre mesure l&rsquo;Italie et l&rsquo;Espagne ont &eacute;galement vu leur note souveraine &ecirc;tre brutalement d&eacute;grad&eacute;e de plusieurs crans. La seule crise &eacute;conomique ne suffit pas &agrave; expliquer de telles chutes de note. Des questions essentielles reviennent alors&nbsp;: &agrave; d&eacute;faut d'anticiper, les agences de notation sont-elles vraiment en mesure d'&eacute;valuer la situation des &Eacute;tats? Ont-elles les bonnes m&eacute;thodes? Doit-on continuer de les &eacute;couter?</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_570</link>
  <pubDate>Mon, 26 Sep 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_570</guid></item><item><title><![CDATA[ Les agences de notation tentées de protéger leur nation?]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p><img title="actuariel2graph_agences-notation_450" src="../images/upload/actuariel2graph_agences-notation_450.gif" alt="actuariel2graph_agences-notation_450" width="450" height="320" /></p><p>&nbsp;</p><p><img title="actuariel2graph_dettes-publiques_450" src="../images/upload/actuariel2graph_dettes-publiques_450.gif" alt="actuariel2graph_dettes-publiques_450" width="450" height="300" /></p><p>&nbsp;</p><p>La comparaison des notations avec la situation des dettes souveraines s&egrave;me une fois de plus le doute sur la notation des agences. En d&eacute;pit d&rsquo;une hausse vertigineuse de la dette am&eacute;ricaine et, dans une moindre mesure, de celles de l&rsquo;Allemagne et de la France, les trois principales agences anglo-saxonnes, Standard &amp; Poor&rsquo;s, Moody&rsquo;s et Fitch, attribuaient toujours &agrave; ces trois pays un triple A. Seule l&rsquo;agence chinoise Dagong semble davantage coller &agrave; la r&eacute;alit&eacute; en octroyant un simple A aux &Eacute;tats-Unis, un AA &agrave; la France et un AA+ &agrave; l&rsquo;Allemagne. &Agrave; l'inverse, en ce qui concerne la Chine, Dagong attribue un AA+ et les anglo-saxonnes un AA. Faut-il y voir l&rsquo;incapacit&eacute; id&eacute;ologique ou politique de &ldquo;mal noter&rdquo; son propre camp?</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_568</link>
  <pubDate>Mon, 26 Sep 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_568</guid></item><item><title><![CDATA[ Le mouvement actuariel ]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <p>&nbsp;</p><p>Le mouvement actuariel se compose d'un organisme professionnel, de fili&egrave;res de formation, d'associations amicales et d'organismes internationaux :</p><h3>1 organisme professionnel</h3><ul><li><p><strong>L'Institut des actuaires</strong></p></li></ul><h3>10 fili&egrave;res de formation d'actuaires&nbsp;reconnues par l'Institut des actuaires</h3><ul><li>L'<strong>Institut de science financi&egrave;re et d'assurances de l'Universit&eacute; de Lyon&nbsp;</strong>(ISFA)</li><li>L'<strong>Institut de statistiques de l'Universit&eacute; de Paris&nbsp;</strong>(ISUP)</li><li>L'<strong>Universit&eacute; de Strasbourg</strong></li><li>L'<strong>Euro-Institut d'Actuariat de l'Universit&eacute; de Brest&nbsp;</strong>(EURIA)</li><li>L'<strong>Universit&eacute; Paris Dauphine</strong></li><li>L'<strong>&Eacute;cole Nationale de la Statistique et de l'Administration &Eacute;conomique&nbsp;</strong>(ENSAE)</li><li>L'<strong>&Eacute;cole Sup&eacute;rieure des Sciences &Eacute;conomiques et Commerciales&nbsp;</strong>(ESSEC)</li><li>Le&nbsp;<strong>Conservatoire National des Arts et M&eacute;tiers&nbsp;</strong>(CNAM)</li><li>Le&nbsp;<strong>Centre d'&Eacute;tudes Actuarielles&nbsp;</strong>(CEA)</li><li>Le&nbsp;<strong>Coll&egrave;ge des Ing&eacute;nieurs</strong></li></ul><h3>4 associations amicales</h3><ul><li>L'<strong>Association des Actuaires dipl&ocirc;m&eacute;s de l'ISFA </strong>:&nbsp;Amicale des Actuaires de Lyon</li><li>L'<strong>Union Strasbourgeoise des Actuaires&nbsp;</strong>: Amicale des Actuaires de Strasbourg</li><li>L'<strong>Association des Actuaires de Bretagne&nbsp;</strong>: Amicale des Actuaires de Brest</li><li>L'<strong>Amicale des Actuaires de Paris</strong></li></ul><h3>2 organismes internationaux</h3><ul><li>L'<strong>AAI&nbsp;</strong>: Association Actuarielle Internationale</li><li>Le&nbsp;<strong>Groupe Consultatif Actuariel Europ&eacute;en</strong></li></ul><p>&nbsp;</p><p><span>&nbsp;</span></p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_495</link>
  <pubDate>Mon, 13 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_495</guid></item><item><title><![CDATA[ Australie : Les inondations liquident lancien modèle dassurance]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h4>Article publi&eacute; dans The Australian, quotidien australien, le 10 mai 2011</h4><h2>Les pertes des compagnies d&rsquo;assurances d&eacute;montrent clairement que le Queensland est la r&eacute;gion la plus expos&eacute;e aux inondations et autres catastrophes naturelles.</h2><p>Lors d&rsquo;inondations, la perte de vies humaines peut &ecirc;tre d&eacute;sastreuse et les co&ucirc;ts mat&eacute;riels calamiteux. Les &eacute;v&eacute;nements du d&eacute;but de l&rsquo;ann&eacute;e en t&eacute;moignent. Les fonds de reconstruction doivent &ecirc;tre r&eacute;partis de mani&egrave;re prudente, et des actions raisonnables s&rsquo;imposent pour att&eacute;nuer les risques de futures inondations.</p><p>Tirant profit d&rsquo;exp&eacute;riences &eacute;trang&egrave;res, il convient de r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; une action conjointe de financement public/priv&eacute;. C&rsquo;est ce qu&rsquo;exprime la proposition de l&rsquo;Institut australien des actuaires soumise &agrave; la Commission d&rsquo;enqu&ecirc;te du Queensland.</p><p>Les actuaires jouent un r&ocirc;le majeur en aidant les compagnies d&rsquo;assurances &agrave; fixer le prix des risques et &agrave; estimer le co&ucirc;t des inondations pour les assureurs et r&eacute;assureurs. D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de l&rsquo;Institut pour l&rsquo;enqu&ecirc;te et l&rsquo;audit du gouvernement f&eacute;d&eacute;ral sur l&rsquo;assurance catastrophes naturelles, pr&eacute;sid&eacute; par l&rsquo;actuaire senior John Trowbridge.</p><p>Le versement sans r&eacute;serve de compensations suite &agrave; un sinistre est susceptible d&rsquo;accro&icirc;tre le risque moral, puisqu&rsquo;il affaiblit les incitations &agrave; une r&eacute;duction des risques, &agrave; une limitation des pertes ou &agrave; une r&eacute;duction directe des pertes. Si, &agrave; la suite d&rsquo;une catastrophe naturelle, les citoyens s&rsquo;attendent &agrave; une indemnisation financ&eacute;e par les contribuables, ils risquent de n&eacute;gliger la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre responsables de leur propre gestion des risques.</p><p>&nbsp;</p><p>Nombre d&rsquo;Australiens sous-estiment ou ignorent le risque d&rsquo;inondation dans leur voisinage. Ainsi, une allocation prudente des indemnit&eacute;s peut inciter les propri&eacute;taires fonciers &agrave; r&eacute;duire leur exposition, ou les dissuader de s&rsquo;exposer davantage.</p><p>Pour promouvoir des normes de reconstruction ad&eacute;quates, il convient d&rsquo;adjoindre des clauses conditionnelles aux paiements compensatoires. Exemple : l&rsquo;indemnit&eacute; peut &ecirc;tre exclue pour des biens qui ne correspondent pas aux crit&egrave;res d&eacute;finis, tels que la date de construction ou une hauteur insuffisante du sol du b&acirc;timent. De m&ecirc;me, les indemnit&eacute;s pourraient &ecirc;tre conditionn&eacute;es &agrave; la volont&eacute; des propri&eacute;taires d&rsquo;entreprendre des travaux de r&eacute;novation susceptibles de r&eacute;duire les risques par la suite.</p><p>&nbsp;</p><p>La croissance d&eacute;mographique pousse les autorit&eacute;s &agrave; d&eacute;bloquer des terrains dans les zones inondables, ce qui explique en partie pourquoi les inondations r&eacute;centes ont caus&eacute; plus de d&eacute;g&acirc;ts que l&rsquo;inondation de Brisbane en 1974.</p><p>Il faut aussi faire en sorte d&rsquo;&eacute;viter des chantiers qui, favoris&eacute;s par les collectivit&eacute;s locales et les entreprises de BTP, sont susceptibles d&rsquo;accro&icirc;tre les co&ucirc;ts sociaux. Les projets retenus ne devraient pas &ecirc;tre de nature &agrave; inciter la construction d&rsquo;habitations non r&eacute;sistantes aux inondations dans des zones &agrave; risque.</p><p>Les mesures prises pour r&eacute;duire les inondations peuvent s&rsquo;av&eacute;rer plus efficaces que l&rsquo;indemnisation des dommages. Ceci peut inclure la construction de nouvelles digues et le rehaussement des digues existantes&nbsp;; l&rsquo;am&eacute;nagement de nouvelles lev&eacute;es et leur rehaussement, ainsi que d&rsquo;autres travaux publics tels que des canaux de d&eacute;viation et de drainage. L&rsquo;&Eacute;tat pourrait aussi racheter des propri&eacute;t&eacute;s &agrave; haut risque d&rsquo;inondation et augmenter la prime d&rsquo;assurance pour des installations &agrave; risque (infrastructures routi&egrave;res, habitations, etc.).</p><p>&nbsp;</p><p>Autres points noirs&nbsp;: l&rsquo;acc&egrave;s et le prix des assurances priv&eacute;es. En effet, si elles sont &eacute;valu&eacute;es en fonction des risques encourus, les primes en zone inondable seront tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;es, voire hors de prix, les assureurs pouvant m&ecirc;me d&eacute;cider de refuser la couverture.</p><p>Selon Bill Shorten, secr&eacute;taire adjoint du Tr&eacute;sor f&eacute;d&eacute;ral, l&rsquo;audit sur l&rsquo;assurance catastrophe naturelle du gouvernement f&eacute;d&eacute;ral sera guid&eacute; par le principe selon lequel &laquo;&nbsp;l&rsquo;intervention publique dans les march&eacute;s de l&rsquo;assurance n&rsquo;est justifi&eacute;e que lorsqu&rsquo;on constate une carence &eacute;vidente du march&eacute; &agrave; proposer une couverture appropri&eacute;e &agrave; un co&ucirc;t abordable&nbsp;&raquo;.</p><p>Notre proposition &agrave; la Commission d&rsquo;enqu&ecirc;te en appelle &agrave; la reconnaissance du caract&egrave;re local du risque d&rsquo;inondation, et prend note que, sans r&eacute;glementation ni intervention, le fardeau financier sera le plus &eacute;lev&eacute; dans les r&eacute;gions &agrave; risque. La couverture pourrait ainsi s&rsquo;av&eacute;rer inabordable ou impossible dans certaines r&eacute;gions.</p><p>Il s&rsquo;ensuit que, sans obligation de s&rsquo;assurer et/ou sans subventions publiques ou discriminations d&rsquo;ordre local, la situation actuelle de sous-assurance ou d&rsquo;absence d&rsquo;assurance assortie d&rsquo;un espoir d&rsquo;indemnisation aux frais du contribuable sera difficile &agrave; r&eacute;gler.</p><h2>Peter McCarthy</h2><h3>traduit par Jacob Arfwedson</h3><h5>Peter McCarthy pr&eacute;side l&rsquo;Institut des actuaires au sein du Comit&eacute; de pratique de l&rsquo;assurance d&rsquo;Australie.</h5>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_523</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_523</guid></item><item><title><![CDATA[ Kenya : un projet de loi sur lassurance qui accroît la demande dactuaires ]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h4>Article publi&eacute; dans le Nairobi Star, quotidien kenyan, le 20 avril 2011.</h4><p>C&rsquo;est un m&eacute;tier peu d&eacute;velopp&eacute; dans notre pays, mais il pourrait bient&ocirc;t devenir tr&egrave;s demand&eacute; si le projet de loi sur l&rsquo;assurance &eacute;tait adopt&eacute;.</p><p>Les actuaires &ndash; ceux qui calculent les risques et les primes d&rsquo;assurance &ndash; auront plus d&rsquo;offres d&rsquo;emploi puisque le projet de loi vise &agrave; obliger les compagnies d&rsquo;assurances &agrave; les solliciter pour chaque exercice comptable afin d&rsquo;&eacute;valuer l&rsquo;&eacute;tat financier de l&rsquo;entreprise. &laquo;&nbsp;La l&eacute;gislation propos&eacute;e est fond&eacute;e sur les principes de base de l&rsquo;assurance tels que d&eacute;finis par l&rsquo;Association internationale des superviseurs&nbsp;&raquo;, affirme le responsable de la r&eacute;glementation, Sammy Makeove, lors d&rsquo;un atelier sur le projet de loi organis&eacute; r&eacute;cemment &agrave; Nairobi.</p><p>&nbsp;</p><p>La l&eacute;gislation actuelle n&rsquo;impose la nomination d&rsquo;actuaires que pour des assurances de long terme, par exemple sur la vie. Le Code des assurances k&eacute;nyan stipule dans l&rsquo;article 57 (1, a) qu&rsquo;un assureur exer&ccedil;ant dans l&rsquo;assurance de long terme doit, au 31 d&eacute;cembre de chaque ann&eacute;e, quelles que soient les dispositions contraires, initier une enqu&ecirc;te sur ses conditions financi&egrave;res, en accord avec l&rsquo;article 58.</p><p>L&rsquo;article 81 (1) du projet de loi rend obligatoire pour tous les assureurs le recours &agrave; un actuaire habilit&eacute; par les autorit&eacute;s de r&eacute;gulation de l&rsquo;assurance pour chaque ann&eacute;e fiscale.</p><p>L&rsquo;article 81 (2) du projet stipule &eacute;galement que l&rsquo;actuaire nomm&eacute; doit &ecirc;tre membre de la soci&eacute;t&eacute; k&eacute;nyane des actuaires, ou d&rsquo;un organisme similaire reconnu par les autorit&eacute;s.</p><p>Cependant, l&rsquo;application de cette proposition devra faire face &agrave; des obstacles majeurs, &eacute;tant donn&eacute; que les actuaires qualifi&eacute;s sont tr&egrave;s peu nombreux au Kenya et que la plupart d&rsquo;entre eux ont opt&eacute; pour l&rsquo;expatriation vers des march&eacute;s d&rsquo;assurances plus d&eacute;velopp&eacute;s.</p><p>&laquo;&nbsp;Cela ne changera pas beaucoup le secteur, d&rsquo;abord parce que les actuaires dans ce pays sont form&eacute;s pour l&rsquo;assurance vie. Ensuite parce que les donn&eacute;es qu&rsquo;ils exploitent pour acc&eacute;der &agrave; la situation financi&egrave;re, fournies par la compagnie d&rsquo;assurances elle-m&ecirc;me, sont susceptibles d&rsquo;&ecirc;tre manipul&eacute;es dans certains cas pour &ecirc;tre conformes aux r&eacute;sultats d&eacute;sir&eacute;s&nbsp;&raquo;, nuance l&rsquo;agent d&rsquo;assurances Joakim Obolukhu.</p><p>&nbsp;</p><p>Dans un expos&eacute; devant la conf&eacute;rence des actuaires r&eacute;unis &agrave; Nairobi il y a deux&nbsp;ans, Tom Sitati (&agrave; l&rsquo;&eacute;poque directeur d&rsquo;Interbrand Sampson East Africa) a r&eacute;sum&eacute; ce que repr&eacute;sente son activit&eacute; au Kenya&nbsp;: &laquo;&nbsp;Lorsque j&rsquo;ai entendu parler pour la premi&egrave;re fois de la profession d&rsquo;actuaire, ce qui m&rsquo;a frapp&eacute; n&rsquo;est pas tant la complexit&eacute; de ce que font les professionnels que la raret&eacute; des actuaires en activit&eacute;.&nbsp;&raquo;</p><p>Les derni&egrave;res statistiques nationales publi&eacute;es sur le m&eacute;tier font &eacute;tat de moins de dix actuaires qualifi&eacute;s, de quarante actuaires partiellement qualifi&eacute;s et de plus de cinq cents &eacute;tudiants en formation dans trois universit&eacute;s publiques du pays. Ces donn&eacute;es font abstraction de ceux qui ont choisi de ne pas se pr&eacute;senter aux examens ouvrant droit &agrave; un dipl&ocirc;me d&rsquo;actuaire reconnu au niveau international.</p><h2>Lola Okulo</h2><h3>traduit par Jacob Arfwedson</h3>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_543</link>
  <pubDate>Wed, 15 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_543</guid></item><item><title><![CDATA[ Interview de Guan Jianzhong]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h3>l'actuariel : Que pensez-vous des notations de Standard &amp; Poor&rsquo;s, Moody&rsquo;s et Fitch?</h3><p>&nbsp;</p><p>Guan Jianzhong : Depuis toujours, elles utilisent le principe du &laquo;&nbsp;deux poids, deux mesures&nbsp;&raquo;. Le niveau de la dette am&eacute;ricaine augmente rapidement et va bient&ocirc;t d&eacute;passer son PIB. Sa solvabilit&eacute; r&eacute;elle continue de se d&eacute;t&eacute;riorer et sa volont&eacute; de remboursement s&rsquo;est nettement &eacute;mouss&eacute;e. Le fait d&rsquo;avoir recours &agrave; la planche &agrave; billets afin de transf&eacute;rer la dette contribue &agrave; alt&eacute;rer encore davantage les int&eacute;r&ecirc;ts des cr&eacute;anciers. Les trois agences ont choisi d&rsquo;ignorer ces faits et conservent la notation Triple&nbsp;A des &Eacute;tats-Unis1. En revanche, elles ont diminu&eacute; de mani&egrave;re significative la note des pays de l&rsquo;Eurozone, tels que la Gr&egrave;ce, l&rsquo;Espagne, le Portugal, etc., auxquels Moody&rsquo;s et Standard &amp; Poor&rsquo;s avaient auparavant accord&eacute; des &eacute;valuations de premier ordre. En r&eacute;alit&eacute;, la capacit&eacute; des &Eacute;tats-Unis &agrave; rembourser sa dette est devenue tr&egrave;s, tr&egrave;s faible. Cette observation &agrave; elle seule indique que ces agences cherchent &agrave; prot&eacute;ger les int&eacute;r&ecirc;ts des &Eacute;tats-Unis en exploitant leur position dominante et qu&rsquo;elles ont perdu tout semblant d&rsquo;impartialit&eacute; et d&rsquo;objectivit&eacute;. Par cons&eacute;quent, l&rsquo;utilisation de leurs informations de notation douteuses pour r&eacute;aliser des op&eacute;rations de cr&eacute;dit provoquera un d&eacute;r&egrave;glement du march&eacute;.</p><p>&nbsp;</p><h3>l'actuariel: Vous &ecirc;tes tr&egrave;s critique envers les agences de notation occidentales?</h3><p><br />G.J. : Je pense que les agences internationales de notation devraient garantir la s&eacute;curit&eacute; du syst&egrave;me financier mondial, au lieu de diffuser des informations qui leur sont profitables du point de vue de la protection des int&eacute;r&ecirc;ts de leur pays, car cela g&eacute;n&egrave;re des perturbations &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle non seulement europ&eacute;enne mais aussi plan&eacute;taire. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, les agences de notation am&eacute;ricaines adoptent une politique partiale. De l&rsquo;autre, les normes d&rsquo;&eacute;valuation sont cribl&eacute;es d&rsquo;erreurs. <br />Nous pouvons en tirer plusieurs conclusions. Les relations internes existant entre les diff&eacute;rents facteurs responsables de la formation des risques de cr&eacute;dit sont remplac&eacute;s par l&rsquo;id&eacute;ologie et les valeurs d&rsquo;ordre national, ce qui rend la notation subjective. Par ailleurs, il est totalement faux de concevoir l&rsquo;&eacute;valuation d&rsquo;un &Eacute;tat comme la limite de cr&eacute;dit de l&rsquo;ensemble de l&rsquo;&eacute;conomie, &eacute;tant donn&eacute; l&rsquo;absence de relation fondamentale entre les deux&nbsp;; l&rsquo;insolvabilit&eacute; d&rsquo;un &Eacute;tat ne signifie pas que les entreprises soient accul&eacute;es &agrave; la faillite. Ensuite, la d&eacute;finition m&ecirc;me de la &laquo;&nbsp;d&eacute;faillance&nbsp;&raquo; reste absolument favorable aux &Eacute;tats-Unis. Les trois agences reconnaissent que les &Eacute;tats-Unis ne pourront jamais &laquo;&nbsp;faire d&eacute;faut&nbsp;&raquo;, gr&acirc;ce &agrave; sa capacit&eacute; d&rsquo;&eacute;mission mon&eacute;taire. Lorsque les risques d&rsquo;insolvabilit&eacute; apparaissent, le gouvernement f&eacute;d&eacute;ral am&eacute;ricain fait marcher la planche &agrave; billets, solution classique pour d&eacute;fendre les int&eacute;r&ecirc;ts am&eacute;ricains et nuire aux pr&ecirc;teurs par la d&eacute;pr&eacute;ciation de la monnaie. Autre constat, le r&eacute;f&eacute;rentiel utilis&eacute; pour v&eacute;rifier la justesse des r&eacute;sultats lors d&rsquo;une d&eacute;faillance ne permet pas de donner l&rsquo;alerte, et conduira les &Eacute;tats-Unis et le monde entier &agrave; payer le prix fort de son caract&egrave;re absurde. <br />La d&eacute;faillance des d&eacute;biteurs d&eacute;bouche sur la crise financi&egrave;re mondiale. C&rsquo;est un crime envers la soci&eacute;t&eacute; de ne pas v&eacute;rifier la rationalit&eacute; des normes de notation lors d&rsquo;une crise pareille. Avec une vision claire des erreurs fondamentales commises par Moody&rsquo;s et S&amp;P, il n&rsquo;y aura plus lieu de paniquer &agrave; cause d&rsquo;informations de notation qui ont &eacute;t&eacute; publi&eacute;es &agrave; tort.</p><h3><br /><br />L'actuariel: En quoi l&rsquo;approche de l&rsquo;&eacute;valuation souveraine de Dagong diff&egrave;re-t-elle de celle de Standard &amp; Poor&rsquo;s, Moody&rsquo;s et Fitch?</h3><p><br />G.J. : Elle est totalement diff&eacute;rente. Dagong s&rsquo;int&eacute;resse &agrave; la cr&eacute;ation de valeur des &eacute;conomies qui empruntent ainsi qu&rsquo;aux facteurs ayant un impact sur le capital interne. Alors que les trois autres agences se fondent sur l&rsquo;id&eacute;ologie et les valeurs nationales pour mesurer les risques financiers. Elles accordent plus d&rsquo;attention &agrave; la capacit&eacute; &agrave; emprunter en ignorant celle qui permet de cr&eacute;er vraiment de la richesse. Dagong &eacute;value le risque de cr&eacute;dit d&rsquo;un &Eacute;tat &agrave; partir de cinq crit&egrave;res : la politique &eacute;conomique du pays&nbsp;; sa puissance &eacute;conomique ; sa puissance financi&egrave;re&nbsp;; son degr&eacute; de solvabilit&eacute;&nbsp;; le niveau des r&eacute;serves de change. Tandis que Moody, S&amp;P et Fitch &eacute;valuent la capacit&eacute; de remboursement d&rsquo;un pays &agrave; partir de l&rsquo;ordre politique du pays, reconnu selon les concepts politiques occidentaux&nbsp;; la puissance &eacute;conomique exprim&eacute;e en PIB par habitant&nbsp;; les perspectives de croissance &eacute;conomique, &eacute;valu&eacute;es en fonction du degr&eacute; d&rsquo;ouverture &eacute;conomique et financier sur le monde&nbsp;; l&rsquo;ind&eacute;pendance de la banque centrale et le droit d&rsquo;&eacute;mission d&rsquo;une monnaie de r&eacute;serve internationale afin d&rsquo;am&eacute;liorer son niveau de notation. Mais elles ignorent le r&ocirc;le fondamental que jouent les recettes fiscales et insistent sur la capacit&eacute; de continuer &agrave; se financer par la dette plut&ocirc;t que sur la r&eacute;elle capacit&eacute; de remboursement. Les grandes diff&eacute;rences de r&eacute;sultats d&rsquo;&eacute;valuation entre eux et nous sont dues &agrave; des approches d&rsquo;&eacute;valuation diff&eacute;rentes. Parmi les notes de 50&nbsp;pays initialement attribu&eacute;es par Dagong, 54&nbsp;% sont diff&eacute;rentes de celles des trois autres agences. Au cours de cette ann&eacute;e, ces derni&egrave;res ont align&eacute; les notes de 5&nbsp;pays sur celles de Dagong, ce qui d&eacute;montre l&rsquo;objectivit&eacute; de nos normes de notation.</p><h3><br />L'actuariel: Pourquoi les responsables chinois ont-ils d&eacute;cid&eacute; de doter le pays d&rsquo;une agence de notation?</h3><p><br />G.J. : En tant que deuxi&egrave;me puissance &eacute;conomique mondiale, la Chine joue un r&ocirc;le irrempla&ccedil;able dans le d&eacute;veloppement &eacute;conomique mondial gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;exportation de capitaux. De plus, en tant que premier cr&eacute;ancier de la plan&egrave;te et dans un contexte de mondialisation financi&egrave;re, la Chine se doit d&rsquo;avoir des services d&rsquo;information sur le risque de cr&eacute;dit, c&rsquo;est-&agrave;-dire une agence de notation au service du cr&eacute;ancier. Les le&ccedil;ons que nous pouvons tirer de l&rsquo;actuel syst&egrave;me international de notation nous indiquent qu&rsquo;il viole la th&eacute;orie g&eacute;n&eacute;rale du rapport cr&eacute;ancier/d&eacute;biteur, ce qui nous conduit &agrave; une situation o&ugrave; les pays endett&eacute;s dominent le syst&egrave;me de notation et fournissent des informations qui leur sont favorables entra&icirc;nant ainsi l&rsquo;effondrement du rapport cr&eacute;ancier/d&eacute;biteur. Il va donc de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de la Chine, en vue d&rsquo;un d&eacute;veloppement stable des relations internationales, de mettre en place une agence de notation reconnue au niveau mondial, suivant la th&eacute;orie du rapport cr&eacute;ancier/d&eacute;biteur.</p><p>&nbsp;</p><h3>L'actuariel: Dagong est la premi&egrave;re agence de notation &agrave; promouvoir une r&eacute;forme du syst&egrave;me international de notation. Pouvez-vous en dire plus?</h3><p><br />G.J. : Dagong pr&eacute;conise la mise en place d&rsquo;un nouveau syst&egrave;me de notation fond&eacute; sur l&rsquo;&eacute;conomie de cr&eacute;dit et l&rsquo;&eacute;volution des flux financiers. L&rsquo;objectif est d&rsquo;assurer la s&eacute;curit&eacute; du syst&egrave;me financier mondial dans le contexte de la mondialisation du cr&eacute;dit. Le 11&nbsp;juillet 2010, l&rsquo;agence a publi&eacute; ses normes d&rsquo;&eacute;valuation du cr&eacute;dit ainsi que les r&eacute;sultats de notation de 50 pays. Cette initiative a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s appr&eacute;ci&eacute;e par la communaut&eacute; internationale.</p><p>&nbsp;</p><h3>L'actuariel: Quelles sont vos particularit&eacute;s ?</h3><p><br />G.J. : Dagong est devenue une agence de notation de premier plan au terme d&rsquo;un processus de plus de trente&nbsp;ans de r&eacute;formes et d&rsquo;ouverture au monde. Elle suit l&rsquo;&eacute;volution de l&rsquo;internationalisation des entreprises, en s&rsquo;appuyant sur les sp&eacute;cificit&eacute;s chinoises. Ainsi, Dagong r&eacute;v&egrave;le les risques de cr&eacute;dit en fonction des relations internes existant entre les diff&eacute;rents facteurs responsables de la formation de ces risques. Elle propose ses services au march&eacute; international de notation, en exploitant son exp&eacute;rience et ses comp&eacute;tences en la mati&egrave;re.</p><p>&nbsp;</p><h3>L'actuariel: Quels sont les crit&egrave;res principaux que vous utilisez pour &eacute;valuer les entreprises et les banques?</h3><p><br />G.J. : Les approches d&rsquo;&eacute;valuation varient en fonction des secteurs. D&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, les facteurs de risque majeurs dans les entreprises industrielles et commerciales sont la rentabilit&eacute;, les liquidit&eacute;s, le niveau et la structure du passif. En ce qui concerne les banques, les facteurs de risque sont principalement li&eacute;s aux chiffres d&rsquo;exploitation, au niveau de gestion des risques et &agrave; l&rsquo;ad&eacute;quation des fonds propres.</p><h4><br />Propos recueillis en exclusivit&eacute; par Catherine Graciet pour l&rsquo;actuariel</h4><h5><br />1. Cette interview a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;e avant que Standard &amp; Poor&rsquo;s ne d&eacute;grade la note souveraine am&eacute;ricaine le 5 ao&ucirc;t 2011.[traitement;requete;objet=article#ID=562#TITLE=Rep&egrave;res]</h5>]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_561</link>
  <pubDate>Mon, 26 Sep 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_561</guid></item><item><title><![CDATA[ Assurance et   réassurance]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h3>Des mod&egrave;les sp&eacute;cifiques</h3><p><br />&Agrave; leur demande, les assureurs et les r&eacute;assureurs font l&rsquo;objet de notations sp&eacute;cifiques de la part des agences. Toutefois, contrairement &agrave; l&rsquo;analyse corporate et plus encore souveraine, ce n&rsquo;est pas le risque de cr&eacute;dit qui est d&eacute;cortiqu&eacute;, mais la solidit&eacute; financi&egrave;re de l&rsquo;entreprise, sa capacit&eacute; &agrave; faire face &agrave; ses engagements, au travers du Financial Strength Rating (FSR). Les huit crit&egrave;res les plus fr&eacute;quemment utilis&eacute;s par les agences sont&nbsp;: <br />&bull; l&rsquo;environnement &eacute;conomique du secteur<br />&bull; le positionnement de l&rsquo;entreprise par rapport &agrave; la concurrence<br />&bull; la cr&eacute;dibilit&eacute; du management et le bien-fond&eacute; de sa strat&eacute;gie <br />&bull; le risk management et la culture du risk management en interne <br />&bull; la performance op&eacute;rationnelle <br />&bull; la coh&eacute;rence et la qualit&eacute; du portefeuille<br />&bull; la liquidity&nbsp;: credit facility, capacit&eacute; &agrave; honorer ses engagements, &agrave; g&eacute;n&eacute;rer du cash-flow&hellip;<br />&bull; la flexibilit&eacute; financi&egrave;re.<br />Ainsi, au risque de cr&eacute;dit se substitue, pour l&rsquo;assureur, la solidit&eacute; de sa politique de r&eacute;assurance. La notation du r&eacute;assureur est donc un facteur d&rsquo;&eacute;valuation important.</p>]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_569</link>
  <pubDate>Mon, 26 Sep 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_569</guid></item><item><title><![CDATA[ S&P propose un service payant pour évaluer les stratégies]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h3>Bertrand Bougon, directeur Rating Agencies and Capital Management chez le r&eacute;assureur Scor, il est &eacute;galement actuaire. Il travaille avec quatre agences de notation : Standard &amp; Poor&rsquo;s, Moody&rsquo;s, Fitch et AmBest, une agence sp&eacute;cialis&eacute;e dans le secteur de l&rsquo;assurance.</h3><p>&laquo;&nbsp;Les relations avec les agences reposent sur la confidentialit&eacute; : nous nous engageons &agrave; &ecirc;tre transparents et &agrave; apporter aux analystes toutes les informations demand&eacute;es et, en contrepartie, les agences gardent strictement confidentielles les donn&eacute;es fournies. Pour Scor, les occasions de rencontrer les analystes sont nombreuses : par exemple lors d&rsquo;une grande r&eacute;union annuelle, le &ldquo;management meeting&rdquo;, au cours de laquelle nous leur pr&eacute;sentons o&ugrave; nous sommes et o&ugrave; nous allons, mais aussi lors de conf&eacute;rences t&eacute;l&eacute;phoniques consacr&eacute;es aux r&eacute;sultats trimestriels de l'entreprise, auxquelles leurs analystes assistent. Nous avons des contacts tr&egrave;s r&eacute;guliers, et ce notamment avant toute communication publique. Nous r&eacute;pondons &eacute;galement aux sollicitations et enqu&ecirc;tes sur le march&eacute;. Les agences ne nous conseillent pas, mais il est possible d&rsquo;&eacute;valuer l&rsquo;impact sur le rating d&rsquo;un sc&eacute;nario hypoth&eacute;tique, par exemple un d&eacute;veloppement strat&eacute;gique ou le d&eacute;veloppement d&rsquo;une nouvelle branche &ndash; Standard &amp; Poor&rsquo;s propose un service payant, le Rating Evaluation Service, qui consiste &agrave; attribuer une note de cr&eacute;dit indicative &agrave; un tel sc&eacute;nario.&nbsp;&raquo;</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_567</link>
  <pubDate>Mon, 26 Sep 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_567</guid></item><item><title><![CDATA[ Code de déontologie de l'Institut des actuaires]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h3><strong>1 - CHAMP D&rsquo;APPLICATION</strong></h3><p><strong>1.1&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>Le Code de d&eacute;ontologie regroupe les principales r&egrave;gles qu&rsquo;observe tout actuaire, membre de plein exercice de l&rsquo;Institut des Actuaires lorsque, dans le cadre de sa fonction ou &agrave; l&rsquo;occasion d&rsquo;un travail ou d&rsquo;un service, il est appel&eacute; ou intervient en qualit&eacute; d&rsquo;actuaire, ou fait usage de son titre d&rsquo;actuaire, qu&rsquo;il soit ou non r&eacute;mun&eacute;r&eacute;.</p><p><strong>1.2&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>L&rsquo;objet du Code de d&eacute;ontologie est de pr&eacute;server les int&eacute;r&ecirc;ts du public au sens large, en traitant du devoir d&rsquo;int&eacute;grit&eacute; de l&rsquo;actuaire, de l&rsquo;excellence de ses services, du professionnalisme de son comportement, de son obligation de confraternit&eacute; vis-&agrave;-vis des autres actuaires, et, en sanctionnant, s&rsquo;il y a lieu, l&rsquo;actuaire ayant contrevenu aux r&egrave;gles.</p><p><strong>1.3&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>S&rsquo;agissant de principes g&eacute;n&eacute;raux, il est convenu que ces r&egrave;gles sont susceptibles d&rsquo;interpr&eacute;tation par la commission de d&eacute;ontologie de l&rsquo;Institut des Actuaires qui doit r&eacute;pondre &agrave; toute demande qu&rsquo;elle recevrait.</p><p><strong>1.4&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>La commission de d&eacute;ontologie a comp&eacute;tence pour traiter les r&eacute;clamations mettant en cause un actuaire membre de l&rsquo;Institut des Actuaires comme ayant contrevenu aux r&egrave;gles du pr&eacute;sent Code de d&eacute;ontologie &rdquo;. Ces r&eacute;clamations peuvent &ecirc;tre d&eacute;pos&eacute;es par toute personne int&eacute;ress&eacute;e ou par la commission elle-m&ecirc;me.</p><p>La commission de d&eacute;ontologie peut &ecirc;tre interrog&eacute;e sur toute question d&rsquo;ordre g&eacute;n&eacute;ral ou sur un sujet pr&eacute;cis relevant de sa comp&eacute;tence. Elle devra se prononcer dans les trois mois, d&eacute;lai prorogeable une seule fois.</p><p><strong>1.5&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>Les actuaires &rdquo; r&eacute;pondent avec diligence &agrave; toute demande &eacute;crite &eacute;manant de la commission de d&eacute;ontologie de l&rsquo;Institut des Actuaires lorsqu&rsquo;elle a pour objet l&rsquo;ex&eacute;cution des r&egrave;gles du pr&eacute;sent Code de d&eacute;ontologie &rdquo;.</p><h3><strong>2 - USAGE DES TITRES</strong></h3><p><strong>2.1&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>L&rsquo;actuaire membre de plein exercice est seul autoris&eacute; &agrave; utiliser le titre de membre de l&rsquo;Institut des Actuaires.</p><p><strong>2.2&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>L&rsquo;actuaire agr&eacute;&eacute; au titre d&rsquo;un domaine d&rsquo;expertise particulier par l&rsquo;une des commissions d&rsquo;agr&eacute;ment de l&rsquo;Institut des Actuaires peut se faire reconna&icirc;tre comme tel, &agrave; condition que le domaine d&rsquo;expertise soit explicitement et clairement indiqu&eacute;.</p><p><strong>2.3&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>L&rsquo;actuaire peut se faire reconna&icirc;tre comme ayant un titre obtenu par &eacute;lection ou par nomination au sein de l&rsquo;Institut des Actuaires &rdquo;, mais ne l&rsquo;utilise que lorsqu&rsquo;il agit en cette qualit&eacute;.</p><h3><strong>3 - REGLES DE CONDUITE</strong></h3><p><strong>3.1&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>L&rsquo;actuaire, agissant en tant qu&rsquo;expert, ne fournit ses services que dans la mesure o&ugrave; il s&rsquo;estime qualifi&eacute; pour le faire. Il se dote des moyens de formation n&eacute;cessaires &agrave; la mise &agrave; jour de ses connaissances.</p><p><strong>3.2&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>L&rsquo;actuaire ne fournit pas de services s&rsquo;il a des motifs de croire qu&rsquo;ils peuvent &ecirc;tre utilis&eacute;s &agrave; tromper le public ou &agrave; nuire &agrave; sa profession ou encore &agrave; contrevenir &agrave; la loi.</p><p><strong>3.3&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>L&rsquo;actuaire s&rsquo;assure que toute utilisation de techniques ou m&eacute;thodes actuarielles faites par lui ou sous</p><p>sa direction est fond&eacute;e sur des donn&eacute;es suffisantes et des hypoth&egrave;ses convenables au regard des usages professionnels. Il s&rsquo;assure que les conclusions de ses travaux respectent en &eacute;quit&eacute; les int&eacute;r&ecirc;ts des tiers concern&eacute;s.</p><p><strong>3.4&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>L&rsquo;actuaire, lorsqu&rsquo;il communique les r&eacute;sultats d&eacute;finitifs de ses &eacute;tudes doit, indiquer clairement qu&rsquo;il en est l&rsquo;auteur, mentionner explicitement le nom du client ou de l&rsquo;employeur pour le compte de qui il a travaill&eacute;, et il doit pr&eacute;ciser &agrave; quel titre et dans quel contexte il a r&eacute;alis&eacute; ces &eacute;tudes.</p><p>Il doit en outre pr&eacute;ciser les donn&eacute;es, les hypoth&egrave;ses et les m&eacute;thodes utilis&eacute;es ; il doit formuler les remarques n&eacute;cessaires pour faire comprendre la port&eacute;e r&eacute;elle des r&eacute;sultats et mettre en garde contre les fausses interpr&eacute;tations ou des mauvaises utilisations de ceux-ci.</p><p><strong>3.5&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>L&rsquo;actuaire doit rester pr&ecirc;t &agrave; fournir les explications et les informations suppl&eacute;mentaires que peut souhaiter l&rsquo;employeur ou le client sur les &eacute;tudes r&eacute;alis&eacute;es.</p><p><strong>3.6&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>L&rsquo;actuaire est tenu au secret professionnel dans le cadre des modalit&eacute;s de chaque domaine d&rsquo;activit&eacute;s. Il traite avec confidentialit&eacute; les informations propres &agrave; son employeur ou &agrave; son client. Il peut &ecirc;tre relev&eacute; de cette obligation par autorisation &eacute;crite de son client ou de son employeur, ou si la loi l&rsquo;ordonne.</p><p><strong>3.7&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>L&rsquo;actuaire n&rsquo;accepte d&rsquo;agir que lorsqu&rsquo;il ne se trouve pas en position de conflit d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t, r&eacute;el ou potentiel, susceptible de cr&eacute;er un doute r&eacute;el quant &agrave; son ind&eacute;pendance ou &agrave; l&rsquo;objectivit&eacute; de ses &eacute;tudes et de ses r&eacute;sultats, &agrave; moins que ce conflit, &eacute;tant connu, son commanditaire (client ou employeur) lui demande express&eacute;ment de fournir ses services.</p><p><strong>3.8&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>Lorsqu&rsquo;un actuaire est sollicit&eacute; par un client ou un employeur pour prendre la suite d&rsquo;un autre actuaire, il doit s&rsquo;efforcer d&rsquo;obtenir du client ou de l&rsquo;employeur des informations suffisantes pour lui permettre d&rsquo;appr&eacute;cier objectivement la situation et de d&eacute;cider s&rsquo;il est appropri&eacute; d&rsquo;accepter ou d&rsquo;&eacute;mettre des conditions &agrave; son acceptation. <strong>3.9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>L&rsquo;actuaire ne doit accepter, pour des activit&eacute;s professionnelles d&eacute;termin&eacute;es, aucune r&eacute;mun&eacute;ration autre que celle convenue avec le client ou avec l&rsquo;employeur.</p><p>Il doit s&rsquo;interdire, en cons&eacute;quence, de solliciter ou d&rsquo;accepter d&rsquo;un tiers, &agrave; l&rsquo;insu du client ou de l&rsquo;employeur, un avantage, commission, r&eacute;tribution, de quelle que nature que ce soit.</p><p><strong>3.10&nbsp; </strong>En tout &eacute;tat de cause, l&rsquo;actuaire informe le commanditaire de ses travaux (client ou employeur) de toute autre r&eacute;mun&eacute;ration qu&rsquo;il recevrait, de quelque source que ce soit, &agrave; l&rsquo;occasion de ceux-ci..</p><p><strong>3.11&nbsp; </strong>L&rsquo;actuaire demeure totalement responsable de la qualit&eacute; de ses prestations. Il doit prendre en compte les m&eacute;thodes et les pratiques actuarielles g&eacute;n&eacute;ralement accept&eacute;es, ainsi que les pr&eacute;conisations, normes ou guides professionnels, diffus&eacute;s par l&rsquo;Institut des Actuaires.</p><p>L&rsquo;actuaire contribue &eacute;galement au d&eacute;veloppement des sciences actuarielles.</p><p><strong>3.12&nbsp; </strong>Il est soucieux de l&rsquo;image de sa profession. Il veille &agrave; respecter ses engagements tant &eacute;crits qu&rsquo;oraux. Il ne fait ou laisse faire, d&rsquo;aucune fa&ccedil;on, de la publicit&eacute; donnant une image d&eacute;favorable de sa profession.</p><p>En particulier il doit &eacute;viter toute publicit&eacute; mensong&egrave;re et il doit s&rsquo;interdire, pour se voir confier des missions, de recourir &agrave; des moyens incompatibles avec la dignit&eacute; de la profession.</p><p>L&rsquo;actuaire &eacute;vite de formuler toute critique inconvenante &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des autres membres.<strong>3.13&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>L&rsquo;actuaire s&rsquo;engage &agrave; respecter les normes de pratique approuv&eacute;es par l&rsquo;Institut des Actuaires suivant un processus d&rsquo;adoption conforme aux recommandations de l&rsquo;A.A.I.</p><h3><strong>4 - SANCTIONS</strong></h3><p><strong>4.1&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>Les manquements aux articles du pr&eacute;sent Code, commis par un actuaire, sont passibles de sanctions disciplinaires.</p><p><strong>4.2&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>Ces sanctions, d&eacute;cid&eacute;es par un conseil de discipline, une commission d&rsquo;agr&eacute;ment ou la commission d&rsquo;appel et appliqu&eacute;es par le conseil d&rsquo;administration, sont, suivant la gravit&eacute; de la faute :</p><p>- l&rsquo;avertissement ; - le bl&acirc;me - la suspension du droit &agrave; l&rsquo;usage du titre et/ou d&rsquo;un agr&eacute;ment ; - le retrait de l&rsquo;habilitation d&eacute;livr&eacute;e par une commission d&rsquo;agr&eacute;ment ; - la radiation de l&rsquo;Institut des Actuaires.</p><p><strong>4.3&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>Le conseil d&rsquo;administration fixe la composition, d&eacute;signe les membres et le r&egrave;glement int&eacute;rieur d&rsquo;un conseil de discipline et de la commission d&rsquo;appel.</p><p>Le cumul de mandats au conseil de discipline, &agrave; la commission d&rsquo;appel et &agrave; la commission de d&eacute;ontologie n&rsquo;est pas possible.</p><p>Les membres sont d&eacute;sign&eacute;s pour une dur&eacute;e de 5 ans. Le conseil d&rsquo;administration pourvoit au remplacement d&rsquo;un poste devenu vacant.</p><p><strong>4.4&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>Les proc&egrave;s-verbaux de s&eacute;ances des conseils de discipline et de la commission d&rsquo;appel sont conserv&eacute;s en annexe du proc&egrave;s-verbal de la r&eacute;union du conseil d&rsquo;administration prenant acte des d&eacute;cisions motiv&eacute;es.</p><h3><strong>5 - PROCEDURE DISCIPLINAIRE</strong></h3><p><strong>5.1&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>Une r&eacute;clamation peut &ecirc;tre d&eacute;pos&eacute;e par un membre, une personne ou un organisme ext&eacute;rieur &agrave; l&rsquo;association. La commission de d&eacute;ontologie peut elle-m&ecirc;me se saisir du cas d&rsquo;un actuaire d&eacute;nomm&eacute; ou d&rsquo;un dossier sp&eacute;cifique.</p><p><strong>5.2&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>Toute r&eacute;clamation d&eacute;pos&eacute;e aupr&egrave;s d&rsquo;un groupement professionnel, affili&eacute; &agrave; l&rsquo;Institut des Actuaires, doit &ecirc;tre transmise &agrave; la commission de d&eacute;ontologie sous couvert du Pr&eacute;sident de l&rsquo;Institut des Actuaires. La commission doit alors transmettre une copie de la r&eacute;clamation au membre faisant l&rsquo;objet de cette r&eacute;clamation.</p><p><strong>5.3&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>Dans les cas o&ugrave; la r&eacute;clamation vise un actuaire membre d&rsquo;un groupement professionnel ou dot&eacute; d&rsquo;une habilitation sp&eacute;cifique, dans le cadre de cette activit&eacute;, l&rsquo;enqu&ecirc;te sera men&eacute;e selon les proc&eacute;dures pr&eacute;vues par ce groupement professionnel ou par la commission d&rsquo;agr&eacute;ment ayant d&eacute;livr&eacute; l&rsquo;habilitation et les sanctions seront prononc&eacute;es, s&rsquo;il y a lieu, en conformit&eacute; avec les r&egrave;gles propres &agrave; ces organismes. Le conseil de discipline de l&rsquo;Institut des Actuaires sera inform&eacute; des d&eacute;cisions ainsi prises et restera libre de proposer des sanctions au niveau de l&rsquo;Institut des Actuaires.</p><p><strong>5.4&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>S&rsquo;il y a lieu de poursuivre, le Pr&eacute;sident de la commission de d&eacute;ontologie d&eacute;signe une &eacute;quipe d&rsquo;enqu&ecirc;te et nomme son rapporteur. Il transmet une copie de la r&eacute;clamation et la composition de l&rsquo;&eacute;quipe d&rsquo;enqu&ecirc;te &agrave; l&rsquo;actuaire en cause.</p><p><strong>5.5&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>L&rsquo;&eacute;quipe d&rsquo;enqu&ecirc;te proc&egrave;de aux auditions n&eacute;cessaires et prend connaissance de tous les documents qu&rsquo;elle juge utiles. Tout actuaire impliqu&eacute; aura la possibilit&eacute; en personne d&rsquo;exposer son point de vue et de d&eacute;fendre son cas.</p><p>Les conclusions de l&rsquo;&eacute;quipe d&rsquo;enqu&ecirc;te sont remises par le rapporteur &agrave; la commission de d&eacute;ontologie dans les meilleurs d&eacute;lais.</p><p><strong>5.6&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>Au vu de l&rsquo;enqu&ecirc;te et sur rapport de l&rsquo;&eacute;quipe d&rsquo;enqu&ecirc;te, la commission de d&eacute;ontologie peut mettre en oeuvre un processus de conciliation sur la base de propositions, visant &agrave; cl&ocirc;turer &agrave; l&rsquo;amiable le dossier.</p><p><strong>5.7&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>Dans le cas contraire, la commission de d&eacute;ontologie transmet les conclusions de l&rsquo;enqu&ecirc;te et ses propres recommandations avec mission de formuler un avis motiv&eacute; et, s&rsquo;il y a lieu, de d&eacute;cider une sanction :</p><p>- soit au conseil de discipline de l&rsquo;Institut des Actuaires; - soit &agrave; l&rsquo;une des commissions d&rsquo;agr&eacute;ment ;</p><p><strong>5.8</strong></p><p>Le conseil de discipline, apr&egrave;s avoir au pr&eacute;alable appel&eacute;, notamment l&rsquo;actuaire en cause et le pr&eacute;sident de la commission de d&eacute;ontologie &agrave; fournir des explications, prend une d&eacute;cision en premi&egrave;re instance par avis motiv&eacute; dans le respect de son propre r&egrave;glement int&eacute;rieur.</p><p>Il adresse le proc&egrave;s-verbal de la s&eacute;ance au pr&eacute;sident de l&rsquo;Institut des Actuaires.</p><p><strong>5.9&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>Le pr&eacute;sident de l&rsquo;Institut des Actuaires informe par courrier recommand&eacute; avec accus&eacute; de r&eacute;ception les int&eacute;ress&eacute;s.</p><p>Il rappelle &agrave; l&rsquo;actuaire en cause son droit de faire appel de la d&eacute;cision, dans les trente jours suivant la r&eacute;ception de la d&eacute;cision, par courrier recommand&eacute; avec accus&eacute; de r&eacute;ception.</p><p><strong>5.10&nbsp; </strong>La d&eacute;cision n&rsquo;est ex&eacute;cutoire qu&rsquo;au lendemain de l&rsquo;enregistrement du proc&egrave;s-verbal du conseil de discipline par le conseil d&rsquo;administration.</p><p>L&rsquo;appel suspens l&rsquo;application de la d&eacute;cision.</p><p><strong>5.11&nbsp; </strong>A r&eacute;ception de l&rsquo;appel, le pr&eacute;sident de l&rsquo;Institut des Actuaires informe la commission de d&eacute;ontologie. La commission de d&eacute;ontologie transmet, dans les trente jours suivant la r&eacute;ception de la demande d&rsquo;appel, les conclusions de l&rsquo;enqu&ecirc;te, ses premi&egrave;res recommandations, le proc&egrave;s-verbal du conseil de discipline et, &eacute;ventuellement, de nouvelles recommandations &agrave; la commission d&rsquo;appel.</p><p><strong>5.12&nbsp; </strong>La commission d&rsquo;appel se r&eacute;unit au plus tard soixante jours apr&egrave;s la date de r&eacute;ception de l&rsquo;appel.</p><p>La commission d&rsquo;appel se r&eacute;unit au complet et, apr&egrave;s avoir, au pr&eacute;alable, appel&eacute; notamment l&rsquo;actuaire en cause et le pr&eacute;sident de la commission de d&eacute;ontologie &agrave; fournir des explications, d&eacute;cide, s&rsquo;il y a lieu, par avis motiv&eacute;, d&rsquo;une sanction.</p><p><strong>5.13&nbsp; </strong>La d&eacute;cision est imm&eacute;diatement ex&eacute;cutoire, et, le proc&egrave;s-verbal est enregistr&eacute; lors de la plus proche r&eacute;union du conseil d&rsquo;administration.</p><p>Le pr&eacute;sident de l&rsquo;Institut des Actuaires informe par courrier recommand&eacute; avec accus&eacute; de r&eacute;ception les int&eacute;ress&eacute;s.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_580</link>
  <pubDate>Tue, 11 Oct 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_580</guid></item><item><title><![CDATA[ Les Commissons techniques]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h3>1.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Commission Banque et Finances</h3><p>Cette Commission est compos&eacute;e de deux groupes de travail : un premier charg&eacute; de faire une pr&eacute;sentation du march&eacute; des CDO, le second travaille sur le contenu des mandats de gestion institutionnelle.</p><p>&nbsp;</p><h3>2.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Commission Mod&eacute;lisation</h3><p>Cette Commission a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e pour r&eacute;pondre &agrave; de nombreux besoins, en particulier li&eacute;s aux &eacute;volutions du projet europ&eacute;en Solvency II.</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>3.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Commission Tables de mortalit&eacute;</strong></h3><p>Cr&eacute;&eacute;e en r&eacute;ponse &agrave; une demande du minist&egrave;re des Finances, cette Commission a vocation &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; l'&eacute;volution des tables r&eacute;glementaires.</p><p>&nbsp;</p><h3>4.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Commission Comptable</h3><p>La Commission comptable a pour objectif de mener des r&eacute;flexions et des recherches comptables &agrave; l&rsquo;usage des Actuaires sur les sujets d&rsquo;actualit&eacute;.</p><p>&nbsp;</p><h3>5.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Commission Dommage</h3><p>Le principe de fonctionnement de la Commission dommage est plus celui d&rsquo;une section professionnelle que d&rsquo;une commission permanente, ce qui ne l&rsquo;emp&ecirc;che pas de travailler ponctuellement sur l&rsquo;&eacute;tude de documents &eacute;manant de l&rsquo;AAI ou du Groupe Consultatif Europ&eacute;en afin de proposer une r&eacute;ponse de l&rsquo;Institut aux projets de textes europ&eacute;ens.</p><p>&nbsp;</p><h3>6.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Commission R&eacute;assurance</h3><p>La Commission r&eacute;assurance se r&eacute;unit p&eacute;riodiquement sur un sujet concernant la r&eacute;assurance ou non-vie, traditionnelle ou alternative.</p><p>&nbsp;</p><h3>7.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Commission Retraite</h3><p>La Commission retraite a pour objectif de traiter les aspects techniques et prudentiels des R&eacute;gimes collectifs de retraite.</p><p>&nbsp;</p><h3>8.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Commission Actif-Passif</h3><p>La Commission actif-passif a pour objectif de traiter des diff&eacute;rents aspects de la simulation des march&eacute;s financiers (obligations et inflation, actions, immobilier, produits d&eacute;riv&eacute;s), du comportement des clients (rachats, arbitrage, chiffre d&rsquo;affaire), de celui des assureurs (strat&eacute;gies d&rsquo;investissement, de vente et de revalorisation), et enfin, de l&rsquo;analyse des r&eacute;sultats.</p><p>&nbsp;</p><h3>9.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Commission Solvabilit&eacute;</h3><p>La Commission Solvabilit&eacute; formule des avis sur les pr&eacute;conisations venant l&rsquo;AAI et de Bruxelles, sur le cadre g&eacute;n&eacute;ral de la Solvabilit&eacute; des assureurs et sur les &eacute;l&eacute;ments de calcul de la Marge de Solvabilit&eacute;.</p><p>&nbsp;</p><h3>10.&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;Commission Sant&eacute;</h3><p>Dans le contexte actuel d&rsquo;&eacute;volutions techniques et de projets de r&eacute;forme de l&rsquo;assurance maladie et de l&rsquo;assurance compl&eacute;mentaire, les Actuaires de la Commission sant&eacute; r&eacute;fl&eacute;chissent &agrave; leurs m&eacute;thodes de travail dans ce secteur sp&eacute;cifique de l&rsquo;assurance.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_560</link>
  <pubDate>Thu, 28 Jul 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_560</guid></item><item><title><![CDATA[ Articles acceptés rédigés dans le cadre de la chaire]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h3>&laquo; Explicit ruin formulas for models with dependence among risks &raquo;, &agrave; para&icirc;tre dans Insurance: Mathematics and Economics (2011).</h3><p>Dans cet article, Hansjoerg Albrecher (universit&eacute; de Lausanne), Corina Constantinescu (universit&eacute; de Lausanne) et St&eacute;phane Loisel (ISFA, universit&eacute; Lyon I) ont obtenu une formule explicite pour la probabilit&eacute; de ruine lorsque les montants de sinistres suivent une loi de Pareto et sont corr&eacute;l&eacute;s par une certaine copule de survie de Clayton, utilis&eacute;e par certains acteurs du march&eacute; dans leur mod&egrave;le interne.</p><h3>&laquo; Moments of a compound Poisson models with dependence based on the FGM copula and discounted claims &raquo;, M. Barg&egrave;s, H. Cossette, S. Loisel, E. Marceau, &agrave; para&icirc;tre dans ASTIN Bulletin (2011).</h3><h5>Toutes les r&eacute;alisations de la chaire (articles, pr&eacute;publications et &eacute;v&eacute;nements) sont disponibles en ligne &agrave; l&rsquo;adresse :</h5><p><a href="http://isfaserveur.univ-lyon1.fr/~stephane.loisel/chaire-actuariat-durable.html" target="_blank">http://isfaserveur.univ-lyon1.fr/~stephane.loisel/chaire-actuariat-durable.html</a></p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_535</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_535</guid></item><item><title><![CDATA[ Macro]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h3 class="Aucunstyledeparagraphe">Le PIG n&rsquo;est pas si gras</h3><p class="Aucunstyledeparagraphe">Le Portugal, l&rsquo;Irlande et la Gr&egrave;ce inqui&egrave;tent du fait de leur endettement. Mais, comme le souligne un article paru dans le num&eacute;ro du mois de mai d&rsquo;<em>Alternatives &eacute;conomiques,</em> les habitants de ces trois pays r&eacute;unis ne p&egrave;sent que 8&nbsp;% de la population de la zone euro. Et les 620 milliards d&rsquo;euros de dettes publiques accumul&eacute;es par ces &Eacute;tats repr&eacute;sentent 8&nbsp;% de celles de l&rsquo;ensemble de la zone et 7&nbsp;% de son produit int&eacute;rieur brut. Autre &laquo;&nbsp;bonne nouvelle&nbsp;&raquo;, les experts estiment qu&rsquo;environ 30&nbsp;% du total risque d&rsquo;&ecirc;tre difficile &agrave; rembourser.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_508</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_508</guid></item><item><title><![CDATA[ Recherche]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>Un pont entre la science et l&rsquo;assurance</h2><p>&laquo; La d&eacute;finition m&ecirc;me des risques &eacute;mergents pose probl&egrave;me, sourit Catherine Raimbault, coauteur du premier ouvrage consacr&eacute; au sujet. Cela peut aussi bien &ecirc;tre un risque potentiel qu&rsquo;un risque croissant. &raquo; Pour faire le tour de la question, la fondatrice d&rsquo;Eurekarisk Conseil, vice-pr&eacute;sidente du Cercle des associ&eacute;s en risk management (Carm) a publi&eacute; un ouvrage<sup>1</sup> rassemblant des contributions de professionnels de l&rsquo;assurance et de chercheurs sur les nanotechnologies, les infotechnologies, les champs &eacute;lectromagn&eacute;tiques, les risques chimiques et le r&egrave;glement europ&eacute;en Reach, le risque biologique, les risques li&eacute;s &agrave; la supply chain, etc. &laquo; Il est n&eacute;cessaire de cr&eacute;er des ponts entre les scientifiques et les assureurs&hellip; m&ecirc;me s&rsquo;il est parfois difficile d&rsquo;identifier des experts r&eacute;ellement ind&eacute;pendants. &raquo; Le d&eacute;bat sur les ondes &eacute;lectromagn&eacute;tiques en est la meilleure preuve&hellip;</p><h5>1. Risques &eacute;mergents, un pilotage strat&eacute;gique, de Catherine Raimbault et Anne Barr, Economica, septembre 2010.</h5>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_525</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_525</guid></item><item><title><![CDATA[ Une profession face à la mondialisation]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>S&rsquo;il est exerc&eacute; dans presque tous les pays, le m&eacute;tier d&rsquo;actuaire est loin d&rsquo;y &ecirc;tre reconnu de la m&ecirc;me fa&ccedil;on. Mais o&ugrave; qu'ils soient, les professionnels du chiffre partagent le respect de r&egrave;gles de conduite &eacute;labor&eacute;es par leur organisme de tutelle. Solvabilit&eacute; II contribuera &agrave; homog&eacute;n&eacute;iser ces pratiques, bien au-del&agrave; de l'Europe...</h2><p>Dans certains pays, il est appel&eacute; &laquo;&nbsp;actuaire d&eacute;sign&eacute;&nbsp;&raquo;, parfois on parle de &laquo;&nbsp;fellow&nbsp;&raquo; ou de &laquo;&nbsp;certifiying actuary&nbsp;&raquo;. Ailleurs c&rsquo;est un &laquo;&nbsp;actuaire responsable&nbsp;&raquo; voire un professionnel &laquo;&nbsp;ayant les connaissances actuarielles requises&nbsp;&raquo;&hellip; Si les d&eacute;nominations diff&egrave;rent, l&rsquo;actuaire a toutefois un r&ocirc;le relativement bien d&eacute;fini partout o&ugrave; il exerce. Mais la r&eacute;glementation de la profession et la protection du titre varient sensiblement d&rsquo;un pays &agrave; l&rsquo;autre.<br />Ainsi la France se distingue-t-elle par une r&eacute;glementation moins forte que dans les pays anglo-saxons et surtout par le manque de notori&eacute;t&eacute; de la profession. &laquo;&nbsp;L&rsquo;actuariat est le m&eacute;tier le plus en vogue aupr&egrave;s des jeunes &eacute;tudiants am&eacute;ricains alors qu&rsquo;en France, c&rsquo;est la profession la moins connue!&nbsp;&raquo;, souligne Laurence Flandrin, responsable des &eacute;tudes et Recherches au Centre d&rsquo;&eacute;tudes actuarielles. Mais l&rsquo;Hexagone n&rsquo;est pas seul dans ce cas. Il n&rsquo;existe pas de d&eacute;finition l&eacute;gale du r&ocirc;le de l&rsquo;actuaire dans bien d&rsquo;autres pays, notamment d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est ou d&rsquo;Am&eacute;rique du Sud o&ugrave; le march&eacute; de l&rsquo;assurance est moins d&eacute;velopp&eacute;.</p><h3>[traitement;requete;objet=article#ID=577#TITLE=Pratiques]<br />La protection du statut de l&rsquo;actuaire</h3><p>Si le r&ocirc;le de l&rsquo;actuaire est peu ou prou pr&eacute;cis&eacute; de par le monde, son titre n&rsquo;est que rarement prot&eacute;g&eacute;. Certes, dans beaucoup de pays, il existe des statuts particuliers, la plupart du temps dans le domaine vie, pour les fonds de pension et les retraites. Mais contrairement aux avocats, commissaires aux comptes et autres experts-comptables, les actuaires ne disposent pas d&rsquo;ordre, exception faite de l&rsquo;Italie et de la Pologne dont l&rsquo;Institut vient r&eacute;cemment de d&eacute;cider d&rsquo;en cr&eacute;er un. Les Allemands et les Hongrois y ont renonc&eacute; pour leur part. Quant aux Marocains, ils seraient en cours de r&eacute;flexion. &laquo;&nbsp;Les commissaires aux comptes certifient le pass&eacute;. Gr&acirc;ce &agrave; leur vision prospective, les actuaires certifient la probabilit&eacute; du futur. Le r&ocirc;le des premiers est d&eacute;fini l&eacute;galement et ils ont un ordre, pourquoi n&rsquo;en serait-il pas de m&ecirc;me pour les seconds?&nbsp;&raquo;, interroge Pierre Mieh&eacute;, directeur g&eacute;n&eacute;ral d&eacute;l&eacute;gu&eacute; de la filiale internationale du cabinet de conseil Actuaris.<br />Un ordre ou tout au moins une d&eacute;finition l&eacute;gale du r&ocirc;le de l&rsquo;actuaire sont-ils r&eacute;ellement n&eacute;cessaires? Oui, &agrave; en croire la majorit&eacute; des acteurs concern&eacute;s. &laquo;&nbsp;Cela contribue &agrave; la reconnaissance d&rsquo;une qualification professionnelle et garantit le respect du code d&eacute;ontologique&nbsp;&raquo;, poursuit Pierre Mieh&eacute;. Surtout, &laquo;&nbsp;l&rsquo;actuaire a un impact direct sur l&rsquo;activit&eacute; de l&rsquo;entreprise&nbsp;&raquo;, ajoute Laurence Flandrin, &laquo;&nbsp;si sa profession est r&eacute;glement&eacute;e, cela incite la direction g&eacute;n&eacute;rale &agrave; plus de rigueur et de prudence en mati&egrave;re de s&eacute;curit&eacute; financi&egrave;re.&nbsp;&raquo; Ce qui facilite &eacute;galement le devoir d&rsquo;information et d&rsquo;alerte de l&rsquo;autorit&eacute; de contr&ocirc;le par l&rsquo;actuaire. N&eacute;anmoins, une partie des actuaires en France s&rsquo;int&eacute;rroge encore sur l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t et la pertinence d&rsquo;un ordre professionnel.</p><h3><br />Solvabilit&eacute; II, un tournant</h3><p>L&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de la directive europ&eacute;enne Solvabilit&eacute; II relance les r&eacute;flexions sur la profession. En effet, cette directive conf&egrave;re un r&ocirc;le &eacute;largi &agrave; l&rsquo;actuaire et pr&eacute;cise ses t&acirc;ches. Il ne peut plus &ecirc;tre &laquo;&nbsp;le fusible qui saute&nbsp;&raquo; pour n&rsquo;importe quel probl&egrave;me rencontr&eacute; dans les comptes! Mais pour cela, il faut &eacute;tablir des r&egrave;gles et les appliquer. Tous les pays europ&eacute;ens sont bien s&ucirc;r concern&eacute;s et la plupart d&rsquo;entre eux ont d&eacute;j&agrave; entrepris de transposer les r&egrave;gles de Solvabilit&eacute;&nbsp;II dans leur droit national. M&ecirc;me les actuaires des Bermudes, territoire britannique d&rsquo;outre-mer, &eacute;tudient actuellement leur mise en conformit&eacute; avec Solvabilit&eacute;&nbsp;II. Effet int&eacute;ressant, les entreprises am&eacute;ricaines, qui constituent la grande majorit&eacute; des entreprises &eacute;trang&egrave;res implant&eacute;es aux Bermudes, et qui y ont install&eacute; leur maison m&egrave;re devraient alors suivre de pr&egrave;s la directive. Tout comme leurs filiales &agrave; travers le monde!<br />&Agrave; l&rsquo;heure de la globalisation des entreprises et de la mondialisation des &eacute;changes, il est plus facile de pointer les diff&eacute;rences dans les pratiques actuarielles que de faire le relev&eacute; des similitudes d&rsquo;un pays &agrave; l&rsquo;autre.</p><p>[traitement;requete;objet=article#ID=579#TITLE=Interview M. Dionne]</p><h3>Les singularit&eacute;s&nbsp; de l&rsquo;actuariat suisse</h3><p>La Suisse se distingue sur plusieurs points. La r&eacute;vision de la Loi sur la surveillance des assurances (LSA) et l&rsquo;Ordonnance sur la surveillance des entreprises d&rsquo;assurance priv&eacute;es (OS) entr&eacute;es en vigueur le 1er janvier 2006 ont permis de pr&eacute;ciser le statut des actuaires. Tout d&rsquo;abord, l&rsquo;existence d&rsquo;un actuaire reconnu par l&rsquo;Association suisse des actuaires (ASA) &ndash;&nbsp;ou &eacute;manant d&rsquo;une institution internationale &eacute;quivalente, reconnue par l&rsquo;Association actua-rielle internationale (IAA) ou par le Groupe consultatif europ&eacute;en actuariel (GCEA)&nbsp;&ndash; est obligatoire dans toutes les compagnies d&rsquo;assurance. Il a un devoir d&rsquo;information et de pr&eacute;vention envers sa direction. Sa responsabilit&eacute; est personnelle et peut l&rsquo;amener jusqu&rsquo;au p&eacute;nal, mais il a le droit de s&rsquo;opposer &agrave; sa direction g&eacute;n&eacute;rale&hellip;<br />L&rsquo;actuaire belge est proche de son homologue fran&ccedil;ais. L&rsquo;Institut des actuaires de Belgique (IABE) d&eacute;finit les r&egrave;gles de la profession, valide les inscriptions, organise ou reconna&icirc;t les formations et &eacute;labore le code de d&eacute;ontologie. La protection du titre est en cours de r&eacute;flexion. &laquo;&nbsp;Contrairement &agrave; la France o&ugrave; elle n&rsquo;est reconnue que pour certifier les tables, la profession d&rsquo;actuaire est reconnue en Belgique pour de nombreuses op&eacute;rations&nbsp;&raquo;, souligne Patrick Hennion, actuaire et directeur d&rsquo;Actuaris Belgium. &laquo;&nbsp;Ainsi, la r&eacute;glementation rend obligatoire l&rsquo;existence d&rsquo;un actuaire d&eacute;sign&eacute; pour les pensions compl&eacute;mentaires et les fonds de pension&nbsp;&raquo;. L&rsquo;actuaire belge r&eacute;dige un rapport annuel et intervient &agrave; chaque changement ou cr&eacute;ation de produit. Il &eacute;met un avis sur les r&eacute;serves sans toutefois les certifier. &laquo;&nbsp;Nous sommes un peu les commissaires aux comptes des compagnies d&rsquo;assurance&nbsp;&raquo;, ajoute encore Patrick Hennion.<br />Les actuaires canadiens, g&eacute;ographiquement mais aussi culturellement proches de leurs homologues &eacute;tats-uniens, ont deux r&ocirc;les r&eacute;serv&eacute;s. En effet, les &eacute;tats financiers des compagnies d&rsquo;assurances et le calcul du passif actuariel doivent obligatoirement &ecirc;tre sign&eacute;s par un actuaire d&eacute;sign&eacute;. Celui-ci est un &laquo;&nbsp;fellow&nbsp;&raquo; de l&rsquo;Institut canadien et son titre est officialis&eacute; par la loi. Il existe m&ecirc;me des actuaires de r&eacute;gime de retraite. Mais le m&eacute;tier d&rsquo;actuaire n&rsquo;est ni r&eacute;glement&eacute; ni enregistr&eacute; comme profession.</p><h3>[traitement;requete;objet=article#ID=578#TITLE=Statut]<br />Obligatoire en Allemagne</h3><p>En Allemagne, un actuaire responsable est obligatoire dans les compagnies d&rsquo;assurance des particuliers pour les risques de la personne. Son statut est d&eacute;fini par le code de surveillance des assurances. <br />Non r&eacute;glement&eacute;e en Grande-Bretagne, la profession est toutefois contr&ocirc;l&eacute;e par un conseil de surveillance depuis la faillite d&rsquo;Equitable Life, en 2000. Ce conseil supervise les actuaires et les comptables. L&rsquo;actuaire a plusieurs r&ocirc;les statutaires pour les fonds de pension, l&rsquo;agr&eacute;ment Lloyds en non-vie et le statut &laquo;&nbsp;with profits&nbsp;&raquo; en vie.<br />Certes, la d&eacute;finition l&eacute;gale et l&rsquo;inscription dans la loi contribuent &agrave; la reconnaissance de la profession et &agrave; la professionnalisation du m&eacute;tier. Cela dit, partout dans le monde, ce sont des instituts, des unions ou des soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;actuaires qui jouent pleinement le r&ocirc;le de gouvernance de la profession, d&rsquo;&eacute;laboration du code de d&eacute;ontologie et de formation continue des membres. Ils sont l&rsquo;interlocuteur de l&rsquo;autorit&eacute; de contr&ocirc;le nationale, qui reste le recours ultime en cas de conflit ou de manquement &agrave; la d&eacute;ontologie.</p><h4><br />Sophy Caulier</h4>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_576</link>
  <pubDate>Mon, 26 Sep 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_576</guid></item><item><title><![CDATA[ Responsables mais pas coupables]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>Qu&rsquo;elles soient financi&egrave;res, institutionnelles ou m&ecirc;me de cr&eacute;dit, les crises ne cessent de se multiplier depuis une dizaine d&rsquo;ann&eacute;es. Et avec elles, les r&egrave;gles prudentielles ainsi que les autorit&eacute;s de contr&ocirc;le cens&eacute;es, paradoxalement, les pr&eacute;venir. Inexorablement, la question de la responsabilit&eacute; demeure insoluble.</h2><p>&laquo; Qui est responsable du d&eacute;sastre ? Que ceux qui sont responsables soient sanctionn&eacute;s et rendent des comptes &raquo;, clamait Nicolas Sarkozy en septembre 2008 &agrave; New York &agrave; l&rsquo;occasion de sa premi&egrave;re intervention sur la crise financi&egrave;re mondiale. Un discours volontairement critique qui intervient pourtant un an apr&egrave;s les premi&egrave;res menaces de faillite bancaire (notamment celles concernant les &eacute;tablissements allemand IKB et anglais Northern Rock en ao&ucirc;t et septembre 2007) et qui, au final, n&rsquo;identifie aucun de ces fameux &laquo; fauteurs de crise &raquo;. Car dans le cadre de la crise des subprimes, il est difficile de d&eacute;signer un seul bouc &eacute;missaire.</p><p>&laquo;&nbsp;Je suis dubitative sur la capacit&eacute; que l&rsquo;on peut avoir &agrave; isoler des responsables et &agrave; rep&eacute;rer la part d&rsquo;erreur d&rsquo;appr&eacute;ciation de chacun&nbsp;&raquo;, d&eacute;clarait alors la pr&eacute;sidente du Medef, Laurence Parisot. Un avis depuis partag&eacute; par la commission d&rsquo;enqu&ecirc;te parlementaire am&eacute;ricaine sur la crise financi&egrave;re (FCIC) Angelides. Pouvoir politique, autorit&eacute;s financi&egrave;res, agences de notation, banques, soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;assurances... dans leurs conclusions publi&eacute;es le 27&nbsp;janvier dernier, les dix membres de la commission cr&eacute;&eacute;e en mai&nbsp;2009 par le pr&eacute;sident am&eacute;ricain Barack Obama les d&eacute;signent tous comme coupables de la crise financi&egrave;re. &laquo;&nbsp;Les capitaines de la finance et les garants de notre syst&egrave;me financier ont ignor&eacute; les avertissements et &eacute;chou&eacute; &agrave; questionner, comprendre et g&eacute;rer les risques grandissants &raquo;, peut-on lire dans ce document de pr&egrave;s de 700 pages. M&ecirc;me son de cloche pour le rapport rendu mi-avril par le S&eacute;nat am&eacute;ricain, selon lequel &laquo;&nbsp;la crise n&rsquo;&eacute;tait pas une catastrophe naturelle, mais le r&eacute;sultat de produits financiers complexes et &agrave; haut risque ; de conflits d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts tenus secrets et de l&rsquo;&eacute;chec des r&eacute;gulateurs, des agences de notation et du march&eacute; lui-m&ecirc;me &agrave; brider les exc&egrave;s de Wall Street &raquo;.</p><h3>Banques, agences de notation, banques centrales...</h3><p>Responsables donc les agences de notation, qui n&rsquo;ont vu arriver aucune des trois grandes crises financi&egrave;res des quinze derni&egrave;res ann&eacute;es et ont amplifi&eacute;, &agrave; chaque fois, le mouvement de panique en surr&eacute;agissant une fois celles-ci commenc&eacute;es. Coupables les Banques centrales dont la politique mon&eacute;taire s&rsquo;est cantonn&eacute;e, depuis la crise russe de 1998, &agrave; un refinancement massif des march&eacute;s, entretenant les conditions de gonflement d&rsquo;une nouvelle bulle sp&eacute;culative. Fautives les banques qui sont pass&eacute;es outre les r&egrave;gles prudentielles en diffusant des cr&eacute;ances douteuses pour ne pas avoir &agrave; augmenter leurs fonds propres. Bl&acirc;mables les incitations financi&egrave;res &agrave; la prise de risque via la r&eacute;mun&eacute;ration au bonus, asym&eacute;trique. Condamnable le syst&egrave;me de gouvernance d&rsquo;entreprise, qui a fait preuve de faiblesse dans les m&eacute;canismes de contr&ocirc;le, contribuant ainsi &agrave; la prise de risque excessive. Critiquables les autorit&eacute;s de contr&ocirc;le, qui se sont r&eacute;fugi&eacute;es derri&egrave;re les r&egrave;gles &eacute;dict&eacute;es sans pousser au-del&agrave; leur r&ocirc;le de superviseur.</p><p>&laquo;&nbsp;Pourtant, chacun a fait ce qu&rsquo;il devait faire compte tenu des r&egrave;gles. Chaque &eacute;chelon du syst&egrave;me a agi conform&eacute;ment &agrave; la r&eacute;glementation&nbsp;&raquo;, indique R&eacute;gis de Laroulli&egrave;re, directeur de l&rsquo;Institut des actuaires. Paradoxalement, c&rsquo;est donc l&rsquo;ensemble de la r&eacute;gulation existante qui aurait contribu&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;clatement et &agrave; la propagation de la crise. &laquo;&nbsp;Le paysage de la p&eacute;riode pass&eacute;e [&hellip;] &eacute;tait compos&eacute; de r&egrave;gles que l&rsquo;on croyait efficaces, mais qui &eacute;taient g&eacute;ographiquement partielles, procycliques et contradictoires&nbsp;&raquo;, observent les membres du Conseil d&rsquo;analyse &eacute;conomique dans leur ouvrage &laquo; De la crise des subprimes &agrave; la crise mondiale &raquo;. Et de poursuivre, &laquo;&nbsp;d&eacute;sormais, ce sont ces r&egrave;gles qui sont donc en question&nbsp;&raquo;.</p><p>&nbsp;</p><hr /><p>[traitement;requete;objet=article#ID=519#TITLE=Priorit&eacute; &agrave; la gestion du risque]</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h3>&ldquo;Les march&eacute;s ne se r&eacute;gulent pas seuls&ldquo;</h3><p>&laquo;&nbsp;Les grands responsables de cet &eacute;tat de fait sont les r&eacute;gulateurs, surtout les Am&eacute;ricains qui, faisant une confiance aveugle &agrave; l&rsquo;efficience du march&eacute;, ont supprim&eacute; trop de r&egrave;gles prudentielles. Et qui, par ailleurs, n&rsquo;ont pas exerc&eacute; les contr&ocirc;les a posteriori qui auraient &eacute;vit&eacute; des folies comme celle de l&rsquo;assureur AIG&nbsp;&raquo;, souligne Claude B&eacute;b&eacute;ar, ancien patron d&rsquo;Axa et pr&eacute;sident de l&rsquo;IPS-Entreprendre pour la cit&eacute;. &laquo;&nbsp;Le probl&egrave;me vient du fait,&nbsp; que les march&eacute;s ne se r&eacute;gulent pas seuls, il n&rsquo;y a d&rsquo;ailleurs pas de raison d&eacute;montr&eacute;e pour qu&rsquo;ils le fassent. Dans le cas o&ugrave; cela se produit, l&rsquo;adaptation est souvent brutale&nbsp;&raquo;, pr&eacute;cise Jean-Luc Besson, membre du conseil d&rsquo;administration de Scor Singapour et du groupe Matmut, ancien directeur des risques de Scor. Une brutalit&eacute; &agrave; laquelle la communaut&eacute; internationale apporte &agrave; chaque fois la m&ecirc;me r&eacute;ponse&nbsp;: &agrave; d&eacute;faut de coupables identifi&eacute;s, elle se contente d&rsquo;ajouter une couche suppl&eacute;mentaire de mesures pr&eacute;ventives, rendues n&eacute;cessaires par la derni&egrave;re crise travers&eacute;e. Le tout, sans transformer en profondeur les m&eacute;canismes de r&eacute;gulation du syst&egrave;me financier international.</p><p>Ainsi, suite aux affaires de manipulations comptables du d&eacute;but des ann&eacute;es 2000, parmi lesquelles le scandale Enron, ce fut l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur en 2002 aux &Eacute;tats-Unis de la loi Sarbanes-Oxley et, en 2003 en France, de la loi de s&eacute;curit&eacute; financi&egrave;re, cens&eacute;es renforcer les contr&ocirc;les. Dans leur ouvrage On comprend mieux le monde &agrave; travers l&rsquo;&eacute;conomie, Patrick Artus et Marie-Paule Virard &eacute;voquent &agrave; ce propos, &laquo;&nbsp;un capitalisme de fuite en avant qui ne s&rsquo;amende que contraint et forc&eacute; selon le principe a minima du &ldquo;learning by doing wrong&rdquo;&nbsp;&raquo;. D&rsquo;o&ugrave; une dilution de la responsabilit&eacute; au fil des crises et une difficult&eacute; croissante &agrave; d&eacute;signer des fautifs, sans compromettre l&rsquo;ensemble des acteurs du secteur &eacute;conomique.</p><p>[traitement;requete;objet=article#ID=520#TITLE=Interview D. Nouy]</p><h3><span style="font-size: 12px; font-weight: bold;">Une dose suppl&eacute;mentaire de r&egrave;gles prudentielles</span></h3><p>Le parfait exemple de cette volont&eacute; de tirer en surface les le&ccedil;ons des crises pass&eacute;es est la mise en place de r&egrave;gles prudentielles cens&eacute;es s&rsquo;assurer de la solidit&eacute; du syst&egrave;me financier. Directive Solvabilit&eacute;&nbsp;II, accords B&acirc;le&nbsp;III&hellip; l&rsquo;objectif est toujours le m&ecirc;me&nbsp;: am&eacute;liorer la solvabilit&eacute; des acteurs du march&eacute;, en les contraignant &agrave; d&eacute;tenir des fonds propres en ad&eacute;quation avec leurs engagements et les risques auxquels ils sont expos&eacute;s. Et ce afin d&rsquo;&eacute;viter des prises de risque inconsid&eacute;r&eacute;es qui peuvent rapidement d&eacute;s&eacute;quilibrer l&rsquo;ensemble de l&rsquo;&eacute;conomie mondiale. &laquo;&nbsp;C&rsquo;est aussi le r&ocirc;le du r&eacute;gulateur de mettre en garde les entreprises voire les march&eacute;s sur le caract&egrave;re trop optimiste de leur appr&eacute;ciation de la situation des risques qu&rsquo;ils encourent&nbsp;&raquo;, note Jean-Luc Besson. Mais cette r&egrave;glementation ne s&rsquo;applique qu&rsquo;aux banques et aux assurances. Les autres acteurs de la finance et plus particuli&egrave;rement les fonds d&rsquo;investissement et les hedge funds en sont exempt&eacute;s. Par cons&eacute;quent, sans une extension des r&egrave;gles prudentielles &agrave; ces derniers, la port&eacute;e de la r&eacute;glementation s&rsquo;av&egrave;re limit&eacute;e.</p><p>Et la tentation est grande pour les banques et les assurances de contourner ce cadre r&eacute;glementaire en transf&eacute;rant leurs risques, notamment de cr&eacute;dit, vers d&rsquo;autres acteurs non contr&ocirc;l&eacute;s. &Agrave; l&rsquo;image du ph&eacute;nom&egrave;ne de titrisation, qui a facilit&eacute; la propagation de la crise des subprimes vers la sph&egrave;re financi&egrave;re.</p><h3>L&rsquo;&eacute;chec de la r&eacute;gulation, de la supervision et de la gestion du risque</h3><p>&laquo;&nbsp;La r&eacute;gulation, la supervision et la gestion du risque ont massivement &eacute;chou&eacute; et c&rsquo;est justement ces aspects qu&rsquo;il faut am&eacute;liorer pour que les march&eacute;s n&rsquo;aillent pas plus vite que les r&eacute;gulateurs&nbsp;&raquo;, pr&eacute;conisait d&rsquo;ailleurs le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;OCDE, Angel Gurria, en mai 2009.</p><p>Preuve en est la r&eacute;glementation du secteur des subprimes, entr&eacute;e en vigueur en d&eacute;cembre 2007, alors m&ecirc;me qu&rsquo;aucun pr&ecirc;t de ce type n&rsquo;&eacute;tait plus accord&eacute; depuis l&rsquo;&eacute;t&eacute;. D&rsquo;autant qu&rsquo;avec la mondialisation l&rsquo;&eacute;ventuel durcissement de la r&eacute;gulation prudentielle ne peut se faire qu&rsquo;au niveau plan&eacute;taire.</p><p>&laquo;&nbsp;Plus les &eacute;changes sont internationaux, plus la r&eacute;gulation doit devenir internationale. Mais les int&eacute;r&ecirc;ts des pays et ceux des acteurs sont tellement divergents que ce n&rsquo;est pas une t&acirc;che facile&nbsp;&raquo;, insiste Claude B&eacute;b&eacute;ar, pour qui la disparition des crises n&rsquo;est que pure utopie et qui estime que &laquo;&nbsp;des d&eacute;s&eacute;quilibres, comme l&rsquo;exc&egrave;s actuel d&rsquo;investissements dans certains pays en voie de d&eacute;veloppement, sont difficiles &agrave; pr&eacute;voir, donc &agrave; pr&eacute;venir puis &agrave; corriger. Le risque z&eacute;ro n&rsquo;existe pas en &eacute;conomie&nbsp;&raquo;.</p><p>Pire, l&rsquo;&eacute;volution constante du risque lance sans cesse de nouveaux d&eacute;fis aux entreprises pour tenter de le ma&icirc;triser.&nbsp;</p><h4>Anne-Lise Defrance</h4><p>[traitement;requete;objet=article#ID=521#TITLE=Actuaire : la menace de devenir un coupable d&eacute;sign&eacute;]</p>]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_522</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_522</guid></item><item><title><![CDATA[ Interview de Manuel Plisson, lauréat Prix Scor]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>Pour Manuel Plisson, laur&eacute;at du Prix Scor de l&rsquo;Actuariat 2010 du jeune docteur<sup>1</sup>, le financement de la d&eacute;pendance est un vrai d&eacute;bat de soci&eacute;t&eacute;.</h2><h3><em>l'actuariel:</em> Quels sont les principaux arguments en faveur d&rsquo;une assurance obligatoire, priv&eacute;e ou publique?</h3><p>Au niveau du march&eacute; des assurances, on peut mettre en avant trois arguments qui sont &agrave; la fois d&rsquo;ordre soci&eacute;tal et financier. D&rsquo;abord, l&rsquo;obligation de s&rsquo;assurer responsabilise les individus. Elle les oblige &agrave; &ecirc;tre davantage pr&eacute;voyants et ils prennent ainsi conscience du risque encouru. Par ailleurs, l&rsquo;assurance obligatoire permet de lutter contre les effets d&rsquo;antis&eacute;lection (le fait que les &laquo;&nbsp;mauvais risques&nbsp;&raquo; s&rsquo;assurent davantage que les &laquo;&nbsp;bons risques&nbsp;&raquo;). M&ecirc;me si l&rsquo;antis&eacute;lection semble aujourd&rsquo;hui assez faible sur le march&eacute; de l&rsquo;assurance d&eacute;pendance, elle devrait se d&eacute;velopper dans les ann&eacute;es &agrave; venir, en raison du d&eacute;veloppement des tests de d&eacute;pistage g&eacute;n&eacute;tique des maladies neuro-d&eacute;g&eacute;n&eacute;ratives. Enfin, une assurance obligatoire rend solvable la demande de soins d&eacute;pendance. On peut esp&eacute;rer que cette solvabilisation de la demande incitera davantage d&rsquo;industriels &agrave; entrer sur le march&eacute; des soins &agrave; domicile, et que cette concurrence accrue fera baisser le prix des soins.</p><h3><br />L'actuariel: Et les arguments &agrave; l&rsquo;encontre?</h3><p>On peut &eacute;galement en voir trois. Les assur&eacute;s peuvent pr&eacute;f&eacute;rer consommer maintenant plut&ocirc;t que de transf&eacute;rer du pouvoir d&rsquo;achat vers un hypoth&eacute;tique &eacute;tat de d&eacute;pendance qui n&rsquo;arrivera que dans plusieurs ann&eacute;es. De plus, une assurance obligatoire peut aller &agrave; l&rsquo;encontre des solidarit&eacute;s familiales. Elle peut &laquo;&nbsp;d&eacute;sinciter&nbsp;&raquo; les enfants &agrave; s&rsquo;occuper de leurs parents, du fait qu&rsquo;ils sont assur&eacute;s. Enfin, une assurance obligatoire s&rsquo;accompagne souvent d&rsquo;une standardisation des contrats propos&eacute;s, ce qui limite les marges de man&oelig;uvre et la cr&eacute;ativit&eacute; des assureurs, qui sont moins innovants lorsque le march&eacute; est r&egrave;glement&eacute;.</p><h3><br />L'actuariel: L&rsquo;assurance obligatoire doit-elle &ecirc;tre priv&eacute;e ou publique?</h3><p>Une assurance publique permettrait une standardisation et donc une meilleure lisibilit&eacute; du contrat. Cette standardisation pourrait &eacute;galement permettre des &eacute;conomies d&rsquo;&eacute;chelle. Traditionnellement, l&rsquo;&Eacute;tat a un horizon temporel plus important que les entreprises. Il est donc en g&eacute;n&eacute;ral plus &agrave; m&ecirc;me de prendre en charge les risques longs. Mais l&rsquo;&Eacute;tat est &eacute;galement en d&eacute;ficit. Par ailleurs, offrir une assurance publique g&eacute;n&eacute;reuse permettrait &eacute;galement de prot&eacute;ger les patrimoines et les transmissions, ce qui serait antiredistributif. Or, l&rsquo;objectif premier d&rsquo;un organisme de s&eacute;curit&eacute; sociale n&rsquo;est pas de prot&eacute;ger les patrimoines, ni leur transmission. Si l&rsquo;on d&eacute;cide que la solution publique doit &ecirc;tre retenue, alors il faudra cr&eacute;er une nouvelle ressource via une taxe. La pire des choses &agrave; faire serait de taxer les jeunes actifs. Il serait plus logique de taxer les riches retrait&eacute;s. Si l&rsquo;on opte pour une assurance d&eacute;pendance priv&eacute;e obligatoire, surviennent alors deux nouvelles questions&nbsp;: comment obliger les plus modestes &agrave; payer? comment payer le co&ucirc;t de transition d&rsquo;un syst&egrave;me public vers un syst&egrave;me priv&eacute;? Il semble en effet difficile d&rsquo;obliger l&rsquo;ensemble de la population &agrave; payer 30 euros par mois afin de s&rsquo;assurer contre la d&eacute;pendance quand on sait que le revenu mensuel m&eacute;dian avoisine les 1&nbsp;500&nbsp;euros en France. Cette mesure n&eacute;cessiterait donc une forte subvention en faveur des Fran&ccedil;ais les moins ais&eacute;s afin qu&rsquo;ils souscrivent &agrave; une assurance. L&rsquo;assurance obligatoire priv&eacute;e entra&icirc;ne &eacute;galement un co&ucirc;t de transition &eacute;lev&eacute;. Pendant quinze &agrave; vingt&nbsp;ans, les pouvoirs publics devraient subventionner les moins ais&eacute;s pour qu&rsquo;ils puissent s&rsquo;assurer tout en continuant &agrave; verser l&rsquo;APA (Allocation personnalis&eacute;e d&rsquo;autonomie) pour ceux qui sont trop vieux pour s&rsquo;assurer. En plus de ces deux probl&eacute;matiques, je crois que la vraie question sous-jacente aux d&eacute;bats sur la d&eacute;pendance est celle de la r&eacute;partition des richesses entre les g&eacute;n&eacute;rations. En France, on observe un fort d&eacute;s&eacute;quilibre en faveur des seniors. Le temps est mon sens venu d&rsquo;inverser le curseur actuel, en taxant plus les retrait&eacute;s au profit des jeunes actifs. Cela peut se faire de plusieurs mani&egrave;res&nbsp;: en alignant la CSG des retrait&eacute;s sur celle des actifs, en taxant plus les plus-values immobili&egrave;res qui profitent en moyenne davantage au plus &acirc;g&eacute;es qu&rsquo;aux plus jeunes. Par ailleurs le d&eacute;bat sur le financement de la d&eacute;pendance conduit &agrave; se r&eacute;interroger sur l&rsquo;opportunit&eacute; d&rsquo;une augmentation de la taxation sur les successions.</p><h4><br />1. Pour sa th&egrave;se Assurabilit&eacute; et d&eacute;veloppement de l&rsquo;assurance d&eacute;pendance, sous la direction de Jean-Herv&eacute; Lorenzi.</h4>]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_575</link>
  <pubDate>Mon, 26 Sep 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_575</guid></item><item><title><![CDATA[ Des risques sous observation]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>Partant du principe que les risques &eacute;mergents d&rsquo;aujourd&rsquo;hui ne sont pas ceux de demain, chaque acteur assure sa propre veille, dont la r&eacute;f&eacute;rence est incontestablement le rapport annuel du World Economic Forum.</h2><p>Depuis 2006, le World Economic Forum publie <em>Global Risks</em><sup>1</sup>, un rapport annuel r&eacute;alis&eacute; apr&egrave;s consultation de 580&nbsp;dirigeants et leaders d&rsquo;opinion &agrave; travers le monde. Ce rapport s&rsquo;impose aujourd&rsquo;hui comme la bible des risques &eacute;mergents.</p><p>L&rsquo;&eacute;dition 2011 met l&rsquo;accent sur deux risques &laquo;&nbsp;particuli&egrave;rement importants du fait de leur impact et de leur interconnexion&nbsp;&raquo;&nbsp;: les disparit&eacute;s &eacute;conomiques (entre pays et &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur m&ecirc;me de chaque pays) et les d&eacute;faillances de la gouvernance mondiale.</p><p>En marge de ces deux risques transverses, le World Economic Forum d&eacute;taille trente sept&nbsp;risques regroup&eacute;s en trois grandes familles&nbsp;:</p><ul><li>les d&eacute;s&eacute;quilibres macro&eacute;conomiques&nbsp;: endettement des pays d&eacute;velopp&eacute;s, volatilit&eacute; des monnaies, crise financi&egrave;re&nbsp;;</li><li> l&rsquo;&eacute;conomie ill&eacute;gale&nbsp;: crime organis&eacute;, corruption, commerce illicite, fragilisation des &Eacute;tats&nbsp;;</li><li> la p&eacute;nurie de ressources (eau, alimentation, &eacute;nergie)&nbsp;: la croissance de la population et de ses besoins rend la pression sur ces ressources insupportable.</li></ul><p>Enfin, cinq risques &laquo;&nbsp;&agrave; suivre&nbsp;&raquo; sont particuli&egrave;rement d&eacute;taill&eacute;s&nbsp;: la cybers&eacute;curit&eacute;&nbsp;; le d&eacute;fi d&eacute;mographique&nbsp;; la s&eacute;curit&eacute; &eacute;nerg&eacute;-tique&nbsp;; le protectionnisme et l&rsquo;isolationnisme&nbsp;; les armes de destruction massive.</p><p>N&eacute;anmoins, la typologie des risques &eacute;mergents d&eacute;velopp&eacute;e par le World Economic Forum ne correspond pas forc&eacute;ment &agrave; la vision et &agrave; l&rsquo;activit&eacute; d&rsquo;un assureur ou d&rsquo;un r&eacute;assureur.</p><h3>Identifier le potentiel de catastrophe</h3><p>Tous les grands groupes se sont ainsi dot&eacute;s d&rsquo;une &eacute;quipe et/ou d&rsquo;un processus d&rsquo;analyse et de surveillance des risques &eacute;mergents. Chez Axa, l&rsquo;&eacute;quipe Risques &eacute;mergents (Jean-No&euml;l Guye et Florence Th&eacute;venot) a mis en place un syst&egrave;me de veille lui permettant &laquo;&nbsp;de rep&eacute;rer le buzz, d&rsquo;identifier des risques potentiels, de valider leur pertinence et de faire &eacute;merger des donn&eacute;es quantitatives&nbsp;&raquo;, explique Florence Th&eacute;venot. Ces risques peuvent avoir une survenance rapide (terrorisme, pand&eacute;mie) ou plus lente (amiante, changement climatique), un niveau d&rsquo;exposition global (ondes &eacute;lectromagn&eacute;tiques, nanotechnologies) ou plus circonscrit (terrorisme, nucl&eacute;aire)&hellip; &laquo;&nbsp;Nous devons tous les prendre en compte en ne perdant jamais de vue l&rsquo;objectif&nbsp;: identifier leur potentiel de catastrophe.&nbsp;&raquo;</p><p>Afin d&rsquo;identifier et de suivre les risques &eacute;mergents, le r&eacute;assureur Scor a &eacute;galement cr&eacute;&eacute; un outil de veille, ScorWatch. &laquo;&nbsp;C&rsquo;est un &eacute;l&eacute;ment essentiel de notre strat&eacute;gie, explique Philippe B&eacute;raud, directeur adjoint de l&rsquo;audit interne groupe. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un moteur de recherche sp&eacute;cialis&eacute;, enrichi par nos documentalistes, qui &eacute;met des alertes quotidiennes th&eacute;matiques dans l&rsquo;ensemble du groupe. De plus, nous avons cr&eacute;&eacute; un blog interne, aliment&eacute; &agrave; la fois par les membres du r&eacute;seau Risques &eacute;mergents et des observateurs sp&eacute;cialis&eacute;s.&nbsp;&raquo; Les 1&nbsp;600&nbsp;collaborateurs du groupe sont mobilis&eacute;s&nbsp;: &laquo;&nbsp;Cela fait m&ecirc;me partie de leurs objectifs professionnels.&nbsp;&raquo; C&rsquo;est ainsi que le r&eacute;assureur a identifi&eacute; et scor&eacute; 82&nbsp;risques de nature et d&rsquo;ampleur tr&egrave;s diverses gr&acirc;ce &agrave; une m&eacute;thode d&rsquo;observation reposant sur un double niveau d&rsquo;analyse. D&rsquo;abord l&rsquo;impact du risque sur les engagements, les actifs et la r&eacute;putation de l&rsquo;entreprise&nbsp;: il est consid&eacute;r&eacute; comme hypercritique s&rsquo;il p&egrave;se plus de 5&nbsp;% du capital disponible (soit 230&nbsp;millions d&rsquo;euros), critique entre 1 et 5&nbsp;% du capital disponible, non critique &agrave; moins de 1&nbsp;% et n&eacute;gligeable &agrave; moins de 10&nbsp;millions d&rsquo;euros. Mais Scor a aussi mis en place une analyse graphique s&rsquo;appuyant sur une &eacute;toile &agrave; sept branches dont chacune correspond &agrave; une caract&eacute;ristique de risque (incertitude juridique, incertitude temporelle, couverture g&eacute;ographique, impact sur les actifs, etc.).</p><h3>&ldquo;Les risques &eacute;mergents sont un pur produit de l&rsquo;activit&eacute; humaine&ldquo;</h3><p>&laquo;&nbsp;La corr&eacute;lation entre tous ces risques rend leur observation de plus en plus complexe, observe Philippe B&eacute;raud. Le d&eacute;sastre japonais en est la plus r&eacute;cente illustration&nbsp;: tremblement de terre, tsunami, accident nucl&eacute;aire&hellip; On voit que les risques peuvent s&rsquo;additionner, et m&ecirc;me se multiplier.&nbsp;&raquo; A fortiori dans une &eacute;conomie globalis&eacute;e&nbsp;: &agrave; la suite de la catastrophe japonaise, certaines industries occidentales ont d&ucirc; interrompre leur production pour cause de rupture de stock sur des pi&egrave;ces (&eacute;lectro-niques notamment) exclusivement produites au Japon. Ce qui fait dire &agrave; Herv&eacute; Juvin, pr&eacute;sident d&rsquo;Eurogroup Institute&nbsp;: &laquo;&nbsp;Notre mod&egrave;le d&rsquo;organisation globalis&eacute; et &agrave; flux tendus est en lui-m&ecirc;me un risque majeur. Il peut g&eacute;n&eacute;rer des p&eacute;nuries d&rsquo;alimentation ou d&rsquo;&eacute;nergie de grande ampleur.&nbsp;&raquo; Et de conclure&nbsp;: &laquo;&nbsp;Les risques &eacute;mergents sont un pur produit de l&rsquo;activit&eacute; humaine. Sur ce point, je suis en complet d&eacute;saccord avec le philosophe Luc Ferry, qui consid&egrave;re que la nature reste notre principal danger. Au contraire, le risque, c&rsquo;est l&rsquo;homme.&nbsp;&raquo;</p><h4>Sabine Germain</h4><p>1. <em>Global Risks 2011</em>, Sixth Edition : an initiative of the Global Response Network, World Economic Forum, janvier 2011, 131 pages, t&eacute;l&eacute;chargeable sur <a href="http://riskreport.weforum.org" target="_blank">http://riskreport.weforum.org</a></p>]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_526</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_526</guid></item><item><title><![CDATA[ International]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>Monde</h2><h3 class="BREVEtitre">L&rsquo;in&eacute;galit&eacute; devant la retraite</h3><p class="Aucunstyledeparagraphe">0-26 ans : c&rsquo;est l&rsquo;&eacute;cart entre l&rsquo;arr&ecirc;t de l&rsquo;activit&eacute; professionnelle et l&rsquo;&acirc;ge du d&eacute;c&egrave;s selon les diff&eacute;rents pays de l&rsquo;OCDE. Les Mexicains sont ceux qui profitent le moins de leur retraite.</p><p class="Aucunstyledeparagraphe"><img style="margin: 20px 0;" title="p8_pyramide_retraite_524" src="../images/upload/p8_pyramide_retraite_524.png" alt="p8_pyramide_retraite_524" width="451" height="524" /></p><h2 class="Aucunstyledeparagraphe">Europe</h2><h3 class="Aucunstyledeparagraphe">Solvabilit&eacute;&nbsp;II&nbsp;: la France en bonne posture</h3><p class="Aucunstyledeparagraphe">Bonne nouvelle, le march&eacute; fran&ccedil;ais de l&rsquo;assurance satisfait aux crit&egrave;res prudentiels de Solvabilit&eacute;&nbsp;II. &Agrave; l&rsquo;occasion de la publication en mars dernier par l&rsquo;Autorit&eacute; de contr&ocirc;le prudentiel (ACP) des r&eacute;sultats de la cinqui&egrave;me &eacute;tude quantitative d&rsquo;impact de la directive (QIS5), il appara&icirc;t en effet que les niveaux de solvabilit&eacute; des participants fran&ccedil;ais &agrave; l&rsquo;&eacute;tude sont largement couverts. Le capital de solvabilit&eacute; requis des participants (SCR) atteint au total 101&nbsp;milliards d&rsquo;euros, soit 1,8&nbsp;fois celui exig&eacute;. Le minimum de capital requis (MCR) des participants fran&ccedil;ais s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve quant &agrave; lui &agrave; environ 41 milliards d&rsquo;euros. Le montant d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments &eacute;ligibles de 173&nbsp;milliards d&rsquo;euros le couvre donc tr&egrave;s largement, avec un surplus de 132 milliards d&rsquo;euros.</p>]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_503</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_503</guid></item><item><title><![CDATA[ Les formations de l'Institut du risk management (IRM)]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>Les formations longues&nbsp;</h2><ul><li><p><strong>La formation "Actuaire expert ERM"</strong></p></li></ul><p>L'Institut du risk management (IRM) propose une formation &agrave; l'ERM (<em>Entreprise Risk Management</em>). Cette formation, qui s'adresse aux actuaires qualifi&eacute;s ayant au moins cinq ans d'exp&eacute;rience, permet d'acqu&eacute;rir les comp&eacute;tences en risk management conformes au <em>Core Syllabus</em> du trait&eacute; CERA. Les cours sont assur&eacute;s par des professionnels (Chief Risk Officers ou sp&eacute;cialistes de l'ERM) et par des universitaires.</p><p>D&eacute;couvrez le programme <a href="http://www.institutdesactuaires.com/docs/2011172180849_ERMNoticedinformation2012promo2012.pdf">ICI</a>.</p><p>T&eacute;l&eacute;chargez le bulletin d'inscription <a href="http://www.institutdesactuaires.com/docs/2011172180915_Formulaireinscriptionermpromo2012.pdf">ICI</a>.</p><p>&nbsp;</p><ul><li><strong>La formation "Management et communication pour actuaire"</strong></li></ul><p>L&rsquo;IRM propose une formation &laquo;&nbsp;Management et communication pour actuaire&nbsp;&raquo; (MCA). Cette formation, destin&eacute;e aux actuaires en situation de responsabilit&eacute;, permet de d&eacute;velopper les comp&eacute;tences n&eacute;cessaires au management, au pilotage de projets transversaux et d&rsquo;acqu&eacute;rir les m&eacute;thodes et les outils indispensables en mati&egrave;re de communication. Les cours sont assur&eacute;s par des professionnels du Management et des Ressources Humaines reconnus dans leurs sp&eacute;cialit&eacute;s respectives, ainsi que par des cadres et dirigeants de la banque et de l&rsquo;assurance.</p><p>D&eacute;couvrez le programme <a href="http://www.institutdesactuaires.com/docs/2011172154510_noticePresMANAGERIALE2012.pdf">ICI</a>.</p><p>T&eacute;l&eacute;chargez le bulletin d'inscription <a href="http://www.institutdesactuaires.com/gene/link.php?doc_link=../docs/2011172154436_FormulaireinscriptionMCAPromo2012.doc">ICI</a>.</p><p>&nbsp;</p><h2>Les formations courtes, ou S&eacute;PIA</h2><p>Les S&eacute;minaires professionnels de l'Institut des actuaires - SEPIA - sont co-organis&eacute;s par l'Institut du risk management et le Centre d'&eacute;tudes actuarielles (<a href="http://www.actuaires-cea.net/">CEA</a>). Planifi&eacute;s, en g&eacute;n&eacute;ral, sur une journ&eacute;e compl&egrave;te, ils permettent d'approfondir des th&egrave;mes particuliers int&eacute;ressant les actuaires dans leur quotidien professionnel.</p><p>Quelques exemples de S&eacute;PIA organis&eacute;s en 2010-2011 :&nbsp;</p><ul><li>"La mise en place de l'ORSA"</li><li>"Structurer, contr&ocirc;ler et exploiter les donn&eacute;es n&eacute;cessaires aux calculs Solvabilit&eacute; 2"</li><li>"Certification des tables d'exp&eacute;rience"</li><li>"Epist&eacute;mologie et construction sociale des mod&egrave;les"</li><li>"Optimisez votre programme de r&eacute;assurance"</li></ul><p>Pour d&eacute;couvrir le programme des prochains S&eacute;PIA, cliquez <a href="http://www.institutdesactuaires.com/sepia/">ICI</a>.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_514</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_514</guid></item><item><title><![CDATA[ Brésil : les actuaires en quête de reconnaissance]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>Le m&eacute;tier n&rsquo;attire pas les &eacute;tudiants. Pourtant, avec l&rsquo;explosion du secteur de l&rsquo;assurance et la mise en &oelig;uvre de nouvelles r&eacute;formes, il offre toujours plus de d&eacute;bouch&eacute;s.&nbsp;</h2><p>&nbsp;</p><p>Leur couleur est le bleu roy, leur symbole est le sablier. Les actuaires br&eacute;siliens ont aussi leur date, le 3&nbsp;avril. Car comme toutes les professions, ils ont leur jour de f&ecirc;te. Malgr&eacute; tout, ils ne sont pas nombreux &agrave; embrasser la carri&egrave;re d&rsquo;actuaire&nbsp;; aujourd&rsquo;hui 1&nbsp;500 sont recens&eacute;s &agrave; l&rsquo;Institut br&eacute;silien d&rsquo;actuariat (IBA), l&rsquo;association qui les r&eacute;unit. &laquo;&nbsp;La profession est m&eacute;connue au Br&eacute;sil, c&rsquo;est tr&egrave;s sp&eacute;cifique. Peu de jeunes suivent des &eacute;tudes d&rsquo;actuariat &agrave; l&rsquo;universit&eacute;. Les math&eacute;matiques, les chiffres paraissent souvent r&eacute;barbatifs&nbsp;&raquo;, explique Claudia Campestrini, 41&nbsp;ans, vice-pr&eacute;sidente de l&rsquo;IBA, et directrice de b&eacute;n&eacute;fices, responsable actuariel des fonds de pension de la banque HSBC au Br&eacute;sil.</p><p>Pourtant le m&eacute;tier ne manque pas d&rsquo;attraits. Le premier est financier. Dans un pays o&ugrave; le salaire moyen est de l&rsquo;ordre de 660&nbsp;euros, un jeune dipl&ocirc;m&eacute; en sciences actuarielles d&eacute;marre sa carri&egrave;re avec un revenu mensuel d&rsquo;environ 1&nbsp;300&nbsp;euros. Dix&nbsp;ans plus tard, un actuaire gagne en moyenne 8&nbsp;500&nbsp;euros par mois. La plupart d&rsquo;entre eux se concentrent principalement &agrave; Rio de Janeiro et &agrave; S&atilde;o Paulo, la capitale &eacute;conomique du Br&eacute;sil. Dans ses bureaux paulistains de l&rsquo;avenue Faria Lima, le principal centre financier de la ville, Claudia Campestrini aime ainsi d&eacute;finir son activit&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;L&rsquo;actuariat, c&rsquo;est accompagner l&rsquo;&ecirc;tre humain apr&egrave;s sa vie active et prot&eacute;ger les personnes &raquo;.</p><h3>Un m&eacute;tier r&eacute;glement&eacute; par la loi f&eacute;d&eacute;rale</h3><p>Au Br&eacute;sil, le statut d&rsquo;actuaire est r&eacute;glement&eacute; par la loi f&eacute;d&eacute;rale 806 de 1969. &laquo;&nbsp;Ce statut comporte une disposition importante. En effet, il appartient au seul actuaire de r&eacute;aliser le calcul des provisions et des bonis des assurances et des fonds de pension&nbsp;&raquo;, souligne Roberto Westenberger, associ&eacute; de PWC Brasil et responsable actuariel pour les fonds de pension et les assurances. La r&eacute;glementation exige aussi que les bilans de ces entreprises soient sign&eacute;s par un actuaire dipl&ocirc;m&eacute;, qui engage sa responsabilit&eacute;. Ainsi, une fois par an, un rapport actuariel est remis aux autorit&eacute;s de contr&ocirc;le comp&eacute;tentes. La Susep<sup>1</sup> pour les compagnies d&rsquo;assurance, la Previc<sup>2</sup> pour les fonds de pension et l&rsquo;ANS<sup>3</sup> pour les mutuelles de sant&eacute;, qui maintiennent la confidentialit&eacute; du contenu. La Previc comme l&rsquo;ANS n&rsquo;imposent aucune r&egrave;gle sp&eacute;cifique pour l&rsquo;&eacute;laboration du rapport, &laquo;&nbsp;seule la Susep &eacute;tablit une r&egrave;gle de capital minimum pour les activit&eacute;s non-vie et le risque cr&eacute;dit&nbsp;&raquo;, souligne l&rsquo;associ&eacute; de PWC Brasil, un matelas de s&eacute;curit&eacute; obligatoire pour faire face aux fluctuations.</p><p>Il est admis que les rapports actuariels comportent des avis et des observations, ce qui, pour certains professionnels, comme Roberto Westenberger, est m&ecirc;me une n&eacute;cessit&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;C&rsquo;est comme un m&eacute;decin. Il doit diagnostiquer les sympt&ocirc;mes et informer le patient, m&ecirc;me si celui-ci ne veut pas entendre qu&rsquo;il est malade.&nbsp;&raquo; N&eacute;anmoins, en cas de pressions de la part d&rsquo;entreprises ou de dirigeants, aucun dispositif ne couvre l&rsquo;actuaire. Dans sa charte, l&rsquo;IBA encourage ses membres &agrave; suivre le code de conduite de la profession et &agrave; &eacute;viter les conflits d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts. Cependant Claudia Campestrini constate&nbsp;: &laquo;&nbsp;Les organismes de contr&ocirc;le prot&egrave;gent davantage le march&eacute; que l&rsquo;actuaire.&nbsp;&raquo;</p><h3>Une profession qui profite de l&rsquo;attrait pour l&rsquo;assurance</h3><p>&laquo;&nbsp;Depuis quelques ann&eacute;es, l&rsquo;actuariat jouit d&rsquo;une r&eacute;elle reconnaissance aupr&egrave;s des assureurs et des fonds de pension&nbsp;&raquo;, se f&eacute;licite Paulo Otavio Silva Camara, directeur actuariel et statistiques de Caixa e Seguro et de la filiale de la CNP au Br&eacute;sil. Ce jeune actuaire de 35&nbsp;ans a d&eacute;but&eacute; en 1997. Cette ann&eacute;e-l&agrave;, Caixa e Seguro ne comptait que 500&nbsp;millions de reais de provisions. Aujourd&rsquo;hui, elles s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent &agrave; 15&nbsp;milliards de reais.</p><p>Le contexte politico-&eacute;conomique favorable &ndash;&nbsp;une d&eacute;mocratie consolid&eacute;e et une monnaie stabilis&eacute;e&nbsp;&ndash; am&egrave;ne la soci&eacute;t&eacute; br&eacute;silienne &agrave; changer de valeurs. Le capital confiance des Br&eacute;siliens a un impact direct sur le secteur des assurances, qui vit un moment d&rsquo;euphorie. &laquo;&nbsp;Auparavant, les Br&eacute;siliens r&ecirc;vaient d&rsquo;acheter une voiture, une t&eacute;l&eacute;vision, un r&eacute;frig&eacute;rateur. D&eacute;sormais, ils souscrivent des contrats d&rsquo;assurance. Leurs priorit&eacute;s touchent la sant&eacute; et ils investissent dans des produits d&rsquo;&eacute;pargne pour la retraite mais aussi pour les &eacute;tudes de leurs enfants. Les Br&eacute;siliens croient en l&rsquo;avenir&nbsp;&raquo;, s&rsquo;enthousiasme Paulo Otavio Silva Camara. Cependant, le march&eacute; de l&rsquo;assurance ne repr&eacute;sente que 3,5&nbsp;% du PIB au Br&eacute;sil. La marge de progression est donc forte. Selon lui, &laquo;&nbsp;les perspectives de croissance pour cette d&eacute;cennie sont de 15&nbsp;% &agrave; 20&nbsp;% par an&nbsp;&raquo;. Ce qui se r&eacute;percute sur les orientations des actuaires. &laquo;&nbsp;Les compagnies d&rsquo;assurances attirent de plus en plus d&rsquo;actuaires au d&eacute;triment des fonds de pension&nbsp;&raquo;, note Claudia Campestrini.</p><p>[traitement;requete;objet=article#ID=528#TITLE=Interview C. Campestrini]</p><h3>Vers une harmonisation des r&eacute;glementations</h3><p>La croissance de l&rsquo;activit&eacute; assurance a &eacute;galement une explication plus r&eacute;glementaire. &laquo;&nbsp;La fin du monopole de la r&eacute;assurance en 2007 et la lib&eacute;ralisation effective depuis 2009, ont favoris&eacute; l&rsquo;essor du march&eacute;&nbsp;&raquo;, estime Roberto Westenberger. &Agrave; cela s&rsquo;ajoutent des facteurs conjoncturels. La Coupe du monde en 2014, les Jeux olympiques en 2016 et la politique de grands chantiers (PAC) mise en &oelig;uvre par le gouvernement &laquo;&nbsp;vont cr&eacute;er une demande pour de nouveaux produits jusqu&rsquo;ici peu commercialis&eacute;s au Br&eacute;sil&nbsp;&raquo;, poursuit-il. Et Paulo Otavio d&rsquo;ajouter&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le syst&egrave;me de sant&eacute; publique est mal en point, ce qui favorise d&rsquo;autant plus le secteur priv&eacute;.&nbsp;&raquo; Sans compter la r&eacute;forme des retraites (le projet pr&eacute;voit de passer d&rsquo;un syst&egrave;me par r&eacute;partition comme en France &agrave; un syst&egrave;me par capitalisation), qui devrait g&eacute;n&eacute;rer une augmentation de l&rsquo;activit&eacute; des fonds de pension.</p><p>Par ailleurs, le Br&eacute;sil est en passe d&rsquo;harmoniser ses r&egrave;gles financi&egrave;res avec celles appliqu&eacute;es en Europe. Un premier pas est franchi avec l&rsquo;adoption de l&rsquo;IFRS comme norme comptable, qui doit entrer en vigueur cette ann&eacute;e. Pour les entreprises, cela signifie plus de rigueur, plus de transparence, plus d&rsquo;exigences de bonne gouvernance et des donn&eacute;es plus d&eacute;taill&eacute;es. Une mise en ordre qui doit permettre de conna&icirc;tre la juste valeur de l&rsquo;entreprise et de r&eacute;aliser des comparaisons fiables avec celles d&rsquo;autres pays. &laquo;&nbsp;Ce qui &eacute;vitera les malversations&nbsp;&raquo;, souligne Paulo Otavio Silva Camara. L&rsquo;actuaire, lui, va devoir r&eacute;aliser une reclassification des provisions.</p><h3>&ldquo;L&rsquo;actuaire doit sortir de sa tour d&rsquo;ivoire&ldquo;</h3><p>&laquo;&nbsp;En Europe, la norme Solvabilit&eacute; II offre de nouvelles pr&eacute;rogatives &agrave; l&rsquo;actuaire. Il faut quantifier les risques mais aussi d&eacute;velopper des qualit&eacute;s d&rsquo;administration&nbsp;&raquo;, souligne Roberto Westenberger. L&rsquo;associ&eacute; de PWC Brasil esp&egrave;re que ce mouvement arrivera au Br&eacute;sil rapidement. &laquo;&nbsp;Nos clients veulent am&eacute;liorer leurs op&eacute;rations, projeter les r&eacute;ductions de co&ucirc;ts. L&rsquo;actuaire doit sortir de sa tour d&rsquo;ivoire, il ne peut plus s&rsquo;isoler de la marche de l&rsquo;entreprise et doit en conna&icirc;tre parfaitement les produits, insiste-t-il. Tout ne repose pas sur la composante math&eacute;matique.&nbsp;&raquo;</p><p>Au Br&eacute;sil, un actuaire ne peut cumuler d&rsquo;autres fonctions que la sienne. Pourtant, Roberto Westenberger et Paulo Otavio Silva Camara partagent le m&ecirc;me avis sur sa position strat&eacute;gique&nbsp;: &laquo;&nbsp;L&rsquo;actuaire est la personne dispos&eacute;e &agrave; conna&icirc;tre le mieux l&rsquo;entreprise et les risques, il doit avoir l&rsquo;ambition d&rsquo;assumer des postes d&rsquo;administration.&nbsp;&raquo;</p><h3>J&eacute;r&ocirc;me da Silva (Rio de Janeiro)</h3><h4><em>1. Superintendencia de Seguros Privados</em></h4><h4><em>2. Superintendencia Social de Previdencia Complementar</em></h4><h4><em>3. Agencia Nacional de Saude</em></h4><p>&nbsp;</p><p>[traitement;requete;objet=article#ID=529#TITLE=Pratique]</p>]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_530</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_530</guid></item><item><title><![CDATA[ Pratique formation CEA]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>Le Centre d&rsquo;&eacute;tudes actuarielles s&rsquo;adresse &agrave; de jeunes cadres sup&eacute;rieurs (bac+5) et est exclusivement consacr&eacute; &agrave; la formation professionnelle des actuaires.</h2><ul><li>Dipl&ocirc;me reconnu par l&rsquo;Institut des actuaires.</li><li> P&eacute;riode d&rsquo;admission : septembre/octobre.</li><li> L&rsquo;enseignement dispens&eacute; est un enseignement &agrave; temps partiel sur deux ans. Les cours portent sur les mati&egrave;res suivantes :</li><li> 1<sup>re</sup> ann&eacute;e : assurance, finance, probabilit&eacute;s et statistiques.</li><li> 2<sup>e</sup> ann&eacute;e : assurance, finance, probabilit&eacute;s et statistiques, th&eacute;orie moderne du portefeuille, analyse et gestion de portefeuille, gestion actif passif, pr&eacute;voyance sociale.</li><li> Co&ucirc;t de la formation : 7&nbsp;150 &euro;/an sur 2 ans.</li><li> Nombre moyen d&rsquo;actuaires dipl&ocirc;m&eacute;s par an : 30 (en croissance rapide).</li><li> Coordonn&eacute;es : 4, rue Chauveau-Lagarde 75008 Paris<br />T&eacute;l. : +33 (0)1 44 51 72 72<br />Email : secretariat@actuaires-cea.net<br /><a href="http://www.actuaires-cea.net" target="_blank">www.actuaires-cea.net</a></li></ul>]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_533</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_533</guid></item><item><title><![CDATA[ Le métier dactuaire en formation continue avec le CEA]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>Le Centre d&rsquo;&eacute;tudes actuarielles figure parmi les dix formations reconnues par la profession de l&rsquo;actuariat.</h2><p>L&rsquo;actuariat est un m&eacute;tier. Le standard international est celui de l&rsquo;actuaire qualifi&eacute; (fellow ou fully qualified). C&rsquo;est ce standard qui donne acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Association actuarielle internationale et au passeport europ&eacute;en au sein du Groupe consultatif actuariel europ&eacute;en. L&rsquo;actuaire qualifi&eacute; est un professionnel exp&eacute;riment&eacute;. Il a un solide bagage acad&eacute;mique, au minimum bac&nbsp;+&nbsp;5, lui permettant de devenir actuaire associ&eacute;, suivi d&rsquo;une exp&eacute;rience professionnelle appro-fondie (trois&nbsp;ans au minimum, cinq &agrave; six&nbsp;ann&eacute;es en r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale) lui donnant acc&egrave;s &agrave; la qualification.</p><p>Pour ceux qui n&rsquo;ont pas suivi avec succ&egrave;s l&rsquo;une des huit&nbsp;fili&egrave;res de formation acad&eacute;mique donnant acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Institut des actuaires comme actuaire associ&eacute;, ils peuvent suivre les formations professionnelles du Cnam ou du Centre d&rsquo;&eacute;tudes actuarielles. Pour pr&eacute;senter leur candidature, ils doivent &eacute;galement &ecirc;tre titulaires d&rsquo;un solide dipl&ocirc;me bac&nbsp;+&nbsp;5 et avoir deux ans au moins d&rsquo;exp&eacute;rience professionnelle.</p><p>Le CEA accueille chaque ann&eacute;e 80&nbsp;candidats, dont certains issus des plus grandes &eacute;coles&nbsp; : &Eacute;cole normale sup&eacute;rieure, Polytechnique, Centrale, HEC, Essec, etc. &laquo;&nbsp;Nous recrutons des candidats ayant une formation &agrave; dominante scientifique comme des ing&eacute;nieurs et des statisticiens, mais aussi des candidats de formation &eacute;conomique et commerciale issus de grandes &eacute;coles ou de l&rsquo;universit&eacute;. Ils doivent avoir au minimum deux ans d&rsquo;exp&eacute;rience professionnelle dans des domaines li&eacute;s &agrave; la gestion des risques financiers ou assurantiels&nbsp;&raquo;, explique Christian Robert, directeur des &eacute;tudes au CEA, avant d&rsquo;ajouter&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le nombre de candidatures augmente r&eacute;guli&egrave;rement de 10&nbsp;% chaque ann&eacute;e depuis quatre ans. Aujourd&rsquo;hui, une grande majorit&eacute; des candidatures est issue du monde de l&rsquo;assurance mais les profils sont de plus en plus diversifi&eacute;s.&nbsp;&raquo;</p><h3>Forte implication personnelle</h3><p>La s&eacute;lection est tr&egrave;s stricte avec un examen &eacute;crit suivi d&rsquo;un entretien pour &eacute;valuer les connaissances et la motivation des &eacute;l&egrave;ves. &laquo;&nbsp;Ils re&ccedil;oivent une formation de deux&nbsp;jours et demi par mois, et cela pendant vingt&nbsp;mois. Les cours &eacute;tant peu nombreux, ils doivent donc consacrer beaucoup de temps aux travaux personnels et aux examens de fin d&rsquo;ann&eacute;e. C&rsquo;est un v&eacute;ritable engagement&nbsp;&raquo;, souligne le directeur des &eacute;tudes du CEA. Apr&egrave;s cette p&eacute;riode, les &eacute;tudiants disposeront encore de deux ans pour r&eacute;aliser leur m&eacute;moire. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;une fois la soutenance pass&eacute;e qu&rsquo;ils deviendront actuaires associ&eacute;s et membres de l&rsquo;Institut des actuaires. Mais il leur faudra encore acqu&eacute;rir une exp&eacute;rience professionnelle dans l&rsquo;actuariat &ndash;&nbsp;entre trois et cinq&nbsp;ans&nbsp;&ndash; pour obtenir le titre d&rsquo;actuaire qualifi&eacute; en France et &agrave; l&rsquo;international.</p><h3>Chantal Colomer</h3><p>[traitement;requete;objet=article#ID=533#TITLE=Pratique]</p>]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_534</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_534</guid></item><item><title><![CDATA[ Une nouvelle source de réflexion sur la stabilité du secteur de lassurance]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>Lanc&eacute;e &agrave; l'ISFA (Lyon) en d&eacute;cembre 2010, la chaire de recherche Actuariat durable et stabilit&eacute; du secteur de l&rsquo;assurance &agrave; long terme, produit d&eacute;j&agrave; ses premiers r&eacute;sultats.</h2><p>Les chercheurs de la nouvelle chaire d&rsquo;Actuariat durable esp&egrave;rent apporter une r&eacute;flexion sur la stabilit&eacute; du secteur de l&rsquo;assurance, en compl&eacute;ment de la vision li&eacute;e &agrave; Solvabilit&eacute; II.</p><p>L&rsquo;&eacute;quipe &ndash;&nbsp;St&eacute;phane Loisel (titulaire de la chaire), Anne Eyraud-Loisel, V&eacute;ronique Maume-Deschamps et Laurent Devineau (impliqu&eacute; en tant que chercheur associ&eacute;)&nbsp;&ndash; travaille sur des horizons de temps de 5&nbsp;ans, 10&nbsp;ans, 20 ans, 50 ans ou infini. Elle entend notamment prendre en compte les corr&eacute;lations spatiotemporelles entre les risques, les probl&eacute;matiques de comp&eacute;tition entre organismes assureurs, les comportements des assur&eacute;s, et &eacute;tudie les risques syst&eacute;miques et les crises de corr&eacute;lations potentiellement cr&eacute;&eacute;es par certains comportements moutonniers. Ainsi, les premiers travaux de la chaire se sont concentr&eacute;s sur la th&eacute;orie du risque, le risque de long&eacute;vit&eacute;, et le risque de rachat en assurance vie, en pr&eacute;sence de crises de corr&eacute;lation.</p><p>La chaire a officiellement &eacute;t&eacute; lanc&eacute;e en d&eacute;cembre 2010, port&eacute;e par le laboratoire de Sciences actuarielle et financi&egrave;re (SAF) de l&rsquo;Institut de science financi&egrave;re et d&rsquo;assurances (ISFA) de l&rsquo;universit&eacute; Lyon I, et &eacute;tablie dans le cadre d&rsquo;un partenariat entre Milliman et la Fondation partenariale Lyon&nbsp;I.</p><p>&laquo; Ce partenariat s&rsquo;inscrit dans la continuit&eacute; de l&rsquo;engagement de Milliman pour promouvoir la recherche en actuariat &raquo;, explique Laurent Devineau, chercheur associ&eacute; &agrave; l&rsquo;ISFA et directeur du p&ocirc;le Recherche et D&eacute;veloppement de Milliman Paris. L&rsquo;entre-prise apporte un soutien financier ainsi qu&rsquo;une expertise sur les probl&eacute;matiques op&eacute;rationnelles rencontr&eacute;es dans le monde de l&rsquo;assurance.</p><p>Activit&eacute;s de recherche, publications, conf&eacute;rences&hellip; la chaire Actuariat durable et stabilit&eacute; du secteur de l&rsquo;assurance &agrave; long terme a de nombreux projets et d&eacute;veloppe de multiples partenariats avec d&rsquo;autres chaires ou associations.</p><p>Dernier exemple en date : l&rsquo;organisation de conf&eacute;rences internationales sur le risque de long&eacute;vit&eacute; (en f&eacute;vrier et mai 2011) conjointement avec les chaires de l&rsquo;Institut Louis Bachelier, notamment la chaire D&eacute;riv&eacute;s du futur (financ&eacute;e par la F&eacute;d&eacute;ration bancaire fran&ccedil;aise), et la chaire Assurance et Risques majeurs (financ&eacute;e par Axa).</p><p>La chaire pr&ocirc;ne l&rsquo;ouverture. Elle effectue des travaux de recherche avec d&rsquo;autres chaires et invite des chercheurs &eacute;trangers tels Enrico Biffis (Imperial College, Londres), Daniel Bauer (Georgia State University, Atlanta) ou Jun Cai (University of Waterloo, Canada)&hellip;.</p><p>Prochain rendez-vous, en collaboration avec la Soci&eacute;t&eacute; de math&eacute;matiques appliqu&eacute;es et industrielles : le 16&nbsp;novembre&nbsp;2011 &agrave; Toulouse, pour une journ&eacute;e sur la th&eacute;orie du risque et la th&eacute;orie de la fiabilit&eacute;.</p><h4>St&eacute;phane Loisel[traitement;requete;objet=article#ID=535#TITLE=Articles accept&eacute;s r&eacute;dig&eacute;s dans le cadre de la chaire]</h4>]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_536</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_536</guid></item><item><title><![CDATA[ Actuaire : la menace de devenir un coupable désigné]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>La volont&eacute; accrue des r&eacute;gulateurs de lutter contre le risque fait des actuaires les nouveaux acteurs incontournables du secteur financier.</h2><p>En France, la position de l&rsquo;actuaire n&rsquo;a pas le statut d&rsquo;appointed actuary tel qu&rsquo;il est exerc&eacute; et r&eacute;glement&eacute; au Royaume-Uni ou encore au Canada. &laquo;&nbsp;Le m&eacute;tier d&rsquo;actuaire n&rsquo;est pas encadr&eacute; comme dans le reste de l&rsquo;Europe. Ici, le v&eacute;ritable probl&egrave;me est celui de l&rsquo;ind&eacute;pendance&nbsp;&raquo;, explique Emmanuel Tassin, directeur g&eacute;n&eacute;ral d&eacute;l&eacute;gu&eacute; de Fixage Actuariat et vice-pr&eacute;sident de l&rsquo;Institut des actuaires. &laquo;&nbsp;Comment par exemple mettre une personne soumise &agrave; un lien de subordination en situation de donner un avis sur la politique globale de souscription de la soci&eacute;t&eacute; pour laquelle elle travaille&nbsp;? Surtout si cet avis devait s&rsquo;&eacute;carter de l&rsquo;opinion de la direction g&eacute;n&eacute;rale&nbsp;&raquo;, rench&eacute;rit R&eacute;gis de Laroulli&egrave;re, directeur de l&rsquo;Institut des actuaires. D&rsquo;o&ugrave;, pour une partie des actuaires, un in&eacute;vitable conflit d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts d&eacute;j&agrave; soulign&eacute; dans le Livre vert de la Commission europ&eacute;enne sur &laquo;&nbsp;Le gouvernement d&rsquo;entreprise dans les &eacute;tablissements financiers&nbsp;&raquo;&nbsp;: &laquo;&nbsp;Les &eacute;tablissements financiers n&rsquo;ont pas toujours conf&eacute;r&eacute; &agrave; leur fonction de gestion des risques une autorit&eacute; et des pouvoirs suffisants pour mettre un frein aux activit&eacute;s des preneurs de risques.&nbsp;&raquo; Et pourtant, rappelle la Commission &laquo;&nbsp;un syst&egrave;me efficace de gouvernement d&rsquo;entreprise devrait conduire &agrave; une responsabilisation des principales parties prenantes dans les &eacute;tablissements financiers&nbsp;: conseils d&rsquo;administration, actionnaires, direction&hellip;&nbsp;&raquo;, auxquels on peut ajouter en France les mandataires sociaux. Et comment r&eacute;clamer au d&eacute;sormais obligatoire CRO (chief risk officer, responsable des risques) d&rsquo;assumer une responsabilit&eacute; accrue sans un renforcement de son statut, qui pour l&rsquo;Institut des actuaires doit &ecirc;tre au moins &eacute;quivalent &agrave; celui du directeur financier&nbsp;?</p><h3>Solvabilit&eacute; II institutionnalise la profession d&rsquo;actuaire</h3><p>La r&eacute;forme Solvabilit&eacute;&nbsp;II peut-elle modifier la donne&nbsp;? Il est aujourd&rsquo;hui difficile de trancher. Tous en conviennent, l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de la directive permet enfin une institutionnalisation de la fonction d&rsquo;actuaire. Cependant, regrettent certains, en pla&ccedil;ant la gestion des risques au c&oelig;ur des d&eacute;cisions strat&eacute;giques de la soci&eacute;t&eacute;, Solvabilit&eacute;&nbsp;II propulse les actuaires en premi&egrave;re ligne des responsables potentiels en cas de d&eacute;faillance de la gouvernance d&rsquo;entreprise. &laquo;&nbsp;Ce sera une vraie r&eacute;volution. L&rsquo;actuaire va &ecirc;tre l&rsquo;homme cl&eacute; de la gestion du risque&nbsp;&raquo;, souligne Emmanuel Tassin, avant d&rsquo;ajouter&nbsp;: &laquo;&nbsp;c&rsquo;est un texte qui peut amener tous les actuaires au p&eacute;nal&nbsp;&raquo;. Un avis que ne partagent toutefois pas certains professionnels. &Agrave; l&rsquo;image de David Simon, directeur du contr&ocirc;le des risques &agrave; l&rsquo;AG2R La Mondiale, qui rejette l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un &laquo;&nbsp;actuaire fusible en cas de crise&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Cette mesure n&rsquo;a rien de brutal, au sens o&ugrave; cela fait plusieurs ann&eacute;es que la profession s&rsquo;y pr&eacute;pare. Le v&eacute;ritable enjeu de cette r&eacute;forme consiste pour l&rsquo;actuaire &agrave; trouver un juste &eacute;quilibre entre les directions de m&eacute;tiers et la position de reporting aupr&egrave;s du conseil d&rsquo;administration&nbsp;&raquo;, pond&egrave;re-t-il. D&eacute;bat &agrave; suivre.</p><h4>Anne-Lise Defrance</h4>]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_521</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_521</guid></item><item><title><![CDATA[ Pratique Brésil]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>L&rsquo;Institut br&eacute;silien d&rsquo;actuariat (IBA) a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; en 1944. Bien que la loi ne l&rsquo;exige pas, dans les faits, l&rsquo;actuaire doit &ecirc;tre membre de l&rsquo;association pour exercer.</h2><h2>Quelques adresses &agrave; retenir :</h2><h3>IBA</h3><p>Rua da Assembl&eacute;ia, <br /> 10 - S/ 1304-5 <br /> Rio de Janeiro<br /> RJ &ndash; Cep.20011-901<br /> T&eacute;l. : +55 21 2531-0267&nbsp; <br /> Fax : +55 21 2531-2865<br /> Pr&eacute;sident : Luiz Ernest Both<br /> <a href="http://www.atuarios.org.br" target="_blank">www.atuarios.org.br</a>/<br /> iba@atuarios.org.br</p><p>&nbsp;</p><ul><li><h2>Organismes de contr&ocirc;le</h2></li></ul><h3>SUSEP</h3><p>Assurances priv&eacute;es</p><p><a href="http://www.susep.gov.br" target="_blank">www.susep.gov.br</a></p><h3>PREVIC</h3><p>Fonds de pension</p><p><a href="http://www.previdenciasocial.gov.br" target="_blank">www.previdenciasocial.gov.br</a></p><h3>ANS</h3><p>Mutuelles de sant&eacute;</p><p><a href="http://www.ans.gov.br" target="_blank">www.ans.gov.br</a></p><ul><li><h2>Instituts de statistiques &eacute;conomiques et sociales</h2></li></ul><h3>IBGE</h3><p>Instituto Brasileiro <br /> de Geografia e Estatisticas (Insee br&eacute;silien)</p><p><a href="http://www.ibge.gov.br" target="_blank">www.ibge.gov.br</a></p><h3>IPEA</h3><p>Instituto de Pesquisa Econ&ocirc;mica Aplicada</p><p><a href="http://www.ipea.gov.br" target="_blank">www.ipea.gov.br</a></p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_529</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_529</guid></item><item><title><![CDATA[ Faut-il avoir peur de Solvabilité II ?]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>L&rsquo;Europe aurait-elle une crise de retard&nbsp;? Solvabilit&eacute;&nbsp;II et B&acirc;le&nbsp;III poussent les assureurs et les banquiers &agrave; renforcer leur exposition sur les obligations d&rsquo;&Eacute;tat, qui se r&eacute;v&egrave;lent de plus en plus risqu&eacute;es.</h2><p>&laquo;&nbsp;Solvabilit&eacute;&nbsp;II et B&acirc;le&nbsp;III sont deux &eacute;normes b&ecirc;tises&nbsp;&raquo;, mart&egrave;le Patrick Artus, directeur de la recherche et des &eacute;tudes de Natixis. Dans un contexte de crise d&rsquo;endettement souverain et de retour de l&rsquo;inflation, les banques et les soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;assurances devraient r&eacute;duire leur portefeuille obligataire au profit d&rsquo;actifs les couvrant contre l&rsquo;inflation&nbsp;: l&rsquo;immobilier, les mati&egrave;res premi&egrave;res, les actions ou, &agrave; la rigueur, les obligations index&eacute;es sur l&rsquo;inflation. Or les normes Solvabilit&eacute;&nbsp;II et B&acirc;le&nbsp;III, qui entreront en vigueur d&egrave;s 2013, poussent au contraire les assureurs et les banquiers &agrave; renforcer leur exposition sur les dettes souveraines. B&acirc;le&nbsp;II et, plus encore, B&acirc;le&nbsp;III attribuent aux dettes publiques d&eacute;tenues au bilan des banques un risque inf&eacute;rieur &agrave; celui des dettes d&rsquo;entreprises et des actions. De son c&ocirc;t&eacute;, Solvabilit&eacute;&nbsp;II incite fortement les assureurs &agrave; augmenter la part de leur portefeuille d&rsquo;investissement dans la dette souveraine. &laquo;&nbsp;Comme si le r&eacute;gulateur ne s&rsquo;&eacute;tait pas aper&ccedil;u que certaines actions sont moins risqu&eacute;es et plus liquides que les obligations d&rsquo;&Eacute;tat de la zone euro&nbsp;&raquo;, soupire un banquier. De fait, dans sa volont&eacute; de r&eacute;pondre &agrave; la crise financi&egrave;re et au choc des march&eacute;s actions de 2007, en obligeant les banques et les soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;assurances &agrave; renforcer leurs fonds propres, le r&eacute;gulateur n&rsquo;a pas vu se profiler la crise de l&rsquo;endettement souverain ni le spectre de l&rsquo;inflation, &laquo;&nbsp;prouvant, une fois encore, qu&rsquo;il a une crise de retard&nbsp;&raquo;, poursuit le m&ecirc;me banquier.</p><h3>Des assureurs expos&eacute;s au risque souverain</h3><p>Apr&egrave;s vingt-cinq&nbsp;ans de taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t bas et de rendement &eacute;lev&eacute; des obligations d&rsquo;&Eacute;tat, les assureurs se sont fortement expos&eacute;s de leur plein gr&eacute; au risque souverain&nbsp;: la FFSA &eacute;value &agrave; 33&nbsp;% la part des obligations d&rsquo;&Eacute;tats de l&rsquo;OCDE dans l&rsquo;actif g&eacute;n&eacute;ral. Or ces portefeuilles sont peu liquides et g&eacute;n&egrave;rent une certaine inertie. &laquo;&nbsp;Les r&eacute;gulateurs sont en train d&rsquo;aggraver la prochaine crise, qui viendra probablement d&rsquo;une crise des dettes publiques&nbsp;&raquo;, pr&eacute;disait Patrick Artus dans une note publi&eacute;e par Natixis en d&eacute;cembre dernier.</p><h4>Sabine Germain</h4>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_511</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_511</guid></item><item><title><![CDATA[ La directive Solvabilité II (préambule)]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>DIRECTIVE 2009/138/CE DU PARLEMENT EUROP&Eacute;EN ET DU CONSEIL&nbsp;du 25&nbsp;novembre 2009&nbsp;sur l&rsquo;acc&egrave;s aux activit&eacute;s de l&rsquo;assurance et de la r&eacute;assurance et leur exercice (Solvabilit&eacute; II)</h2><p>(refonte)&nbsp;(Texte pr&eacute;sentant de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t pour l&rsquo;EEE)</p><p>&nbsp;</p><p>LE PARLEMENT EUROP&Eacute;EN ET LE CONSEIL DE L&rsquo;UNION EUROP&Eacute;ENNE,</p><p>vu le trait&eacute; instituant la Communaut&eacute; europ&eacute;enne, et notamment&nbsp;son article&nbsp;47, paragraphe&nbsp;2, et son&nbsp;article&nbsp;55,</p><p>vu la proposition de la Commission,</p><p>vu l&rsquo;avis du Comit&eacute; &eacute;conomique et social europ&eacute;en&nbsp;(1),</p><p>apr&egrave;s consultation du Comit&eacute; des r&eacute;gions,&nbsp;statuant conform&eacute;ment &agrave; la proc&eacute;dure vis&eacute;e &agrave; l&rsquo;article&nbsp; 251 du&nbsp;trait&eacute;&nbsp;(2),&nbsp;consid&eacute;rant ce qui suit : (...)</p><p>&shy;</p><p>(14) La protection des preneurs suppose que les entreprises&nbsp;d&rsquo;assurance et de r&eacute;assurance soient soumises &agrave; des exigences de solvabilit&eacute; efficaces qui entra&icirc;nent une affectation&nbsp;efficace des capitaux dans l&rsquo;Union europ&eacute;enne. Au vu de&nbsp;l&rsquo;&eacute;volution du march&eacute;, le r&eacute;gime actuel n&rsquo;est plus ad&eacute;quat.&nbsp;Il faut donc mettre en place un nouveau cadre&nbsp;r&eacute;glementaire.</p><p>&nbsp;</p><p>(15) Conform&eacute;ment aux derniers d&eacute;veloppements des travaux&nbsp;de l&rsquo;Association internationale des contr&ocirc;leurs d&rsquo;assurance,&nbsp;du Conseil des normes comptables internationales et de&nbsp;l&rsquo;Association actuarielle internationale concernant la gestion des risques, ainsi qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;volution r&eacute;cente observ&eacute;e&nbsp;dans les autres secteurs financiers, il convient d&rsquo;adopter&nbsp;une approche &eacute;conomique fond&eacute;e sur le risque incitant les&nbsp;entreprises d&rsquo;assurance et de r&eacute;assurance &agrave; mesurer et &agrave;&nbsp;g&eacute;rer convenablement leurs risques. L&rsquo;harmonisation&nbsp;devrait &ecirc;tre renforc&eacute;e par l&rsquo;&eacute;tablissement de r&egrave;gles sp&eacute;cifiques pour l&rsquo;&eacute;valuation des actifs et des passifs, provisions&nbsp;techniques comprises.</p><p>&nbsp;</p><p>(16) Le principal objectif de la r&eacute;glementation et du contr&ocirc;le en</p><p>mati&egrave;re d&rsquo;assurance et de r&eacute;assurance est de garantir la pro&shy;</p><p>tection ad&eacute;quate des preneurs et des b&eacute;n&eacute;ficiaires. Le terme</p><p>&laquo;b&eacute;n&eacute;ficiaire&raquo; entend d&eacute;signer toute personne physique ou</p><p>morale titulaire d&rsquo;un droit en vertu d&rsquo;un contrat d&rsquo;assu&shy;</p><p>rance. La stabilit&eacute; financi&egrave;re et la stabilit&eacute; et l&rsquo;&eacute;quit&eacute; des</p><p>march&eacute;s constituent d&rsquo;autres objectifs de la r&eacute;glementation</p><p>et du contr&ocirc;le en mati&egrave;re d&rsquo;assurance et de r&eacute;assurance qui</p><p>devraient &ecirc;tre &eacute;galement pris en compte, sans d&eacute;tourner</p><p>cependant du principal objectif.</p><p>&nbsp;</p><p>(17) Le r&eacute;gime de solvabilit&eacute; &eacute;tabli par la pr&eacute;sente directive</p><p>devrait parvenir &agrave; am&eacute;liorer encore la protection des pre&shy;</p><p>neurs. Cela exige des &Eacute;tats membres qu&rsquo;ils dotent les auto&shy;</p><p>rit&eacute;s de contr&ocirc;le de ressources afin qu&rsquo;elles puissent</p><p>respecter les obligations pr&eacute;vues par la pr&eacute;sente directive.</p><p>Toutes les capacit&eacute;s n&eacute;cessaires sont concern&eacute;es, notam&shy;</p><p>ment les ressources financi&egrave;res et humaines. (&hellip;)</p><p>&nbsp;</p><p>(26) Le point de d&eacute;part, en ce qui concerne l&rsquo;ad&eacute;quation des exi&shy;</p><p>gences quantitatives dans le secteur de l&rsquo;assurance, est le</p><p>&laquo;capital de solvabilit&eacute; requis&raquo; (SCR). Il conviendrait donc</p><p>que les autorit&eacute;s de contr&ocirc;le n&rsquo;aient le pouvoir d&rsquo;imposer,</p><p>&agrave; la suite du processus de contr&ocirc;le prudentiel, une exigence</p><p>de capital suppl&eacute;mentaire s&rsquo;ajoutant au capital de solvabi&shy;</p><p>lit&eacute; requis que dans des circonstances exceptionnelles, dans</p><p>les situations &eacute;num&eacute;r&eacute;es dans la pr&eacute;sente directive. La for&shy;</p><p>mule standard de calcul du capital de solvabilit&eacute; requis vise</p><p>&agrave; refl&eacute;ter le profil de risque de la plupart des entreprises</p><p>d&rsquo;assurance et de r&eacute;assurance. Malgr&eacute; cela, il peut arriver</p><p>que cette approche standardis&eacute;e ne traduise pas comme il</p><p>le faudrait le profil de risque tr&egrave;s particulier d&rsquo;une</p><p>entreprise. (&hellip;)</p><p>&nbsp;</p><p>(30) Le syst&egrave;me de gouvernance inclut la fonction de gestion</p><p>des risques, la fonction de v&eacute;rification de la conformit&eacute;, la</p><p>fonction d&rsquo;audit interne et la fonction actuarielle.</p><p>&nbsp;</p><p>(31) On entend par fonction la capacit&eacute; administrative de rem&shy;</p><p>plir certaines t&acirc;ches de gouvernance. L&rsquo;identification d&rsquo;une</p><p>fonction donn&eacute;e n&rsquo;emp&ecirc;che pas les entreprises de d&eacute;cider</p><p>librement de la fa&ccedil;on d&rsquo;organiser cette fonction en prati&shy;</p><p>que, sauf prescription contraire dans la pr&eacute;sente directive.</p><p>Ceci ne devrait pas conduire &agrave; des exigences trop lourdes,</p><p>car il faudrait tenir compte de la nature, de l&rsquo;ampleur et de</p><p>la complexit&eacute; des op&eacute;rations de l&rsquo;entreprise. Ces fonctions</p><p>devraient donc pouvoir &ecirc;tre confi&eacute;es au personnel de</p><p>l&rsquo;entreprise elle-m&ecirc;me, s&rsquo;appuyer sur les conseils d&rsquo;experts</p><p>ext&eacute;rieurs ou &ecirc;tre sous-trait&eacute;es &agrave; des experts dans les limi&shy;</p><p>tes fix&eacute;es par la pr&eacute;sente directive.</p><p>&nbsp;</p><p>(32) Par ailleurs, hormis ce qui a trait &agrave; la fonction d&rsquo;audit</p><p>interne, il devrait &ecirc;tre possible, dans les entreprises plus</p><p>petites et moins complexes, de confier plus d&rsquo;une fonction</p><p>&agrave; une seule personne ou unit&eacute; organisationnelle.</p><p>&nbsp;</p><p>(33) Les fonctions comprises dans le syst&egrave;me de gouvernance</p><p>sont consid&eacute;r&eacute;es comme des fonctions cl&eacute;s et sont, par</p><p>cons&eacute;quent, &eacute;galement des fonctions importantes et</p><p>critiques.</p><p>&nbsp;</p><p>(34) Toutes les personnes qui exercent des fonctions cl&eacute;s</p><p>devraient &ecirc;tre comp&eacute;tentes et honorables. Toutefois, seuls</p><p>les titulaires de ces fonctions devraient &ecirc;tre soumis &agrave; des</p><p>obligations de notification &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; de contr&ocirc;le.</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>exceptionnelle, dans le sens o&ugrave; celle-ci ne devrait &ecirc;tre uti&shy;</p><p>lis&eacute;e que comme une mesure de dernier recours, lorsque les</p><p>autres mesures de contr&ocirc;le s&rsquo;av&egrave;rent ineffectives ou inap&shy;</p><p>propri&eacute;es. Il convient en outre de comprendre le terme</p><p>&nbsp;(35) Afin d&rsquo;&eacute;valuer le niveau de comp&eacute;tence requis, les qualifi&shy;</p><p>cations professionnelles et l&rsquo;exp&eacute;rience de ceux qui dirigent</p><p>effectivement l&rsquo;entreprise, ou qui ont d&rsquo;autres fonctions</p><p>cl&eacute;s, devraient &ecirc;tre prises en compte en tant que facteurs</p><p>suppl&eacute;mentaires.</p><p>&nbsp;</p><p>(36) Chaque entreprise d&rsquo;assurance et de r&eacute;assurance devrait</p><p>proc&eacute;der r&eacute;guli&egrave;rement &agrave; l&rsquo;&eacute;valuation de son besoin global</p><p>de solvabilit&eacute;, en tant que partie int&eacute;grante de sa strat&eacute;gie</p><p>commerciale et compte tenu de son profil de risque sp&eacute;ci&shy;</p><p>fique (&eacute;valuation interne des risques et de la solvabilit&eacute;).</p><p>Cette &eacute;valuation ne requiert pas le d&eacute;veloppement d&rsquo;un</p><p>mod&egrave;le interne, ni ne sert &agrave; calculer des exigences en capi&shy;</p><p>tal diff&eacute;rentes du capital de solvabilit&eacute; requis ou du mini&shy;</p><p>mum de capital requis. Les r&eacute;sultats de chaque &eacute;valuation</p><p>devraient &ecirc;tre communiqu&eacute;s &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; de contr&ocirc;le parmi</p><p>les informations &agrave; fournir aux fins du contr&ocirc;le.</p><p>&nbsp;</p><p>(37) Pour assurer un contr&ocirc;le efficace des fonctions ou des acti&shy;</p><p>vit&eacute;s sous-trait&eacute;es, il est essentiel que les autorit&eacute;s de</p><p>contr&ocirc;le de l&rsquo;entreprise d&rsquo;assurance ou de r&eacute;assurance sous-</p><p>traitante aient acc&egrave;s &agrave; toutes les donn&eacute;es pertinentes d&eacute;te&shy;</p><p>nues par le prestataire du service externalis&eacute;, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse</p><p>d&rsquo;une entit&eacute; r&eacute;glement&eacute;e ou non, et puissent effectuer des</p><p>inspections sur place. Pour tenir compte de l&rsquo;&eacute;volution du</p><p>march&eacute; et s&rsquo;assurer que les conditions d&rsquo;une mise en sous-</p><p>traitance continuent d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;unies, les autorit&eacute;s de contr&ocirc;le</p><p>devraient &ecirc;tre inform&eacute;es pr&eacute;alablement &agrave; l&rsquo;externalisation</p><p>de fonctions ou d&rsquo;activit&eacute;s critiques ou importantes. Ces</p><p>exigences devraient tenir compte des travaux du Forum</p><p>conjoint et sont compatibles avec les r&egrave;gles et pratiques en</p><p>vigueur dans le secteur bancaire ainsi qu&rsquo;avec les disposi&shy;</p><p>tions de la directive 2004/39/CE et son application aux</p><p>&eacute;tablissements de cr&eacute;dit.</p><p>&nbsp;</p><p>(38) Afin de garantir une transparence, les entreprises d&rsquo;assu&shy;</p><p>rance et de r&eacute;assurance devraient publier, c&rsquo;est-&agrave;-dire ren&shy;</p><p>dre accessible au public, gratuitement, sous forme</p><p>imprim&eacute;e ou &eacute;lectronique, au moins une fois par an les</p><p>informations essentielles concernant leur solvabilit&eacute; et leur</p><p>situation financi&egrave;re. Elles devraient &ecirc;tre autoris&eacute;es &agrave; publier</p><p>des informations suppl&eacute;mentaires sur une base volontaire (&hellip;)</p><p>&nbsp;</p><p>(45) L&rsquo;&eacute;valuation de la situation financi&egrave;re des entreprises</p><p>d&rsquo;assurance et de r&eacute;assurance devrait reposer sur des prin&shy;</p><p>cipes &eacute;conomiques sains et faire un usage optimal des</p><p>informations fournies par les march&eacute;s financiers ainsi que</p><p>des donn&eacute;es g&eacute;n&eacute;ralement disponibles sur les risques tech&shy;</p><p>niques en mati&egrave;re d&rsquo;assurance. En particulier, les exigences</p><p>de solvabilit&eacute; devraient reposer sur une &eacute;valuation &eacute;cono&shy;</p><p>mique fond&eacute;e sur le total du bilan.</p><p>(46) Les crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;valuation retenus aux fins du contr&ocirc;le</p><p>devraient &ecirc;tre compatibles autant que possible avec l&rsquo;&eacute;vo&shy;</p><p>lution internationale dans le domaine comptable, afin de</p><p>limiter la charge administrative pesant sur les entreprises</p><p>d&rsquo;assurance et de r&eacute;assurance.</p><p>(47) Conform&eacute;ment &agrave; cette approche, les exigences de capital</p><p>devraient &ecirc;tre couvertes par des fonds propres, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse</p><p>d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments figurant ou non au bilan. Comme toutes les res&shy;</p><p>sources financi&egrave;res ne permettent pas une absorption totale</p><p>des pertes en cas de liquidation comme en cas de conti&shy;</p><p>nuit&eacute; de l&rsquo;exploitation, les &eacute;l&eacute;ments de fonds propres</p><p>devraient &ecirc;tre class&eacute;s sur trois niveaux selon des crit&egrave;res de</p><p>qualit&eacute; et le montant &eacute;ligible de fonds propres servant &agrave;</p><p>couvrir les exigences de capital devrait &ecirc;tre limit&eacute; en cons&eacute;&shy;</p><p>quence. Les limites applicables aux &eacute;l&eacute;ments de fonds pro&shy;</p><p>pres devraient seulement valoir pour la d&eacute;termination de la</p><p>solvabilit&eacute; des entreprises d&rsquo;assurance et de r&eacute;assurance et</p><p>devraient ne pas restreindre davantage leur libert&eacute; de</p><p>man&oelig;uvre quant &agrave; la gestion interne de leur&nbsp;capital. (&hellip;)</p><p>&nbsp;</p><p>(54) Le calcul des provisions techniques devrait &ecirc;tre &agrave; la fois</p><p>compatible avec l&rsquo;&eacute;valuation des actifs et des autres passifs</p><p>et conforme au march&eacute; et &agrave; l&rsquo;&eacute;volution internationale en</p><p>mati&egrave;re de comptabilit&eacute; et de contr&ocirc;le.</p><p>&nbsp;</p><p>(55) La valeur des provisions techniques devrait donc corres&shy;</p><p>pondre au montant qu&rsquo;une entreprise d&rsquo;assurance ou de</p><p>r&eacute;assurance devrait payer si elle transf&eacute;rait sur le champ ses</p><p>droits et obligations contractuels &agrave; une autre entreprise. En</p><p>cons&eacute;quence, la valeur des provisions techniques devrait</p><p>correspondre au montant qu&rsquo;une autre entreprise d&rsquo;assu&shy;</p><p>rance ou de r&eacute;assurance (entreprise de r&eacute;f&eacute;rence) serait pro&shy;</p><p>bablement amen&eacute;e &agrave; demander pour reprendre et honorer</p><p>les engagements sous-jacents d&rsquo;assurance et de r&eacute;assurance.</p><p>Le montant des provisions techniques devrait refl&eacute;ter les</p><p>caract&eacute;ristiques du portefeuille d&rsquo;assurance sous-jacent. Les</p><p>informations se rapportant sp&eacute;cifiquement &agrave; l&rsquo;entreprise,</p><p>telles que celles concernant la gestion des sinistres et les</p><p>charges, ne devraient donc &ecirc;tre prises en compte dans leur</p><p>calcul que dans la mesure o&ugrave; elles permettent aux entre&shy;</p><p>prises d&rsquo;assurance et de r&eacute;assurance de mieux cerner lesdi&shy;</p><p>tes caract&eacute;ristiques.&nbsp; (&hellip;)</p><p>&nbsp;</p><p>(58) Il est n&eacute;cessaire que la valeur actuelle probable des enga&shy;</p><p>gements d&rsquo;assurance soit calcul&eacute;e sur la base d&rsquo;informa&shy;</p><p>tions &agrave; jour et dignes de foi et d&rsquo;hypoth&egrave;ses r&eacute;alistes, en</p><p>tenant compte des garanties financi&egrave;res et options figurant</p><p>dans les contrats d&rsquo;assurance et de r&eacute;assurance, pour four&shy;</p><p>nir une &eacute;valuation &eacute;conomique des obligations d&rsquo;assurance</p><p>ou de r&eacute;assurance. L&rsquo;utilisation de m&eacute;thodologies actuariel&shy;</p><p>les efficaces et harmonis&eacute;es devrait &ecirc;tre&nbsp;requise. (&hellip;)</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;(60) Le r&eacute;gime de contr&ocirc;le devrait pr&eacute;voir, d&rsquo;une part, une exi&shy;</p><p>gence de capital sensible au risque, fond&eacute;e sur un calcul</p><p>prospectif, afin de garantir une intervention cibl&eacute;e et en</p><p>temps utile des autorit&eacute;s de contr&ocirc;le (&laquo;capital de solvabilit&eacute;</p><p>requis&raquo;) et, d&rsquo;autre part, un niveau minimum de s&eacute;curit&eacute; en</p><p>dessous duquel le montant des ressources financi&egrave;res ne</p><p>devrait pas tomber (&laquo;minimum de capital requis&raquo;). Ces deux</p><p>exigences de capital devraient &ecirc;tre harmonis&eacute;es dans toute</p><p>la Communaut&eacute; afin d&rsquo;assurer un niveau uniforme de pro&shy;</p><p>tection des preneurs. Pour le bon fonctionnement de la</p><p>pr&eacute;sente directive, il conviendrait d&rsquo;&eacute;tablir une &eacute;chelle</p><p>d&rsquo;intervention ad&eacute;quate entre le capital de solvabilit&eacute; requis</p><p>et le minimum de capital requis. (&hellip;)</p><p>&nbsp;</p><p>(64) Afin de promouvoir une saine gestion des risques et d&rsquo;ali&shy;</p><p>gner les exigences r&eacute;glementaires de capital sur les prati&shy;</p><p>ques du secteur, le capital de solvabilit&eacute; requis devrait &ecirc;tre</p><p>d&eacute;fini comme le capital &eacute;conomique que doivent d&eacute;tenir</p><p>les entreprises d&rsquo;assurance et de r&eacute;assurance pour limiter la</p><p>probabilit&eacute; de ruine &agrave; un cas sur deux cent, ou alternative&shy;</p><p>ment, pour que lesdites entreprises demeurent en mesure,</p><p>avec une probabilit&eacute; d&rsquo;au&nbsp;moins&nbsp;99,5&nbsp;%, d&rsquo;honorer leurs</p><p>engagements envers les preneurs et les b&eacute;n&eacute;ficiaires dans</p><p>les douze mois qui suivent. Ce capital &eacute;conomique devrait</p><p>&ecirc;tre calcul&eacute; sur la base du profil de risque r&eacute;el de l&rsquo;entre&shy;</p><p>prise, en tenant compte de l&rsquo;incidence d&rsquo;&eacute;ventuelles techni&shy;</p><p>ques d&rsquo;att&eacute;nuation des risques et des effets de</p><p>diversification. (&hellip;)</p><p>&nbsp;</p><p>(68) Conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;approche fond&eacute;e sur le risque retenue</p><p>pour le capital de solvabilit&eacute; requis, il devrait &ecirc;tre possible,</p><p>dans certaines circonstances particuli&egrave;res, de recourir &agrave; des</p><p>mod&egrave;les internes partiels ou int&eacute;graux, au lieu de la for&shy;</p><p>mule standard, pour calculer cette exigence. Afin d&rsquo;assurer</p><p>un niveau de protection &eacute;quivalent aux preneurs et aux</p><p>b&eacute;n&eacute;ficiaires, ces mod&egrave;les internes devraient &ecirc;tre soumis &agrave;</p><p>une autorisation pr&eacute;alable des autorit&eacute;s de contr&ocirc;le, bas&eacute;e</p><p>sur des proc&eacute;dures et normes harmonis&eacute;es. (&hellip;)</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;(71) Les entreprises d&rsquo;assurance et de r&eacute;assurance devraient dis&shy;</p><p>poser d&rsquo;actifs d&rsquo;une qualit&eacute; suffisante pour couvrir l&rsquo;int&eacute;gra&shy;</p><p>lit&eacute; de leurs obligations financi&egrave;res. Tous les</p><p>investissements d&eacute;tenus par les entreprises d&rsquo;assurance et</p><p>de r&eacute;assurance devraient &ecirc;tre g&eacute;r&eacute;s conform&eacute;ment au prin&shy;</p><p>cipe de la personne prudente.</p><p>&nbsp;</p><p>(72) Les &Eacute;tats membres ne devraient pas exiger des entreprises</p><p>d&rsquo;assurance ou de r&eacute;assurance qu&rsquo;elles placent leurs actifs</p><p>dans des cat&eacute;gories d&rsquo;actifs d&eacute;termin&eacute;es, une telle exigence</p><p>pouvant &ecirc;tre incompatible avec la lib&eacute;ralisation des mou&shy;</p><p>vements de capitaux pr&eacute;vue par l&rsquo;article&nbsp;56 du trait&eacute;. (&hellip;)</p><p>&nbsp;</p><p>(78) Il convient de pr&eacute;voir un r&eacute;gime de sanctions applicables</p><p>lorsqu&rsquo;une entreprise d&rsquo;assurance ne se conforme pas, dans</p><p>l&rsquo;&Eacute;tat membre o&ugrave; le risque est situ&eacute; ou celui de l&rsquo;engage&shy;</p><p>ment, &agrave; des dispositions quelconques d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral</p><p>applicables. (&hellip;)</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_557</link>
  <pubDate>Thu, 21 Jul 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_557</guid></item><item><title><![CDATA[ Entretien avec Christine Lagarde]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>Dettes souveraines, Solvabilit&eacute;&nbsp;II&hellip; face &agrave; une actualit&eacute; &eacute;conomique intense, la ministre de l&rsquo;&Eacute;conomie, des Finances et de l&rsquo;Industrie, Christine Lagarde, r&eacute;pond aux interrogations de la profession.</h2><h3><em>l&rsquo;actuariel :</em> La situation de la Gr&egrave;ce, du Portugal et encore plus r&eacute;cemment l&rsquo;alerte envoy&eacute;e par Standard &amp; Poor&rsquo;s sur les &Eacute;tats-Unis relancent les inqui&eacute;tudes sur la dette souveraine. Ces craintes vous paraissent-elles justifi&eacute;es ?</h3><p><strong>Christine Lagarde :</strong> Les tensions sur les march&eacute;s sont souvent la cons&eacute;quence de rumeurs infond&eacute;es. Une restructuration n&rsquo;est pas &agrave; l&rsquo;ordre du jour. La Gr&egrave;ce doit proc&eacute;der aux ajustements n&eacute;cessaires comme c&rsquo;est le cas pour les autres pays p&eacute;riph&eacute;riques qui ont fourni des efforts consid&eacute;rables en mati&egrave;re budg&eacute;taire.</p><h3>l&rsquo;actuariel : Des craintes p&egrave;sent &eacute;galement sur la France. Quelles sont les mesures prises par le gouvernement fran&ccedil;ais qui vous semblent le plus &agrave; m&ecirc;me aujourd&rsquo;hui de rassurer les march&eacute;s ?</h3><p><strong>Ch.L.&nbsp;: </strong>La France est solide et jug&eacute;e comme telle. Nous sommes not&eacute;s AAA, stable, par les trois agences de notation. Nous sommes &eacute;galement consid&eacute;r&eacute;s, au c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;Allemagne, parmi les AAA les plus solides devant le Royaume-Uni et les &Eacute;tats-Unis.</p><p>La France est entr&eacute;e dans la crise avec un niveau de dette &eacute;lev&eacute;. Mais la progression de ce ratio pour la France a &eacute;t&eacute; moindre par rapport aux autres pays AAA comme les &Eacute;tats-Unis et le Royaume-Uni, qui affichent un ratio dette/PIB sup&eacute;rieur au n&ocirc;tre. Entre la solidit&eacute; de son syst&egrave;me bancaire et de son mod&egrave;le &eacute;conomique et l&rsquo;action du gouvernement au c&oelig;ur de la crise, la France a mieux r&eacute;sist&eacute; que ses partenaires. Nous ne sommes pas sous la pression des march&eacute;s financiers, et, au sein du club des grands pays &eacute;metteurs, nous affichons avec l&rsquo;Allemagne l&rsquo;un des taux de financement les plus bas en Europe. Pour l&rsquo;avenir, le gouvernement est d&eacute;termin&eacute; &agrave; r&eacute;sorber les d&eacute;ficits actuels en r&eacute;duisant la dynamique des d&eacute;penses de l&rsquo;&Eacute;tat, en ma&icirc;trisant progressivement le rythme de croissance des d&eacute;penses de sant&eacute;, en r&eacute;duisant le co&ucirc;t des niches fiscales et sociales, et en menant des r&eacute;formes structurelles importantes &ndash;&nbsp;notamment la r&eacute;forme du syst&egrave;me des retraites&nbsp;&ndash; qui permettent de renforcer la solvabilit&eacute; &agrave; long terme. La mise en &oelig;uvre de la r&eacute;forme des retraites, du fait de son impact substantiel et durable sur la r&eacute;duction du d&eacute;ficit public, est d&rsquo;ailleurs jug&eacute;e par les march&eacute;s comme un facteur d&eacute;terminant pour pr&eacute;server notre notation actuelle.</p><p>&nbsp;</p><h3>l&rsquo;actuariel : Estimez-vous que la r&eacute;glementation Solvabilit&eacute; II &eacute;tait n&eacute;cessaire&nbsp;? Que va mettre en place l&rsquo;&Eacute;tat fran&ccedil;ais pour s&rsquo;y conformer&nbsp;?</h3><p><strong>Ch.L.&nbsp;: </strong>&Agrave; l&rsquo;origine, le projet Solvabilit&eacute;&nbsp;II &eacute;tait une demande des professionnels de l&rsquo;assurance au niveau europ&eacute;en. La directive vise &agrave; accro&icirc;tre la protection des assur&eacute;s au travers d&rsquo;une modernisation des exigences prudentielles, qui prendront dor&eacute;navant en compte de mani&egrave;re tr&egrave;s fine l&rsquo;ensemble des risques support&eacute;s par les assureurs. M&ecirc;me si ces derniers ont dans l&rsquo;ensemble bien travers&eacute; la crise financi&egrave;re, celle-ci a d&eacute;montr&eacute; toute l&rsquo;importance de disposer d&rsquo;outils ad&eacute;quats de gestion des risques, et, pour le financement de l&rsquo;&eacute;conomie, d&rsquo;un secteur financier sain.</p><p>Je souhaite, par ailleurs, donner de la visibilit&eacute; au secteur, en commen&ccedil;ant d&egrave;s &agrave; pr&eacute;sent la transposition dans le droit national de ce dispositif. Mes services vont travailler &agrave; cette fin en liaison &eacute;troite avec l&rsquo;ensemble des familles de l&rsquo;assurance.</p><h3><em>l&rsquo;actuariel :</em> Comment les nouvelles normes prudentielles vont-elles obliger les compagnies d&rsquo;assurances et de r&eacute;assurance &agrave; se r&eacute;organiser&nbsp;?</h3><p><strong>Ch.L.&nbsp;:</strong> Un des objectifs de Solvabilit&eacute;&nbsp;II est d&rsquo;am&eacute;liorer la gestion des risques effectu&eacute;e par ces compagnies. Le syst&egrave;me de gestion des risques mis en &oelig;uvre devra &ecirc;tre efficace et parfaitement int&eacute;gr&eacute; &agrave; la structure organisationnelle. Les compagnies devront mettre en place plusieurs fonctions cl&eacute;s, dont bien s&ucirc;r la fonction actuarielle. La directive laisse toutefois une latitude sur l&rsquo;organisation interne n&eacute;cessaire pour contr&ocirc;ler ces fonctions. Dans le cadre de la transposition de Solvabilit&eacute;&nbsp;II, il convient donc de r&eacute;fl&eacute;chir aux orientations &agrave; retenir, compte tenu de la multiplicit&eacute; des acteurs du march&eacute; fran&ccedil;ais, du partage des pouvoirs entre les diff&eacute;rents organes, qui n&rsquo;est pas toujours identique, et de la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;appliquer le principe de proportionnalit&eacute;.</p><h3><em>l&rsquo;actuariel : </em>Il y a un an, vous avez soutenu la position des acteurs fran&ccedil;ais de l&rsquo;assurance face au commissaire europ&eacute;en et appel&eacute; &agrave; un &laquo;&nbsp;assouplissement&nbsp;&raquo; des crit&egrave;res de la directive. Estimez-vous avoir eu gain de cause&nbsp;?</h3><p><strong>Ch.L.&nbsp;:</strong> La forte mobilisation de la France a permis de mieux prendre en compte les sp&eacute;cificit&eacute;s de notre industrie, notamment en mati&egrave;re de traitement des risques longs. Nous avons introduit plusieurs dispositifs pour limiter la volatilit&eacute; du nouveau r&eacute;gime prudentiel. La France a &eacute;galement fait de nombreuses propositions pour simplifier les r&egrave;gles de calcul de l&rsquo;exigence en capital, qui ont dans une large mesure &eacute;t&eacute; reprises par la Commission.</p><h3><em>l&rsquo;actuariel :</em> Comment entrevoyez-vous l&rsquo;impact de Solvabilit&eacute;&nbsp;II sur les fonds propres des assureurs&nbsp;?</h3><p><strong>Ch.L.&nbsp;:</strong> Je remercie les acteurs fran&ccedil;ais qui ont largement particip&eacute; &agrave; l&rsquo;exercice d&rsquo;impact quantitatif &laquo;&nbsp;QIS&nbsp;5&nbsp;&raquo;. C&rsquo;&eacute;tait important. Je sais que c&rsquo;&eacute;tait &eacute;galement un immense travail. L&rsquo;&eacute;tude d&rsquo;impact a montr&eacute; que, de mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, le march&eacute; fran&ccedil;ais respecte tr&egrave;s largement les exigences Solvabilit&eacute;&nbsp;II. Certains &eacute;l&eacute;ments de param&eacute;trage restent toutefois &agrave; am&eacute;liorer. Il convient de s&rsquo;assurer que le dispositif ne conduira pas &agrave; une volatilit&eacute; excessive de fonds propres, qui ne correspondrait pas &agrave; la r&eacute;alit&eacute; du mod&egrave;le &eacute;conomique des assureurs, qui sont par nature des investisseurs de long terme. La France a d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; obtenu qu&rsquo;un dampener soit mis en place, afin d&rsquo;att&eacute;nuer la volatilit&eacute; li&eacute;e &agrave; la d&eacute;tention d&rsquo;actions. D&rsquo;autres &eacute;l&eacute;ments permettant d&rsquo;att&eacute;nuer la volatilit&eacute; sont, par ailleurs, en cours de discussion.</p><hr /><p>&nbsp;</p><p>[traitement;requete;objet=article#ID=518#TITLE=Christine Lagarde en 5 dates]</p><h3><em>l&rsquo;actuariel :</em> Par ailleurs, les assureurs mettent en avant le fait que Solvabilit&eacute;&nbsp;II pourrait les obliger &agrave; r&eacute;duire leurs investissements dans les entreprises et aurait un impact n&eacute;gatif sur l&rsquo;&eacute;conomie fran&ccedil;aise. Ils soulignent aussi que la &laquo;&nbsp;rigidit&eacute; de la r&eacute;glementation&nbsp;&raquo; risque de d&eacute;stabiliser le secteur. Quelle r&eacute;ponse apportez-vous &agrave; ces propos&nbsp;?</h3><p><strong>Ch.L.&nbsp;:</strong> Je suis totalement mobilis&eacute;e pour introduire les mesures permettant de ne pas p&eacute;naliser la d&eacute;tention d&rsquo;actions. La France a obtenu la mise en place d&rsquo;un chargement des actions d&eacute;pendant de la position dans le cycle &eacute;conomique, ainsi qu&rsquo;un chargement r&eacute;duit pour les actions relatives &agrave; la couverture d&rsquo;activit&eacute;s retraites. Il demeure que la directive Solvabilit&eacute;&nbsp;II est souvent cit&eacute;e pour justifier le d&eacute;sengagement actuel ou futur des assureurs du financement des entreprises. En r&eacute;alit&eacute;, d&rsquo;autres &eacute;l&eacute;ments, tels que les couples rendement/risque anticip&eacute;s des diff&eacute;rentes classes d&rsquo;actifs, sont &eacute;videmment des facteurs essentiels dans les choix des assureurs, qui ont r&eacute;duit leur exposition aux actions du fait de la volatilit&eacute; constat&eacute;e sur cette classe d&rsquo;actifs dans les dix&nbsp;derni&egrave;res ann&eacute;es.</p><h3><em>l&rsquo;actuariel :</em> Solvabilit&eacute;&nbsp;II stipule que les investissements en actions sont plus risqu&eacute;s que les investissements en obligations d&rsquo;&Eacute;tat. Mais, &agrave; la lueur de ce qui s&rsquo;est pass&eacute; ces derniers mois, ce postulat est-il toujours valable ?</h3><p><strong>Ch.L.&nbsp;:</strong> Il est difficile dans Solvabilit&eacute;&nbsp;II de comparer les exigences associ&eacute;es &agrave; des risques diff&eacute;rents. En effet, l&rsquo;accroissement marginal de l&rsquo;exigence en capital associ&eacute; &agrave; un investissement d&eacute;pendra de nombreux facteurs, notamment l&rsquo;ad&eacute;quation actif-passif de cet investissement avec la situation de l&rsquo;assureur, ou la diversification avec les autres risques. Il est essentiel que les assureurs puissent continuer d&rsquo;investir dans les classes d&rsquo;actifs qui leur permettront de faire fructifier au mieux les sommes qui leur sont confi&eacute;es par les assur&eacute;s &ndash;&nbsp;c&rsquo;est leur business model&nbsp;&ndash; tout en continuant de contribuer de mani&egrave;re satisfaisante au financement de l&rsquo;&eacute;conomie.</p><h3><em>l&rsquo;actuariel : </em>Avec Solvabilit&eacute;&nbsp;II, la responsabilit&eacute; des actuaires va se trouver accrue, ce qui pr&eacute;occupe la profession. Quelle est la r&eacute;ponse aujourd&rsquo;hui du gouvernement fran&ccedil;ais face &agrave; cette inqui&eacute;tude ?</h3><p><strong>Ch.L.&nbsp;:</strong> En pla&ccedil;ant la gestion des risques au c&oelig;ur de la conduite des affaires, la directive Solvabilit&eacute;&nbsp;II positionne les actuaires au centre du jeu. Votre profession a le vent en poupe ! Ce mouvement participe &eacute;galement d&rsquo;une valorisation trop longuement attendue des fonctions li&eacute;es au contr&ocirc;le des risques dans les &eacute;tablissements financiers. C&rsquo;est une excellente chose.</p><h3><em>l&rsquo;actuariel :</em> Les actuaires souhaitent que leur r&ocirc;le soit mieux reconnu, notamment en officialisant leurs responsabilit&eacute;s. Et ils recommandent de profiter du passage &agrave; Solvabilit&eacute;&nbsp;II pour essayer de promouvoir une meilleure reconnaissance l&eacute;gale de la mission de leur profession. Que pr&eacute;conisez-vous pour cela&nbsp;?</h3><p><strong>Ch.L.&nbsp;: </strong>Cette question d&eacute;passe en r&eacute;alit&eacute; le seul cadre du secteur assurantiel. Un des sujets de r&eacute;flexion au niveau communautaire concerne le pouvoir d&rsquo;alerte directe du responsable des risques &agrave; l&rsquo;organe d&rsquo;administration, mais une telle &eacute;volution pourrait toutefois n&eacute;cessiter une adaptation du droit de nombreux &Eacute;tats membres. Il me semble, en tout &eacute;tat de cause, n&eacute;cessaire qu&rsquo;une r&eacute;flexion sp&eacute;cifique sur cette question soit men&eacute;e dans le cadre des travaux sur la transposition de Solvabilit&eacute;&nbsp;II en droit national.</p><h3><em>l&rsquo;actuariel : </em>Sur la mise en place de Solvabilit&eacute;&nbsp;II et plus g&eacute;n&eacute;ralement de la responsabilit&eacute; des soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;assurances (et de r&eacute;assurance), y a-t-il des divergences entre la France et ses principaux partenaires de l&rsquo;Union (Grande-Bretagne, Allemagne)&nbsp;? Si oui, quelles sont-elles ?</h3><p><strong>Ch.L.&nbsp;:</strong> Comme dans toute n&eacute;gociation, il peut exister des diff&eacute;rences de vue, li&eacute;es aux sp&eacute;cificit&eacute;s des march&eacute;s nationaux ou au r&ocirc;le que les assureurs jouent dans le financement de l&rsquo;&eacute;conomie. C&rsquo;est ainsi que la France a &eacute;t&eacute; particuli&egrave;rement attentive, durant toute la n&eacute;gociation, &agrave; ce que les assureurs puissent conserver leur fonction de financement de long terme de l&rsquo;&eacute;conomie et &agrave; porter des risques longs. Cette pr&eacute;occupation a pu &ecirc;tre moins forte chez certains de nos partenaires, pour qui ces activit&eacute;s sont parfois exerc&eacute;es par d&rsquo;autres acteurs non assurantiels.</p><h3><em>l&rsquo;actuariel :</em> Pensez-vous qu&rsquo;avec ce nouveau cadre r&eacute;glementaire, l&rsquo;Union europ&eacute;enne est mieux arm&eacute;e que les &Eacute;tats-Unis face &agrave; une &eacute;ventuelle (autre) crise financi&egrave;re&nbsp;?</h3><p><strong>Ch.L.&nbsp;:</strong> S&rsquo;il est toujours techniquement difficile de comparer deux r&eacute;gimes prudentiels, cet exercice s&rsquo;av&egrave;re particuli&egrave;rement d&eacute;licat dans le cas des &Eacute;tats-Unis, o&ugrave; la supervision prudentielle reste largement &eacute;clat&eacute;e entre les diff&eacute;rents &Eacute;tats. Un r&eacute;gime prudentiel ne peut, en effet, se r&eacute;sumer &agrave; une exigence de fonds propres, m&ecirc;me si c&rsquo;est le param&egrave;tre le plus visible. Il faut prendre en compte l&rsquo;ensemble des exigences, notamment celles relevant des piliers&nbsp;II (gouvernance) et III (reporting). Il est toutefois certain qu&rsquo;avec Solvabilit&eacute;&nbsp;II l&rsquo;Europe se dote d&rsquo;un r&eacute;gime modernis&eacute; qui pourrait servir d&rsquo;exemple pour de nombreuses autres juridictions.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_517</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_517</guid></item><item><title><![CDATA[ Repères]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>Dagong</h2><p><br />Fond&eacute;e en 1994, Dagong est une agence de notation dont les droits ont &eacute;t&eacute; attribu&eacute;s par la Banque populaire de Chine et la Commission de r&eacute;gulation des op&eacute;rations boursi&egrave;res de Chine. S&rsquo;appuyant sur un effectif de plus de 500&nbsp;salari&eacute;s, l&rsquo;agence g&egrave;re aussi le Dagong Credit Institute en collaboration avec l&rsquo;universit&eacute; de Tianjin qui est sp&eacute;cialis&eacute;e dans l&rsquo;&eacute;conomie et les finances. Cet institut propose &eacute;galement un programme post-doctoral.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_562</link>
  <pubDate>Mon, 26 Sep 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_562</guid></item><item><title><![CDATA[ Comment modéliser les risques émergents ?]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>Cybercriminalit&eacute;, nanotechnologies, changement climatique, terrorisme chimique&nbsp;: les risques &eacute;mergents sont de nature et d&rsquo;ampleur tr&egrave;s diverses. Si le manque de donn&eacute;es statistiques rend leur mod&eacute;lisation difficile, il est pourtant n&eacute;cessaire d&rsquo;&eacute;valuer leur impact. Quitte &agrave; sortir des techniques actuarielles classiques.</h2><p>Parler de mod&eacute;lisation des risques &eacute;mergents est, par nature, antinomique&nbsp;: &laquo;&nbsp;Il s&rsquo;agit de risques sur lesquels nous n&rsquo;avons, par d&eacute;finition, pas de donn&eacute;es statistiques de sinistres, et qui peuvent de surcro&icirc;t &eacute;voluer de fa&ccedil;on importante&nbsp;&raquo;, explique Florence Th&eacute;venot, charg&eacute;e de mission Risques &eacute;mergents chez Axa. &laquo;&nbsp;Le principe m&ecirc;me d&rsquo;un risque &eacute;mergent est de ne pas &ecirc;tre mod&eacute;lisable avec les techniques actuarielles classiques&nbsp;&raquo;, ajoute Philippe B&eacute;raud, directeur adjoint de l&rsquo;audit interne du groupe Scor.</p><hr /><p>&nbsp;</p><p>Cependant, il faut bien trouver une solution&nbsp;: &laquo;&nbsp;Les assureurs et, plus encore, les r&eacute;assureurs ont compris qu&rsquo;ils ne peuvent plus se contenter de quantifier le connu, poursuit Philippe B&eacute;raud. Il doivent aussi tenter de quantifier l&rsquo;inconnu.&nbsp;&raquo; Car &laquo;&nbsp;un assureur s&rsquo;engage pour les cinquante ann&eacute;es &agrave; venir, ajoute Florence Th&eacute;venot. Il doit &ecirc;tre capable de se projeter dans le long terme&nbsp;&raquo;.</p><h3>Identifier les risques &eacute;mergents et les &eacute;valuer</h3><p>Comment proc&eacute;der face &agrave; des risques aussi difficiles &agrave; appr&eacute;hender que les nanotechnologies, les OGM, la cybercriminalit&eacute;, les armes de destruction massive, les ondes &eacute;lectromagn&eacute;tiques, le changement climatique, etc.&nbsp;? Pour avoir une id&eacute;e du d&eacute;fi que repr&eacute;sente la mod&eacute;lisation des risques &eacute;mergents, prenons le cas des nanotechnologies&nbsp;: &laquo;&nbsp;Elles se diffusent tr&egrave;s rapidement dans l&rsquo;industrie alors que leurs effets sur la sant&eacute; restent inconnus et que la r&eacute;glementation n&rsquo;est pas fig&eacute;e&nbsp;&raquo;, observe Florence Th&eacute;venot. Inutile de dire que les techniques actuarielles classiques de mod&eacute;lisation des risques sont inop&eacute;rantes. Dans les ann&eacute;es 1990, le cas de l&rsquo;asbestose (fibrose pulmonaire due &agrave; l&rsquo;amiante) en a apport&eacute; la preuve&nbsp;: &laquo;&nbsp;Toutes les pr&eacute;visions se sont r&eacute;v&eacute;l&eacute;es compl&egrave;tement fausses !, se souvient &Eacute;ric Lec&oelig;ur, directeur de l&rsquo;actuariat groupe de Scor. Cette exp&eacute;rience nous a servi de le&ccedil;on&hellip;&nbsp;&raquo; (lire sa tribune).</p><p>D&rsquo;abord, il faut &laquo;&nbsp;&eacute;viter de c&eacute;der &agrave; la culture ambiante du catastrophisme, plaide &Eacute;ric Lec&oelig;ur. Si l&rsquo;on se fie &agrave; certains sc&eacute;narios, la fin du monde est pour demain&nbsp;! Le but n&rsquo;est pas de se faire peur, mais d&rsquo;identifier les risques &eacute;mergents et de les &eacute;valuer&nbsp;&raquo;.&nbsp; Les &eacute;valuer et non n&eacute;cessairement les mod&eacute;liser&nbsp;: la nuance est de taille, car, face &agrave; l&rsquo;impossibilit&eacute; de recourir aux techniques classiques, cet actuaire consid&egrave;re que la profession doit oser sortir des sentiers battus&nbsp;: &laquo;&nbsp;Dans certains pays, les pr&eacute;conisations des instituts locaux, tr&egrave;s strictes, inhibent la capacit&eacute; des actuaires &agrave; prendre des risques de mod&egrave;le. Or c&rsquo;est ce que nos directions g&eacute;n&eacute;rales attendent de nous.&nbsp;&raquo; &Agrave; d&eacute;faut de pouvoir provisionner les sinistres non survenus, les assureurs font actuellement peser les risques &eacute;mergents sur leurs fonds propres. &Agrave; la veille de l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de Solvabilit&eacute;&nbsp;II, c&rsquo;est particuli&egrave;rement dommage&hellip;</p><h3>Troquer la loi log-normale contre la loi de Pareto</h3><p>Professeur &agrave; l&rsquo;universit&eacute; Pierre-et-Marie-Curie, Paul Deheuvels consid&egrave;re qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;instar des risques classiques les risques incontr&ocirc;l&eacute;s sont, eux aussi, pr&eacute;visibles (lire son interview). &Agrave; condition de troquer la loi log-normale, ch&egrave;re aux actuaires, contre la loi de Pareto. Et de faire preuve de courage pour imposer des pr&eacute;visions qui peuvent &ecirc;tre d&eacute;stabilisantes. Pour illustrer son propos, Paul Deheuvels fait r&eacute;f&eacute;rence &agrave; son exp&eacute;rience de consultant aupr&egrave;s du groupe Total. &laquo;&nbsp;Au milieu des ann&eacute;es 1970, le groupe p&eacute;trolier, qui souhaitait construire des plates-formes en mer du Nord, m&rsquo;a demand&eacute; d&rsquo;&eacute;valuer le niveau de la vague dite &ldquo;centenaire&rdquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire la plus haute envisageable. Apr&egrave;s six mois d&rsquo;enregistrements pr&eacute;cis, nous n&rsquo;avons jamais observ&eacute; de vague de plus de 7&nbsp;m&egrave;tres de haut. En me basant sur la loi de Pareto, j&rsquo;ai toutefois calcul&eacute; que, dans les vingt&nbsp;ann&eacute;es &agrave; venir, la plate-forme pouvait &ecirc;tre confront&eacute;e &agrave; des vagues de 18,50&nbsp;m&egrave;tres. Inutile de dire que cette pr&eacute;vision a jet&eacute; la consternation chez les dirigeants de Total, qui m&rsquo;ont convoqu&eacute; imm&eacute;diatement pour que je me justifie. &Eacute;tant consultant ind&eacute;pendant, j&rsquo;ai pu tenir bon. Consid&eacute;rant qu&rsquo;une plate-forme co&ucirc;te plusieurs centaines de millions de dollars, le groupe p&eacute;trolier a eu la pr&eacute;voyance de se ranger &agrave; mon point de vue en pla&ccedil;ant le tablier de la plate-forme 20&nbsp;m&egrave;tres au-dessus du niveau de la mer. Vingt ans plus tard, j&rsquo;ai eu l&rsquo;occasion de visionner la vid&eacute;o d&rsquo;une vague de pr&eacute;cis&eacute;ment 18,50&nbsp;m&egrave;tres, qui avait d&eacute;ferl&eacute; dans la r&eacute;gion. Total a alors relev&eacute; le tablier de sa plate-forme de 5&nbsp;m&egrave;tres, &agrave; 25&nbsp;m&egrave;tres au-dessus du niveau de la mer.&nbsp;&raquo; Paul Deheuvels n&rsquo;a pas lu dans le marc de caf&eacute;&nbsp;: ses pr&eacute;visions reposaient sur des calculs pr&eacute;cis, &laquo;&nbsp;dans lesquels l&rsquo;exp&eacute;rience des sinistres pass&eacute;s compte autant que l&rsquo;analyse purement statistique&nbsp;&raquo;, ajoute toutefois le math&eacute;maticien, qui estime que &laquo;&nbsp;la loi de Pareto est particuli&egrave;rement difficile &agrave; appr&eacute;hender&nbsp;&raquo;. R&eacute;sultat&nbsp;: les industriels ont f&acirc;cheusement tendance &agrave; c&eacute;der &agrave; leur pente naturelle, qui est de ne pas vouloir voir les vrais risques, &laquo;&nbsp;en esp&eacute;rant ne plus &ecirc;tre &agrave; leur poste le jour o&ugrave; ce risque se produira&nbsp;&raquo;&nbsp;!</p><p>&nbsp;</p><h3>Comparaison des queues de distributions log-normale et Pareto&nbsp;</h3><p><img title="p38_modelisation_455" src="../images/upload/p38_modelisation_455.png" alt="p38_modelisation_455" width="455" height="408" /></p><h5>Les distributions de type Pareto accordent une plus forte probabilit&eacute; d&rsquo;occurrence aux &eacute;v&eacute;nements extr&ecirc;mes que les lois usuelles (ex.&nbsp;: log-normale)</h5><p style="text-align: center;">[traitement;requete;objet=article#ID=524#TITLE=Interview Paul Deheuvels]</p><h3>La s&eacute;curit&eacute; absolue a un co&ucirc;t absolu</h3><p>Parall&egrave;lement, l&rsquo;opinion publique fait preuve d&rsquo;une aversion au risque de plus en plus marqu&eacute;e. Or le risque z&eacute;ro n&rsquo;existe pas. Ou alors, pr&eacute;vient Herv&eacute; Juvin, pr&eacute;sident d&rsquo;Eurogroup Institute, &laquo;&nbsp;la s&eacute;curit&eacute; absolue a un co&ucirc;t absolu&nbsp;&raquo;.&nbsp; Le besoin de s&eacute;curit&eacute; entra&icirc;ne des surco&ucirc;ts consid&eacute;rables, face auxquels les industriels doivent faire des arbitrages. En veillant &agrave; ne pas tuer l&rsquo;activit&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;Nos soci&eacute;t&eacute;s de l&rsquo;&eacute;motion et de la compassion ne veulent plus admettre le risque, poursuit Herv&eacute; Juvin. De fait, on peut d&eacute;cider qu&rsquo;il n&rsquo;y aura plus aucun mort sur les routes. Mais cela implique de ne plus rouler du tout.&nbsp;&raquo;</p><p>[traitement;requete;objet=article#ID=525#TITLE=Recherche]</p><p>Derri&egrave;re la boutade se cache une question de philosophie &eacute;conomique&nbsp;: &laquo;&nbsp;Les assureurs doivent interroger leur mod&egrave;le de croissance&nbsp;&raquo;, estime Herv&eacute; Juvin. Confront&eacute;s au co&ucirc;t exponentiel des catastrophes naturelles, ils vont finir par refuser d&rsquo;assurer certains risques, ou ne l&rsquo;accepter qu&rsquo;&agrave; un niveau de prime consid&eacute;r&eacute; comme prohibitif, constituant ainsi un frein &agrave; la croissance&nbsp;: &laquo;&nbsp;Les assureurs pourraient bien &ecirc;tre les moteurs de la conversion de l&rsquo;&eacute;conomie &agrave; une croissance respectueuse de l&rsquo;environnement, en faisant payer aux entreprises le co&ucirc;t de la liquidation de la nature. &raquo; En admettant, dans le m&ecirc;me mouvement, que certains risques ne sont pas quantifiables&nbsp;: &laquo;&nbsp;Face au risque nucl&eacute;aire ou terroriste, par exemple, nous sommes dans l&rsquo;incommensurable, pr&eacute;vient Herv&eacute; Juvin. Or, comme on l&rsquo;a vu &agrave; Fukushima, on ne r&eacute;pond &agrave; l&rsquo;incommensurable que par le sacr&eacute; : le sacrifice de vies humaines pour enrayer le danger. Se contenter de calculer ces risques pour les assurer est une grossi&egrave;re erreur.&nbsp;&raquo; Mais ce sera une &eacute;tape essentielle&nbsp;: assureurs et industriels ont besoin de chiffres pour faire des arbitrages.</p><h3>Sabine Germain</h3><p>[traitement;requete;objet=article#ID=526#TITLE=Des risques sous observation]</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_527</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_527</guid></item><item><title><![CDATA[ Agences de notation : enquête sur une hégémonie]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>Crise des subprimes en 2008, incertitudes sur les dettes europ&eacute;ennes, mode de fonctionnement opaque&hellip; Les agences de notation et en particulier Standard &amp; Poor&rsquo;s, Moody&rsquo;s et Fitch, sont sous le feu des critiques. Ceux qui ont contribu&eacute; &agrave; leur ascension d&eacute;noncent aujourd&rsquo;hui leur pouvoir.</h2><p>14 septembre 2011. Alors que les valeurs financi&egrave;res ont travers&eacute; un &eacute;t&eacute; catastrophique, la Bourse de Paris est de nouveau secou&eacute;e &agrave; la suite de la d&eacute;gradation de la note de la Soci&eacute;t&eacute; G&eacute;n&eacute;rale et du Cr&eacute;dit Agricole par l&rsquo;agence Moody&rsquo;s. Ces deux banques paient leur forte exposition &agrave; la dette souveraine grecque. Quelques semaines plus t&ocirc;t, une autre agence, Standard &amp; Poor&rsquo;s (S&amp;P), avait d&eacute;j&agrave; cr&eacute;&eacute; un &eacute;lectrochoc en d&eacute;gradant d&rsquo;un cran la note souveraine des &Eacute;tats-Unis. Pour la premi&egrave;re fois depuis 1941, cette note, qui mesure la capacit&eacute; du pays &agrave; rembourser sa dette, passe de triple&nbsp;A &agrave; AA+. Le tout assorti d&rsquo;une perspective n&eacute;gative signifiant que l&rsquo;agence pourrait de nouveau r&eacute;trograder les &Eacute;tats-Unis &agrave; l&rsquo;horizon de dix-huit&nbsp;mois. Pour se d&eacute;fendre, l&rsquo;administration Obama met en avant des fautes de calculs qu&rsquo;aurait commises S&amp;P. &laquo;&nbsp;Une appr&eacute;ciation entach&eacute;e d&rsquo;une erreur de 2000&nbsp;milliards de dollars parle d&rsquo;elle-m&ecirc;me&nbsp;&raquo;, avance un porte-parole du d&eacute;partement du Tr&eacute;sor.</p><h3><br />Interrogations sur le mode de notation</h3><p>Habituellement, plus que les erreurs de calculs, les observateurs pointent l&rsquo;opacit&eacute; qui entoure les mod&egrave;les auxquels les agences de notation ont recours pour &eacute;tablir leurs notes. &laquo;&nbsp;Nous voulons comprendre la fa&ccedil;on dont celles-ci sont arr&ecirc;t&eacute;es ainsi que leurs variations&nbsp;&raquo;, mart&egrave;le Patrice Aguesse, directeur division r&eacute;gulation soci&eacute;t&eacute;s cot&eacute;es au sein de la direction de la R&eacute;gulation et des Affaires internationales de l&rsquo;Autorit&eacute; des march&eacute;s financiers (lire interview).</p><p><br />[traitement;requete;objet=article#ID=566#TITLE=Interview P. Aguesse]Pour Norbert Gaillard, &eacute;conomiste, consultant &agrave; la Banque mondiale et auteur d&rsquo;un ouvrage consacr&eacute; aux agences de notation, les trois principales agences que sont Standard &amp; Poor&rsquo;s, Moody&rsquo;s et Fitch, &laquo;&nbsp;n&rsquo;ont de toutes les fa&ccedil;ons pas de mod&egrave;les pr&eacute;-&eacute;tablis&nbsp;&raquo;. Un point de vue partag&eacute; par Herv&eacute; Phaure, directeur associ&eacute; Risk Advisory au sein du cabinet Deloitte&nbsp;: &laquo;&nbsp;Les agences sont au centre d&rsquo;un r&eacute;seau complexe de relations qui englobe notamment le march&eacute;, les politiques et les financements. De ce fait, la notation et son &eacute;volution sont de plus en plus difficiles &agrave; piloter, y compris pour les agences. Il n&rsquo;y a pas de calculateur magique int&eacute;gral mais toujours, &agrave; la fin, une d&eacute;cision d&rsquo;expert qui peut impacter la note. Dans tous les cas de figure, une note repr&eacute;sente un compromis entre le comportement historique de l&rsquo;entit&eacute; not&eacute;e, le contexte actuel, et l&rsquo;anticipation de la capacit&eacute; de r&eacute;sistance de l&rsquo;entit&eacute; not&eacute;e &agrave; des situations adverses.&nbsp;&raquo; <br />N&eacute;anmoins, l&rsquo;analyse des notes souveraines attribu&eacute;es par les trois leaders du secteur de la notation permet toutefois d&rsquo;identifier les crit&egrave;res d&eacute;terminants et incontournables parmi les l&eacute;nifiantes listes de crit&egrave;res et de ratios communiqu&eacute;es par les agences elles-m&ecirc;mes. Un exercice auquel s&rsquo;est livr&eacute; Norbert Gaillard, qui rel&egrave;ve cinq&nbsp;crit&egrave;res r&eacute;currents dans le souverain&nbsp;: l&rsquo;historique des d&eacute;fauts de paiement sur 20-25&nbsp;ans, l&rsquo;inflation, le PIB/habitant, le ratio dette publique/recettes budg&eacute;taires ainsi que la gouvernance politique et institutionnelle.&nbsp; <br />&laquo;&nbsp;Moody&rsquo;s va jusqu&rsquo;&agrave; &eacute;plucher les rapports d&rsquo;Amnesty International&nbsp;&raquo;, souligne l&rsquo;expert qui pr&eacute;cise que &laquo;&nbsp;pour les pays &eacute;mergents, le niveau des r&eacute;serves de change ainsi que les fonds envoy&eacute;s par les &eacute;migr&eacute;s &agrave; leur pays d&rsquo;origine sont pass&eacute;s au crible.&nbsp;&raquo;<br />En revanche, la notation des entreprises se base sur des crit&egrave;res diff&eacute;rents de ceux de l&rsquo;analyse souveraine. Pour Herv&eacute; Phaure, &laquo;&nbsp;la notation corporate repose toujours sur une analyse des dimensions purement financi&egrave;res et du business profile de l&rsquo;entreprise.&nbsp;&raquo; Ce dernier traduit en particulier la capacit&eacute; d&rsquo;une entit&eacute; &agrave; r&eacute;sister &agrave; des situations d&eacute;favorables et prend donc notamment en compte l&rsquo;impact du risque souverain sur l&rsquo;entreprise, son risque sectoriel, son positionnement sur le march&eacute;, sa strat&eacute;gie de management. La dimension financi&egrave;re stricto sensu repose sur l&rsquo;analyse des ratios financiers cl&eacute;s (r&eacute;sultat d&rsquo;exploitation sur le chiffre d&rsquo;affaires, r&eacute;sultat net sur chiffre d&rsquo;affaires et rentabilit&eacute; des fonds propres, EBITDA&hellip;), de leur &eacute;volution dans le temps et en comparaison d&rsquo;un peer group (&laquo;&nbsp;groupe d&rsquo;entit&eacute;s comparables&nbsp;&raquo;). Cette analyse vise &eacute;galement &agrave; qualifier la capacit&eacute; de l&rsquo;entreprise &agrave; conserver ou &agrave; am&eacute;liorer ses niveaux de r&eacute;sultat et de rentabilit&eacute; et suppose donc une bonne compr&eacute;hension &agrave; la fois des investissements &agrave; r&eacute;aliser sur le moyen-long terme et &eacute;galement de sa flexibilit&eacute; financi&egrave;re &agrave; court, moyen et long terme.</p><h3><br />Une m&eacute;thodologie de travail publique</h3><p>Bien moins opaque que leur hypoth&eacute;tique mod&egrave;le d&rsquo;analyse, la m&eacute;thodologie de travail des agences de notation est non seulement connue, mais publique. Par exemple, Standard &amp; Poor&rsquo;s proc&egrave;de en plusieurs &eacute;tapes &agrave; partir de la requ&ecirc;te d&rsquo;une entreprise&nbsp;: la mise au point commune d&rsquo;un sch&eacute;ma d&rsquo;analyse qui pr&eacute;cise la nature des informations n&eacute;ces-saires &agrave; l&rsquo;&eacute;tude&nbsp;; des r&eacute;unions avec les dirigeants de l&rsquo;entreprise&nbsp;; le comit&eacute; de notation qui attribue la note contre laquelle l&rsquo;entreprise peut faire appel, puis la publication de la note apr&egrave;s accord de la soci&eacute;t&eacute; not&eacute;e. La m&eacute;thodologie est proche pour les notations souveraines. Chaque ann&eacute;e, deux analystes au minimum se rendent dans le pays pendant trois &agrave; quatre jours. Une dur&eacute;e bien courte au vu du programme qui les attend&nbsp;: des rencontres avec des personnalit&eacute;s telles que le ministre de l&rsquo;&Eacute;conomie et des Finances, le directeur de la Banque centrale, des hauts fonctionnaires ou des chefs d&rsquo;entreprise. &laquo;&nbsp;Les entretiens avec les chefs d&rsquo;&Eacute;tat sont plus rares, mais en 2007, Moody&rsquo;s a rencontr&eacute; Silvio Berlusconi lors d&rsquo;une visite en Italie&nbsp;&raquo;, raconte Norbert Gaillard. Une fois de retour au si&egrave;ge de son agence, l&rsquo;analyste en chef dispose d&rsquo;un d&eacute;lai moyen de cinq &agrave; six&nbsp;semaines pour r&eacute;diger un rapport en vue de l&rsquo;attribution d&rsquo;une note. C&rsquo;est ensuite le comit&eacute; de r&eacute;daction de l&rsquo;agence qui arr&ecirc;te de fa&ccedil;on coll&eacute;giale la note du pays. &laquo;&nbsp;Ce comit&eacute; rassemble entre cinq et neuf&nbsp;analystes [dont au moins un des enqu&ecirc;teurs, ndlr] qui vont ensuite voter l&rsquo;attribution de la note avant de la communiquer &agrave; l&rsquo;&eacute;metteur et, dans le cadre souverain, au public, dans un d&eacute;lai de 12&nbsp;heures. C&rsquo;est court mais c&rsquo;est pour &eacute;viter les fuites sur les march&eacute;s&nbsp;&raquo;, poursuit Norbert Gaillard. Afin de ne pas risquer des trafics d&rsquo;influence, les noms des membres des comit&eacute;s de r&eacute;daction ne sont pas d&eacute;voil&eacute;s. Leur nationalit&eacute; reste aussi inconnue, d&rsquo;o&ugrave; certaines interrogations sur une possible domination, dans ces comit&eacute;s, d&rsquo;analystes &eacute;tats-uniens.</p><h3>[traitement;requete;objet=article#ID=565#TITLE=Banque]<br />Des erreurs spectaculaires</h3><p>En d&eacute;pit de ces m&eacute;thodes de travail bien r&ocirc;d&eacute;es, les agences ont, au cours de ces dix derni&egrave;res ann&eacute;es, commis des erreurs qui ont eu un impact n&eacute;gatif sur l&rsquo;&eacute;conomie mondiale. Par exemple, et c&rsquo;est un fait av&eacute;r&eacute;, elles n&rsquo;ont pas anticip&eacute; deux faillites majeures&nbsp;: celles d&rsquo;Enron en 2001, puis celle de la banque Lehman Brothers en 2008. Au moment de sa banqueroute, Lehman Brothers &eacute;tait not&eacute;e A. Et Standard &amp; Poor&rsquo;s ainsi que Moody&rsquo;s notaient Enron en cat&eacute;gorie &laquo;&nbsp;investissement&nbsp;&raquo; quatre jours &agrave; peine avant que la soci&eacute;t&eacute; ne mette la cl&eacute; sous la porte! Ces &eacute;checs ont fait na&icirc;tre des soup&ccedil;ons de conflits d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts entre les agences et certains de leurs clients. Un sentiment renforc&eacute; par le r&ocirc;le qu&rsquo;elles ont tenu lors de la crise des subprimes&nbsp;: comme dans un mauvais remake, elles n&rsquo;ont pas vu venir les d&eacute;fauts de nombre de ces produits complexes. Rien d&rsquo;&eacute;tonnant pour Gunther Capelle-Blancard, directeur adjoint du Ceri (Centre d&rsquo;&eacute;tudes et de recherches internationales) et professeur d&rsquo;&eacute;conomie &agrave; l&rsquo;universit&eacute; Paris&nbsp;I&nbsp;: &laquo;&nbsp;Leur comportement est critiquable dans la mesure o&ugrave; elles ont particip&eacute; &agrave; la structuration de ces produits au travers d&rsquo;un r&ocirc;le de conseil. Cela a r&eacute;v&eacute;l&eacute; certains conflits d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts qu&rsquo;elles pouvaient entretenir avec quelques-uns de leurs clients.&nbsp;&raquo; Il faut savoir que depuis les ann&eacute;es 1970, les agences se r&eacute;mun&egrave;rent selon le principe de l&rsquo;&eacute;metteur payeur. Celui-ci veut que ce soient les &eacute;metteurs (et non les investisseurs) qui sollicitent les agences pour noter leur dette ou leurs op&eacute;rations qui les paient. Selon Patrick Jolivet, responsable de la recherche chez BMJ Ratings qui s&rsquo;exprimait dans une tribune publi&eacute;e dans le quotidien Le Monde du 10&nbsp;mai 2010, &laquo;&nbsp;on estime aujourd&rsquo;hui que 90&nbsp;% des revenus des agences proviennent des commissions factur&eacute;es aux &eacute;metteurs de dette. Avant la crise des subprimes, pr&egrave;s de 50&nbsp;% du revenu des agences provenait des produits structur&eacute;s.&nbsp;&raquo;</p><p><br />[traitement;requete;objet=article#ID=570#TITLE=D&eacute;gradations]C&rsquo;est donc bien le mod&egrave;le &eacute;conomique des agences qui pose la question sensible de leur objectivit&eacute; et de leur ind&eacute;pendance. A tel point qu&rsquo;en ao&ucirc;t, la justice am&eacute;ricaine a ouvert une enqu&ecirc;te pour d&eacute;terminer si elles ont fait preuve de subjectivit&eacute;, voire de complaisance, avant la crise des subprimes. L&rsquo;information a &eacute;t&eacute; r&eacute;v&eacute;l&eacute;e par le New York Times, au moment o&ugrave; Standard &amp; Poor&rsquo;s abaissait la note souveraine des &Eacute;tats-Unis. En cause? &eacute;tablir si oui ou non l&rsquo;agence a not&eacute; de fa&ccedil;on biais&eacute;e des subprimes avant 2008... Toujours selon le New York Times, la justice s&rsquo;int&eacute;resse &eacute;galement &agrave; certains analystes qui auraient voulu d&eacute;grader des produits structur&eacute;s avant de subir des pressions des dirigeants de l&rsquo;agence.</p><h3><br />Soup&ccedil;ons de complaisance envers les &Eacute;tats-Unis</h3><p>Dans le cadre de la crise de la dette europ&eacute;enne de l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2011, Standard &amp; Poor&rsquo;s, Moody&rsquo;s et Fitch ne sont pas accus&eacute;s de conflits d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts, mais se voient reprocher d&rsquo;avoir surr&eacute;agi en abaissant trop brutalement et de plusieurs crans la note souveraine de la Gr&egrave;ce et, dans une moindre mesure, celles de l&rsquo;Irlande et du Portugal. Si personne n&rsquo;incrimine les agences d&rsquo;avoir provoqu&eacute; la crise &ndash;&nbsp;le premier responsable en est le gouvernement grec&nbsp;&ndash; leurs d&eacute;tracteurs pointent avec insistance que, jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2011, les &Eacute;tats-Unis ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&rsquo;une cl&eacute;mence &eacute;tonnante, a contrario de l&rsquo;Europe. Est-il normal qu&rsquo;&agrave; la mi-2011, l&rsquo;agence de notation chinoise Dagong (voir encadr&eacute;) attribuait un simple A aux &Eacute;tats-Unis, dont l&rsquo;endettement public &eacute;tait sur le point de d&eacute;passer le PIB, tandis que les &laquo;&nbsp;Big Three&nbsp;&raquo; leur octroyaient un majestueux triple&nbsp;A? Un paradoxe qui fait dire &agrave; Guan Jianzhong, PDG de Dagong, qu&rsquo;&laquo;&nbsp;il suffit d&rsquo;observer la situation actuelle pour comprendre qu&rsquo;elles (les trois majors) cherchent &agrave; prot&eacute;ger les int&eacute;r&ecirc;ts des &Eacute;tats-Unis en exploitant leur position dominante de notation, alors qu&rsquo;elles ont perdu tout semblant d&rsquo;impartialit&eacute; et d&rsquo;objectivit&eacute;&nbsp;&raquo; (lire son entretien exclusif). Si l&rsquo;accusation est directe et difficilement prouvable1, il est vrai que deux d&rsquo;entre elles, Stpaandard &amp; Poor&rsquo;s et Moody&rsquo;s, sont aux mains d&rsquo;importants capitaux anglo-saxons. Ainsi, Moody&rsquo;s est d&eacute;tenu &agrave; 13&nbsp;% par le milliardaire am&eacute;ricain Warren Buffet et S&amp;P appartient au puissant &eacute;diteur am&eacute;ricain McGraw-Hill Companies. Seule Fitch, qui a maintenu le triple A am&eacute;ricain, est majoritairement d&eacute;tenue par la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise Fimalac, de Marc Ladreit de Lacharri&egrave;re. Malgr&eacute; tout, son fonctionnement est comparable &agrave; celui de ses deux concurrentes. &laquo;&nbsp;Au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, Marc Ladreit de Lacharri&egrave;re avait rachet&eacute; une petite agence anglaise sp&eacute;cialis&eacute;e dans la notation des banques europ&eacute;ennes. Nous avons financi&egrave;rement particip&eacute; &agrave; son d&eacute;veloppement, esp&eacute;rant la cr&eacute;ation d&rsquo;une grande agence europ&eacute;enne. Mais ensuite, il a acquis Fitch et notre espoir s&rsquo;est envol&eacute;&nbsp;&raquo; se souvient, ironique, un banquier parisien qui souhaite garder l&rsquo;anonymat.</p><h3>[traitement;requete;objet=article#ID=568#TITLE=Les agences de notation]<br />B&acirc;le II et Solvabilit&eacute;&nbsp;II: la cons&eacute;cration</h3><p>Suiveuses ou partiales, mais d&eacute;cidemment accus&eacute;es de tous les maux, les agences de notation occupent n&eacute;anmoins une place strat&eacute;gique au c&oelig;ur des processus de d&eacute;cision financi&egrave;re. Deux raisons sont &agrave; l&rsquo;origine de ce paradoxe. D&rsquo;abord, depuis les ann&eacute;es 1980, les entreprises ont progressivement renonc&eacute; &agrave; pratiquer la notation. Il en va de m&ecirc;me pour les &Eacute;tats et les banques centrales qui ont eux d&eacute;laiss&eacute; la notation souveraine. Selon Dominique Garabiol, directeur &agrave; la Caisse nationale des caisses d&rsquo;&eacute;pargne et membre du conseil scientifique de la fondation Res Publica, c&rsquo;est parce que les autorit&eacute;s publiques se r&eacute;f&egrave;rent aux agences de notation pour mener leur politique que le syst&egrave;me a d&eacute;rap&eacute;. L&rsquo;un des exemples les plus frappants est celui de la Banque centrale europ&eacute;enne (BCE) &ndash;&nbsp;dont le pr&eacute;sident Jean-Claude Trichet d&eacute;non&ccedil;ait en juillet dernier la situation oligopolistique des trois majors&nbsp;&ndash; qui ne pr&ecirc;te aux banques commerciales qu&rsquo;en &eacute;change d&rsquo;actifs not&eacute;s en cat&eacute;gorie &laquo;&nbsp;investissement!&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Pour les op&eacute;rations de refinancement du syst&egrave;me bancaire, les banques centrales n&rsquo;effectuent plus d&rsquo;analyse de risques en propre, mais se r&eacute;f&egrave;rent &agrave; la notation des actifs refinanc&eacute;s. [&hellip;] Mais la supr&eacute;matie des agences de notation remonte &agrave; l&rsquo;ann&eacute;e 2007, lors de l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur des accords de B&acirc;le&nbsp;II. Pour l&rsquo;&eacute;conomiste Norbert Gaillard, &laquo; B&acirc;le&nbsp;II introduit de nouvelles m&eacute;thodologies pour calculer le capital r&egrave;glementaire n&eacute;cessaire pour couvrir le risque de cr&eacute;dit. [&hellip;] Deux approches sont propos&eacute;es aux banques. La premi&egrave;re [&hellip;] consiste &agrave; utiliser les ratings des agences pour d&eacute;terminer le capital minimum exig&eacute; pour le risque de cr&eacute;dit. Plus les notations sont basses, plus la pond&eacute;ration appliqu&eacute;e est &eacute;lev&eacute;e et plus l&rsquo;exigence en capital, c&rsquo;est-&agrave;-dire le co&ucirc;t implicite impos&eacute; aux banques, est &eacute;lev&eacute;. &raquo;</p><p><br />[traitement;requete;objet=article#ID=569#TITLE=Assurance et r&eacute;assurance]L&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de Solvabilit&eacute; II devrait encore renforcer le r&ocirc;le des agences de notation. C&rsquo;est en tout cas le risque que d&eacute;nonce Michel Piermay, pr&eacute;sident de la soci&eacute;t&eacute; de conseil en actuariat Fixage, qui met en garde la profession&nbsp;: &laquo;&nbsp;La notation est au c&oelig;ur de Solvabilit&eacute; II. C&rsquo;est la cons&eacute;quence d&rsquo;une fuite de responsabilit&eacute; des autorit&eacute;s publiques qui ont d&eacute;l&eacute;gu&eacute; aux agences le pouvoir de r&eacute;glementer les placements. En effet, toute la r&eacute;glementation des placements tombe avec Solvabilit&eacute; II. Or pour l&rsquo;actuaire, la notation n&rsquo;est pas une mesure de risque. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;opinion d&rsquo;une agence, toutes choses &eacute;gales par ailleurs. C&rsquo;est pourtant la confusion entre note triple&nbsp;A et absence de risque qui est &agrave; l&rsquo;origine de la crise dite &laquo;&nbsp;des subprimes&nbsp;&raquo; de 2007-2008. La directive de Solvabilit&eacute; II et ses mesures d&rsquo;application ne tiennent pas compte de cette exp&eacute;rience.&nbsp;&raquo; <br />Mais malgr&eacute; des critiques de plus en plus vives, la r&eacute;sistance aux agences de notation peine &agrave; s&rsquo;organiser. Entre les r&eacute;gulateurs bancaires am&eacute;ricains qui cherchent &agrave; s&rsquo;affranchir de leurs &eacute;valuations et une partie des Europ&eacute;ens qui appellent &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;une agence europ&eacute;enne de notation mais se heurtent &agrave; l&rsquo;hostilit&eacute; des march&eacute;s, le statu quo risque de durer tr&egrave;s longtemps.</p><h4><br />Catherine Graciet</h4><h5>1. Une &eacute;tude r&eacute;alis&eacute;e par Natixis en juin 2011 donne raison &agrave; Dagong par rapport aux trois grandes agences de notation.</h5><p>[traitement;requete;objet=article#ID=567#TITLE=Bertrand Bougon]</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_563</link>
  <pubDate>Mon, 26 Sep 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_563</guid></item><item><title><![CDATA[ Autres publications]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>Bulletin fran&ccedil;ais d&rsquo;actuariat</h2><h3>Arthur Charpentier et St&eacute;phane Loisel /&nbsp;&Eacute;diteurs associ&eacute;s</h3><h3><span style="font-size: 10px;">&nbsp;</span>Fr&eacute;d&eacute;ric Planchet / &Eacute;diteur</h3><p>Le Bulletin fran&ccedil;ais d&rsquo;actuariat (BFA) a pour objectif, sous l&rsquo;&eacute;gide de l&rsquo;Institut des actuaires, de contribuer aux progr&egrave;s de la science actuarielle en offrant aux chercheurs et aux professionnels un outil de diffusion de leurs travaux de recherche, tant acad&eacute;miques que dans un cadre plus directement en lien avec les pratiques et leurs &eacute;volutions.<br />Publi&eacute; deux fois par an depuis 2007, le BFA est &agrave; ce jour la seule revue de recherche francophone en actuariat r&eacute;f&eacute;renc&eacute;e par l&rsquo;AERES (revues de sciences de gestion) et le CNRS (section 37), ce qui lui conf&egrave;re une visibilit&eacute; dans les milieux acad&eacute;miques et permet aux chercheurs universitaires d&rsquo;y publier leurs travaux. Cette revue permet ainsi aux probl&eacute;matiques professionnelles et acad&eacute;miques de se confronter et constitue un outil de cr&eacute;dibilisation de la profession d&rsquo;actuaire aupr&egrave;s des diff&eacute;rents acteurs des march&eacute;s de l&rsquo;assurance et de la finance.<br />En compl&eacute;ment de la revue &laquo; papier &raquo; qui para&icirc;t en juin et en d&eacute;cembre, les articles publi&eacute;s peuvent &ecirc;tre consult&eacute;s en ligne sur le site :</p><p><a href="http://www.institutdesactuaires.com/bfa/" target="_blank">http://www.institutdesactuaires.com/bfa/</a></p><p>&nbsp;</p><h2>Les mod&egrave;les &laquo; &agrave; directions r&eacute;v&eacute;latrices &raquo;, un outil d&rsquo;avenir en actuariat ?</h2><h3><span style="font-size: 12px;">Michel Delecroix, directeur de l&rsquo;ISUP, et Olivier Lopez, actuaire associ&eacute; de l&rsquo;Institut des actuaires, et ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&rsquo;ISUP, sont auteurs de divers travaux sur le sujet, dont le texte qui suit donne une premi&egrave;re id&eacute;e...</span></h3><p>La mod&eacute;lisation des co&ucirc;ts de sinistre sur une population h&eacute;t&eacute;rog&egrave;ne de clients en assurance automobile repose usuellement sur l&rsquo;utilisation du mod&egrave;le lin&eacute;aire g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;. Celui-ci postule que la loi des co&ucirc;ts est une des lois du mod&egrave;le exponentiel dont l&rsquo;esp&eacute;rance est une fonction sp&eacute;cifi&eacute;e, dite &laquo;&nbsp;fonction de lien&nbsp;&raquo; d&rsquo;une combinaison lin&eacute;aire des valeurs prises par les variables qui permettent de discriminer les &eacute;l&eacute;ments de la population d&rsquo;assur&eacute;s qu&rsquo;on consid&egrave;re. Les mod&egrave;les obtenus sont souvent d&eacute;cevants au niveau de l&rsquo;&eacute;valuation des seuils &agrave; risque, dans la queue sup&eacute;rieure des distributions consid&eacute;r&eacute;es.</p><p>En utilisant des techniques d&rsquo;estimation non et semi-param&eacute;triques, on peut am&eacute;liorer la pertinence des mod&egrave;les obtenus, le progr&egrave;s r&eacute;alis&eacute; se situant &agrave; deux niveaux. D&rsquo;abord, on estime localement, &laquo;&nbsp;point par point&nbsp;&raquo;, la fonction de lien, sans avoir &agrave; en sp&eacute;cifier la forme a priori, ensuite on discrimine les &eacute;l&eacute;ments de la population non plus en fonction d&rsquo;une mais de k combinaisons lin&eacute;aires des variables qui les caract&eacute;risent, au co&ucirc;t d&rsquo;une plus grande complexit&eacute; au niveau de l&rsquo;algorithmique et de l&rsquo;interpr&eacute;tation finale du mod&egrave;le, qui, par contre &laquo;&nbsp;ajuste&nbsp;&raquo; mieux les donn&eacute;es. Ce type de mod&egrave;les, dits &laquo;&nbsp;&agrave; directions r&eacute;v&eacute;latrices&nbsp;&raquo; peut &eacute;videmment s&rsquo;utiliser en d&rsquo;autres domaines, par exemple en assurance vie, o&ugrave; ils peuvent constituer une alternative naturelle au c&eacute;l&egrave;bre &laquo;&nbsp;mod&egrave;le de Cox&nbsp;&raquo;.</p><h5>Comme r&eacute;f&eacute;rences de base sur le sujet, on pourra consulter le livre Approches non param&eacute;triques en r&eacute;gression, chapitre 7, Technip 2011, ou l&rsquo;article &laquo;&nbsp;Single-index regression models with right-censored responses&nbsp;&raquo;, Journal of Statistical Planning and Inference, Volume 139, Issue 3, 1er mars 2009, Pages 1082-1097, de Michel Delecroix et Olivier Lopez.</h5><h2>Analyse de la solvabilit&eacute; d&rsquo;un r&eacute;gime de retraite suppl&eacute;mentaire</h2><h3>Quentin GUIBERT</h3><h4>Consultant chez Winter &amp; Associ&eacute;s, actuaire associ&eacute; de l&rsquo;Institut des actuaires.</h4><p>La promesse faite par un r&eacute;gime de retraite suppl&eacute;mentaire d&rsquo;entreprise d&rsquo;offrir un revenu compl&eacute;mentaire aux salari&eacute;s apr&egrave;s leur d&eacute;part &agrave; la retraite g&eacute;n&egrave;re des engagements aussi bien vis-&agrave;-vis des actifs que des retrait&eacute;s. Bien souvent, une partie en est transf&eacute;r&eacute;e vers un organisme assureur qui doit alors faire face &agrave; plusieurs sources d&rsquo;incertitudes.</p><p>Le m&eacute;moire de Quentin Guibert propose, dans le cadre de la mise en &oelig;uvre de Solvabilit&eacute;&nbsp;II, une analyse critique de la solvabilit&eacute; d&rsquo;un r&eacute;gime de retraite suppl&eacute;mentaire d&rsquo;entreprise. Il s&rsquo;agit de pr&eacute;senter, en tenant compte des diff&eacute;rents facteurs de risque et des m&eacute;canismes li&eacute;s &agrave; cette activit&eacute;, les mod&egrave;les permettant de quantifier les engagements et le besoin en capital requis par l&rsquo;assureur.</p><p>L&rsquo;analyse men&eacute;e dans cette &eacute;tude met en parall&egrave;le l&rsquo;approche dite &laquo;&nbsp;formule standard&nbsp;&raquo;, dont les sp&eacute;cifications sont conformes au QIS5, et l&rsquo;approche &laquo;&nbsp;mod&egrave;le interne&nbsp;&raquo;. Un mod&egrave;le interne partiel est ainsi construit, l&rsquo;enjeu &eacute;tant d&rsquo;offrir une mod&eacute;lisation plus coh&eacute;rente des diff&eacute;rents risques vis-&agrave;-vis des sp&eacute;cificit&eacute;s d&rsquo;un r&eacute;gime de retraite.</p><p>Une r&eacute;flexion doit d&egrave;s lors &ecirc;tre men&eacute;e autour des mod&egrave;les, permettant d&rsquo;int&eacute;grer des al&eacute;as &eacute;conomiques, financiers et biom&eacute;triques susceptibles de modifier la situation &eacute;conomique de l&rsquo;entit&eacute;. L&rsquo;approche d&eacute;velopp&eacute;e s&rsquo;appuie sur des formules &laquo;&nbsp;semi-analytiques&nbsp;&raquo; limitant le recours &agrave; la simulation afin de gagner en efficacit&eacute; dans la mise en &oelig;uvre et en robustesse dans la sp&eacute;cification du mod&egrave;le. Cette approche appara&icirc;t tr&egrave;s prometteuse dans le cadre de la construction de mod&egrave;les internes.</p><h5>Ce m&eacute;moire a donn&eacute; lieu &agrave; la publication d&rsquo;un article dans le Bulletin fran&ccedil;ais d&rsquo;actuariat<sup>1</sup> et a re&ccedil;u le prix de la FFSA pour l&rsquo;ann&eacute;e 2011.</h5><p><em>1. Guibert Q., Planchet F., Juillard M. [2010] &laquo;&nbsp;Un cadre de r&eacute;f&eacute;rence pour un mod&egrave;le interne partiel en assurance de personnes&nbsp;&raquo;, Bulletin fran&ccedil;ais d&rsquo;actuariat, vol. 10, n&deg;&nbsp;20.</em></p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_544</link>
  <pubDate>Wed, 15 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_544</guid></item><item><title><![CDATA[ Guillaume Autier, conseiller du ministre du Travail Xavier Bertrand]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>Apr&egrave;s un passage &agrave; la Direction g&eacute;n&eacute;rale du Tr&eacute;sor, o&ugrave; il a particip&eacute; &agrave; la mise en place de Solvabilit&eacute; II, Guillaume Autier a rejoint, il y a trois ans le minist&egrave;re du Travail. Ce laur&eacute;at du prix Scor est aujourd&rsquo;hui conseiller de Xavier Bertrand.</h2><p><img title="p49_portrait_450" src="../images/upload/p49_portrait_450.jpg" alt="p49_portrait_450" width="450" height="300" /></p><p>Dossiers et parapheurs s&rsquo;accumulent sur la table et sur les &eacute;tag&egrave;res. &Agrave; 33 ans, Guillaume Autier, jeune actuaire &eacute;narque, se rend chaque matin rue de Varennes, o&ugrave; il exerce comme conseiller de Xavier Bertrand, ministre du Travail, de l&rsquo;Emploi et de la Sant&eacute;.</p><p>&nbsp;</p><hr /><p>Quand l&rsquo;opportunit&eacute; s&rsquo;est pr&eacute;sent&eacute;e de rejoindre le cabinet du ministre, il y a trois ans, Guillaume Autier n&rsquo;a pas h&eacute;sit&eacute; une seconde. &laquo;&nbsp;J&rsquo;&eacute;tais int&eacute;ress&eacute; par la perspective de la r&eacute;forme des retraites, qui devait acter le passage &agrave; 41&nbsp;ans de dur&eacute;e de cotisation. Participer &agrave; cette mutation, c&rsquo;est mettre ses comp&eacute;tences sur un dossier &agrave; tr&egrave;s forte port&eacute;e symbolique et politique.&nbsp; Michel Rocard a d&rsquo;ailleurs souvent r&eacute;p&eacute;t&eacute; que &ldquo;le dossier des retraites peut faire sauter plusieurs gouvernements&rdquo;.&nbsp;&raquo; En 2009, lorsque Nicolas Sarkozy annonce devant le Congr&egrave;s du Parlement &ndash;&nbsp;qui r&eacute;unit s&eacute;nateurs et d&eacute;put&eacute;s&nbsp;&ndash; la mise en place du grand chantier des retraites, c&rsquo;est avec &Eacute;ric Woerth, devenu alors ministre du Travail, qu&rsquo;il continue de suivre le dossier. &laquo;&nbsp;Pour un actuaire, c&rsquo;est une occasion unique dans une carri&egrave;re&nbsp;!&nbsp;&raquo;, souligne Guillaume Autier.</p><p>&nbsp;</p><h3>L&rsquo;&eacute;narque actuaire s&rsquo;attaque &nbsp;&agrave; l&rsquo;assurance maladie</h3><p>Depuis le dernier remaniement minist&eacute;riel, en novembre&nbsp;2010, il a retrouv&eacute; Xavier Bertrand, et s&rsquo;attaque, au sein de son cabinet, &agrave; un nouveau challenge&nbsp;: tenir l&rsquo;Objectif national des d&eacute;penses d&rsquo;assurance maladie (ONDAM). Lorsque l&rsquo;on s&rsquo;int&eacute;resse &agrave; la couverture du risque, ce projet repr&eacute;sente un enjeu consid&eacute;rable, que ce soit pour les finances publiques ou pour les assur&eacute;s. Et sur le plan politique, il constitue un sujet embl&eacute;matique. Un travail captivant, qui se traduit pour Guillaume Autier par &laquo;&nbsp;la satisfaction de contribuer &agrave; cr&eacute;er et &agrave; transformer une ambition en une r&eacute;forme effective&nbsp;&raquo;.</p><p>Avant de mettre ses comp&eacute;tences au service du minist&egrave;re du Travail, Guillaume Autier s&rsquo;&eacute;tait d&eacute;j&agrave; illustr&eacute; &agrave; la Direction g&eacute;n&eacute;rale du Tr&eacute;sor. &Agrave; 28&nbsp;ans, il se voit confier le dossier de la refonte du cadre prudentiel de l&rsquo;assurance de cette derni&egrave;re d&eacute;cennie&nbsp;: Solvabilit&eacute; II. Une r&eacute;forme ambitieuse visant notamment &agrave; moderniser et harmoniser le droit des assurances au sein de l&rsquo;Union europ&eacute;enne, &agrave; adapter le profil de risque de chaque organisme d&eacute;di&eacute; et &agrave; renforcer leur comp&eacute;titivit&eacute;. Pendant trois&nbsp;ans, il a &eacute;t&eacute; en charge de d&eacute;finir &agrave; Paris les positions fran&ccedil;aises sur cette&nbsp; nouvelle r&eacute;glementation. &laquo;&nbsp;Un poste exaltant, pendant lequel j&rsquo;ai eu &agrave; appliquer quotidiennement l&rsquo;enseignement re&ccedil;u au cours de ma formation d&rsquo;actuaire. La dimension politique de cette fonction fut &eacute;galement tr&egrave;s importante. Les positions d&eacute;fendues &agrave; Bruxelles ne sont pas seulement le r&eacute;sultat de raisonnements cart&eacute;siens, mais la prise en consid&eacute;ration de priorit&eacute;s politiques. Il est en effet capital d&rsquo;entretenir un contact r&eacute;gulier avec les acteurs de la place, grands assureurs et f&eacute;d&eacute;rations, pour d&eacute;finir une orientation commune. Le minist&egrave;re de l&rsquo;&Eacute;conomie n&rsquo;est &eacute;videmment pas isol&eacute; dans sa bulle, et d&eacute;fend des positions exprim&eacute;es par l&rsquo;ensemble de ces acteurs &raquo;, poursuit-il.</p><p>Apr&egrave;s Solvabilit&eacute;&nbsp;II, Guillaume Autier a occup&eacute; divers postes &agrave; la Direction du Tr&eacute;sor, en charge de sujets en lien avec le secteur financier. &laquo;&nbsp;Entre 2007 et 2008, nous &eacute;tions en pleine crise de liquidit&eacute; des organismes de placement collectif en valeurs mobili&egrave;res (OPCVM). Le march&eacute; mon&eacute;taire fut profond&eacute;ment boulevers&eacute;. Il fallut donc d&eacute;velopper des dispositifs permettant aux soci&eacute;t&eacute;s de gestion de g&eacute;rer cette crise.&nbsp;&raquo;</p><p>Pour tenir ce r&ocirc;le &laquo;&nbsp;charni&egrave;re&nbsp;&raquo; au sein de ces minist&egrave;res, Guillaume s&rsquo;est dot&eacute; d&rsquo;une solide formation et a &eacute;t&eacute;, comme il se qualifie lui-m&ecirc;me, &laquo;&nbsp;un &eacute;ternel &eacute;tudiant&nbsp;&raquo;. Apr&egrave;s Polytechnique, ce natif de Dunkerque (Nord) est entr&eacute; &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole nationale de statistiques et de l&rsquo;analyse &eacute;conomique (ENSAE), qui pr&eacute;pare au dipl&ocirc;me d&rsquo;actuaire et o&ugrave; il a d&rsquo;ailleurs re&ccedil;u le prestigieux prix Scor. &Agrave; l&rsquo;issue de sa formation, il a souhait&eacute; &laquo;&nbsp;ouvrir le champ des possibles au sein du service public&nbsp;&raquo; en int&eacute;grant l&rsquo;&Eacute;cole nationale d&rsquo;administration (ENA). Ce &laquo;&nbsp;champ des possibles&nbsp;&raquo; est aujourd&rsquo;hui devenu une r&eacute;alit&eacute;&hellip;</p><p>En sa qualit&eacute; de conseiller, Guillaume Autier consid&egrave;re que l&rsquo;actuariat &ndash;&nbsp;qui permet de travailler le risque d&rsquo;assurance, de le comprendre, le mesurer et le couvrir&nbsp;&ndash; a &eacute;t&eacute; &laquo;&nbsp;un plus, une bo&icirc;te &agrave; outils&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Il offre des cl&eacute;s de lecture et donne acc&egrave;s &agrave; des modes de raisonnement. Mais les meilleurs instruments, s&rsquo;ils sont indispensables, ne suffisent jamais, le savoir-faire n&rsquo;est jamais acquis. Le sujet des retraites par exemple ne se r&eacute;sume pas &agrave; une mesure des engagements et &agrave; un provisionnement. Chaque levier a une port&eacute;e et une acceptabilit&eacute; politique. Les enjeux juridiques, qui s&rsquo;imposent &agrave; nous, sont eux aussi extr&ecirc;mement pr&eacute;gnants&nbsp;&raquo;, pr&eacute;cise-t-il.</p><p>Investi pleinement dans ses missions, Guillaume Autier se consid&egrave;re comme un artisan. &laquo;&nbsp;Une profession, ajoute-t-il, amen&eacute;e &agrave; se d&eacute;velopper. Nous vivons dans une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; la couverture du risque est de plus en plus demand&eacute;e. Toutefois, plus qu&rsquo;un m&eacute;tier, c&rsquo;est avant tout une tournure d&rsquo;esprit, une aventure&hellip;&nbsp;&raquo; qui, compte tenu du contexte &eacute;conomique, promet encore de nombreux &eacute;pisodes&nbsp;!</p><h3>Virginie Belle</h3><p>[traitement;requete;objet=article#ID=531#TITLE=Biographie]</p>]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_532</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_532</guid></item><item><title><![CDATA[ Dépendance : le débat qui dérange]]> 
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<description><![CDATA[ <h2>Annonc&eacute;e en 2007 comme le dernier grand chantier du quinquennat, la r&eacute;forme de la d&eacute;pendance vient d&rsquo;&ecirc;tre report&eacute;e &agrave; 2012. Pourtant, elle ne devrait pas entra&icirc;ner de grands bouleversements. Exit la cr&eacute;ation d&rsquo;une 5e branche de la S&eacute;curit&eacute; sociale. Exclu vraisemblablement, le recours obligatoire &agrave; l&rsquo;assurance priv&eacute;e. N&eacute;anmoins, les assureurs ont un r&ocirc;le cl&eacute; &agrave; jouer en adaptant leurs produits.</h2><p>Beaucoup de bruit pour pas grand-chose&hellip; En 2007, les trois principaux candidats &agrave; la pr&eacute;sidentielle s&rsquo;&eacute;taient engag&eacute;s sur la cr&eacute;ation soit d&rsquo;une cinqui&egrave;me branche, soit d&rsquo;un cinqui&egrave;me risque d&eacute;pendance (voir encadr&eacute; page&nbsp;26). Avec la crise de 2008, les surco&ucirc;ts d&rsquo;une telle r&eacute;forme pour les finances publiques n&rsquo;ont plus vraiment constitu&eacute; une priorit&eacute;. N&eacute;anmoins, d&eacute;cid&eacute; &agrave; montrer que ce sujet restait d&rsquo;actualit&eacute; et parce que la d&eacute;pendance des personnes &acirc;g&eacute;es repr&eacute;sente 22&nbsp;milliards d&rsquo;euros par an &ndash;&nbsp;support&eacute;s &agrave; la fois par l&rsquo;&Eacute;tat, les d&eacute;partements, la S&eacute;curit&eacute; sociale et la CNSA (Caisse nationale de solidarit&eacute; pour l&rsquo;autonomie)&nbsp;&ndash; le gouvernement demanda &agrave; la d&eacute;put&eacute;e UMP Val&eacute;rie Rosso-Debord un rapport sur la prise en charge des personnes &acirc;g&eacute;es d&eacute;pendantes. En juin&nbsp;2010, la publication de ses travaux fit l&rsquo;effet d&rsquo;une petite bombe puisque la parlementaire proposait que tous les Fran&ccedil;ais contractent une assurance d&eacute;pendance priv&eacute;e pass&eacute; 50&nbsp;ans. Mais un sondage CSA command&eacute; quelques jours plus tard mettait un b&eacute;mol &agrave; ce projet, 57&nbsp;% des Fran&ccedil;ais se disant oppos&eacute;s &agrave; cette id&eacute;e. Et si 84&nbsp;% d&rsquo;entre eux jugeaient le sujet comme une priorit&eacute; nationale, 75&nbsp;% de la population souhaitait un encouragement de l&rsquo;&Eacute;tat. Les marges de man&oelig;uvre gouvernementales &eacute;tant minces, Nicolas Sarkozy confia alors &agrave; Roselyne Bachelot, ministre des Solidarit&eacute;s et de la Coh&eacute;sion sociale en charge de la r&eacute;forme de la d&eacute;pendance, l&rsquo;organisation d&rsquo;une grande concertation pour trouver des solutions viables.</p><p>[traitement;requete;objet=article#ID=572#TITLE=Interview S. Michon]</p><h3>Une estimation plus pessimiste que pr&eacute;vue</h3><p>Dix mois apr&egrave;s le lancement de cette consultation nationale qui a donn&eacute; lieu &agrave; 26&nbsp;d&eacute;bats r&eacute;gionaux et &agrave; la cr&eacute;ation de 4&nbsp;groupes de travail, plusieurs questions restent pos&eacute;es. Ainsi, ce qui appara&icirc;t dans les travaux du groupe confi&eacute; &agrave; Jean-Michel Charpin, &eacute;conomiste et ancien directeur de l&rsquo;Insee, c&rsquo;est la forte croissance dans les prochaines ann&eacute;es du nombre de personnes &acirc;g&eacute;es d&eacute;pendantes&nbsp;: de 1,15&nbsp;million &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier de l&rsquo;Allocation personnalis&eacute;e d&rsquo;autonomie aujour-d&rsquo;hui, elles seront 2,3&nbsp;millions en 2060. De fait, les analystes estiment qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;horizon 2030, la d&eacute;pendance co&ucirc;tera pr&egrave;s de 30&nbsp;milliards d&rsquo;euros par an. Des chiffres qui poussent Roselyne Bachelot &agrave; revoir les priorit&eacute;s politiques&nbsp;: &laquo;&nbsp;Les chiffres du rapport Charpin permettent d&rsquo;y voir plus clair. L&rsquo;estimation est plus pessimiste que pr&eacute;vue, car de nombreux experts faisaient le pari que les avanc&eacute;es scientifiques permettraient de stabiliser, voire de diminuer la dur&eacute;e de la d&eacute;pendance. Ce ne sera pas le cas, nous en prenons donc acte et allons axer nos efforts sur la pr&eacute;vention.&nbsp;&raquo;</p><h3><br />Qui finance?</h3><p>Quant &agrave; la probl&eacute;matique du financement, le d&eacute;bat ne fait que commencer, les arbitrages du gouvernement &eacute;tant sans cesse report&eacute;s, derni&egrave;rement &agrave; 2012. Et en cette p&eacute;riode pr&eacute;&eacute;lectorale, personne ne s&rsquo;attend &agrave; de grands bouleversements. N&eacute;anmoins, dans un colloque tenu en f&eacute;vrier 2011, Nicolas Sarkozy s&rsquo;est refus&eacute; &agrave; exclure la piste d&rsquo;un financement de la d&eacute;pendance via l&rsquo;assurance priv&eacute;e, estimant d&eacute;raisonnable de ne pas &laquo;&nbsp;s&rsquo;interroger sur le r&ocirc;le des mutuelles et des compagnies d&rsquo;assurance, dans un contexte de finances publiques tr&egrave;s d&eacute;grad&eacute;&nbsp;&raquo;. De son c&ocirc;t&eacute;, le Medef va encore plus loin en se d&eacute;clarant &laquo;&nbsp;pour une assurance priv&eacute;e obligatoire&nbsp;&raquo;. Une id&eacute;e totalement rejet&eacute;e par les syndicats de retrait&eacute;s, le PCF, le PS et Europe &Eacute;cologie-Les Verts, tandis que la CFE-CGC pr&eacute;conise une assurance compl&eacute;mentaire, collective et obligatoire. Quelques parlementaires de droite ont quant &agrave; eux sugg&eacute;r&eacute; une r&eacute;cup&eacute;ration (plafonn&eacute;e) sur succession des aides vers&eacute;es &agrave; la mort du b&eacute;n&eacute;ficiaire. Un projet auquel sont oppos&eacute;es la plupart des organisations syndicales de retrait&eacute;s ainsi que les associations de professionnels du secteur. Une autre proposition vise &agrave; aligner le taux de CSG appliqu&eacute; aux retrait&eacute;s sur celui des actifs ou d&rsquo;&eacute;largir l&rsquo;assiette de la Contribution solidarit&eacute; autonomie (issue du jour f&eacute;ri&eacute; supprim&eacute; depuis 2004) &agrave; ceux qui en sont aujourd&rsquo;hui exempt&eacute;s (professions lib&eacute;rales, agriculteurs...). La CFDT est favorable &agrave; une cotisation &laquo;&nbsp;sur tous les revenus&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;&eacute;ventuellement&nbsp;&raquo; &agrave; un pr&eacute;l&egrave;vement &laquo;&nbsp;sur tous les patrimoines&nbsp;&raquo; tandis que FO se dit ouvert &agrave; une hausse de la CSG sur les revenus financiers. Enfin, &agrave; toutes ces pistes s&rsquo;ajoute celle du d&eacute;put&eacute; UMP de Meurthe-et-Moselle Laurent H&eacute;nart de supprimer un jour de RTT, ce dont ne veut absolument pas entendre parler le PS. <br />Cette apparente cacophonie prouve en tout cas que le d&eacute;bat est n&eacute;cessaire. D&rsquo;autant plus que, comme le rappelait r&eacute;cemment Marie-Anne Montchamp, secr&eacute;taire d&rsquo;&Eacute;tat aux solidarit&eacute;s, &laquo;&nbsp;les enjeux de demain ne sont pas la simple projection du mod&egrave;le d&rsquo;aujourd&rsquo;hui en y affectant un coefficient de population&nbsp;&raquo;.</p><h3>[traitement;requete;objet=article#ID=573#TITLE=Conclusions]<br />La d&eacute;pendance, une notion fran&ccedil;aise</h3><p>Mais d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;est-ce que la d&eacute;pendance? Une exception linguistique fran&ccedil;aise, puisque partout ailleurs on parle de &laquo;&nbsp;soins de longue dur&eacute;e&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire la p&eacute;riode o&ugrave; la personne est durablement en perte d&rsquo;autonomie et ne peut plus accomplir seule les actes de la vie quotidienne (AVQ). Une d&eacute;finition qui concerne &eacute;galement les personnes handicap&eacute;es, moins centrales dans le d&eacute;bat. La d&eacute;pendance des personnes &acirc;g&eacute;es est &eacute;valu&eacute;e au travers d&rsquo;indicateurs m&eacute;dicaux&nbsp;: les grilles groupes iso-ressources (GIR) pr&eacute;sentes depuis 2002. Ces grilles s&rsquo;&eacute;chelonnent de 1 pour les personnes les plus d&eacute;pendantes, n&eacute;cessitant une assistance permanente, &agrave; 6 pour les moins d&eacute;pendantes. De ce classement d&eacute;pendent la dotation mensuelle et la dotation de soins. Autant d&rsquo;indicateurs qui &eacute;voluent dans le temps et posent le probl&egrave;me de l&rsquo;incertitude du risque d&eacute;pendance. Ce qui explique en partie que le march&eacute; n&rsquo;a jamais vraiment d&eacute;coll&eacute; alors que les produits d&rsquo;assurance d&eacute;pendance existent depuis 25&nbsp;ans. Sans doute aussi parce que nombre d&rsquo;id&eacute;es fausses circulent sur le sujet, selon Manuel Plisson, chercheur &agrave; l&rsquo;universit&eacute; Paris Dauphine&nbsp;: &laquo;&nbsp;Les gens qui s&rsquo;assurent en France, contrairement aux &Eacute;tats-Unis, sont ceux de la classe moyenne voire populaire. Aujourd&rsquo;hui, 8&nbsp;% des plus de 40&nbsp;ans sont assur&eacute;s par des rentes d&eacute;pendance (produit forfaitaire). Soit 3&nbsp;millions de personnes selon la FFSA (F&eacute;d&eacute;ration fran&ccedil;aise des soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;assurances) et 5,5&nbsp;millions si on prend en compte certaines compl&eacute;mentaires sant&eacute;. Mais dans ces chiffres on compte les 1,6&nbsp;million qui sont assur&eacute;s via des cotisations groupes pour des niveaux de rentes mensuelles &eacute;voluant entre 150 et 300&nbsp;euros par mois, ce qui reste largement insuffisant par rapport au co&ucirc;t de la d&eacute;pendance!&nbsp;&raquo; Pour le chercheur, ce chiffre n&rsquo;est pas condamn&eacute; &agrave; stagner et un d&eacute;veloppement du march&eacute; peut s&rsquo;effectuer via une transformation des produits d&rsquo;assurance avec n&eacute;anmoins certaines limites&nbsp;: &laquo;&nbsp;Il faut tenir compte des risques d&rsquo;&eacute;volution des co&ucirc;ts dans le temps port&eacute;s par l&rsquo;assur&eacute;. S&rsquo;il est possible de pr&eacute;voir avec un intervalle de confiance raisonnable les &eacute;volutions d&eacute;mographiques, il est beaucoup plus complexe d&rsquo;&eacute;valuer le co&ucirc;t de prise en charge, car il est li&eacute; &agrave; la demande sociale de soins. Ainsi, un climatiseur dans une maison de retraite est aujourd&rsquo;hui une norme alors que ce n&rsquo;&eacute;tait pas le cas il y a 10&nbsp;ans. Ces surco&ucirc;ts effraient l&rsquo;assureur car ils sont tr&egrave;s difficiles &agrave; mod&eacute;liser.&nbsp;&raquo; Manuel Plisson constate d&rsquo;ailleurs que l&rsquo;exp&eacute;rience am&eacute;ricaine en termes de produits indemnitaires a &eacute;t&eacute; un v&eacute;ritable &eacute;chec&nbsp;: &laquo;&nbsp;Les compagnies qui lanc&egrave;rent les produits indemnitaires ont fait faillite au d&eacute;but des ann&eacute;es&nbsp;1990. D&rsquo;o&ugrave; aujourd&rsquo;hui, des produits indemnitaires extr&ecirc;mement plafonn&eacute;s qui se rapprochent des produits forfaitaires tels qu&rsquo;ils sont propos&eacute;s en France&nbsp;&raquo;.</p><h3>[traitement;requete;objet=article#ID=574#TITLE=5e branche]</h3><h3>R&ocirc;le et place de l&rsquo;assurance priv&eacute;e</h3><p>Ces mod&egrave;les &eacute;trangers, Roselyne Bachelot les a &eacute;tudi&eacute;s&nbsp;: &laquo;&nbsp;Tous les pays sont &agrave; la recherche d&rsquo;un mod&egrave;le conciliant proximit&eacute; et &eacute;galit&eacute; sur tout le territoire. En voyageant, j&rsquo;ai pu voir deux mod&egrave;les tr&egrave;s diff&eacute;rents : en Su&egrave;de, tout rel&egrave;ve des communes, tandis qu&rsquo;en Allemagne, c&rsquo;est un syst&egrave;me de branches qui a &eacute;t&eacute; retenu. Enfin, mes observations ne m&rsquo;ont pas fait d&eacute;vier de ma priorit&eacute;&nbsp;: garder un socle public puissant.&nbsp;&raquo; <br />Si le &laquo;&nbsp;socle public puissant&nbsp;&raquo; fait l&rsquo;unanimit&eacute;, reste la question de savoir quelle place prendra l&rsquo;assurance priv&eacute;e dans le futur. Au d&eacute;but des d&eacute;bats, Bernard Spitz, pr&eacute;sident de la FFSA, pr&ocirc;nait une incitation fiscale ou des m&eacute;canismes d&rsquo;aide &agrave; l&rsquo;acquisition d&rsquo;assurance d&eacute;pendance pour rendre la couverture universelle. Le d&eacute;bat houleux sur les niches fiscales et la promesse gouvernementale de ne plus en cr&eacute;er invalide cette proposition. Le gouvernement ne fera pas davantage. Un nouveau d&eacute;fi donc pour les compagnies d'assurance puisque selon un sondage r&eacute;alis&eacute; pour Axa Pr&eacute;vention et rendu public fin ao&ucirc;t, plus de la moiti&eacute; des Fran&ccedil;ais estiment que ce sont aux assureurs d'assumer le co&ucirc;t de la prise en charge des personnes d&eacute;pendantes.</p><h4><br />Vincent Edin</h4><p>[traitement;requete;objet=article#ID=575#TITLE=Interview M. Plisson]</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_571</link>
  <pubDate>Mon, 26 Sep 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_571</guid></item><item><title><![CDATA[ Le Code de déontologie]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2><strong>1 - Champ d'application</strong></h2><p><strong>1.1<span> </span></strong>Le Code de d&eacute;ontologie regroupe les principales r&egrave;gles qu&rsquo;observe tout actuaire, membre de plein exercice de l&rsquo;Institut des actuaires lorsque, dans le cadre de sa fonction ou &agrave; l&rsquo;occasion d&rsquo;un travail ou d&rsquo;un service, il est appel&eacute; ou intervient en qualit&eacute; d&rsquo;actuaire, ou fait usage de son titre d&rsquo;actuaire, qu&rsquo;il soit ou non r&eacute;mun&eacute;r&eacute;.</p><p><strong>1.2<span> </span></strong>L&rsquo;objet du Code de d&eacute;ontologie est de pr&eacute;server les int&eacute;r&ecirc;ts du public au sens large, en traitant du devoir d&rsquo;int&eacute;grit&eacute; de l&rsquo;actuaire, de l&rsquo;excellence de ses services, du professionnalisme de son comportement, de son obligation de confraternit&eacute; vis-&agrave;-vis des autres actuaires, et, en sanctionnant, s&rsquo;il y a lieu, l&rsquo;actuaire ayant contrevenu aux r&egrave;gles.</p><p><strong>1.3<span> </span></strong>S&rsquo;agissant de principes g&eacute;n&eacute;raux, il est convenu que ces r&egrave;gles sont susceptibles d&rsquo;interpr&eacute;tation par la commission de d&eacute;ontologie de l&rsquo;Institut des actuaires qui doit r&eacute;pondre &agrave; toute demande qu&rsquo;elle recevrait.</p><p><strong>1.4<span> </span></strong>La commission de d&eacute;ontologie a comp&eacute;tence pour traiter les r&eacute;clamations mettant en cause un actuaire membre de l&rsquo;Institut des actuaires comme ayant contrevenu aux r&egrave;gles du pr&eacute;sent Code de d&eacute;ontologie &rdquo;. Ces r&eacute;clamations peuvent &ecirc;tre d&eacute;pos&eacute;es par toute personne int&eacute;ress&eacute;e ou par la commission elle-m&ecirc;me.</p><p>La commission de d&eacute;ontologie peut &ecirc;tre interrog&eacute;e sur toute question d&rsquo;ordre g&eacute;n&eacute;ral ou sur un sujet pr&eacute;cis relevant de sa comp&eacute;tence. Elle devra se prononcer dans les trois mois, d&eacute;lai prorogeable une seule fois.</p><p><strong>1.5<span> </span></strong>Les actuaires "r&eacute;pondent avec diligence &agrave; toute demande &eacute;crite &eacute;manant de la commission de d&eacute;ontologie de l&rsquo;Institut des actuaires lorsqu&rsquo;elle a pour objet l&rsquo;ex&eacute;cution des r&egrave;gles du pr&eacute;sent Code de d&eacute;ontologie".</p><p>&nbsp;</p><h2><strong>2 - Usage des titres</strong></h2><p><strong>2.1<span> </span></strong>L&rsquo;actuaire membre de plein exercice est seul autoris&eacute; &agrave; utiliser le titre de membre de l&rsquo;Institut des actuaires.</p><p><strong>2.2<span> </span></strong>L&rsquo;actuaire agr&eacute;&eacute; au titre d&rsquo;un domaine d&rsquo;expertise particulier par l&rsquo;une des commissions d&rsquo;agr&eacute;ment de l&rsquo;Institut des actuaires peut se faire reconna&icirc;tre comme tel, &agrave; condition que le domaine d&rsquo;expertise soit explicitement et clairement indiqu&eacute;.</p><p><strong>2.3<span> </span></strong>L&rsquo;actuaire peut se faire reconna&icirc;tre comme ayant un titre obtenu par &eacute;lection ou par nomination au sein de l&rsquo;Institut des actuaires, mais ne l&rsquo;utilise que lorsqu&rsquo;il agit en cette qualit&eacute;.</p><p>&nbsp;</p><h2><strong>3 - R&egrave;gles de conduite</strong></h2><p><strong>&nbsp;</strong><span style="font-weight: normal; font-size: 10px;"><strong>3.1<span> </span></strong>L&rsquo;actuaire, agissant en tant qu&rsquo;expert, ne fournit ses services que dans la mesure o&ugrave; il s&rsquo;estime qualifi&eacute; pour le faire. Il se dote des moyens de formation n&eacute;cessaires &agrave; la mise &agrave; jour de ses connaissances.</span></p><p><strong>3.2&nbsp;</strong>L&rsquo;actuaire ne fournit pas de services s&rsquo;il a des motifs de croire qu&rsquo;ils peuvent &ecirc;tre utilis&eacute;s &agrave; tromper le public ou &agrave; nuire &agrave; sa profession ou encore &agrave; contrevenir &agrave; la loi.</p><p><strong>3.3<span> </span></strong>L&rsquo;actuaire s&rsquo;assure que toute utilisation de techniques ou m&eacute;thodes actuarielles faites par lui ou sous&nbsp;sa direction est fond&eacute;e sur des donn&eacute;es suffisantes et des hypoth&egrave;ses convenables au regard des usages professionnels. Il s&rsquo;assure que les conclusions de ses travaux respectent en &eacute;quit&eacute; les int&eacute;r&ecirc;ts des tiers concern&eacute;s.</p><p><strong>3.4<span> </span></strong>L&rsquo;actuaire, lorsqu&rsquo;il communique les r&eacute;sultats d&eacute;finitifs de ses &eacute;tudes doit, indiquer clairement qu&rsquo;il en est l&rsquo;auteur, mentionner explicitement le nom du client ou de l&rsquo;employeur pour le compte de qui il a travaill&eacute;, et il doit pr&eacute;ciser &agrave; quel titre et dans quel contexte il a r&eacute;alis&eacute; ces &eacute;tudes.</p><p>Il doit en outre pr&eacute;ciser les donn&eacute;es, les hypoth&egrave;ses et les m&eacute;thodes utilis&eacute;es ; il doit formuler les remarques n&eacute;cessaires pour faire comprendre la port&eacute;e r&eacute;elle des r&eacute;sultats et mettre en garde contre les fausses interpr&eacute;tations ou des mauvaises utilisations de ceux-ci.</p><p><strong>3.5<span> </span></strong>L&rsquo;actuaire doit rester pr&ecirc;t &agrave; fournir les explications et les informations suppl&eacute;mentaires que peut souhaiter l&rsquo;employeur ou le client sur les &eacute;tudes r&eacute;alis&eacute;es.</p><p><strong>3.6<span> </span></strong>L&rsquo;actuaire est tenu au secret professionnel dans le cadre des modalit&eacute;s de chaque domaine d&rsquo;activit&eacute;s. Il traite avec confidentialit&eacute; les informations propres &agrave; son employeur ou &agrave; son client. Il peut &ecirc;tre relev&eacute; de cette obligation par autorisation &eacute;crite de son client ou de son employeur, ou si la loi l&rsquo;ordonne.</p><p><strong>3.7<span> </span></strong>L&rsquo;actuaire n&rsquo;accepte d&rsquo;agir que lorsqu&rsquo;il ne se trouve pas en position de conflit d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t, r&eacute;el ou potentiel, susceptible de cr&eacute;er un doute r&eacute;el quant &agrave; son ind&eacute;pendance ou &agrave; l&rsquo;objectivit&eacute; de ses &eacute;tudes et de ses r&eacute;sultats, &agrave; moins que ce conflit, &eacute;tant connu, son commanditaire (client ou employeur) lui demande express&eacute;ment de fournir ses services.</p><p><strong>3.8<span> </span></strong>Lorsqu&rsquo;un actuaire est sollicit&eacute; par un client ou un employeur pour prendre la suite d&rsquo;un autre actuaire, il doit s&rsquo;efforcer d&rsquo;obtenir du client ou de l&rsquo;employeur des informations suffisantes pour lui permettre d&rsquo;appr&eacute;cier objectivement la situation et de d&eacute;cider s&rsquo;il est appropri&eacute; d&rsquo;accepter ou d&rsquo;&eacute;mettre des conditions &agrave; son acceptation.</p><p><strong>3.9<span> </span></strong>L&rsquo;actuaire ne doit accepter, pour des activit&eacute;s professionnelles d&eacute;termin&eacute;es, aucune r&eacute;mun&eacute;ration autre que celle convenue avec le client ou avec l&rsquo;employeur.</p><p>Il doit s&rsquo;interdire, en cons&eacute;quence, de solliciter ou d&rsquo;accepter d&rsquo;un tiers, &agrave; l&rsquo;insu du client ou de l&rsquo;employeur, un avantage, commission, r&eacute;tribution, de quelle que nature que ce soit.</p><p><strong>3.10<span> </span></strong>En tout &eacute;tat de cause, l&rsquo;actuaire informe le commanditaire de ses travaux (client ou employeur) de toute autre r&eacute;mun&eacute;ration qu&rsquo;il recevrait, de quelque source que ce soit, &agrave; l&rsquo;occasion de ceux-ci..</p><p><strong>3.11<span> </span></strong>L&rsquo;actuaire demeure totalement responsable de la qualit&eacute; de ses prestations. Il doit prendre en compte les m&eacute;thodes et les pratiques actuarielles g&eacute;n&eacute;ralement accept&eacute;es, ainsi que les pr&eacute;conisations, normes ou guides professionnels, diffus&eacute;s par l&rsquo;Institut des actuaires.</p><p>L&rsquo;actuaire contribue &eacute;galement au d&eacute;veloppement des sciences actuarielles.</p><p><strong>3.12<span> </span></strong>Il est soucieux de l&rsquo;image de sa profession. Il veille &agrave; respecter ses engagements tant &eacute;crits qu&rsquo;oraux. Il ne fait ou laisse faire, d&rsquo;aucune fa&ccedil;on, de la publicit&eacute; donnant une image d&eacute;favorable de sa profession.</p><p>En particulier il doit &eacute;viter toute publicit&eacute; mensong&egrave;re et il doit s&rsquo;interdire, pour se voir confier des missions, de recourir &agrave; des moyens incompatibles avec la dignit&eacute; de la profession.</p><p>L&rsquo;actuaire &eacute;vite de formuler toute critique inconvenante &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des autres membres.</p><p><strong>3.13<span> </span></strong>L&rsquo;actuaire s&rsquo;engage &agrave; respecter les normes de pratique approuv&eacute;es par l&rsquo;Institut des actuaires suivant un processus d&rsquo;adoption conforme aux recommandations de l&rsquo;Association actuarielle internationale (AAI).</p><p>&nbsp;</p><h2><strong>4 - Sanctions</strong></h2><p><strong>4.1<span> </span></strong>Les manquements aux articles du pr&eacute;sent Code, commis par un actuaire, sont passibles de sanctions disciplinaires.</p><p><strong>4.2<span> </span></strong>Ces sanctions, d&eacute;cid&eacute;es par un conseil de discipline, une commission d&rsquo;agr&eacute;ment ou la commission d&rsquo;appel et appliqu&eacute;es par le conseil d&rsquo;administration, sont, suivant la gravit&eacute; de la faute :</p><ul><li>l&rsquo;avertissement ;</li><li>le bl&acirc;me ;</li><li>la suspension du droit &agrave; l&rsquo;usage du titre et/ou d&rsquo;un agr&eacute;ment ;&nbsp;</li><li>le retrait de l&rsquo;habilitation d&eacute;livr&eacute;e par une commission d&rsquo;agr&eacute;ment ;&nbsp;</li><li>la radiation de l&rsquo;Institut des actuaires.</li></ul><p><strong>4.3<span> </span></strong>Le conseil d&rsquo;administration fixe la composition, d&eacute;signe les membres et le r&egrave;glement int&eacute;rieur d&rsquo;un conseil de discipline et de la commission d&rsquo;appel.</p><p>Le cumul de mandats au conseil de discipline, &agrave; la commission d&rsquo;appel et &agrave; la commission de d&eacute;ontologie n&rsquo;est pas possible.</p><p>Les membres sont d&eacute;sign&eacute;s pour une dur&eacute;e de 5 ans. Le conseil d&rsquo;administration pourvoit au remplacement d&rsquo;un poste devenu vacant.</p><p><strong>4.4<span> </span></strong>Les proc&egrave;s-verbaux de s&eacute;ances des conseils de discipline et de la commission d&rsquo;appel sont conserv&eacute;s en annexe du proc&egrave;s-verbal de la r&eacute;union du conseil d&rsquo;administration prenant acte des d&eacute;cisions motiv&eacute;es.</p><p>&nbsp;</p><h2><strong>5 - Proc&eacute;dure disciplinaire</strong></h2><p><strong>&nbsp;</strong><span style="font-weight: normal; font-size: 10px;"><strong>5.1<span> </span></strong>Une r&eacute;clamation peut &ecirc;tre d&eacute;pos&eacute;e par un membre, une personne ou un organisme ext&eacute;rieur &agrave; l&rsquo;association. La commission de d&eacute;ontologie peut elle m&ecirc;me se saisir du cas d&rsquo;un actuaire d&eacute;nomm&eacute; ou d&rsquo;un dossier sp&eacute;cifique.</span></p><p><strong>5.2<span> </span></strong>Toute r&eacute;clamation d&eacute;pos&eacute;e aupr&egrave;s d&rsquo;un groupement professionnel, affili&eacute; &agrave; l&rsquo;Institut des actuaires, doit &ecirc;tre transmise &agrave; la commission de d&eacute;ontologie sous couvert du Pr&eacute;sident de l&rsquo;Institut des actuaires. La commission doit alors transmettre une copie de la r&eacute;clamation au membre faisant l&rsquo;objet de cette r&eacute;clamation.</p><p><strong>5.3<span> </span></strong>Dans les cas o&ugrave; la r&eacute;clamation vise un actuaire membre d&rsquo;un groupement professionnel ou dot&eacute; d&rsquo;une habilitation sp&eacute;cifique, dans le cadre de cette activit&eacute;, l&rsquo;enqu&ecirc;te sera men&eacute;e selon les proc&eacute;dures pr&eacute;vues par ce groupement professionnel ou par la commission d&rsquo;agr&eacute;ment ayant d&eacute;livr&eacute; l&rsquo;habilitation et les sanctions seront prononc&eacute;es, s&rsquo;il y a lieu, en conformit&eacute; avec les r&egrave;gles propres &agrave; ces organismes. Le conseil de discipline de l&rsquo;Institut des actuaires sera inform&eacute; des d&eacute;cisions ainsi prises et restera libre de proposer des sanctions au niveau de l&rsquo;Institut des actuaires.</p><p><strong>5.4<span> </span></strong>S&rsquo;il y a lieu de poursuivre, le Pr&eacute;sident de la commission de d&eacute;ontologie d&eacute;signe une &eacute;quipe d&rsquo;enqu&ecirc;te et nomme son rapporteur. Il transmet une copie de la r&eacute;clamation et la composition de l&rsquo;&eacute;quipe d&rsquo;enqu&ecirc;te &agrave; l&rsquo;actuaire en cause.</p><p><strong>5.5<span> </span></strong>L&rsquo;&eacute;quipe d&rsquo;enqu&ecirc;te proc&egrave;de aux auditions n&eacute;cessaires et prend connaissance de tous les documents qu&rsquo;elle juge utiles. Tout actuaire impliqu&eacute; aura la possibilit&eacute; en personne d&rsquo;exposer son point de vue et de d&eacute;fendre son cas.</p><p>Les conclusions de l&rsquo;&eacute;quipe d&rsquo;enqu&ecirc;te sont remises par le rapporteur &agrave; la commission de d&eacute;ontologie dans les meilleurs d&eacute;lais.</p><p><strong>5.6<span> </span></strong>Au vu de l&rsquo;enqu&ecirc;te et sur rapport de l&rsquo;&eacute;quipe d&rsquo;enqu&ecirc;te, la commission de d&eacute;ontologie peut mettre en oeuvre un processus de conciliation sur la base de propositions, visant &agrave; cl&ocirc;turer &agrave; l&rsquo;amiable le dossier.</p><p><strong>5.7<span> </span></strong>Dans le cas contraire, la commission de d&eacute;ontologie transmet les conclusions de l&rsquo;enqu&ecirc;te et ses propres recommandations avec mission de formuler un avis motiv&eacute; et, s&rsquo;il y a lieu, de d&eacute;cider une sanction :</p><ul><li>soit au conseil de discipline de l&rsquo;Institut des actuaires ;&nbsp;</li><li>soit &agrave; l&rsquo;une des commissions d&rsquo;agr&eacute;ment.</li></ul><p><strong>5.8&nbsp;</strong>Le conseil de discipline, apr&egrave;s avoir au pr&eacute;alable appel&eacute;, notamment l&rsquo;actuaire en cause et le pr&eacute;sident de la commission de d&eacute;ontologie &agrave; fournir des explications, prend une d&eacute;cision en premi&egrave;re instance par avis motiv&eacute; dans le respect de son propre r&egrave;glement int&eacute;rieur.</p><p>Il adresse le proc&egrave;s-verbal de la s&eacute;ance au pr&eacute;sident de l&rsquo;Institut des actuaires.</p><p><strong>5.9<span> </span></strong>Le pr&eacute;sident de l&rsquo;Institut des actuaires informe par courrier recommand&eacute; avec accus&eacute; de r&eacute;ception les int&eacute;ress&eacute;s.</p><p>Il rappelle &agrave; l&rsquo;actuaire en cause son droit de faire appel de la d&eacute;cision, dans les trente jours suivant la r&eacute;ception de la d&eacute;cision, par courrier recommand&eacute; avec accus&eacute; de r&eacute;ception.</p><p><strong>5.10<span> </span></strong>La d&eacute;cision n&rsquo;est ex&eacute;cutoire qu&rsquo;au lendemain de l&rsquo;enregistrement du proc&egrave;s-verbal du conseil de discipline par le conseil d&rsquo;administration.</p><p>L&rsquo;appel suspens l&rsquo;application de la d&eacute;cision.</p><p><strong>5.11<span> </span></strong>A r&eacute;ception de l&rsquo;appel, le pr&eacute;sident de l&rsquo;Institut des actuaires informe la commission de d&eacute;ontologie. La commission de d&eacute;ontologie transmet, dans les trente jours suivant la r&eacute;ception de la demande d&rsquo;appel, les conclusions de l&rsquo;enqu&ecirc;te, ses premi&egrave;res recommandations, le proc&egrave;s-verbal du conseil de discipline et, &eacute;ventuellement, de nouvelles recommandations &agrave; la commission d&rsquo;appel.</p><p><strong>5.12<span> </span></strong>La commission d&rsquo;appel se r&eacute;unit au plus tard soixante jours apr&egrave;s la date de r&eacute;ception de l&rsquo;appel.</p><p>La commission d&rsquo;appel se r&eacute;unit au complet et, apr&egrave;s avoir, au pr&eacute;alable, appel&eacute; notamment l&rsquo;actuaire en cause et le pr&eacute;sident de la commission de d&eacute;ontologie &agrave; fournir des explications, d&eacute;cide, s&rsquo;il y a lieu, par avis motiv&eacute;, d&rsquo;une sanction.</p><p><strong>5.13<span> </span></strong>La d&eacute;cision est imm&eacute;diatement ex&eacute;cutoire, et, le proc&egrave;s-verbal est enregistr&eacute; lors de la plus proche r&eacute;union du conseil d&rsquo;administration.</p><p>Le pr&eacute;sident de l&rsquo;Institut des actuaires informe par courrier recommand&eacute; avec accus&eacute; de r&eacute;ception les int&eacute;ress&eacute;s.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_556</link>
  <pubDate>Thu, 21 Jul 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_556</guid></item><item><title><![CDATA[ Contact]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2><span style="font-size: 10px; font-weight: normal;"><img title="1309271895ia_locaux_230" src="../images/upload/1309271895ia_locaux_230.jpg" alt="1309271895ia_locaux_230" width="200" height="230" /></span></h2><p><span style="color: #000000; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: xx-small;"><br /> Maison des Actuaires<br /> 4 rue Chauveau Lagarde 75008 Paris<br /> [Tel] +33.1 44 51 72 72<br /> [Fax] +33.1 44 51 72 73<br /><br /></span></p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_551</link>
  <pubDate>Tue, 28 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_551</guid></item><item><title><![CDATA[ Les actuaires prennent la parole]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2><img title="p3_sauvignon_006_150" src="../images/upload/p3_sauvignon_006_150.jpg" alt="p3_sauvignon_006_150" width="102" height="150" /></h2><p class="Aucunstyledeparagraphe">Alors qu&rsquo;&eacute;mergent dans la sph&egrave;re publique de grands d&eacute;bats d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, comme celui de la d&eacute;pendance, la profession actuarielle est appel&eacute;e &agrave; jouer un r&ocirc;le plus central dans la pr&eacute;servation des &eacute;quilibres de long terme de nos syst&egrave;mes. Infailliblement, elle &eacute;claire les enjeux et contribue &agrave; dessiner les meilleures trajectoires pour l&rsquo;avenir.</p><p class="Aucunstyledeparagraphe">En France, en 2011, elle devra relever le d&eacute;fi de son propre avenir. Au moment o&ugrave; d&eacute;marre le chantier l&eacute;gislatif d&rsquo;articulation des responsabilit&eacute;s de l&rsquo;ensemble des protagonistes sous Solvabilit&eacute;&nbsp;II, les actuaires prendront une part active aux d&eacute;bats des prochains mois. Car si la question de la gouvernance pos&eacute;e par le pilier&nbsp;II de la directive est d&eacute;j&agrave; en d&eacute;bat depuis plusieurs mois, les conditions d&rsquo;exercice et de responsabilit&eacute; de la fonction actuarielle et de la fonction de gestion des risques ont &eacute;t&eacute;, collectivement, encore insuffisamment examin&eacute;es. En ce sens, une r&eacute;flexion de fond s&rsquo;impose non seulement sur le r&ocirc;le des actuaires en France, mais plus g&eacute;n&eacute;ralement sur l&rsquo;organisation et l&rsquo;encadrement des nouvelles responsabilit&eacute;s qu&rsquo;ils sont d&eacute;sormais appel&eacute;s &agrave; exercer.</p><p class="Aucunstyledeparagraphe">Face aux enjeux post-crise pos&eacute;s par la mise en place de nouvelles r&eacute;glementations, le mouvement actuariel fran&ccedil;ais doit donc s&rsquo;atteler &agrave; l&rsquo;organisation de la profession tant &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle internationale &ndash;&nbsp;o&ugrave; ses repr&eacute;sentants ont toujours fait entendre la voix de l&rsquo;Hexagone&nbsp;&ndash; qu&rsquo;au niveau national.</p><p class="Aucunstyledeparagraphe">Il est dans le m&ecirc;me temps paradoxal que le mouvement actuariel, pourtant structur&eacute; internationalement et fort de plus de deux si&egrave;cles d&rsquo;histoire, soit rest&eacute; en France aussi incontournable que r&eacute;serv&eacute;&hellip; Il &eacute;tait temps, dans cette perspective, de le faire conna&icirc;tre et de lui donner la parole.</p><p class="Aucunstyledeparagraphe"><em>L&rsquo;actuariel,</em> que vous d&eacute;couvrez en lisant ces lignes, est le premier magazine professionnel de l&rsquo;actuariat. Ce magazine trimestriel s&rsquo;adresse, en France et au-del&agrave; de ses fronti&egrave;res, aux actuaires mais aussi, plus largement, aux professionnels, leaders d&rsquo;opinion et d&eacute;cideurs des secteurs &eacute;conomiques dans lesquels ils exercent. Loin de se cantonner aux &laquo;&nbsp;probl&eacute;matiques internes&nbsp;&raquo; des actuaires, il ouvre ses colonnes &agrave; nombre de d&eacute;bats et de contributeurs partageant avec nous un int&eacute;r&ecirc;t commun&nbsp;: tracer plus sereinement l&rsquo;avenir, en &eacute;clairant aujourd&rsquo;hui les enjeux de demain.</p><p class="Aucunstyledeparagraphe">Bonne lecture.</p><h2 class="Aucunstyledeparagraphe">Fabrice Sauvignon</h2><h3 class="Aucunstyledeparagraphe">Directeur de la publication</h3><h3>Pr&eacute;sident de l&rsquo;Institut des actuaires</h3>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_502</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_502</guid></item><item><title><![CDATA[ La modélisation du risque opérationnel]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2><img title="p34_juliegamonet_150" src="../images/upload/p34_juliegamonet_150.jpg" alt="p34_juliegamonet_150" width="150" height="150" /></h2><h2>Julie Gamonet</h2><h3>Actuaire associ&eacute;e de l&rsquo;Institut des actuaires, elle exerce aujourd&rsquo;hui chez Scor. Faisant partie de la promotion 2006 du Centre d&rsquo;&eacute;tudes actuarielles, elle a re&ccedil;u le  Prix Scor 2010 des jeunes actuaires, pour son m&eacute;moire d&rsquo;actuariat &ldquo;&nbsp;La  mod&eacute;lisation du risque op&eacute;rationnel dans l&rsquo;assurance&nbsp;&rdquo;. Synth&egrave;se.</h3><p>&nbsp;</p><p>Une des grandes nouveaut&eacute;s de Solvabilit&eacute;&nbsp;II est l&rsquo;obligation, pour les compagnies d&rsquo;assurances, de mobiliser une partie de leurs fonds propres en couverture de leur exposition aux risques op&eacute;rationnels. Ces derniers sont d&eacute;finis comme &eacute;tant les risques de pertes r&eacute;sultant de proc&eacute;dures internes inadapt&eacute;es ou d&eacute;faillantes ou de membre du personnel et de syst&egrave;mes, ou d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements ext&eacute;rieurs. Le r&eacute;gulateur propose deux principales approches&nbsp;: une approche standard, qui est une approche simplifi&eacute;e calcul&eacute;e comme un pourcentage des primes ou des provisions, et une approche avanc&eacute;e, qui est un mod&egrave;le interne o&ugrave; le risque correspond r&eacute;ellement &agrave; la situation de l&rsquo;entreprise.</p><p>&nbsp;</p><p>Les risques op&eacute;rationnels peuvent &ecirc;tre class&eacute;s en deux grandes cat&eacute;gories&nbsp;: les risques de fr&eacute;quence et les risques de gravit&eacute;. Les risques de fr&eacute;quence sont d&eacute;finis comme &eacute;tant des risques de pertes de montants peu &eacute;lev&eacute;s mais fr&eacute;quentes&nbsp;: ils sont mod&eacute;lis&eacute;s par la m&eacute;thode Loss Distribution Approach (cette m&eacute;thode consiste &agrave; ajuster des lois statistiques sur la fr&eacute;quence des incidents op&eacute;rationnels d&rsquo;une part, et leur s&eacute;v&eacute;rit&eacute; d&rsquo;autre part, puis de les combiner pour obtenir la distribution de pertes totales). Les risques de gravit&eacute; sont des risques de pertes de montants tr&egrave;s importants mais tr&egrave;s rares&nbsp;: ils sont mod&eacute;lis&eacute;s par les r&eacute;seaux bay&eacute;siens.</p><p>&nbsp;</p><p>Un r&eacute;seau bay&eacute;sien est un graphe causal probabiliste repr&eacute;sentant la structure de la connaissance des processus. Il est constitu&eacute; de n&oelig;uds qui sont des variables al&eacute;atoires dont les distributions de probabilit&eacute; forment les param&egrave;tres du r&eacute;seau et d&rsquo;arcs orient&eacute;s repr&eacute;sentant les relations entre les n&oelig;uds. En particulier la m&eacute;thode &laquo; XSG &raquo; (eXposition, Survenance, Gravit&eacute;) para&icirc;t adapt&eacute;e aux risques op&eacute;rationnels, car elle consiste &agrave; d&eacute;finir et mod&eacute;liser les trois grandeurs suivantes, caract&eacute;ristiques du risque&nbsp;:</p><p>a) L&rsquo;eXposition est l&rsquo;ensemble des &eacute;l&eacute;ments de l&rsquo;entreprise qui sont expos&eacute;s au risque pour l&rsquo;ann&eacute;e &agrave; venir. Elle doit &ecirc;tre d&eacute;finie de sorte que le risque ne puisse survenir qu&rsquo;une seule fois au plus dans l&rsquo;ann&eacute;e&nbsp;;</p><p>b) Survenance&nbsp;: l&rsquo;objet expos&eacute; &eacute;tant choisi de sorte qu&rsquo;il ne puisse &ecirc;tre frapp&eacute; qu&rsquo;au plus une seule fois, la survenance sera par construction une loi binomiale B(n,p) o&ugrave; n est le nombre d&rsquo;objets expos&eacute;s et p la probabilit&eacute; &agrave; estimer&nbsp;;</p><p>c) Gravit&eacute;&nbsp;: il faut se placer dans la situation o&ugrave; la survenance de la perte est av&eacute;r&eacute;e et identifier les variables quantifiables intervenant dans le calcul de la gravit&eacute;.</p><p>Prenons l&rsquo;exemple simplifi&eacute; du risque d&rsquo;erreur dans le passage d&rsquo;ordre : il s&rsquo;agit du risque qu&rsquo;un gestionnaire d&rsquo;actifs fasse une erreur sur le montant d&rsquo;une transaction sur le march&eacute; actions. Par exemple, le gestionnaire passe un montant de 6&nbsp;Mc au lieu de 1&nbsp;Mc, il s&rsquo;aper&ccedil;oit de son erreur le lendemain. Pendant cette p&eacute;riode les actions ont baiss&eacute; de 2&nbsp;%. L&rsquo;erreur a entra&icirc;n&eacute; une perte de 5&nbsp;Mc *2 % et des frais de transaction de 5 Mc *2*0,25 %, soit 150 Kc.</p><p>Le r&eacute;seau bay&eacute;sien associ&eacute; est le suivant&nbsp;: l&rsquo;exposition est estim&eacute;e par le nombre d&rsquo;ordres annuels moyen qui est &eacute;gal &agrave; 25 000&nbsp;; la survenance est la probabilit&eacute; que l&rsquo;ordre pass&eacute; soit erron&eacute;. La probabilit&eacute; a &eacute;t&eacute; estim&eacute;e par le nombre moyen de pertes (18,2) sur le nombre d&rsquo;ordres soit 0,0728&nbsp;%&nbsp;; la gravit&eacute; est le montant de pertes dues au d&eacute;calage des taux de march&eacute;. Ces param&egrave;tres ont &eacute;t&eacute; estim&eacute;s par les experts et peuvent &ecirc;tre modifi&eacute;s a posteriori.</p><p>Le nombre d&rsquo;ordres &eacute;tant une constante, il suffit de r&eacute;aliser le tirage al&eacute;atoire d&rsquo;une loi binomiale (25&nbsp;000&nbsp;; 0,0728&nbsp;%) pour obtenir le nombre de pertes sur les 25&nbsp;000&nbsp;ordres. Ensuite, le montant de chaque perte est issue de la distribution de gravit&eacute; d&eacute;duite du r&eacute;seau gr&acirc;ce aux probabilit&eacute;s conditionnelles. Tous les montants de pertes sont additionn&eacute;s pour obtenir le co&ucirc;t d&rsquo;un sc&eacute;nario sur une ann&eacute;e. Ce processus est r&eacute;it&eacute;r&eacute; un grand nombre de fois pour obtenir la distribution de pertes totales.</p><p>Le mod&egrave;le bay&eacute;sien pr&eacute;sente de nombreux avantages&nbsp;: il permet de prendre en compte &agrave; la fois des facteurs quantitatifs mais aussi des facteurs qualitatifs, ce que ne font pas la plupart des mod&egrave;les&nbsp;; il permet de visualiser les liaisons de causalit&eacute; entre les variables&nbsp;: l&rsquo;agr&eacute;gation des risques est r&eacute;alis&eacute;e par la construction m&ecirc;me des r&eacute;seaux, ce qui &eacute;vite l&rsquo;estimation de corr&eacute;lations&nbsp;; il permet de d&eacute;tecter des facteurs de r&eacute;duction du risque gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;inf&eacute;rence. L&rsquo;inconv&eacute;nient majeur des r&eacute;seaux bay&eacute;siens est qu&rsquo;ils sont longs &agrave; mettre en place car ils n&eacute;cessitent une analyse d&eacute;taill&eacute;e de chaque risque. &nbsp;</p><p>Le rapport complet est t&eacute;l&eacute;chargeable sur le site de Scor.</p><p>&nbsp;</p><p><a href="http://www.scor.com/images/stories/pdf/library/actuarial-prize/2010_france_memoire_juliegamonet.pdf" target="_blank">http://www.scor.com/images/stories/pdf/library/actuarial-prize/2010_france_memoire_juliegamonet.pdf</a></p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_542</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_542</guid></item><item><title><![CDATA[ La provision IBNR]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2>&Agrave; chaque fin d&rsquo;ann&eacute;e comme dans toutes les entreprises, l&rsquo;assureur doit arr&ecirc;ter ses comptes. Chaque fin d&rsquo;ann&eacute;e toutefois, les sinistres survenus ne sont pas tous encore connus. La provision IBNR* a pour objectif de les &eacute;valuer. Comment se calcule-t-elle&nbsp;?</h2><p>Les provisions pour sinistres et, parmi elles, la provision IBNR sont un &eacute;l&eacute;ment significatif du bilan d&rsquo;une entreprise d&rsquo;asurances de r&eacute;assurance et plus particuli&egrave;rement lorsqu&rsquo;une grande partie des risques souscrits sont des risques &agrave; d&eacute;veloppement long. Il est n&eacute;cessaire d&rsquo;avoir un niveau d&rsquo;IBNR ad&eacute;quat permettant au r&eacute;assureur de couvrir ses engagements, ce qui est non seulement une approche comptable prudentielle mais est &eacute;galement exig&eacute; par la loi.</p><hr /><p>&nbsp;</p><h3>Les provisions IBNR se divisent classiquement en deux cat&eacute;gories :</h3><p>&bull; les IBNER (Incurred But Not Enough Reserved) : ces provisions couvrent l&rsquo;insuffisance potentielle de provisionnement des sinistres survenus et d&eacute;clar&eacute;s &agrave; la date de cl&ocirc;ture des &eacute;tats financiers&nbsp;;</p><p>&bull; les provisions pour IBNYR (Incurred But Not Yet Reported) : ces provisions sont une estimation du co&ucirc;t ultime des sinistres survenus mais non encore d&eacute;clar&eacute;s &agrave; la date de cl&ocirc;ture. Les IBNYR peuvent &ecirc;tre calcul&eacute;s en utilisant une m&eacute;thode de fr&eacute;quence/s&eacute;v&eacute;rit&eacute;.</p><p>Les IBNR &eacute;tant la somme des IBNER et des IBNYR.</p><h4>Donn&eacute;es</h4><p>Les donn&eacute;es doivent &ecirc;tre en masse statistique suffisante pour pouvoir appliquer les m&eacute;thodes actuarielles.</p><p>Les triangles contiennent l&rsquo;&eacute;volution agr&eacute;g&eacute;e de la sinistralit&eacute; par exercice et par &acirc;ge de d&eacute;veloppement. L&rsquo;analyse du comportement de la sinistralit&eacute; &agrave; partir des triangles suppose le regroupement d&rsquo;affaires ayant des caract&eacute;ristiques communes.</p><p>La segmentation : la constitution des provisions n&eacute;cessite l&rsquo;&eacute;valuation de la totalit&eacute; des engagements. Le portefeuille doit ainsi &ecirc;tre segment&eacute; en une partition garantissant l&rsquo;homog&eacute;n&eacute;it&eacute; et l&rsquo;exhaustivit&eacute;.</p><h5>Triangle de d&eacute;veloppement des sinistres</h5><p><img title="p52_graph_triangle_450" src="../images/upload/p52_graph_triangle_450.png" alt="p52_graph_triangle_450" width="450" height="364" /></p><h4>M&eacute;thodes</h4><p>L&rsquo;&eacute;valuation des provisions n&eacute;cessite l&rsquo;estimation d&rsquo;un indicateur de position. Il existe diff&eacute;rentes m&eacute;thodes pour l&rsquo;estimer.</p><p>Les m&eacute;thodes d&eacute;terministes permettent de d&eacute;terminer un estimateur du niveau de provision n&eacute;cessaire mais ne fournissent aucune information sur la distribution sous-jacente des r&eacute;serves.</p><p>Il existe plusieurs m&eacute;thodes d&eacute;terministes. Les plus classiques sont :</p><p>&bull; la m&eacute;thode de Chain Ladder estime une cadence moyenne de d&eacute;veloppement &agrave; partir des donn&eacute;es historiques&nbsp;;</p><p>&bull; la m&eacute;thode de Bornhuetter-Fergusson consiste en l&rsquo;analyse du comportement des sinistres en utilisant non seulement les donn&eacute;es historiques mais aussi un ratio sinistre sur prime exog&egrave;ne (provenant de la tarification ou de la souscription par exemple)&nbsp;;</p><p>&bull; la m&eacute;thode du Loss Ratio estime le montant des r&eacute;serves &agrave; partir du ratio sinistre sur prime uniquement.</p><p>Les m&eacute;thodes stochastiques proposent, au-del&agrave; de la simple estimation du montant de r&eacute;serve, une estimation de leur variabilit&eacute;. Sous certaines conditions, une distribution pr&eacute;dictive compl&egrave;te peut &ecirc;tre d&eacute;termin&eacute;e. Dans certains pays, la r&eacute;glementation exige de conna&icirc;tre des informations sur la volatilit&eacute; de l&rsquo;estimation obtenue. En Europe, par exemple, les nouvelles normes comptables li&eacute;es &agrave; IFRS phase II rendront n&eacute;cessaire l&rsquo;&eacute;valuation de cette volatilit&eacute;. En Australie, la r&eacute;glementation impose aux compagnies d&rsquo;assurances non-vie de provisionner &agrave; un niveau de confort de 75&nbsp;%.</p><p>Il existe plusieurs m&eacute;thodes stochastiques. Les&nbsp; plus couramment utilis&eacute;es sont :</p><p>&bull; le mod&egrave;le de Mack permet d&rsquo;obtenir des r&eacute;sultats identiques &agrave; ceux de Chain Ladder, de mesurer leurs variabilit&eacute;s mais pas d&rsquo;en d&eacute;terminer une distribution&nbsp;;</p><p>&bull; le Bootstrap est un processus de r&eacute;&eacute;chantillonnage qui permet de d&eacute;duire une distribution sous-jacente des r&eacute;serves &agrave; constituer.</p><p>Les m&eacute;thodes d&eacute;crites ci-dessus ne sont pas adapt&eacute;es &agrave; certains types de risques de par la dur&eacute;e de latence de d&eacute;claration et/ou la longueur de d&eacute;veloppement des sinistres s&rsquo;y rattachant.</p><h5>Probabilit&eacute; de r&eacute;alisation du montant de provision</h5><p><img title="p53_graph_prob1_450" src="../images/upload/p53_graph_prob1_450.png" alt="p53_graph_prob1_450" width="450" height="288" /></p><h5>Probabilit&eacute; cumul&eacute;e de r&eacute;alisation du montant de provision</h5><p><img title="p53_graph_prob2_450" src="../images/upload/p53_graph_prob2_450.png" alt="p53_graph_prob2_450" width="450" height="288" /></p><h4>Sources d&rsquo;incertitude</h4><p>Les mod&egrave;les math&eacute;matiques sous-jacents aux m&eacute;thodes stochastiques sont complexes. Il est ainsi n&eacute;cessaire de comprendre les sources d&rsquo;erreurs li&eacute;es &agrave; l&rsquo;application de ces m&eacute;thodes.</p><p>Celles-ci peuvent &ecirc;tre dues :</p><p>&ndash; &agrave; l&rsquo;environnement juridique et &eacute;conomique,</p><p>&ndash; au manque de donn&eacute;es,</p><p>&ndash; &agrave; l&rsquo;erreur d&rsquo;estimation des param&egrave;tres,</p><p>&ndash; &agrave; l&rsquo;inadaptation du mod&egrave;le retenu aux donn&eacute;es.</p><h5>*Incurred but not reported&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</h5><h3>&copy; &Eacute;ric Lec&oelig;ur - Scor</h3>]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_537</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_537</guid></item><item><title><![CDATA[ Les réserves mondiales de pétrole]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2 class="BREVEmotcl">Les r&eacute;serves mondiales de p&eacute;trole selon les sources officielles et techniques</h2><p class="BRVES-1">La courbe jaune refl&egrave;te les estimations &laquo;&nbsp;techniques&nbsp;&raquo; des op&eacute;rateurs sur les r&eacute;serves restantes (prouv&eacute;es + probables) excluant le p&eacute;trole extra-lourd (sables bitumeux).</p><p class="BRVES-1">La courbe rouge repr&eacute;sente les r&eacute;serves dites &laquo;&nbsp;officielles&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire annonc&eacute;es par les organismes nationaux de chaque pays producteur.</p><p class="BRVES-1">La diff&eacute;rence entre les deux courbes provient de l&rsquo;omission du &laquo;&nbsp;probable&nbsp;&raquo; pour les r&eacute;serves dites &laquo;&nbsp;officielles&nbsp;&raquo; et l&rsquo;h&eacute;t&eacute;rog&eacute;n&eacute;it&eacute; des d&eacute;finitions et des modes de calcul des r&eacute;serves.</p><p class="BRVES-1">&Agrave; partir de 2002, les p&eacute;troles extra-lourds ont &eacute;t&eacute; ajout&eacute;s dans les calculs des r&eacute;serves officielles.</p><p>On constate par ce graphique que la diversit&eacute; des donn&eacute;es ne permet pas de faire des estimations fiables pourtant certains &eacute;conomistes utilisent ces donn&eacute;es pour discr&eacute;diter la validit&eacute; du pic p&eacute;trolier.</p><p><img title="p10_grapheptrole_451" src="http://institutdesactuaires.fr/images/upload/p10_grapheptrole_451.png" alt="p10_grapheptrole_451" width="451" height="415" /></p>]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_506</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_506</guid></item><item><title><![CDATA[ Le pétrole en chiffres]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h2 class="Aucunstyledeparagraphe">Tensions &agrave; haut risque sur le march&eacute; mondial</h2><p class="Textecourant">S&rsquo;achemine-t-on vers une crise p&eacute;troli&egrave;re sans pr&eacute;c&eacute;dent&nbsp;? Les experts craignent une escalade inexorable des prix du baril dans les ann&eacute;es &agrave; venir. Alors que la consommation mondiale de brut devrait encore progresser cette ann&eacute;e de 1,6&nbsp;% pour s&rsquo;&eacute;tablir &agrave; 89,4&nbsp;millions de barils par jour (source AIE), les principaux pays producteurs de p&eacute;trole ne sont plus en mesure d&rsquo;assurer les approvisionnements. La Libye a quasiment arr&ecirc;t&eacute; ses exportations, sa production ayant chut&eacute; de 80&nbsp;%. Et, contre toute attente, l&rsquo;Arabie saoudite a r&eacute;duit brutalement sa production, estimant que le march&eacute; est &laquo;&nbsp;inond&eacute;&nbsp;&raquo; de p&eacute;trole. Or, aujourd&rsquo;hui, le premier producteur et exportateur mondial de p&eacute;trole est le seul pays disposant de capacit&eacute;s de production inutilis&eacute;es significatives susceptibles de compenser la d&eacute;fection d&rsquo;autres pays producteurs. Les craintes de l&rsquo;Agence internationale de l&rsquo;&eacute;nergie (AIE) trouvent un &eacute;cho tant aupr&egrave;s des politiques que des industriels. Ainsi le Premier ministre Fran&ccedil;ois Fillon d&eacute;clarait-il le 5 avril dernier &laquo;&nbsp;Nous avons, en 2009, atteint le pic de production en mati&egrave;re de p&eacute;trole. La production ne peut maintenant que d&eacute;cro&icirc;tre, alors m&ecirc;me que la croissance de l&rsquo;&eacute;conomie mondiale a retrouv&eacute; un train de 4,5&nbsp;%&nbsp;&raquo;. Une position d&eacute;j&agrave; d&eacute;fendue par Christophe de Margerie, P-dg de Total, qui affirmait en 2008&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le peak oil, c&rsquo;est-&agrave;-dire le croisement de l&rsquo;offre et de la demande, s&rsquo;est produit en 2005&nbsp;&raquo;. Autant de craintes qui risquent de peser sur le march&eacute; et, selon l&rsquo;AIE, pourraient m&ecirc;me entra&icirc;ner un ralentissement marqu&eacute; de l&rsquo;&eacute;conomie mondiale.</p><p class="Textecourant">[traitement;requete;objet=article#ID=506#TITLE=Les r&eacute;serves mondiales de p&eacute;trole]</p><h4 class="SOURCESLgendes">Pour aller plus loin :</h4><p class="SOURCESLgendes"><a href="http://www.iea.org" target="_blank">www.iea.org</a></p><p class="SOURCESLgendes"><a href="http://www.ifpenergiesnouvelles.fr" target="_blank">www.ifpenergiesnouvelles.fr</a></p><p><a href="http://www.aspofrance.org/">www.aspofrance.org</a></p><p>[traitement;requete;objet=article#ID=505#TITLE=Chiffres cl&eacute;s]</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_504</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_504</guid></item><item><title><![CDATA[ Les Commissions Statutaires]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h1><span style="font-size: 10px; font-weight: normal;">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Commission scientifique</span></h1><p><br />Entre juin 2010 et juin 2011, les membres de la Commission scientifique se sont r&eacute;unis 5 fois et ont principalement travaill&eacute; sur le c&oelig;ur de mission de la Commission (contr&ocirc;le de la formation des actuaires, coordination entre les formations d&rsquo;actuaires et l&rsquo;Institut, acc&egrave;s au titre de membre associ&eacute; de l&rsquo;Institut des Actuaires) ainsi que sur les points suivants&nbsp;:<br />- Convention avec les fili&egrave;res&nbsp;: projet de convention cadre entre l&rsquo;Institut des Actuaires et les fili&egrave;res de formation<br />- M&eacute;moires&nbsp;: mise en &oelig;uvre de la note de recommandations en mati&egrave;re de &laquo;&nbsp;M&eacute;moires d&rsquo;actuariat, Stages, Soutenances et Jury&nbsp;&raquo;, lancement de la constitution d&rsquo;une base d&eacute;mat&eacute;rialis&eacute;e des m&eacute;moires, projet de synth&egrave;se publiable pour chaque m&eacute;moire d&rsquo;actuariat.<br />- Jury&nbsp;: cr&eacute;ation d&rsquo;une base renseign&eacute;e sur les membres du Jury (coordonn&eacute;es, int&eacute;r&ecirc;ts et domaines de comp&eacute;tences)<br /><br />2.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Commission de qualification<br /><br />Les membres de la Commission de qualification ont &nbsp;travaill&eacute; sur la qualification ordinaire des actuaires associ&eacute;s et sur la mise en place du Perfectionnement Professionnel Continu (PPC) vot&eacute; en juin 2009.<br /><br />a.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Qualification habituelle des actuaires<br /><br />Entre juin 2010 et juin 2011, la Commission de Qualification s&rsquo;est r&eacute;unie 4 fois et a qualifi&eacute; 52 actuaires.<br /><br />b.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le PPC<br /><br />Apr&egrave;s consultation des membres de l'Institut des Actuaires, le Conseil d'Administration, sur proposition de la Commission de qualification, a apport&eacute; des ajustements au dispositif de PPC.<br /><br />Concr&egrave;tement, chaque membre de l&rsquo;Institut des Actuaires dispose d&eacute;sormais, sur le site internet www.institutdesactuaires.com, d&rsquo;un espace personnel. Il peut y d&eacute;clarer chaque ann&eacute;e les activit&eacute;s professionnalisantes r&eacute;alis&eacute;es. Les points obtenus sont enregistr&eacute;s par un compteur individualis&eacute;, fonctionnant de la mani&egrave;re suivante :<br />&bull;&nbsp;&nbsp;&nbsp; au cours de chaque exercice civil, l&rsquo;actuaire r&eacute;alise des activit&eacute;s qu&rsquo;il d&eacute;clare au 31 d&eacute;cembre pour qu&rsquo;elles soient comptabilis&eacute;es en points<br />&bull;&nbsp;&nbsp;&nbsp; chaque 31 d&eacute;cembre, tous les compteurs sont d&eacute;bit&eacute;s de 120 points<br />&bull;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le solde positif est report&eacute; sur l&rsquo;exercice suivant (dans la limite de +240 points).<br />&bull;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le solde n&eacute;gatif est report&eacute; sur l&rsquo;exercice suivant (dans la limite de -120 points).<br /><br />Comme tous les actuaires n&rsquo;ont pas les m&ecirc;mes souhaits ou les m&ecirc;mes besoins de formation, la norme PPC envisage des domaines de d&eacute;veloppement professionnel tr&egrave;s vari&eacute;s. Elle d&eacute;finit quatre types d&rsquo;activit&eacute;s dites &laquo; professionnalisantes &raquo;&nbsp;:<br />&bull;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les comp&eacute;tences techniques actuarielles (maintien &agrave; niveau de son expertise au sens du Core Syllabus)<br />&bull;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le professionnalisme (notamment l&rsquo;&eacute;thique et la d&eacute;ontologie)<br />&bull;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les autres comp&eacute;tences aff&eacute;rentes &agrave; l&rsquo;exercice professionnel (communication, management, langues...)<br />&bull;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La participation &agrave; la vie de l&rsquo;Institut des Actuaires<br /><br />A la fin du premier trimestre 2011, 105.000 points PPC ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;dit&eacute;s (45.000 automatiquement, 60.000 par les actuaires eux m&ecirc;mes). 1.140 actuaires ont aliment&eacute; leur compte PPC ce qui est bien au del&agrave; des objectifs pr&eacute;vus. 38 organismes de formations ont &eacute;t&eacute; accr&eacute;dit&eacute;s, dont 10 entreprises, et ont homologu&eacute; 500 formations. Ces chiffres montrent que les craintes de l&rsquo;incapacit&eacute; de la profession &agrave; d&eacute;livrer les formations n&eacute;cessaires &eacute;taient infond&eacute;es. <br /><br />3.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Commission d&rsquo;Agr&eacute;ment<br /><br />La Commission d&rsquo;Agr&eacute;ment comporte deux sections&nbsp;: la section Mortalit&eacute; Incapacit&eacute; Invalidit&eacute; et la section Retraite.<br /><br />a.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Section Mortalit&eacute; Incapacit&eacute; Invalidit&eacute;.<br /><br />En 2010, la section Mortalit&eacute; Incapacit&eacute; Invalidit&eacute; a tenu ses r&eacute;unions statutaires et a agr&eacute;&eacute; un actuaire en Mortalit&eacute;.<br /><br />Elle a &eacute;galement examin&eacute; les rapports d&rsquo;activit&eacute;s des actuaires agr&eacute;&eacute;s et a estim&eacute; n&eacute;cessaire de renforcer ses exigences en mati&egrave;re de qualit&eacute; des rapports, notamment sur les donn&eacute;es quantitatives. <br /><br />b.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Section Retraite.<br /><br />L&rsquo;activit&eacute; 2010-2011 de la section Retraite a port&eacute; exclusivement sur les PERP.<br /><br />L&rsquo;absence de nouveaux candidats &agrave; la r&eacute;daction des rapports actuariels des PERP n&rsquo;a pas n&eacute;cessit&eacute; de tenue particuli&egrave;re de r&eacute;unions de candidature.<br /><br />A ce jour, dix actuaires sont agr&eacute;&eacute;s et ont r&eacute;alis&eacute; les &eacute;tudes actuarielles de dix-neuf PERP et deux PERE. La section a not&eacute; que certains PERP analys&eacute;s n&rsquo;avaient pas encore atteint les crit&egrave;res r&eacute;glementaires de viabilit&eacute;. <br /><br />4.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Commission de D&eacute;ontologie et Conseil de discipline<br /><br /><br /></p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_513</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_513</guid></item><item><title><![CDATA[ Interview Patrice Aguesse]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h1>&laquo;Il faut rendre le march&eacute; moins d&eacute;pendant des agences de notation</h1><h1>&nbsp;&raquo;, Patrice Aguesse, directeur division r&eacute;gulation soci&eacute;t&eacute;s cot&eacute;es au sein de la direction de la R&eacute;gulation et des Affaires internationales de l&rsquo;Autorit&eacute; des march&eacute;s financiers (AMF).</h1><p>&nbsp;</p><h3>L'actuariel : Au regard de l&rsquo;actualit&eacute; des dettes europ&eacute;enne et am&eacute;ricaine, quels sont pour vous les enjeux d&rsquo;un contr&ocirc;le des agences de notation?</h3><p><strong>Patrice Aguesse :</strong> L&rsquo;AMF milite depuis plusieurs ann&eacute;es en faveur de plus de transparence de la part des agences de notation dans les m&eacute;thodologies et les mod&egrave;les utilis&eacute;s. Il est en effet important de pouvoir comprendre les notes et leurs variations. Pourquoi, par exemple, la Gr&egrave;ce a-t-elle perdu dix&nbsp;crans entre 2008 et 2011 et cinq&nbsp;crans en quelques jours en 2011? En fournissant une information p&eacute;dagogique sur la m&eacute;thodologie, cela permet au march&eacute; de mieux appr&eacute;hender les d&eacute;cisions des agences. S&rsquo;il est donc essentiel que les agences expliquent ce qui motive leurs notes, il ne s&rsquo;agit en aucun cas de revenir sur leur libert&eacute; d&rsquo;appr&eacute;ciation.</p><h3><br />L'actuariel: Depuis la crise des subprimes en 2008, qu&rsquo;est-ce qui a &eacute;t&eacute; fait pour contr&ocirc;ler les agences?</h3><p><strong>P.A. :</strong> Tout d&rsquo;abord il y a eu l&rsquo;adoption d&rsquo;un corpus de r&egrave;gles sur le plan europ&eacute;en qui s&rsquo;est traduit par des r&egrave;glements europ&eacute;ens et qui repose sur trois piliers. Pilier n&deg;&nbsp;1&nbsp;: la gestion de potentiels conflits d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts qui ont &eacute;t&eacute; au c&oelig;ur de la crise des subprimes avec, par exemple, la pr&eacute;sence d&rsquo;administrateurs ind&eacute;pendants aux conseil d&rsquo;administration des agences de notation. Pilier n&deg;&nbsp;2&nbsp;: la qualit&eacute; de la notation de cr&eacute;dit avec par exemple la mise en place d&rsquo;une rotation des analystes. Pilier n&deg;&nbsp;3 &nbsp;: les r&egrave;gles relatives &agrave; la transparence. Ce dispositif est compl&eacute;t&eacute; par le le transfert de l&rsquo;enregistrement et de la supervision des agences de notation des autorit&eacute;s nationales vers l&rsquo;Esma, l&rsquo;Autorit&eacute; europ&eacute;enne des march&eacute;s financiers. Enfin, il faut s&ucirc;rement r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; une &laquo;&nbsp;d&eacute;sintoxication&nbsp;&raquo; intelligente de la notation. Aujourd&rsquo;hui, la r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la notation est trop pr&eacute;sente dans la r&eacute;glementation et les march&eacute;s ont parfois tendance &agrave; trop se reposer sur les agences pour faire leurs &eacute;valuations. Nous plaidons pour que les investisseurs effectuent leurs propres diligences, leurs propres analyses et nous comptons bien instiller cet &eacute;tat d&rsquo;esprit dans toutes les nouvelles r&eacute;glementations.</p><h3><br />L'actuariel: C&rsquo;est une op&eacute;ration de longue haleine&hellip; Quels sont, selon vous, les chantiers les plus urgents &agrave; mener?</h3><p><strong>P.A. :</strong> Outre le chantier de la transparence dans les m&eacute;thodes des agences de notation, il faut aussi donner plus d&rsquo;informations aux investisseurs sur les produits eux-m&ecirc;mes (type ABS) afin qu&rsquo;ils puissent mener correctement leurs propres processus d&rsquo;&eacute;valuation.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_566</link>
  <pubDate>Mon, 26 Sep 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_566</guid></item><item><title><![CDATA[ Interview Michelin Dionne]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h1>&laquo;&Agrave; terme, les pratiques convergeront &raquo;, Micheline Dionne, pr&eacute;sidente sortante de l&rsquo;Institut canadien des actuaires (ICA).</h1><p>&nbsp;</p><h3><em>l'actuariel : </em>Comment voyez-vous la profession d&rsquo;actuaire &eacute;voluer?</h3><p><strong>Micheline Dionne :</strong> On observe une tendance &agrave; la globalisation, port&eacute;e par l&rsquo;arriv&eacute;e des normes d&rsquo;information financi&egrave;re internationales. Nous allons vers une uniformisation des concepts. De plus, le march&eacute; de l&rsquo;assurance est particuli&egrave;rement sujet &agrave; la globalisation. Les actuaires doivent tenir compte de la r&eacute;alit&eacute; de la profession dans d&rsquo;autres pays que leur pays d&rsquo;origine, par exemple, la fa&ccedil;on dont les produits sont d&eacute;velopp&eacute;s et tarif&eacute;s.</p><h3><br /><em>l'actuariel:</em> Cela signifie-t-il que les pratiques pourraient converger &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle mondiale?</h3><p><strong>M.D. : </strong>Oui, probablement. Prenez le cas de la directive Solvabilit&eacute; II. Le Canada ne l&rsquo;adoptera pas, mais nous nous en inspirerons pour notre mod&egrave;le de capital, car les d&eacute;cideurs financiers veulent pouvoir comparer les risques pris par les assureurs au Canada et ceux des autres pays. Disposer de r&egrave;gles et de principes communs aide &agrave; juger de la solvabilit&eacute; d&rsquo;une compagnie, et ce quel que soit son pays. Et c&rsquo;est une excellente chose!</p><h3><br /><em>l'actuariel:</em> Comment cela se concr&eacute;tise-t-il?</h3><p><strong>M.D. : </strong>L&rsquo;actuariat est logique, il est facile de se comprendre d&rsquo;un pays &agrave; l&rsquo;autre. Aux principes communs s&rsquo;ajoutent des connotations culturelles, c&rsquo;est-&agrave;-dire que la fa&ccedil;on d&rsquo;appliquer ces principes peut varier d&rsquo;un pays &agrave; l&rsquo;autre. Et tout cela va converger car tous les acteurs du march&eacute; sont en comp&eacute;tition, ils veulent tous &eacute;largir leur territoire et augmenter leur part de march&eacute;. De m&ecirc;me, les autorit&eacute;s de r&eacute;glementation des diff&eacute;rents pays se parlent et essaient de coordonner leur action. Cons&eacute;quence, la globalisation touche aussi l&rsquo;approche actuarielle, les march&eacute;s d&rsquo;assurance et les r&eacute;glementations.</p><h3><br /><em>l'actuariel:</em> Cette convergence gommera-t-elle les diff&eacute;rences nord-sud et unifiera-t-elle les organismes?</h3><p><strong>M.D. : </strong>La science actuarielle existe dans les pays anglo-saxons depuis plus longtemps que dans les pays latins. Le m&eacute;tier d&rsquo;actuaire y est davantage encadr&eacute; et reconnu. La convergence ne gommera pas les diff&eacute;rences de pratiques, mais elle nous aidera &agrave; am&eacute;liorer chacun les n&ocirc;tres. En revanche, il me para&icirc;t peu probable que nous allions vers une seule association professionnelle mondiale, il y a encore beaucoup de diff&eacute;rences!</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_579</link>
  <pubDate>Mon, 26 Sep 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_579</guid></item><item><title><![CDATA[ Interview Paul Deheuvels]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <h1>&laquo; Tous les risques sont pr&eacute;visibles&nbsp;&raquo;,&nbsp;Paul Deheuvels, professeur &agrave; l&rsquo;universit&eacute; Pierre-et-Marie-Curie, directeur du Laboratoire de statistique th&eacute;orique et appliqu&eacute;e (LSTA).</h1><p><img title="p38_deheuvels_235" src="../images/upload/p38_deheuvels_235.jpg" alt="p38_deheuvels_235" width="150" height="235" /></p><h3><em>l&rsquo;actuariel :</em> Pourquoi les techniques actuarielles sont-elles peu adapt&eacute;es &agrave; l&rsquo;analyse des tr&egrave;s grands risques incontr&ocirc;l&eacute;s ?</h3><p><strong>Paul Deheuvels :</strong> Le mod&egrave;le typique de l&rsquo;actuariat repose sur la loi log-normale d&rsquo;analyse des risques. Une loi qui s&rsquo;adapte &agrave; toutes les situations d&egrave;s lors que le risque est sous contr&ocirc;le, avec un grand nombre de donn&eacute;es statistiques&nbsp;: pour tarifer le risque automobile, un actuaire dispose de milliers d&rsquo;informations. Or certains ph&eacute;nom&egrave;nes sortent de ce cas de figure. Il s&rsquo;agit de grands risques incontr&ocirc;l&eacute;s, pour lesquels on ne dispose que de quelques donn&eacute;es : pour un risque sismique par exemple, on peut rarement s&rsquo;appuyer sur plus de 7 ou 8 donn&eacute;es historiques.&nbsp;</p><h3><em>l&rsquo;actuariel :</em> Vous consid&eacute;rez pourtant que tous ces risques sont pr&eacute;visibles ?</h3><p><strong>Paul Deheuvels :</strong> &Agrave; la loi log-normale doit se superposer la loi de Pareto&nbsp;: dans une distribution de plusieurs millions d&rsquo;observations apparaissent toujours quelques aberrations. C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment <br /> &agrave; ces aberrations qu&rsquo;il faut s&rsquo;int&eacute;resser. Le probl&egrave;me, c&rsquo;est qu&rsquo;elles sont difficiles &agrave; mod&eacute;liser car leur esp&eacute;rance et leur variance ne sont pas toujours finies.</p><h3><em>l&rsquo;actuariel :</em> Il faut donc extrapoler ?</h3><p><strong>Paul Deheuvels :</strong> Oui, en utilisant la loi log-normale si ces donn&eacute;es sont proches les unes des autres et la loi de Pareto si elles sont &eacute;loign&eacute;es. Prenons le cas d&rsquo;un tsunami : si, parmi les quelques occurrences, les deux plus grosses vagues historiquement r&eacute;pertori&eacute;es sont de taille similaire (12 m&egrave;tres par exemple), on peut consid&eacute;rer que la loi log-normale s&rsquo;applique et que le risque de voir une vague sup&eacute;rieure &agrave; 12 m&egrave;tres est n&eacute;gligeable. En revanche, si les deux plus gros sinistres historiquement enregistr&eacute;s sont d&rsquo;ampleur diff&eacute;rente (une vague de 10 m&egrave;tres et une vague de 15 m&egrave;tres), il faut consid&eacute;rer, avec la loi de Pareto, que la prochaine vague pourra atteindre le niveau de la vague la plus haute, auquel s&rsquo;ajoute l&rsquo;&eacute;cart avec la deuxi&egrave;me vague, soit 15 + 5 = 20 m&egrave;tres. Ce calcul sommaire n&rsquo;est, bien entendu, donn&eacute; qu&rsquo;&agrave; titre indicatif. Inutile de dire que ce type de pr&eacute;vision est difficile &agrave; faire admettre aux industriels et aux autorit&eacute;s ! Le statisticien doit avoir le courage de d&eacute;fendre ses calculs.</p>]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_524</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_524</guid></item><item><title><![CDATA[ Interview F. Bonnevay]]> 
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<description><![CDATA[ <h1>&laquo; Nous nous dirigeons vers l&rsquo;une ou l&rsquo;autre forme de d&eacute;faut&nbsp;&raquo;, Fr&eacute;d&eacute;ric Bonnevay, &eacute;conomiste, associ&eacute; de la banque d&rsquo;affaires Anthera Partners.</h1><p><img title="p16_fredericbonnevay_150" src="../images/upload/p16_fredericbonnevay_150.jpg" alt="p16_fredericbonnevay_150" width="150" height="150" /></p><p><strong><em>l&rsquo;actuariel&nbsp;:</em></strong> La perspective d&rsquo;un d&eacute;faut est-elle taboue ?</p><p>Fr&eacute;d&eacute;ric Bonnevay : Pour un &Eacute;tat, le d&eacute;faut de paiement peut prendre essentiellement trois formes&nbsp;: le d&eacute;faut juridiquement caract&eacute;ris&eacute;, c&rsquo;est-&agrave;-dire le refus ou l&rsquo;incapacit&eacute; factuelle d&rsquo;honorer une &eacute;ch&eacute;ance&nbsp;; la restructuration ou la prorogation de maturit&eacute; des instruments de dette&nbsp;; et enfin, l&rsquo;inflation ou le seigneuriage, c&rsquo;est-&agrave;-dire le recours &agrave; la base mon&eacute;taire pour amoindrir la charge de la dette. Nous nous dirigeons tout droit vers l&rsquo;une ou l&rsquo;autre forme de d&eacute;faut. Si les gouvernements s&rsquo;en d&eacute;fendent aussi vigoureusement, c&rsquo;est pour pr&eacute;server leur cr&eacute;dibilit&eacute;. Mais il est clair que la Gr&egrave;ce se pr&eacute;pare &agrave; restructurer sa dette et que la plupart des &Eacute;tats en difficult&eacute; s&rsquo;orientent vers un mix entre restructuration et inflation.</p><p><strong><em>l&rsquo;actuariel&nbsp;:</em></strong> Puisque l&rsquo;inflation efface les dettes, pourquoi s&rsquo;en priver ?</p><p>F.B. : Parce qu&rsquo;elle limite, &agrave; terme, l&rsquo;efficacit&eacute; de la politique mon&eacute;taire conduite par les banques centrales. &Agrave; court terme, c&rsquo;est un bon exp&eacute;dient, particuli&egrave;rement dans un contexte de croissance ralentie. Quant au seigneuriage, il rend le risque de stagflation de plus en plus important.</p><p><strong><em>l&rsquo;actuariel&nbsp;:</em></strong> En quoi la cr&eacute;ation de nouveaux instruments financiers europ&eacute;ens tels que les Eurobonds est-elle une solution ? Apr&egrave;s tout, il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;un transfert de dettes des &Eacute;tats vers l&rsquo;Europe ?</p><p>F.B. : Les Eurobonds ne r&egrave;glent, certes, pas fondamentalement le probl&egrave;me de l&rsquo;endettement. Mais ce sont des instruments efficaces et vertueux car ils contraignent les &Eacute;tats europ&eacute;ens &agrave; la coordination budg&eacute;taire et leur permettent de b&eacute;n&eacute;ficier de la cr&eacute;dibilit&eacute; de l&rsquo;Union europ&eacute;enne, donc d&rsquo;un co&ucirc;t de financement tr&egrave;s bas. Cela n&rsquo;est toutefois possible que si les &Eacute;tats membres acceptent que l&rsquo;UE ait un droit de regard sur leur politique budg&eacute;taire.</p>]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_510</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_510</guid></item><item><title><![CDATA[ Interview Sophie Michon]]> 
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<description><![CDATA[ <h1>&laquo; L'Institut a apport&eacute; au d&eacute;bat national une expertise actuarielle</h1><h1>&nbsp;&raquo;, Sophie Michon, coanimatrice du groupe de travail de l&rsquo;Institut des actuaires sur la d&eacute;pendance.</h1><p>&nbsp;</p><h3><em>l'actuariel :</em> Pourquoi l&rsquo;Institut s&rsquo;est-il lanc&eacute; dans le d&eacute;bat national sur la d&eacute;pendance?</h3><p><strong>Sophie Michon : </strong>L&rsquo;id&eacute;e est n&eacute;e au sein du conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;Institut suite &agrave; la volont&eacute; de renforcer notre pr&eacute;sence sur les questions de soci&eacute;t&eacute;. Ce, dans une logique de responsabilit&eacute; citoyenne coupl&eacute;e &agrave; un besoin d&rsquo;apport d&rsquo;expertise actuarielle, absente des d&eacute;bats. Ainsi, nous n&rsquo;avons pas souhait&eacute; prendre position sur la meilleure forme de garantie possible, mais proposer quelques fondamentaux &agrave; respecter pour l&rsquo;&eacute;quilibre &agrave; long terme d&rsquo;un r&eacute;gime d&eacute;pendance, qu&rsquo;il soit public ou priv&eacute;.</p><p>&nbsp;</p><h3><em>l'actuariel:</em> Sur quels th&egrave;mes ont port&eacute; vos r&eacute;flexions?</h3><p><strong>S.M. :</strong> D&rsquo;abord, la d&eacute;finition de la d&eacute;pendance. Sans &ecirc;tre m&eacute;decins, nous voulions partager nos r&eacute;flexions sur les &eacute;l&eacute;ments &agrave; d&eacute;terminer pour garantir les &eacute;quilibres &agrave; long terme et la permanence de ce risque. Logiquement, cela nous a pouss&eacute;s &agrave; nous interroger sur l&rsquo;&eacute;valuation des donn&eacute;es, sujet qui reste trop peu &eacute;voqu&eacute;. Nos d&eacute;bats ont ensuite port&eacute; sur la transf&eacute;rabilit&eacute;. Nous ne n&eacute;gligeons pas la difficult&eacute; technique de cette question, mais nous avons retenu la l&eacute;gitimit&eacute; citoyenne de cette demande. Nous avons donc cherch&eacute; mati&egrave;re &agrave; y r&eacute;pondre selon plusieurs hypoth&egrave;ses. Si le r&eacute;gime est public, la question ne se pose pas. Si le r&eacute;gime est mixte, nous proposons une solution permettant de changer d&rsquo;assureur. Enfin, nous avons abord&eacute; des sujets relatifs aux conditions d&rsquo;&eacute;quilibre &agrave; long terme d&rsquo;un r&eacute;gime d&eacute;pendance et une mise en perspective sous Solvabilit&eacute; II.</p><p>&nbsp;</p><h3><em>l'actuariel:</em> Avec le recul, comment qualifiez-vous la nature de vos rapports avec les pouvoirs publics?</h3><p><strong>S.M. :</strong> De bonne qualit&eacute; et constructifs. Institutionnellement, nous figurions dans le groupe Charpin sur les enjeux d&eacute;mographiques.Nous avons &eacute;galement eu plusieurs contacts informels avec les pouvoirs publics pour exposer le r&eacute;sultat de nos travaux. Au fil des &eacute;changes, nous avons ressenti les effets de notre travail&nbsp;: nous n&rsquo;avons pas toujours &eacute;t&eacute; suivis, notamment sur les probl&eacute;matiques de revalorisation et d&rsquo;indexation, mais globalement, nos propositions ont manifestement &eacute;t&eacute; accueillies avec int&eacute;r&ecirc;t par les pouvoirs publics.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_572</link>
  <pubDate>Mon, 26 Sep 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_572</guid></item><item><title><![CDATA[ Interview D. Nouy]]> 
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<description><![CDATA[ <h1>&laquo; L&rsquo;Autorit&eacute; participe directement &agrave; la surveillance macroprudentielle &raquo;, Dani&egrave;le Nouy, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Autorit&eacute; de contr&ocirc;le prudentiel.</h1><h3><em><img title="p26_danielenouy_150" src="../images/upload/p26_danielenouy_150.jpg" alt="p26_danielenouy_150" width="150" height="150" /></em></h3><h3><em>l&rsquo;actuariel : </em>La stabilit&eacute; financi&egrave;re passe par la ma&icirc;trise et le suivi du risque. Quelles sont les responsabilit&eacute;s et les missions de l'ACP en la mati&egrave;re ?</h3><p><strong>Dani&egrave;le Nouy :</strong> En qualit&eacute; de contr&ocirc;leur des banques et des organismes d&rsquo;assurances, sa mission principale est de surveiller les risques pris par les &eacute;tablissements et de veiller &agrave; la bonne application des ratios prudentiels. B&eacute;n&eacute;ficiant d&rsquo;une vue &eacute;largie des acteurs du syst&egrave;me financier, l&rsquo;Autorit&eacute; participe directement &agrave; la surveillance macroprudentielle via le Conseil de r&eacute;gulation financi&egrave;re et du risque syst&eacute;mique ou le Syst&egrave;me europ&eacute;en de surveillance financi&egrave;re. Lesquels permettent respectivement &agrave; l&rsquo;ACP de coop&eacute;rer en mati&egrave;re d&rsquo;&eacute;laboration des normes internationales et europ&eacute;ennes et de participer &agrave; l&rsquo;&eacute;valuation des risques du syst&egrave;me financier europ&eacute;en.</p><h3><em>l&rsquo;actuariel :</em> En quoi la pr&eacute;sence d'un superviseur en plus d'un r&eacute;gulateur est-elle aujourd'hui n&eacute;cessaire?</h3><p><strong>D.N. :</strong> L&rsquo;ACAM et la Commission bancaire &eacute;taient d&eacute;j&agrave; des superviseurs, m&ecirc;me s&rsquo;ils ne d&eacute;tenaient pas de pouvoirs r&eacute;glementaires. Ils participaient activement, comme l&rsquo;ACP aujourd&rsquo;hui, aux travaux pr&eacute;alables &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement des r&eacute;glementations bancaires ou d&rsquo;assurances et &agrave; la transposition des directives europ&eacute;ennes. Outre son r&ocirc;le d&rsquo;alerte et de proposition concernant ces textes, l&rsquo;ACP veille donc, en tant que superviseur, &agrave; ce que les &eacute;tablissements fran&ccedil;ais, banques comme assurances, soient en mesure de les appliquer en temps et en heure. &Agrave; l&rsquo;image des nouvelles r&eacute;glementations prudentielles B&acirc;le III ou des futurs ratios de Solvabilit&eacute; II.</p><h3><em>l&rsquo;actuariel :</em> En termes de responsabilit&eacute;, quel est le poids des autorit&eacute;s de contr&ocirc;le nationales face aux autorit&eacute;s europ&eacute;ennes ?</h3><p><strong>D.N. : </strong>Les premi&egrave;res restent comp&eacute;tentes pour la surveillance individuelle des groupes bancaires et assurantiels relevant de leurs juridictions, mais elles doivent d&eacute;sormais coordonner leur supervision au sein de coll&egrave;ges de contr&ocirc;leurs. Toutefois, en cas par exemple de non-respect des d&eacute;cisions du superviseur europ&eacute;en, les secondes pourront prendre certaines d&eacute;cisions applicables aux autorit&eacute;s nationales, voire directement aux institutions financi&egrave;res. C&rsquo;est &agrave; elles &eacute;galement qu&rsquo;incombe la mise en place progressive d&rsquo;un suivi p&eacute;riodique des risques, via notamment une revue d&rsquo;indicateurs cl&eacute;s ou, de fa&ccedil;on moins fr&eacute;quente, de stress tests.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_520</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_520</guid></item><item><title><![CDATA[ Interview C. Campestrini]]> 
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<description><![CDATA[ <h1>&laquo; L&rsquo;actuaire br&eacute;silien r&eacute;pond de ses agissements devant la justice &raquo;, Claudia Campestrini, vice-pr&eacute;sidente de l&rsquo;Institut br&eacute;silien d&rsquo;actuariat (IBA), directrice de b&eacute;n&eacute;fices, responsable actuariel des fonds de pension de la banque HSBC au Br&eacute;sil.</h1><h3><em><img title="claudia-campestrini_220" src="../images/upload/claudia-campestrini_220.jpg" alt="claudia-campestrini_220" width="150" height="220" /></em></h3><h3><em>l&rsquo;actuariel :</em> Existe-t-il une formation sp&eacute;cifique pour devenir actuaire ?</h3><p><strong>Claudia Campestrini :</strong> Pour obtenir le titre d&rsquo;actuaire, il faut &ecirc;tre dipl&ocirc;m&eacute; en sciences actuarielles. Aujourd&rsquo;hui, 17 universit&eacute;s au Br&eacute;sil dispensent ce cursus, qui dure quatre ans. L&rsquo;enseignement se fonde sur des cours de d&eacute;mographie, de probabilit&eacute;s, de math&eacute;matiques financi&egrave;res, d&rsquo;&eacute;conomie et de statistiques. Chaque ann&eacute;e, une centaine d&rsquo;&eacute;tudiants sont dipl&ocirc;m&eacute;s en sciences actuarielles. Ensuite, pour devenir membre de l&rsquo;IBA, les candidats sont soumis &agrave; un examen sous forme d&rsquo;un QCM de 50 questions. Cette &eacute;preuve a &eacute;t&eacute; mise en place en 2007 afin de v&eacute;rifier les comp&eacute;tences des futurs membres de l&rsquo;Institut, que nous appelons MIBA.</p><h3><em>l&rsquo;actuariel :</em> Existe-t-il des sanctions en cas de manquements ?</h3><p><strong>C.C. :</strong> La Susep et la Previc, les organismes qui contr&ocirc;lent les compagnies d&rsquo;assurances et les fonds de pension, peuvent convoquer un actuaire en cas d&rsquo;erreurs. L&rsquo;entreprise peut par ailleurs se retourner contre l&rsquo;actuaire, qui r&eacute;pond de ses agissements devant la justice et peut &ecirc;tre condamn&eacute; &agrave; verser des dommages. Ses biens peuvent alors &ecirc;tre saisis. L&rsquo;IBA peut aussi d&eacute;cider en cas de faute ou d&rsquo;&eacute;cart de conduite de radier un de ses membres et ainsi le priver d&rsquo;exercice.</p><h3><em>l&rsquo;actuariel :</em> L&rsquo;IBA dispose d&rsquo;un code de conduite. Quelles en sont les recommandations ?</h3><p><strong>C.C. :</strong> En effet, depuis 1989, un code de conduite r&eacute;git l&rsquo;&eacute;thique de la profession. Il recommande en premier lieu d&rsquo;orienter les clients de pr&eacute;f&eacute;rence par &eacute;crit, de ne pas enfreindre la loi, d&rsquo;&ecirc;tre fid&egrave;le au contrat et &agrave; la technique, et de fournir des donn&eacute;es et des &eacute;l&eacute;ments pr&eacute;cis dans le cadre de sa mission. Ensuite, l&rsquo;actuaire doit pr&eacute;server la confidentialit&eacute; des informations qu&rsquo;il traite. Et il doit combattre l&rsquo;exercice ill&eacute;gal du m&eacute;tier. Ce sont les trois premi&egrave;res recommandations de notre code &eacute;thique.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_528</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_528</guid></item><item><title><![CDATA[ Administration et contrôle]]> 
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<description><![CDATA[ <div><h2>Administration et Contr&ocirc;le</h2></div><p><span style="font-size: 15px;">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Conseil d&rsquo;administration</span></p><p><strong><span style="font-size: 12px;">Bureau</span></strong></p><h4>Fran&ccedil;ois BONNIN &nbsp;Pr&eacute;sident</h4><p>Emmanuel TASSIN, Vice-Pr&eacute;sident</p><p>Lionel PERINEL, Vice-Pr&eacute;sident, Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral</p><p>Fabrice SAUVIGNON, Tr&eacute;sorier</p><p>Olivier BERRUYER, Responsable de la communication, Tr&eacute;sorier adjoint</p><p>Pierre MIEHE   Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint</p><p>Eric LECOEUR, Responsable de la communication adjoint</p><p>Viviane LEFLAIVE   Responsable des standards actuariels</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Administrateurs</strong></p><p>Pascal BIED-CHARRETON&nbsp;</p><p>Beno&icirc;t COURMONT&nbsp;</p><p>Jean-Pierre DIAZ</p><p>Brigitte DUBUS-THIRKELL</p><p>Vincent HEBERT</p><p>Fr&eacute;d&eacute;ric HEINRICH</p><p>Eric LECOEUR</p><p>St&eacute;phane LOISEL</p><p>Vincent MEISTER</p><p>Sophie MICHON</p><p>Christophe MUGNIER</p><p>Solenn QUEAU</p><p>Martine VAREILLES</p><p>&nbsp;</p><h3><span style="font-size: 15px;">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Comit&eacute; d</span><span style="font-size: 15px;">es sages</span></h3><p>Jean-Luc BESSON</p><p>Daniel BLANCHARD</p><p>Bernard POTIER</p><p>Marie-Th&eacute;r&egrave;se LANCE</p><p>V&eacute;ronique LAMBL&Eacute;</p><p>&nbsp;</p><h3>3.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Comit&eacute; d&rsquo;audit</h3><p>Herv&eacute; DOUARD</p><p>Alexandre GUCHET</p><p>Sylvain MERLUS</p><p>Rapha&euml;l RIMELIN</p><p>&nbsp;</p><h3>4.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Jury</h3><p><strong>Pr&eacute;sident&nbsp;: Arnaud CLEMENT-GRANDCOURT</strong></p><p>Pierre ARNAL</p><div class="Section2"><p>Thomas BEHAR</p><p>Jean-Luc BIANCHI</p><p>Philippe BIENAIME</p><p>Gr&eacute;gory BOUTIER</p><p>Paul BRAILLARD</p><p>Emmanuel BUCHARD</p><p>Arnaud BURGER</p><p>Olivier CABRIGNAC</p><p>Olivier CAYOT</p><p>Arthur CHARPENTIER</p><p>Nordie CHOUKAR</p><p>Jacques CHEVALIER</p><p>Arnaud COHEN</p><p>Sylvain CORIAT</p><p>Marine CORLOSQUET-HABART</p><p>G&eacute;rard CROSET</p><p>Vincent DAMAS</p><p>Jean-Pierre DIAZ</p><p>Brigitte DUBUS-THIRKELL</p><p>Brigitte ECARY</p><p>Laurent ECKERT</p><p>Paul ESMEIN</p><p>Estelle EYBALIN-CARNET</p><p>Jean-Michel EYRAUD</p><p>Christian FETTIG</p><p>David FITOUCHI</p><p>Nicolas FRIEDERICH</p><p>Michel FROMENTEAU</p><p>Guillaume GORGE</p><p>Fabrice HAMON</p><p>Christian HESS</p><p>Beno&icirc;t HUGONIN</p><p>Christophe IZART</p><p>Pierre LACOSTE</p><p>Herv&eacute; LEBORGNE</p><p>Anne LEGOFF</p><p>Xavier LE MINOR</p><p>Anne MARION</p><p>Pierre MATHOULIN</p><p>Antoine MATTEI</p><p>St&eacute;phane MENART</p><p>Sylvain MERLUS</p><p>Sophie MICHON</p><p>Jean-Marie NESSI</p><p>Pierre-Alain PATARD</p><p>Olivier PEQUEUX</p><p>Florent PERNOUD</p><p>Patrick PERRET</p><p>Yann QUERE</p><p>Nathalie PAILLOT-MUHLEIM</p><p>Pierre PETAUTON</p><p>Marc PHAM TRONG</p><p>Florence PICARD</p><p>Catherine PIGEON</p><p>Fr&eacute;d&eacute;ric PLANCHET</p><p>Vincent RUOL</p><p>Olivier SORBA</p><p>Louis SPITALE</p><p>Pierre THEROND</p><p>Alexandre YOU</p><p>Antoine Zhiquiang ZHOU</p></div><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><div></div>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_515</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_515</guid></item><item><title><![CDATA[ Qui sera désigné coupable de la prochaine crise financière ?]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <div class="WordSection1"><p>Le compte-&agrave;-rebours de la transposition en droit fran&ccedil;ais de la r&eacute;forme europ&eacute;enne Solvabilit&eacute; II est lanc&eacute;. Dans dix-huit mois, le 1<sup>er</sup> janvier 2013, la France devra appliquer ce texte destin&eacute; &agrave; mieux g&eacute;rer le risque dans le secteur de l&rsquo;assurance et &agrave; contribuer &agrave; la stabilit&eacute; du syst&egrave;me financier. La crise financi&egrave;re, les d&eacute;sastres d&rsquo;ENRON ou d&rsquo;AIG aux Etats-Unis, montrent combien sont n&eacute;cessaires les outils pour mieux pr&eacute;server les int&eacute;r&ecirc;ts des citoyens.</p><p><em>&laquo;&nbsp;<strong>Cette transposition de Solvabilit&eacute; II ne concerne pas seulement les risques techniques, mais aussi le risque de comportement dans la gouvernance des entreprises.</strong> La crise financi&egrave;re nous a montr&eacute; que ce dernier peut &ecirc;tre aussi d&eacute;terminant, sinon plus, que les risques purement financiers&nbsp;&raquo;<ins datetime="2011-06-10T09:47" cite="mailto:Anne-Sophie%20BOULARD">,</ins></em> estime Fabrice Sauvignon, Pr&eacute;sident de l&rsquo;Institut des actuaires.</p><p>La cl&eacute; de vo&ucirc;te de la nouvelle gouvernance, c&rsquo;est-&agrave;-dire de l&rsquo;organisation du pouvoir et de la responsabilit&eacute;, d&eacute;finie par Solvabilit&eacute; II pr&eacute;voit que le Conseil d&rsquo;administration assumera la responsabilit&eacute; finale du respect par l&rsquo;entreprise d&rsquo;assurance de toutes les dispositions juridiques adopt&eacute;es en vertu de la directive. Le texte pr&eacute;cise &eacute;galement qu&rsquo;une bonne gouvernance repose sur quatre fonctions cl&eacute;s efficaces&nbsp;: trois fonctions de contr&ocirc;le (audit, contr&ocirc;le interne, gestion des risques) et une fonction du chiffre (l&rsquo;actuariat).</p><p><strong><em>&laquo;&nbsp;En pla&ccedil;ant la gestion des risques au c&oelig;ur de la conduite des affaires, la directive Solvabilit&eacute; II positionne les actuaires au centre du jeu&nbsp;&raquo;,</em></strong><strong> affirme Christine Lagarde</strong>, Ministre de l&rsquo;Economie, des Finances et de l&rsquo;Industrie dans le premier num&eacute;ro de <em>L'actuariel<span style="color: #008000;">,&nbsp;</span></em>magazine professionnel de l&rsquo;actuariat, sortant mi-juin 2011.</p><p><ins datetime="2011-06-10T09:53" cite="mailto:Anne-Sophie%20BOULARD"></ins></p></div><div class="WordSection1"><p>L&rsquo;architecture pr&eacute;vue par Solvabilit&eacute; II est r&eacute;solument novatrice dans le champ de l&rsquo;assurance. Au moment o&ugrave; s&rsquo;engagent les travaux relatifs &agrave; sa transposition en droit fran&ccedil;ais, l&rsquo;Institut des actuaires souhaite faire entendre sa voix et apporter son expertise. A l&rsquo;occasion du Congr&egrave;s des actuaires, le 16 juin 2011 &agrave; Paris, l&rsquo;Institut des actuaires souligne donc les <strong>trois conditions du bon fonctionnement d&rsquo;une telle gouvernance</strong>&nbsp;:&nbsp;</p><strong><ol><li><span style="font-weight: normal;"><strong>D&eacute;finir l&rsquo;&eacute;tendue</strong>, les moyens et les cons&eacute;quences des responsabilit&eacute;s nouvelles d&eacute;volues aux administrateurs.</span></li><li><span style="font-weight: normal;"><strong>Pr&eacute;ciser les cons&eacute;quences</strong> de cette nouvelle organisation pour les mandataires sociaux, dont la responsabilit&eacute; ainsi encadr&eacute;e doit rester pleine et enti&egrave;re.</span></li><li><span style="font-weight: normal;"><strong>Garantir le bon fonctionnement</strong> des fonctions du chiffre au service de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t public. Cela passe par <strong>trois conditions g&eacute;n&eacute;ralement partag&eacute;es dans le monde </strong>en ce qui concerne les personnes en charge de ces fonctions&nbsp;:&nbsp;</span></li></ol></strong> <ul><li>La ma&icirc;trise d&rsquo;un important socle de connaissances acad&eacute;miques, r&eacute;guli&egrave;rement entretenues gr&acirc;ce &agrave; un perfectionnement professionnel continu obligatoire.</li><li>Une exp&eacute;rience professionnelle minimale, incluant le respect des normes et standards professionnels.</li><li>Le respect d&rsquo;un code de d&eacute;ontologie, appuy&eacute; par un processus disciplinaire.</li></ul><p>Plusieurs organisations juridiques sont possibles pour assurer l&rsquo;efficacit&eacute; d&rsquo;une telle gouvernance. <strong>Les actuaires sont pr&ecirc;ts &agrave; assumer les responsabilit&eacute;s nouvelles qui vont leur &ecirc;tre d&eacute;volues, &agrave; condition que les r&egrave;gles du jeu soient claires,</strong> <strong>applicables &agrave; tous</strong>, et que les moyens de les appliquer leur soient donn&eacute;s.</p></div><p>Le coup d&rsquo;envoi officiel de leurs travaux conduits en concertation avec l&rsquo;ensemble des parties prenantes et des pouvoirs publics, sera donn&eacute; &agrave; l&rsquo;occasion de leur Congr&egrave;s du 16 juin 2011.</p>]]> 
  </description>
  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_555</link>
  <pubDate>Tue, 05 Jul 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_555</guid></item><item><title><![CDATA[ Les formations continues]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 18.0px Arial} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 18.0px Arial; color: #735c51} p.p3 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 18.0px; text-indent: -18.0px; font: 10.0px Arial; color: #735c51} p.p4 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 10.0px Arial; color: #b5b239} p.p5 {margin: 5.7px 0.0px 0.0px 0.0px; line-height: 11.0px; font: 8.5px Arial; color: #514842} p.p6 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; line-height: 11.0px; font: 8.5px Arial} p.p7 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 8.5px Arial} p.p8 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 18.0px; text-indent: -18.0px; font: 8.5px Arial} p.p9 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 18.0px; text-indent: -18.0px; font: 12.0px Arial; min-height: 14.0px} p.p10 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px 'Times New Roman'; min-height: 15.0px} p.p11 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 18.0px Arial; color: #514842} p.p12 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 18.0px; text-indent: -18.0px; font: 10.0px Arial; color: #514842} p.p13 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 10.0px Arial; color: #85b73a} p.p14 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 18.0px; text-indent: -18.0px; font: 8.5px Arial; color: #1b39f5} p.p15 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 18.0px; text-indent: -18.0px; font: 8.5px Arial; min-height: 10.0px} p.p16 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 2.8px; line-height: 11.0px; font: 8.5px Arial; color: #5a8728} p.p17 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 18.0px; text-indent: -18.0px; font: 12.0px Arial; color: #514842; min-height: 14.0px} p.p18 {margin: 5.7px 0.0px 0.0px 0.0px; line-height: 11.0px; font: 8.5px Arial; color: #514842; min-height: 10.0px} p.p19 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial; min-height: 14.0px} span.s1 {font: 15.0px Arial; color: #9a962f} span.s2 {font: 15.0px Arial} span.s3 {font: 12.0px Symbol; color: #000000} span.s4 {font: 5.0px Arial} span.s5 {font: 15.0px Arial; color: #5a8728} span.s6 {font: 12.0px Arial} span.s7 {font: 12.0px 'Times New Roman'; color: #000000} span.s8 {vertical-align: 5.0px} span.s9 {color: #000000} span.s10 {text-decoration: underline} span.Apple-tab-span {white-space:pre} --><h3 class="p1"><span style="font-size: 12px;">Conservatoire national des arts et m&eacute;tiers (CNAM, Paris)</span></h3><p class="p5"><strong>Date de cr&eacute;ation de la formation d&rsquo;actuaire&nbsp;</strong></p><p class="p6">1965&nbsp;</p><p><strong>Dipl&ocirc;me reconnu par l'Institut des actuaires</strong></p><p class="p5">Dipl&ocirc;me d&rsquo;&Eacute;tudes Sup&eacute;rieures &Eacute;conomiques - mention Actuariat&nbsp;</p><p class="p5"><strong>Positionnement&nbsp;</strong></p><p class="p6">&Eacute;tablissement d&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur connu pour ses enseignements ouverts sans condition de dipl&ocirc;me &agrave; toute personne engag&eacute;e dans la vie professionnelle. Les formations s&rsquo;adressent &agrave; tous ceux qui recherchent une qualification ou un perfectionnement.&nbsp;</p><p class="p5"><strong>Nombre moyen d&rsquo;actuaires dipl&ocirc;m&eacute;s par an&nbsp;</strong></p><p class="p6">&lt; 5&nbsp;</p><p class="p5"><strong>Organisation des &eacute;tudes&nbsp;</strong></p><p class="p6">L&rsquo;enseignement est organis&eacute; en dehors du temps de travail. Le DESE s&rsquo;obtient par capitalisation d&rsquo;unit&eacute;s de valeur ou &eacute;quivalences.&nbsp;</p><p class="p5"><strong>Conditions d&rsquo;admission&nbsp;</strong></p><ul><li>Pas de s&eacute;lection &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e, &eacute;quivalences accord&eacute;es en premier et deuxi&egrave;me cycle sur dossiers, puis examen probatoire pour acc&eacute;der au troisi&egrave;me cycle avec n&eacute;cessit&eacute; de 4 ans d&rsquo;exp&eacute;rience professionnelle.&nbsp;</li><li>P&eacute;riode d&rsquo;admission&thinsp;: septembre</li></ul><p class="p5"><strong>Responsable&nbsp;</strong></p><p class="p6">Michel Fromenteau&nbsp;</p><p class="p5"><strong>Contact</strong></p><p class="p6">Conservatoire national des arts et m&eacute;tiers&nbsp;</p><p class="p6">Chaire d&rsquo;Assurance&nbsp;</p><p class="p7">2 rue Cont&eacute;&nbsp;</p><p class="p7">75003 Paris&nbsp;</p><p class="p6">T&eacute;l.&thinsp;: +33 (0)1 58 80 87 56&nbsp;</p><p class="p7">E-mail&thinsp;: <a href="http://mce_host/gene/Blandine.monnot@cnam.fr">Blandine.monnot@cnam.fr&nbsp;</a></p><p class="p7">Web&thinsp;: <a href="http://actuariat.cnam.fr">http://actuariat.cnam.fr</a></p><p class="p8"><a href="http://www.cnam.fr">http://www.cnam.fr</a></p><p class="p8">&nbsp;</p><h3 class="p11">Centre d'&eacute;tudes actuarielles (CEA,&nbsp;<span style="font-size: 12px;"><strong>Paris)</strong></span></h3><h3 class="p13"><span style="font-size: 10px; font-weight: normal;">Le <strong>CEA</strong> est une association sans but lucratif fond&eacute;e en 1969 sous le patronage de l&rsquo;Institut des Actuaires. Son objet est de promouvoir l&rsquo;enseignement des sciences actuarielles au sens le&nbsp;plus large, et leur application dans les administrations publiques, les soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;assurance, les organismes de retraite, les banques et &eacute;tablissements financiers, les entreprises industrielles et commerciales. Le <strong>CEA</strong> organise une formation permanente &agrave; l&rsquo;actuariat. Elle s&rsquo;adresse en principe &agrave; de jeunes cadres sup&eacute;rieurs exer&ccedil;ant une activit&eacute; professionnelle et titulaires d&rsquo;un Master ou d&rsquo;un dipl&ocirc;me de 3<span class="s8">e</span> cycle de l&rsquo;universit&eacute;, ou anciens &eacute;l&egrave;ves d&rsquo;une grande &eacute;cole d&rsquo;ing&eacute;nieur ou de commerce &agrave; dominante scientifique. Deux ans minimum d&rsquo;exp&eacute;rience professionnelle sont exig&eacute;s. Les entreprises qui, moyennant une participation aux frais de scolarit&eacute;, envoient leurs cadres au <strong>CEA</strong> acceptent de les d&eacute;tacher enti&egrave;rement pendant la dur&eacute;e des sessions. Depuis l&rsquo;ann&eacute;e 2005, cette formation, organis&eacute;e en partenariat avec l&rsquo;Universit&eacute; Paris Dauphine, permet aux &eacute;tudiants de recevoir un dipl&ocirc;me de 3<span class="s8">e</span>&nbsp;cycle (niveau Master) en formation continue, le DU &ldquo;Sciences Actuarielles et gestion des risques&rdquo; de l&rsquo;Universit&eacute; Paris Dauphine.&nbsp;</span></h3><p class="p5"><strong>Date de cr&eacute;ation de la formation d&rsquo;actuaire&nbsp;</strong></p><p class="p6">1969&nbsp;</p><p class="p5"><strong>Dipl&ocirc;me reconnu par l&rsquo;Institut des actuaires&nbsp;</strong></p><p class="p6">Dipl&ocirc;me d&rsquo;Actuaire du CEA&nbsp;</p><p class="p5"><strong>Positionnement&nbsp;</strong></p><p class="p6">Centre de formation continue s&rsquo;adressant &agrave; de jeunes cadres sup&eacute;rieurs, exclusivement consacr&eacute; &agrave; la formation professionnelle des Actuaires.&nbsp;</p><p class="p5"><strong>Nombre moyen d&rsquo;actuaires dipl&ocirc;m&eacute;s par an&nbsp;</strong></p><p class="p6">25&nbsp;</p><p class="p5"><strong>Organisation des &eacute;tudes&nbsp;</strong></p><p>L&rsquo;enseignement dispens&eacute; est un enseignement &agrave; temps partiel. <br /> Le cycle d&rsquo;&eacute;tudes, qui dure deux ans, est constitu&eacute; par des sessions mensuelles de 2&nbsp;jours et demi cons&eacute;cutifs (jeudi, vendredi et samedi matin), en principe &agrave; la fin de chaque mois, &agrave; l&rsquo;exception des mois de juillet et d&rsquo;ao&ucirc;t. Ces sessions ont lieu &agrave; Paris, pendant 10 mois, de janvier &agrave; d&eacute;cembre. Les cours portent sur les mati&egrave;res suivantes&thinsp;:&nbsp;</p><ul><li>1<span class="s8">re</span> ann&eacute;e&thinsp;: assurance, finance, probabilit&eacute;s et statistiques.&nbsp;</li><li>2<span class="s8">e</span> ann&eacute;e&thinsp;: assurance, finance, probabilit&eacute;s et statistiques, th&eacute;orie moderne du portefeuille, analyse et gestion de portefeuille, gestion actif passif, pr&eacute;voyance sociale.&nbsp;</li></ul><p class="p7">Les cours donnent lieu &agrave; un contr&ocirc;le des connaissances. En outre, au cours de leur deuxi&egrave;me ann&eacute;e d&rsquo;&eacute;tudes, les &eacute;l&egrave;ves du <strong>CEA</strong> doivent d&eacute;poser un sujet de m&eacute;moire d&rsquo;actuariat. Ce m&eacute;moire donne lieu &agrave; r&eacute;daction et doit &ecirc;tre soutenu devant un jury de soutenance compos&eacute; &agrave; parit&eacute; de repr&eacute;sentants de l&rsquo;Universit&eacute; Paris Dauphine et du <strong>CEA</strong>. Apr&egrave;s avoir satisfait au contr&ocirc;le des connaissances et soutenu leur m&eacute;moire avec succ&egrave;s, les &eacute;l&egrave;ves du&nbsp;<strong>CEA</strong> peuvent, s&rsquo;ils le souhaitent, devenir membres de l&rsquo;Institut des Actuaires.&nbsp;</p><p class="p7">Le <strong>CEA</strong> offre donc aux entreprises l&rsquo;opportunit&eacute; de s&rsquo;attacher leurs &eacute;l&eacute;ments de valeur en leur offrant, gr&acirc;ce &agrave; la formation d&rsquo;actuaire, une possibilit&eacute; d&rsquo;&eacute;volution de carri&egrave;re tr&egrave;s attractive. Les &eacute;l&egrave;ves y trouvent la possibilit&eacute; d&rsquo;approfondir leurs connaissances professionnelles sous la conduite de professeurs, choisis parmi les meilleurs sp&eacute;cialistes assumant des responsabilit&eacute;s de premier plan au sein des entreprises, et d&rsquo;universitaires r&eacute;put&eacute;s intervenant aussi en tant que consultants dans les entreprises.&nbsp;</p><p class="p5"><strong>Conditions d&rsquo;admission&nbsp;</strong></p><p class="p6">Sur titres, pour les titulaires d&rsquo;un dipl&ocirc;me scientifique de niveau bac +5 (3<span class="s8">e</span>&nbsp;cycle) ou grandes &eacute;coles, ayant au moins 2 ans d&rsquo;exp&eacute;rience professionnelle.&nbsp;</p><p class="p7"><strong>P&eacute;riode d&rsquo;admission&thinsp;</strong></p><h4 class="p7"><span style="font-weight: normal;">Septembre/octobre</span></h4><p class="p5"><strong>Responsable&nbsp;</strong></p><p class="p6">Christian ROBERT&nbsp;</p><h4 class="p5">Contact</h4><p class="p6">CEA-Maison des actuaires</p><p class="p7">4 rue Chauveau Lagarde&nbsp;</p><p class="p7">75008 Paris&nbsp;</p><p class="p6">T&eacute;l.&thinsp;: +33 (0)1 44 51 72 72&nbsp;</p><p class="p7">Fax&thinsp;: +33 (0)1 44 51 72 73&nbsp;</p><p class="p7">E-mail&thinsp;: <a href="http://mce_host/gene/secretariat@actuaires-cea.net">secretariat@actuaires-cea.net&nbsp;</a></p><p class="p14"><span class="s9">Web&thinsp;: <a href="http://www.actuaires-cea.net/"><span class="s10">www.actuaires-cea.net</span></a></span></p><p class="p15">&nbsp;</p><h3 class="p11">Coll&egrave;ge des Ing&eacute;nieurs (Paris)</h3><p class="p5"><strong>Date de cr&eacute;ation de la formation d&rsquo;actuaire&nbsp;</strong></p><p class="p6">1991&nbsp;</p><p class="p5">Dipl&ocirc;me reconnu par l&rsquo;Institut des Actuaires&nbsp;</p><p class="p6">MBA du Coll&egrave;ge des Ing&eacute;nieurs&nbsp;</p><p class="p5"><strong>Positionnement&nbsp;</strong></p><p class="p6">Formation en alternance centr&eacute;e sur le management <br /> s&rsquo;adressant exclusivement &agrave;&nbsp;des ing&eacute;nieurs de haut niveau ou &eacute;quivalent.&nbsp;</p><p class="p5"><strong>Nombre moyen d&rsquo;actuaires dipl&ocirc;m&eacute;s par an</strong>&nbsp;</p><p class="p6">&lt; 5&nbsp;</p><p class="p5"><strong>Organisation des &eacute;tudes&nbsp;</strong></p><p class="p6">Formation en alternance&thinsp;: 16 semaines de cours, 25 semaines de formation en&nbsp;entreprise.&nbsp;</p><p class="p5"><strong>Conditions d&rsquo;admission&nbsp;</strong></p><p class="p6">Sur titres, pour les titulaires d&rsquo;un dipl&ocirc;me d&rsquo;ing&eacute;nieur ou d&rsquo;un doctorat scientifique.&nbsp;</p><p><strong>P&eacute;riode d&rsquo;admission</strong></p><p class="p7">Juin</p><p class="p18"><strong>Responsable&nbsp;</strong></p><p class="p6">Philippe Mahrer&nbsp;</p><p class="p5"><strong>Contact</strong></p><p class="p6">Coll&egrave;ge des Ing&eacute;nieurs&nbsp;</p><p class="p7">49 rue de l&rsquo;Universit&eacute;&nbsp;</p><p class="p7">75007 Paris&nbsp;</p><p class="p6">T&eacute;l.&thinsp;: +33 (0)1 49 54 72 60&nbsp;</p><p class="p7">Fax&thinsp;: +33 (0)1 49 54 72 68&nbsp;</p><p class="p7">E-mail&thinsp;: <a href="http://mce_host/gene/amotte@cdi.fr">amotte@cdi.fr&nbsp;</a></p><p class="p14"><span class="s9">Web&thinsp;: <a href="http://www.cdi.fr/"><span class="s10">http://www.cdi.fr</span></a></span></p><p class="p14"><span class="s9"><span class="s10"><br /></span></span></p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 18.0px Arial; color: #514842} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial; color: #514842} p.p3 {margin: 5.7px 0.0px 0.0px 0.0px; line-height: 11.0px; font: 8.5px Arial; color: #514842} p.p4 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; line-height: 11.0px; font: 8.5px Arial} p.p5 {margin: 2.8px 0.0px 0.0px 0.0px; line-height: 11.0px; font: 8.5px Arial} p.p6 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 8.5px Arial} p.p7 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 18.0px; text-indent: -18.0px; font: 8.5px Arial; color: #1b39f5} p.p8 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 18.0px; text-indent: -18.0px; font: 8.5px Arial; min-height: 10.0px} p.p9 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; line-height: 11.0px; font: 8.5px Arial; min-height: 10.0px} p.p10 {margin: 5.7px 0.0px 0.0px 0.0px; line-height: 11.0px; font: 8.5px Arial; color: #514842; min-height: 10.0px} p.p11 {margin: 5.7px 0.0px 0.0px 0.0px; line-height: 11.0px; font: 8.5px Arial; color: #3e82f7} p.p12 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; line-height: 11.0px; font: 8.5px Arial; color: #3e82f7; min-height: 10.0px} p.p13 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 18.0px; text-indent: -18.0px; font: 8.5px Arial} p.p14 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial; min-height: 14.0px} span.s1 {font: 15.0px Arial; color: #5a8728} span.s2 {font: 15.0px Arial} span.s3 {font: 18.0px Arial} span.s4 {color: #000000} span.s5 {text-decoration: underline} --><p class="p1">&nbsp;</p><hr />]]> 
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  <pubDate>Wed, 15 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_545</guid></item><item><title><![CDATA[ Mentions légales]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px 'Times New Roman'; min-height: 15.0px} p.p2 {margin: 12.0px 0.0px 6.0px 0.0px; font: 16.0px Arial} p.p3 {margin: 0.0px 0.0px 6.0px 0.0px; font: 12.0px 'Times New Roman'} p.p4 {margin: 0.0px 0.0px 6.0px 0.0px; font: 12.0px 'Times New Roman'; min-height: 15.0px} p.p5 {margin: 0.0px 0.0px 6.0px 0.0px; font: 12.0px 'Times New Roman'; color: #0a1c8c} span.s1 {text-decoration: underline ; color: #0a1c8c} span.s2 {text-decoration: underline} --><p class="p1">Ce site est la propri&eacute;t&eacute; de l'INSTITUT DES ACTUAIRES dont le si&egrave;ge social est &agrave; la Maison des actuaires :</p><p class="p3">4 rue Chauveau-Lagarde&nbsp;</p><p class="p3">75008 Paris (FRANCE)</p><p class="p3">T&eacute;l. : + 33 (0)1 44&nbsp; 51 72 72</p><p class="p3">La Direction de la publication est assur&eacute;e par Fran&ccedil;ois Bonnin, Pr&eacute;sident de l&rsquo;Institut des actuaires.</p><p class="p3">&nbsp;</p><h2 class="p3">Informations techniques :</h2><p class="p3">Il est rappel&eacute; que le secret des correspondances n'est pas garanti sur le r&eacute;seau Internet et qu'il appartient &agrave; chaque utilisateur d'Internet de prendre toutes les mesures appropri&eacute;es de fa&ccedil;on &agrave; prot&eacute;ger ses propres donn&eacute;es et/ou logiciels de la contamination d'&eacute;ventuels virus circulant sur Internet.</p><p class="p4">Comme utilisateur de ce site, vous reconnaissez que vous avez les moyens et la capacit&eacute; &agrave; acc&eacute;der et utiliser ce site et avoir v&eacute;rifi&eacute; que la configuration informatique utilis&eacute;e ne contient aucun virus et qu'elle est en parfait &eacute;tat de fonctionnement.</p><p class="p4">&nbsp;</p><h2 class="p3">Donn&eacute;es personnelles :</h2><p class="p3">L&rsquo;INSTITUT DES ACTUAIRES ne collecte sur les visiteurs du site aucune autre information nominative ou personnelle que celles qui lui sont ouvertement et volontairement fournies en particulier par l'interm&eacute;diaire des adresses &eacute;lectroniques de ses correspondants.</p><p class="p4">Conform&eacute;ment &agrave; la loi fran&ccedil;aise N&deg; 78-17 du 6 janvier 1978, art. 27 relative &agrave; l'informatique, aux fichiers et aux libert&eacute;s tout utilisateur, ayant d&eacute;pos&eacute; des informations directement ou indirectement nominatives sur ce site, peut demander la communication des informations nominatives le concernant en s'adressant aux adresses suivantes :</p><p class="p3">- par courrier : 4 rue Chauveau-Lagarde 75008 Paris (FRANCE)</p><p class="p3">- Par courriel &agrave; secretariat@institutdesactuaires.com</p><p class="p3">Conform&eacute;ment &agrave; l'article 39 de la loi du 6 janvier 1978 relative &agrave; l'informatique, aux fichiers et aux libert&eacute;s, vous avez un droit d'acc&egrave;s, de modification et d'opposition sur vos donn&eacute;es personnelles enregistr&eacute;es par le site.</p><p class="p3">L'utilisateur est inform&eacute; que lors de ses visites sur le site, un cookie peut s'installer automatiquement sur son logiciel de navigation, en cas de login sur l'espace presse. 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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_547</link>
  <pubDate>Wed, 15 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_547</guid></item><item><title><![CDATA[ Les assureurs espagnols et italiens sont les plus exposés]]> 
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<description><![CDATA[ <!--  /* Font Definitions */ @font-face 	{font-family:Cambria; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;} @font-face 	{font-family:TradeGothic-CondEighteen; 	panose-1:0 0 0 0 0 0 0 0 0 0; 	mso-font-alt:Cambria; 	mso-font-charset:77; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-format:other; 	mso-font-pitch:auto; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin-top:0cm; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:10.0pt; 	margin-left:0cm; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-fareast-font-family:Cambria; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-language:EN-US;} p.LgendePHOTOLgendes, li.LgendePHOTOLgendes, div.LgendePHOTOLgendes 	{mso-style-name:"Lgende PHOTO (Lgendes)"; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	line-height:10.0pt; 	mso-pagination:none; 	mso-hyphenate:none; 	mso-layout-grid-align:none; 	text-autospace:none; 	font-size:9.0pt; 	font-family:TradeGothic-CondEighteen; 	mso-fareast-font-family:Cambria; 	mso-bidi-font-family:TradeGothic-CondEighteen; 	color:#6F7072; 	mso-fareast-language:EN-US;} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --><h2 class="LgendePHOTOLgendes">Engagements (en pourcentage de leurs actifs) des assureurs dans la dette des &Eacute;tats europ&eacute;ens les plus expos&eacute;s au risque de d&eacute;faut&nbsp;: Portugal, Italie, Gr&egrave;ce et Espagne.</h2><p class="LgendePHOTOLgendes"><img style="margin-top: 10px;" title="p14_histo_373" src="../images/upload/p14_histo_373.png" alt="p14_histo_373" width="342" height="373" /></p><!--  /* Font Definitions */ @font-face 	{font-family:Cambria; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;} @font-face 	{font-family:HelveticaNeue-ThinCond; 	panose-1:0 0 0 0 0 0 0 0 0 0; 	mso-font-alt:Cambria; 	mso-font-charset:77; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-format:other; 	mso-font-pitch:auto; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin-top:0cm; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:10.0pt; 	margin-left:0cm; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-fareast-font-family:Cambria; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-language:EN-US;} p.CopyrightPHOTOLgendes, li.CopyrightPHOTOLgendes, div.CopyrightPHOTOLgendes 	{mso-style-name:"Copyright PHOTO (Lgendes)"; 	margin-top:8.5pt; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:0cm; 	margin-left:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	line-height:9.0pt; 	mso-pagination:none; 	mso-hyphenate:none; 	mso-layout-grid-align:none; 	text-autospace:none; 	font-size:6.0pt; 	font-family:HelveticaNeue-ThinCond; 	mso-fareast-font-family:Cambria; 	mso-bidi-font-family:HelveticaNeue-ThinCond; 	color:black; 	letter-spacing:.1pt; 	mso-fareast-language:EN-US;} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} -->]]> 
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  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_512</guid></item><item><title><![CDATA[ Le poids des dettes et des déficits publics]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <!--  /* Font Definitions */ @font-face 	{font-family:Cambria; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;} @font-face 	{font-family:Times-Roman; 	panose-1:0 0 0 0 0 0 0 0 0 0; 	mso-font-alt:Times; 	mso-font-charset:77; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-format:other; 	mso-font-pitch:auto; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin-top:0cm; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:10.0pt; 	margin-left:0cm; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-fareast-font-family:Cambria; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-language:EN-US;} p.Aucunstyledeparagraphe, li.Aucunstyledeparagraphe, div.Aucunstyledeparagraphe 	{mso-style-name:"[Aucun style de paragraphe]"; 	mso-style-parent:""; 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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_509</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_509</guid></item><item><title><![CDATA[ Dettes souveraines : un impact mondial]]> 
  </title>
  
<description><![CDATA[ <!--  /* Font Definitions */ @font-face 	{font-family:Cambria; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;} @font-face 	{font-family:Garamond-Light; 	panose-1:0 0 0 0 0 0 0 0 0 0; 	mso-font-alt:Cambria; 	mso-font-charset:77; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-format:other; 	mso-font-pitch:auto; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin-top:0cm; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:10.0pt; 	margin-left:0cm; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-fareast-font-family:Cambria; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-language:EN-US;} p.Textecourant, li.Textecourant, div.Textecourant 	{mso-style-name:"Texte courant"; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	text-align:justify; 	line-height:11.0pt; 	mso-pagination:none; 	mso-layout-grid-align:none; 	text-autospace:none; 	font-size:9.0pt; 	font-family:Garamond-Light; 	mso-fareast-font-family:Cambria; 	mso-bidi-font-family:Garamond-Light; 	color:black; 	letter-spacing:.25pt; 	mso-font-width:95%; 	mso-fareast-language:EN-US;} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --><h2 class="Textecourant">Apr&egrave;s trente ans de laxisme budg&eacute;taire, les &Eacute;tats occidentaux doivent faire face &agrave; une crise de l&rsquo;endettement qui semble de plus en plus insoluble. Plusieurs pistes sont envisag&eacute;es mais des restructurations de dettes seront certainement n&eacute;cessaires.&nbsp;</h2><!--  /* Font Definitions */ @font-face 	{font-family:Cambria; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;} @font-face 	{font-family:Garamond-Light; 	panose-1:0 0 0 0 0 0 0 0 0 0; 	mso-font-alt:Cambria; 	mso-font-charset:77; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-format:other; 	mso-font-pitch:auto; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;} @font-face 	{font-family:Times-Roman; 	panose-1:0 0 0 0 0 0 0 0 0 0; 	mso-font-alt:Times; 	mso-font-charset:77; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-format:other; 	mso-font-pitch:auto; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin-top:0cm; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:10.0pt; 	margin-left:0cm; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-fareast-font-family:Cambria; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-language:EN-US;} p.Paragraphestandard, li.Paragraphestandard, div.Paragraphestandard 	{mso-style-name:"[Paragraphe standard]"; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	line-height:120%; 	mso-pagination:none; 	mso-layout-grid-align:none; 	text-autospace:none; 	font-size:12.0pt; 	font-family:Times-Roman; 	mso-fareast-font-family:Cambria; 	mso-bidi-font-family:Times-Roman; 	color:black; 	mso-fareast-language:EN-US;} p.Textecourant, li.Textecourant, div.Textecourant 	{mso-style-name:"Texte courant"; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	text-align:justify; 	line-height:11.0pt; 	mso-pagination:none; 	mso-layout-grid-align:none; 	text-autospace:none; 	font-size:9.0pt; 	font-family:Garamond-Light; 	mso-fareast-font-family:Cambria; 	mso-bidi-font-family:Garamond-Light; 	color:black; 	letter-spacing:.25pt; 	mso-font-width:95%; 	mso-fareast-language:EN-US;}  /* Page Definitions */ @page 	{mso-footnote-numbering-restart:each-section;} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --><p>Sur le front des dettes souveraines, chaque jour apporte son lot de nouvelles, plus alarmantes les unes que les autres. Apr&egrave;s la Gr&egrave;ce et l&rsquo;Irlande, le Portugal et les &Eacute;tats-Unis sont sur le devant de la sc&egrave;ne&nbsp;: le 20&nbsp;avril dernier, l&rsquo;agence de notation Standard &amp; Poor&rsquo;s modifie, pour la premi&egrave;re fois de son histoire, de &laquo;&nbsp;stable&nbsp;&raquo; &agrave; &laquo;&nbsp;n&eacute;gative&nbsp;&raquo; la perspective de long terme de la dette am&eacute;ricaine, qui conserve toutefois le b&eacute;n&eacute;fice de la note AAA. Quinze jours plus tard, le 4&nbsp;mai, le Portugal accepte le plan d&rsquo;aide de 78&nbsp;milliards d&rsquo;euros sur trois ans que lui proposent l&rsquo;Union europ&eacute;enne et le Fonds mon&eacute;taire international. Ce plan est assorti d&rsquo;un objectif de r&eacute;duction du d&eacute;ficit public qui doit &ecirc;tre ramen&eacute; de 9,1&nbsp;% du PIB en 2010 &agrave; 5,9&nbsp;% en 2011, 4,5&nbsp;% en 2012 et 3&nbsp;% en 2013. Un objectif qui risque d&rsquo;&ecirc;tre impossible &agrave; tenir alors que le Premier ministre d&eacute;missionnaire Jose Socrates s&rsquo;&eacute;tait d&eacute;j&agrave; engag&eacute; &agrave; ramener le d&eacute;ficit public &agrave; 4,6&nbsp;% en 2011.</p><p>&nbsp;</p><h3 class="INTER1ok">La Gr&egrave;ce remporte la palme du risque</h3><p class="Textecourant">Le Portugal ne d&eacute;tr&ocirc;ne pourtant pas la Gr&egrave;ce de la premi&egrave;re place au palmar&egrave;s des pays dont la dette souveraine est la plus risqu&eacute;e&nbsp;: avec 58&nbsp;% de chances de faire d&eacute;faut dans les cinq&nbsp;ans &agrave; venir, la Gr&egrave;ce devance le Venezuela (52&nbsp;%), l&rsquo;Irlande (43&nbsp;%), le Portugal (40&nbsp;%), l&rsquo;Argentine, l&rsquo;Ukraine, Duba&iuml;, le Liban, l&rsquo;Iraq et l&rsquo;&Eacute;gypte (classement &eacute;tabli au premier trimestre 2011 par le cabinet CMA Datavision). Seule bonne nouvelle&nbsp;: l&rsquo;Espagne est sortie du groupe des dix pays les plus risqu&eacute;s. Cependant, malgr&eacute; tous ses efforts pour rassurer les march&eacute;s sur sa capacit&eacute; de redressement, l&rsquo;Espagne a vu l&rsquo;agence Moody&rsquo;s la menacer, en d&eacute;cembre 2010, d&rsquo;abaisser encore sa note, d&eacute;j&agrave; d&eacute;grad&eacute;e deux mois plus t&ocirc;t. Son endettement cumul&eacute; est pourtant bien inf&eacute;rieur au n&ocirc;tre&nbsp;: 60,1&nbsp;% du PIB fin&nbsp;2010, contre 81,7&nbsp;% en France. Mais c&rsquo;est notamment la restructuration de son secteur bancaire qui inqui&egrave;te les march&eacute;s. Et, aujourd&rsquo;hui, les autorit&eacute;s europ&eacute;ennes craignent de devoir envisager pour l&rsquo;Espagne un quatri&egrave;me plan de sauvetage apr&egrave;s la Gr&egrave;ce (110&nbsp;milliards d&rsquo;euros), l&rsquo;Irlande (85&nbsp;milliards) et le Portugal (78 milliards). Or le co&ucirc;t du sauvetage d&rsquo;un pays consid&eacute;r&eacute; comme <em>&laquo;&nbsp;too big to fail &raquo;</em> (trop gros pour tomber) serait largement sup&eacute;rieur &agrave; celui des trois plans pr&eacute;c&eacute;dents. Une telle aide devient pourtant indispensable quand les march&eacute;s, perdant confiance dans la capacit&eacute; d&rsquo;un pays &agrave; honorer ses dettes, font exploser les taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t&nbsp;: ainsi au d&eacute;but du mois de mai&nbsp;2011, sur les march&eacute;s secondaires, les taux grecs et irlandais &agrave; 10&nbsp;ans atteignaient respectivement 15,65&nbsp;% et 10,47&nbsp;% (&agrave; comparer avec le taux fran&ccedil;ais &agrave; 3,56&nbsp;% et le taux allemand &agrave; 3,20&nbsp;%). &laquo;&nbsp;Actuellement, les march&eacute;s sont pr&ecirc;ts &agrave; pr&ecirc;ter &agrave; la Gr&egrave;ce au taux de 13&nbsp;%. Si la France devait emprunter &agrave; ce taux, la totalit&eacute; des recettes fiscales devrait &ecirc;tre affect&eacute;e au seul remboursement des int&eacute;r&ecirc;ts de la dette&nbsp;&raquo;, observe Olivier Berruyer, membre de l&rsquo;Institut des actuaires.&nbsp;</p><p class="Textecourant">[traitement;requete;objet=article#ID=508#TITLE=Macro]</p><h3 class="INTER1ok">L&rsquo;agence de notation chinoise Dagong est nettement plus alarmiste</h3><p class="Textecourant">&Agrave; ce jour, la France conserve &ndash;&nbsp;comme toutes les grandes &eacute;conomies d&eacute;velopp&eacute;es&nbsp;&ndash; son triple A, la note maximale traduisant la confiance des trois grandes agences de notation anglo-saxonnes dans sa capacit&eacute; &agrave; honorer ses dettes. Ce syst&egrave;me de notation m&eacute;rite toutefois d&rsquo;&ecirc;tre relativis&eacute;. &laquo;&nbsp;Parce qu&rsquo;il sanctionne le pass&eacute; mais n&rsquo;a aucun pouvoir pr&eacute;dictif sur la r&eacute;elle capacit&eacute; de remboursement d&rsquo;un &Eacute;tat&nbsp;&raquo;, observe Fr&eacute;d&eacute;ric Bonnevay, &eacute;conomiste et associ&eacute; de la banque d&rsquo;affaires Anthera Partners. &laquo;&nbsp;Les agences de notation occidentales font preuve d&rsquo;une grande complaisance &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de nos &eacute;conomies, qui se trouvent dans une situation pire que celles des pays du tiers-monde&nbsp;&raquo;, ajoute Olivier Berruyer. De fait, l&rsquo;agence de notation chinoise Dagong Global Credit Rating est nettement plus alarmiste que ses trois&nbsp;cons&oelig;urs anglo-saxonnes (Moody&rsquo;s, Standard &amp; Poor&rsquo;s et Fitch). En ao&ucirc;t 2010, elle a abaiss&eacute; la note de la quasi-totalit&eacute; des pays occidentaux. Seules la Suisse, la Norv&egrave;ge et l&rsquo;Australie ont conserv&eacute; leur triple A (niveau&nbsp;1). Les &Eacute;tats-Unis ont &eacute;cop&eacute; alors d&rsquo;un simple AA (niveau&nbsp;3) tandis que le Royaume-Uni et la France ont &eacute;t&eacute; sanctionn&eacute;s par un AA- (niveau&nbsp;4). Et en mai 2011, le Royaume-Uni a encore vu sa note abaiss&eacute;e &agrave; A+ (niveau 5) &laquo;&nbsp;Bien qu&rsquo;inconnue du grand public, l&rsquo;agence Dagong a un pouvoir consid&eacute;rable&nbsp;&raquo;, explique Fr&eacute;d&eacute;ric Bonnevay. Surtout si l&rsquo;on consid&egrave;re que la Chine d&eacute;tient 1&nbsp;154&nbsp;milliards de dollars en bons du Tr&eacute;sor am&eacute;ricain.</p><p class="Textecourant">[traitement;requete;objet=article#ID=510#TITLE=Interview F. Bonnevay]</p><h3 class="INTER1ok">L&rsquo;augmentation des pr&eacute;l&egrave;vements obligatoires envisag&eacute;e</h3><p class="Textecourant">Alors, quelle solution pour r&eacute;gler la crise de l&rsquo;endettement souverain&nbsp;? R&eacute;duire les d&eacute;penses&nbsp;? Pour solder le d&eacute;ficit de 149&nbsp;milliards d&rsquo;euros en 2010 du budget de l&rsquo;&Eacute;tat fran&ccedil;ais (qui repr&eacute;sente au total 282&nbsp;milliards d&rsquo;euros), il faudrait supprimer ce qui correspond au budget des minist&egrave;res de l&rsquo;&Eacute;ducation nationale et de l&rsquo;Int&eacute;rieur. Ce qui est, naturellement, inimaginable mais montre l&rsquo;ampleur de la t&acirc;che. Afin de r&eacute;sorber leur d&eacute;ficit record de 151&nbsp;milliards d&rsquo;euros, les Britanniques ont pour leur part d&eacute;cid&eacute; de tenter l&rsquo;exp&eacute;rience de l&rsquo;ultra-rigueur&nbsp;: suppression de 500&nbsp;000&nbsp;postes de fonctionnaires, coupes de 20&nbsp;% dans le budget de la police et de 25&nbsp;% dans celui des universit&eacute;s&hellip; soit environ 91&nbsp;milliards d&rsquo;&eacute;conomies par an. Pour le moment, les r&eacute;sultats sont contrast&eacute;s&nbsp;: <br /> la croissance a chut&eacute; de 0,5&nbsp;% au dernier trimestre 2010 mais elle a rebondi &agrave; +&nbsp;0,5&nbsp;% au premier trimestre 2011. N&eacute;an-moins confron-t&eacute;e aux m&ecirc;mes coupes budg&eacute;-taires, la Gr&egrave;ce a vu son PIB se contracter de 4,2&nbsp;% en 2010 et table sur une r&eacute;cession de 3&nbsp;% en 2011. Parmi les autres pistes avanc&eacute;es figure l&rsquo;augmentation des pr&eacute;l&egrave;vements obligatoires. Mais pour financer la hausse de ses d&eacute;penses, la France a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; choisir la dette plut&ocirc;t que l&rsquo;imp&ocirc;t. Reste que, d&eacute;j&agrave; avant la crise, ses d&eacute;penses &eacute;taient chaque ann&eacute;e de 20&nbsp;% sup&eacute;rieures aux recettes. Et que, en 2010, elles les exc&eacute;daient de pr&egrave;s de 70&nbsp;%. R&eacute;sultat&nbsp;: fin 2010, la dette publique repr&eacute;sentait 1&nbsp;600&nbsp;milliards d&rsquo;euros et le paiement des int&eacute;r&ecirc;ts (47&nbsp;milliards d&rsquo;euros en 2011) est aujourd&rsquo;hui le deuxi&egrave;me poste de d&eacute;pense de l&rsquo;&Eacute;tat&hellip; soit davantage que ce que rapporte la totalit&eacute; de l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu des personnes physiques.</p><hr /><p>&nbsp;</p><h3 class="INTER1ok">Les mots restructuration et d&eacute;faut ne sont plus tabous&nbsp;</h3><p class="Textecourant">Alors, la solution est-elle de r&eacute;duire les d&eacute;penses ou d&rsquo;augmenter les imp&ocirc;ts&nbsp;? &laquo;&nbsp;La plupart des &Eacute;tats vont devoir faire les deux, estime Fr&eacute;d&eacute;ric Bonnevay. Mais cela ne sera certainement pas suffisant.&nbsp;&raquo; L&rsquo;&eacute;cono-miste en est convaincu&nbsp;: on peut s&rsquo;attendre &agrave; voir les &laquo;&nbsp;d&eacute;fauts&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire l&rsquo;incapacit&eacute; &agrave; honorer ses dettes, se multiplier. Sans aller jusqu&rsquo;&agrave; des cessations de paiement, les restructurations (allongement du calendrier de remboursement, abaissement des taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t, effacement d&rsquo;une partie de la dette) semblent en revanche in&eacute;luctables. Bien que tous les &Eacute;tats europ&eacute;ens s&rsquo;en d&eacute;fendent, cette perspective est bien r&eacute;elle. &laquo;&nbsp;Le d&eacute;faut semble la seule option possible pour au moins quatre pays&nbsp;: la Gr&egrave;ce, l&rsquo;Irlande, le Portugal et l&rsquo;Espagne, estime l&rsquo;&eacute;conomiste Jacques Sapir, directeur d&rsquo;&eacute;tudes &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole des hautes &eacute;tudes en sciences sociales (EHESS). La question d&eacute;sormais n&rsquo;est plus de savoir si ce d&eacute;faut aura lieu, mais quand il aura lieu.&nbsp;&raquo; En novembre 2010, le think tank Bruegel (dirig&eacute; par Jean Pisani-Ferry) a mis au point un m&eacute;canisme europ&eacute;en de &laquo;&nbsp;d&eacute;faut ma&icirc;tris&eacute;&nbsp;&raquo; avec pour objectif de demander aux banques d&rsquo;endosser leur part de risque. En Gr&egrave;ce, le mot &laquo;&nbsp;restructuration&nbsp;&raquo; n&rsquo;est plus tabou&nbsp;: il est officiellement prononc&eacute; depuis le mois de mai car bient&ocirc;t le pays ne pourra plus rembourser ses 328&nbsp;milliards d&rsquo;euros de cr&eacute;dit. Ses cr&eacute;anciers seront oblig&eacute;s d&rsquo;accepter la r&eacute;vision de leurs taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t, de r&eacute;&eacute;chelonner le calendrier de remboursement, voire d&rsquo;effacer certaines dettes. Les banques fran&ccedil;aises sont particuli&egrave;rement concern&eacute;es&nbsp;: leur taux d&rsquo;exposition &agrave; la dette souveraine grecque d&eacute;passe les 11&nbsp;milliards d&rsquo;euros. BNP Paribas a d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; reconnu que la restructuration de la dette grecque pourrait lui co&ucirc;ter 1,2&nbsp;milliard d&rsquo;euros si l&rsquo;hypoth&egrave;se d&rsquo;une d&eacute;cote de 25&nbsp;% &agrave; 30&nbsp;% sur le prix des obligations d&rsquo;&Eacute;tat est retenue. D&rsquo;autres op&eacute;rations de restructuration devraient suivre. Mais &agrave; petites doses afin de ne pas effrayer les march&eacute;s, les &Eacute;tats ayant imp&eacute;rativement besoin de continuer &agrave; emprunter.</p><p class="Textecourant">[traitement;requete;objet=article#ID=509#TITLE=Le poids des dettes et des d&eacute;ficits publics]L&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;un march&eacute; europ&eacute;en des obligations d&rsquo;&Eacute;tat fait &eacute;galement partie des pistes &eacute;tudi&eacute;es. En janvier dernier, l&rsquo;&eacute;mission de l&rsquo;EFSF (European Financial Stability Facility) a &eacute;t&eacute; un ballon d&rsquo;essai rassurant. Cette obligation, &eacute;mise par le Fonds europ&eacute;en de stabilit&eacute; financi&egrave;re (FESF) dans le cadre du plan de soutien &agrave; l&rsquo;Irlande, a remport&eacute; un succ&egrave;s consid&eacute;rable&nbsp;: alors que l&rsquo;offre portait sur 5&nbsp;milliards d&rsquo;euros d&rsquo;obligations &agrave; cinq ans, la demande a atteint 44,5&nbsp;milliards d&rsquo;euros soit neuf fois le montant propos&eacute;.</p><p class="Textecourant">&nbsp;</p><h3>Exposition des banques fran&ccedil;aises aux dettes des &Eacute;tats europ&eacute;ens (en MF)</h3><table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0"><tbody><tr><td width="207" valign="top"><p>France</p></td><td width="209" valign="top"><p>88 502</p></td></tr><tr><td width="207" valign="top"><p>Italie</p></td><td width="209" valign="top"><p>48 135</p></td></tr><tr><td width="207" valign="top"><p>Belgique</p></td><td width="209" valign="top"><p>23 192</p></td></tr><tr><td width="207" valign="top"><p>Pays-Bas</p></td><td width="209" valign="top"><p>15 374</p></td></tr><tr><td width="207" valign="top"><p>Gr&egrave;ce</p></td><td width="209" valign="top"><p>11 624</p></td></tr><tr><td width="207" valign="top"><p>Espagne</p></td><td width="209" valign="top"><p>6 592</p></td></tr><tr><td width="207" valign="top"><p>Allemagne</p></td><td width="209" valign="top"><p>6 043</p></td></tr><tr><td width="207" valign="top"><p>Portugal</p></td><td width="209" valign="top"><p>4 804</p></td></tr><tr><td width="207" valign="top"><p>Royaume-Uni</p></td><td width="209" valign="top"><p>2 683</p></td></tr><tr><td width="207" valign="top"><p>Irlande</p></td><td width="209" valign="top"><p>2 476</p></td></tr><tr><td colspan="2" width="417" valign="top"><p><em>Source : Natixis, d&eacute;cembre 2010</em></p></td></tr></tbody></table><p>[traitement;requete;objet=article#ID=512#TITLE=Les assureurs espagnols et italiens sont les plus expos&eacute;s]</p><h3 class="INTER1ok">La signature europ&eacute;enne rassure toujours&nbsp;les cr&eacute;anciers</h3><p class="Textecourant">C&rsquo;est un record mondial en temps de crise et la preuve que la signature europ&eacute;enne rassure les cr&eacute;anciers, pr&ecirc;ts &agrave; se contenter d&rsquo;un taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de 2,89&nbsp;%, &agrave; peine plus que le Bund allemand, reconnu comme la signature la plus fiable de la zone euro. &laquo;&nbsp;Oui, la dette souveraine est toujours consid&eacute;r&eacute;e comme s&ucirc;re, note Charles Vincensini, commissaire aux comptes au sein du cabinet Mazars &amp; Gu&eacute;rard. Il n&rsquo;y a pas eu de d&eacute;faut av&eacute;r&eacute;, et peu de risque de d&eacute;faut &agrave; court terme. Peut-&ecirc;tre des restructurations, mais pas de d&eacute;faut.&nbsp;&raquo; La cr&eacute;ation de nouveaux instruments financiers &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle non plus d&rsquo;un seul pays mais de l&rsquo;Union europ&eacute;enne ne repr&eacute;sente toutefois qu&rsquo;un pis-aller.</p><p class="Textecourant">Pour certains observateurs, la seule issue &agrave; la crise de l&rsquo;endettement reste le retour de l&rsquo;inflation. Une solution qui n&eacute;anmoins pr&eacute;occupe la Banque centrale europ&eacute;enne (BCE). Ainsi, le 7&nbsp;avril dernier, la BCE a relev&eacute; le loyer de l&rsquo;argent dans la zone euro, faisant passer son principal taux directeur, le Refi, de 1&nbsp;% &ndash;&nbsp;son niveau depuis mai 2009&nbsp;&ndash; &agrave; 1,25&nbsp;%. Un signal avant tout destin&eacute; aux march&eacute;s financiers, qui fixent librement les taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t &agrave; moyen et &agrave; long terme. Au risque de fragiliser encore la reprise de l&rsquo;&eacute;conomie.</p><h3 class="SignaturesLgendes">Sabine Germain</h3><p>[traitement;requete;objet=article#ID=511#TITLE=Faut-il avoir peur de Solvabilit&eacute; II ?]</p>]]> 
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  <link>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_507</link>
  <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institutdesactuaires.fr/gene/main.php?base=06#news_507</guid></item> </channel>
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